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FRANCOPHONES LITTÉRATURES ou LITTÉRATURES DE LANGUE FRANÇAISE

L'existence d'une francophonie littéraire, distincte de la tradition littéraire française, s'est lentement affirmée à partir de la seconde moitié du xxe siècle. Ce que montre l'usage de la langue qui tend à établir une différence entre « littérature francophone », au singulier (l'ensemble des textes littéraires écrits en français), et « littératures francophones », au pluriel (les ensembles particuliers de textes de langue française, qui renvoient à des pays ou régions hors de l'Hexagone, dont ils contribuent à construire l'identité). Mais ces définitions restent problématiques.

D'abord parce que cette distinction langagière s'est opérée très lentement et qu'on a longtemps hésité avant d'accorder l'autonomie aux domaines littéraires francophones. On les a d'abord nommés littératures « régionales », « périphériques », « d'outre-mer », « d'expression française »... L'Encyclopédie de la Pléiade les rangeait en 1958 parmi les « littératures connexes ». Tant est grande la force du centralisme français : le pouvoir d'attraction et de fascination de Paris comme capitale culturelle fait que toute production littéraire en français semble devoir s'inscrire dans ses marges. Rien de comparable dans les pays de langue anglaise, espagnole ou portugaise : il y a bien longtemps que Londres, Madrid ou Lisbonne ne sont plus les seuls arbitres de la légitimation intellectuelle et littéraire dans leurs aires linguistiques.

Les littératures francophones ont manifesté leur existence propre et leur vitalité en même temps que s'affirmait la notion de « francophonie », c'est-à-dire surtout depuis les années 1960 et les décolonisations. C'est le moment où l'on a pris conscience du fait que la langue française n'était plus la propriété exclusive des seuls Français et qu'elle pouvait dire les valeurs et les rêves des peuples les plus divers. Les ensembles littéraires francophones se sont d'abord constituées à partir d'interrogations identitaires. Le mouvement de la négritude, lancé dès la fin des années 1930 par Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor comme une tentative de réappropriation d'une identité menacée par l'acculturation, irrigue à partir des années 1950 et 1960 la jeune littérature négro-africaine de langue française. La littérature maghrébine de langue française prend son essor en corrélation avec les mouvements d’émancipation du Maghreb. La littérature québécoise s'est épanouie en même temps que la « révolution tranquille » des années 1960, par laquelle les Québécois revendiquaient le droit d'user de leur langue et proclamaient leur spécificité culturelle. On retrouverait des interrogations identitaires semblables quand les écrivains belges (symbolistes ou surréalistes) se sont démarqués des modèles français ou quand le Suisse Ramuz décide (à Paris !) d'être d'abord un écrivain vaudois.

Cependant les francophonies littéraires ne se laissent pas si facilement enfermer dans des frontières identitaires. Où situer par exemple les textes produits en France par des écrivains issus de l'immigration maghrébine ? Comment les exclure de la littérature française ? Il reste qu'ils s'articulent aussi avec un univers culturel extérieur à la France. Le problème est non moins délicat avec les très nombreux écrivains de l'exil, chassés de leur pays par la contrainte politique (les immigrations russe, espagnole ou autre) ou ayant fait le choix d'écrire en français et de s'installer en France (certains Latino-Américains, le Nord-Américain Julien Green ou l'Irlandais Samuel Beckett par exemple). Ces exemples suggèrent une autre approche de la notion de littérature francophone, mettant cette fois l'accent sur le décentrement, la migration, l'entre-deux. Les francophonies littéraires sont à la fois en dedans et en dehors : elles font, pour reprendre l'analyse du statut de Kafka par Gilles Deleuze et Félix Guattari, un usage « mineur » d'une langue « majeure », c'est-à-dire un usage « déterritorialisé » d'une langue dominante à partir d'une position marginale ou dominée.

1.  Espace et circulation littéraires

Si on définit comme « littérature » un ensemble de textes qu'unissent différentes interrelations et correspondances, une littérature francophone regroupe des textes ayant en commun d'être écrits en français, mais aussi de se référer, d'une manière ou d'une autre, à un pays, une région ou une communauté. Ces textes circulent à l'intérieur des pays ou communautés concernés (ils y sont écrits, édités, diffusés, lus, critiqués, censurés, etc.) : ils construisent ainsi un espace de mots, de figures, de mythes qui permet à une collectivité de se reconnaître et parfois de forger une conscience nationale. Un texte appartient à une littérature francophone s'il s'insère dans sa circulation littéraire, s'il prend place dans l'espace imaginaire qu'elle construit, Cette appartenance peut d'ailleurs être relative, intermittente, quand un texte se glisse dans plusieurs espaces, entre dans plusieurs circulations littéraires.

