Dans leur ensemble, les livres sapientiaux (Proverbes, Ecclésiaste, Sagesse et Cantique des cantiques) ont été attribués à Salomon. Fiction littéraire, artifice de pseudépigraphie, à la manière dont on avait attribué le Pentateuque à Moïse et les Psaumes à David. La réputation de sagesse dont fut auréolé Salomon en est la cause. On lit dans le Ier livre des Rois : « Sa renommée s'étendait à toutes les nations d'alentour. Il prononça trois mille sentences... » (v, 11-12). Et l'on connaît l'histoire fameuse des deux femmes prétendant chacune être la mère d'un unique enfant (iii, 16-28). Le règne de Salomon représente la fécondité culturelle qui, parallèlement à l'organisation administrative, caractérise la seconde génération d'une jeune dynastie. Les échanges commerciaux avec l'Égypte et la Phénicie se doublèrent d'échanges culturels ; les éléments de sagesse y étaient particulièrement représentatifs.
Le Livre de la Sagesse est chronologiquement le dernier écrit de l'Ancien Testament. C'est un livre deutérocanonique (« apocryphe » pour les protestants). Comme pour marquer sa valeur, la Vulgate l'intitule Liber Sapientiae. Il est appelé < […]
