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LOGIQUE INDIENNE

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4.  Logique, grammaire et perception

Il n'en alla pas de même pour les débats autour de questions de logique auxquels se livra l'école des grammairiens fondée vers 400 avant notre ère par la grammaire sanscrite de Pāṇini et parfois traitée exactement comme un système philosophique : la pāṇinīya darśana. Depuis Kātyāyana, dont le livre sur Pāṇini intitulé Vārttika, vers 250 avant J.-C. était le sujet du Mahābhāṣya de Patañjali, les grammairiens ont traité les problèmes de l'inférence dans le contexte des problèmes de la représentation linguistique, et surtout de ceux qui concernent les caractéristiques grammaticales, évidemment. Leur œuvre s'élabora en conjonction étroite avec les idées d'un autre darśana orthodoxe qui se développait graduellement à l'époque, la Mīmāṁsā, qui s'est surtout préoccupé de l'interprétation méticuleuse des préceptes védiques (vidhi). L'analyse sémantique était alors florissante, en même temps que le souci de distinguer soigneusement entre langage-objet et métalangage aboutissait à des règles d'interprétation (paribhāṣā) explicites, d'ordre métalinguistique, qui gouvernaient la composition des mots et des phrases à la fois sous l'angle syntaxique et sémantique. Les innovations techniques prolifèrent. Par exemple, il y a une particule spéciale, « iti », qui ajoutée à la fin d'un passage le transforme en citation. Le traitement syntaxique et sémantique de la négation aboutit à des formulations explicites de la règle de contraposition, et même l'importance que revêt la position relative du signe de la négation par rapport aux opérateurs modaux est clairement vue. Voici un exemple tiré du Mahābhāṣya et qui concerne les mīmāṁsakas : « il est obligatoire de manger exclusivement la chair de cinq animaux à cinq griffes » implique « il est interdit de manger tout autre animal », ce qui revient à Δ ! (E(x) → F(x)) ≺ −| ∇ (E(x) ∧ −| F(x)).

Le Mahābhāṣya développe une comparaison entre l'inférence et la perception en tant qu'outils de connaissance. On s'aper […]

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