Soit l'exemple de la littérature francophone d' Afrique noire, qui a lentement affirmé son indépendance par rapport à la littérature française. On peut fixer son acte de naissance à la publication, en 1948, de l'Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française préparée par Léopold Sédar Senghor et préfacée par Jean-Paul Sartre. Elle se développe dans les années 1950 avec la publication de romans d'auteurs africains (Camara Laye, Cheikh Hamidou Kane, Mongo Beti, Ferdinand Oyono, Ousmane Sembène...), qui sont tantôt revendicatifs et militants, tantôt simplement désireux de raconter l'Afrique. Tous ces textes sont écrits en relation avec l'Afrique, mais ils sont publiés par des éditeurs français et s'adressent au public de l'intelligentsia française, qui soutient les efforts de libération des peuples colonisés. Au moment de leur publication, cet ensemble de textes africains continue de s'inscrire dans le prolongement de la littérature française. Mais, après les indépendances, l'école africaine s'est préoccupée d'africaniser ses programmes en y introduisant ces textes d'auteurs africains. Ceux-ci, étudiés en classe, sont devenus les premiers « classiques » de la littérature négro-africaine. Ils ont vu leurs tirages augmenter (avec leur diffusion dans des collections de poche) et, surtout, ils ont trouvé un nouveau public : celui de la jeunesse africaine scolarisée, qui s'est réapproprié son patrimoine littéraire. Une circulation littéraire proprement africaine s'est ainsi mise en place, qui s'est affirmée avec les tentatives de création de maisons d'édition africaines. Les jeunes générations, qui témoignent d'une remarquable « faim de lecture et d'écriture », ont dorénavant comme horizon littéraire un ensemble de textes qui mettent en œuvre une thématique originale, inventent de savoureuses langues d'écriture et forment ainsi une véritable « littérature africaine francophone ». Mais une évolution se dessine depuis les années 1980 : les programmes scolaires nationaux, des anthologies, des manuels, des revues et des ouvrages critiques tendent alors à dessiner les contours de littératures nationales africaines.

Au Québec, c'est aussi l'école qui a joué un rôle essentiel en réservant aux auteurs locaux une place prépondérante dans les programmes scolaires. L'édition québécoise, qui existe depuis le xixe siècle, avait d'ailleurs fourni les bases d'une circulation littéraire indépendante : le nombre d'ouvrages écrits, édités, diffusés au Québec constitue un ensemble impressionnant. Mais le revers de ce développement autonome, c'est que beaucoup de livres québécois ne sortent guère du pays et que certains écrivains peuvent souffrir de l'exiguïté de leur public et de l'enfermement dans leur province.

D'autres régions de la francophonie connaissent une édition locale favorisant une circulation littéraire autonome : c'est le cas de Haïti, de l'île Maurice, du Liban... En Belgique et en Suisse, la situation est plus ambiguë, compte tenu de la proximité de la France. Mais les difficultés de faire circuler en France des livres belges ou suisses (ainsi la méconnaissance où l'on y tient le grand écrivain belge Charles De Coster) seraient une preuve a contrario de la réelle autonomie des littératures belge et suisse.

Cependant les frontières des littératures francophones restent poreuses. Les espaces littéraires échangent livres et écrivains. Ainsi les Mauriciens revendiquent-ils volontiers Bernardin de Saint-Pierre comme auteur fondateur de leur littérature, alors qu'il appartient de plein droit à la littérature française. Mais Paul et Virginie et le Voyage à l'île de France ont connu dans l'île une fortune particulière, une sorte d'appropriation par les lectures qu'on en a faites, les prolongements qu'on leur a donnés. De même, J.-M. G.  Le Clézio a mis à nouveau l'accent sur ces problèmes d'appartenance littéraire en se présentant comme « écrivain mauricien » à l'occasion de la sortie de son roman Le Chercheur d'or (1985). Cette œuvre, transposant l'histoire de la famille de l'écrivain, naguère installée à Maurice, a été reçue par le public littéraire mauricien comme une tentative pour s'inscrire dans son espace culturel, et entrer ainsi dans une circulation littéraire insulaire.

