2. Un succès fulgurant
En 1919, de retour à Bucarest, il est engagé par l'éditeur Steinberg comme directeur de la collection « Les Écrivains célèbres ». Il abat une besogne considérable de traducteur et de présentateur, et la liste des ouvrages qu'il publie donne une idée de sa culture littéraire. Il fait jouer une pièce, Le Quadrille (Cuadrilul), au théâtre de Bucarest, en 1919, et l'année suivante, il publie son premier chef-d'œuvre, Ion (Jean), puis un second, La Forêt des pendus (Pǎdurea spînzuraţilor, 1922). La Société des écrivains roumains lui décerne le grand prix du roman, et le choisit comme président. En 1928, il est nommé directeur du Théâtre national. Entre-temps, il a publié un roman, Adam ṣi Eva, et a pris la direction d'une revue, Le Mouvement littéraire. Les charges et les honneurs se succèdent dans sa vie et sa production ne cesse d'être abondante : de la masse de ses écrits émergent les romans Ciuleandra (1927), Le Petit Roi Horia (Crǎiṣorul Horia, 1929) et un troisième chef-d'œuvre, L'Insurrection (Rǎscoala).
En 1939, il est élu membre de l'Académie roumaine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il prend la charge du journal La Vie, quotidien officiel du gouvernement formé par le maréchal Antonescu. On le lui reprochera. Il meurt à Valea Mare, près de Piteşti.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages…