La situation est analogue pour des écrivains comme Jean-Jacques Rousseau ou Georges Simenon, tellement intégrés à la littérature française que la question de leur nationalité littéraire ne semble pas se poser. Pourtant une lecture suisse de Rousseau, belge de Simenon, en les réinsérant dans leur culture d'origine, donne à ces œuvres une physionomie nouvelle.

2.  Thématiques et stratégies

« Tout homme est créé pour dire la vérité de sa terre », affirme l'écrivain martiniquais Édouard Glissant. Tel est aussi le projet des littératures francophones : dire une vérité, soutenir une identité souvent mal assurée, occultée, refusée, aliénée. Mais la variété des situations francophones impose la plus grande diversité dans le choix des thématiques et des stratégies d'écriture.

Au Canada, la pratique littéraire en français est un acte de résistance. On écrit pour « vivre, se défendre et se prolonger » (Lionel Groulx, 1926). Les poètes des années 1960 ont pris la parole dans un esprit de ressourcement, de reconquête, de libération : il s'agissait de rompre avec un passé de dépendance et d'agir sur le présent par l'affirmation du pouvoir de la langue ancestrale, le français. Poésie militante donc, fortement marquée par l'oralité, essentielle dans la tradition québécoise. Du chanteur Félix Leclerc au poète Gaston Miron, l'ambition était de créer le Québec comme une patrie poétique. Du côté du roman, Marie-Claire Blais a renouvelé sur le mode parodique la tradition du roman de la terre, à laquelle Robert Lalonde a su donner un nouveau souffle lyrique. Michel Tremblay explore dans ses Chroniques du Plateau Mont-Royal l'espace carnavalesque de la ville. Les personnages d'Anne Hébert affrontent douloureusement puritanisme et contraintes sociales, tandis que ceux du mystérieux Réjean Ducharme restent au plus près du merveilleux de l'enfance. Les romans de Jacques Godbout ou de Jacques Poulin se proposent de dire l'Amérique en racontant le Québec. L'évolution récente du Québec et l'accueil de nombreux nouveaux immigrants y ont suscité l'apparition d'une littérature multiculturelle en français, très vivante, du juif irakien Naïm Kattan à Dany Laferrière, truculent romancier d'origine haïtienne, ou à la Chinoise Ying Chen.

Aux Antilles, le brassage des civilisations a pu brouiller la perception de l'identité culturelle. Aimé Césaire avait cru pouvoir la fonder sur la négritude. Édouard Glissant préfère l'enraciner dans l'histoire et l'environnement culturel. Son projet littéraire et philosophique est de raccorder les Antillais à leur histoire et à leur pays et de les mettre en relation avec la diversité du « Tout-Monde ». Simone Schwarz-Bart d'abord, Maryse Condé, puis le mouvement de la « créolité », rassemblé autour de Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant, ont prolongé cette ambition en procédant dans leurs romans à l'inventaire du divers antillais.

En Haïti, où ont foisonné les mouvements littéraires, le « réalisme merveilleux » cher à Jacques Roumain ou Jacques Stephen Alexis vise moins à faire la somme d'une culture qu'à se laisser porter par le grand souffle d'une inspiration où se mêlent tentations animistes, attirance-répulsion envers le vaudou et fascinations érotiques. Les dictatures et la misère ont chassé du pays une diaspora où se sont révélés de grands talents, comme Jean Métellus ou Émile Ollivier. Au pays même, Frankétienne a développé une œuvre poétique et théâtrale flamboyante d'une profonde singularité, tandis que Lyonel Trouillot tente de faire émerger du chaos haïtien une « esthétique du délabrement ».

En Afrique, l'époque de la négritude avait été une période de grande exaltation poétique : poèmes-cris ou poèmes-tracts pour exprimer l'immense souffrance nègre et affirmer une altérité radicale, tandis que les poèmes de Léopold Sédar Senghor célébraient une immémoriale splendeur africaine. Puis est venu le temps des désenchantements et des interrogations : après les romans de l'espérance de libération (Sembene Ousmane), les romans problématiques, qui s'interrogent sur le devenir de l'Afrique, sur le despotisme tropical et les ogres du pouvoir (Alioum Fantouré, Tierno Monenembo, Sony Labou Tansi). Les romanciers disent la violence partout à l'œuvre (Moussa Konaté), montrent des héros solitaires et l'échec de leurs révoltes (Williams Sassine, Emmanuel Dongala). Parallèlement, une parole féminine se fait jour, avec Mariama Bâ ou Aminata Sow Fall – particulièrement acérée avec Ken Bugul. Cependant la grande innovation des années 1980, c'est l'irruption d'une parole collective, plurielle, s'alimentant de l'ubiquité de la rumeur publique (Massa Makan Diabaté, Tchicaya U Tam'si) : comme si les peuples africains cherchaient dans ces romans à reprendre le pouvoir de la parole.

Un écrivain réussit à dépasser les contradictions africaines : Amadou Hampaté Bâ, homme de grande ferveur spirituelle, historien et ethnographe, romancier hors normes et autobiographe, qui réussit à couler dans une écriture sereine la parole africaine venue du fond des âges. La fin des années 1990 a vu la consécration d'Ahmadou Kourouma, qui brosse dans ses romans un tableau à la fois nuancé et terrible de l'Afrique, de la colonisation aux guerres tribales d'aujourd'hui. Le génocide du Rwanda a suscité un important travail de mémoire et de méditation d'écrivains (dont Boubacar Boris Diop, Véronique Tadjo, Abdourahman Waberi...) : comment écrire après tous ces massacres ?

Selon les augures, la littérature maghrébine francophone ne devait pas survivre aux indépendances et à l'inévitable « réarabisation » de l'Afrique du Nord. C'est le contraire qui s'est produit. Après une première génération dont les textes naissaient des combats pour la libération nationale et les accompagnaient ou les suscitaient (Kateb Yacine, Mohammed Dib, Driss Chraïbi), une deuxième, puis une troisième génération littéraire se sont levées, trouvant leur public aussi bien au Maghreb qu'en France, instaurant un dialogue des cultures entre les deux rives de la Méditerranée. La littérature maghrébine d'expression française est fortement marquée par le statut ambivalent du français, qui est aussi bien perçu comme la langue de l'aliénation que comme la langue de combats identitaires, en lutte avec les totalitarismes menaçants. Écrire en français, grâce au détour proposé par l'exil dans une langue étrangère, permet de prendre sur sa société un salutaire recul critique. Tel est le projet de Tahar Ben Jelloun, de Rachid Mimouni, de Tahar Djaout, de Fouad Laroui, de beaucoup d'autres. Nombre de voix féminines (d'Assia Djebar à Malika Mokkedem ou Nina Bouraoui) ont joué aussi sur cet espace de libération par l'écriture. La situation de l'Algérie, en proie à la terreur imposée par les islamistes, a suscité un ardent désir d'écriture en français, sous forme de témoignages directs ou par la médiation de récits romanesques. Les romans policiers de Yasmina Khadra et surtout Le Serment des barbares (1999) de Boualem Sansal, que suivra notamment Poste restante (2006), invitent ainsi à relire l'histoire officielle de l'Algérie contemporaine.

Dans les années 1940 et 1950, des poètes comme Georges Henein, Joyce Mansour ou le jeune Edmond Jabès avaient acclimaté le surréalisme en Égypte, comme un peu plus tard Georges Schehadé au Liban, dans ses poèmes et ses pièces de théâtre. L'importante production littéraire francophone du Liban, qui s'est maintenue même pendant la guerre civile, a touché un large public avec l'œuvre d'Andrée Chedid ou d'Amin Maalouf. Les poèmes exigeants et les essais de Salah Stetié montrent le cheminement d'un dialogue intérieur franco-arabe.

À Madagascar, les générations anciennes avaient privilégié la pratique de la « poésie de traduction » : tentative pour écrire malgache en français, en transposant des attentes, des attitudes, des formes poétiques (Jean-Joseph Rabearivelo). Les jeunes écrivains (Raharimanana) essaient de mettre en mots leur désarroi devant le naufrage de leur pays.

Les écrivains de la Réunion et de l'île Maurice (surtout Malcolm de Chazal) ont donné corps au curieux mythe littéraire de la Lémurie, qui fait des îles de l'océan Indien les vestiges d'un continent primordial englouti, dont les insulaires actuels seraient les héritiers. Dans cette mythologie, on peut voir le désir de construire une généalogie prestigieuse et de revendiquer une glorieuse autochtonie. Les jeunes générations (Axel Gauvin, Carl de Souza) sont plus attentives à la polyphonie culturelle et linguistique des îles.

Les écrivains francophones d'Europe écrivent souvent en osmose avec les grands courants de la littérature française. Pourtant, on peut distinguer une littérature belge qui, à l'image de l'identité problématique du pays, mêle baroque et rigueur, fantastique et réalisme, paroxysme et dérision, et joue volontiers sur des ruptures brutales (Henry Bauchau, Jean Muno, Pierre Mertens, Caroline Lamarche). Plus paisible, la littérature suisse allie régionalisme et cosmopolitisme, intimité de l'analyse psychologique (Jacques Chessex) et goût des grands voyages (Nicolas Bouvier). Les écrivains de l'exil, victimes des catastrophes de l'Histoire, réfugiés dans la langue française, restent souvent dans un entre-deux fécond entre leur pays d'origine et la France (comme l'Espagnol Jorge Semprun, le Russe Andreï Makine ou encore le Chinois Dai Sijie). Les écrivains roumains (comme E. M. Cioran ou Ghérasim Luca) ont trouvé dans la langue française l'instrument idéal pour dire leur voyage au bout du nihilisme.

3.  Travail de la langue

Qu'ils l'aient reçue comme langue naturelle ou choisie pour être leur langue d'expression, les écrivains d'expression française ne sont pas avares de déclarations enflammées pour proclamer leur amour de la langue française. Léopold Sédar Senghor célébrait cette langue « de gentillesse et d'honnêteté ». Le Mauricien Raymond Chasle en faisait la « langue de toutes les succulences et de toutes les résonances ». Pourtant, le français des littératures francophones ne correspond guère à l'image de pureté et d'universalité rationnelle, héritée du discours rivarolien. Il exhibe les traces sous-jacentes de la présence des autres langues avec lesquelles il est en contact dans les pays réputés francophones. Quand il n'est pas langue maternelle de l'écrivain, il porte la trace des combats et des déchirements au milieu desquels il a été acquis (« Nous sommes des voleurs de langues », proclamait le poète malgache Jacques Rabemananjara). Cette langue des anciens dominateurs coloniaux, il a fallu, par la violence et la subversion, l'obliger à dire l'identité reconquise. Le français s'est donc ouvert aux différences : au lieu de la transparence universaliste, il a fait rayonner cet obscur noyau où se referme l'inaliénable particularité de l'autre. Beaucoup de propos d'écrivains se plaisent à souligner l'impureté fondatrice du « français francophone » : « Mon français c'est du yiddisho-wallon, du bruxello-français, de la lumière et des ciels, entre Bruges et Ostende, qui solarisent et ombrent la langue » (Jacques Sojcher, en Belgique) ; « Je veux pouvoir mélanger en elle [la langue française] ma raison et ma folie [...], inviter d'autres mots à partager ses merveilles » (Jean-Claude Charles, à Haïti)...

Les littératures francophones invitent donc à cette expérience capitale de l'étrangeté de et dans la langue, qui est peut-être le propre de toute expérience littéraire. Marcel Proust constatait que « les beaux livres sont écrits dans une sorte de langue étrangère ». Ils sont comme la récompense d'un « combat avec l'ange ». Les écrits francophones portent parfois toutes vives et ouvertes les traces de l'affrontement. Gilles Deleuze s'est enthousiasmé pour le « bégaiement », le combat avec la langue, qu'il découvre dans l'œuvre d'écrivains « francophones » comme Samuel Beckett ou Ghérasim Luca. Le décalage culturel peut s'ajouter à l'hésitation langagière. Entrer dans un texte francophone, c'est pénétrer dans un espace de mots à la frontière de plusieurs cultures, c'est peut-être habituer son oreille à reconnaître la rumeur polyphonique du monde.

Beaucoup d'œuvres francophones ont su inventer de belles langues d'écriture, en laissant affleurer les parlures traditionnelles ou en jouant du métissage linguistique. Au Canada, l'acadienne Antonine Maillet mêle la saveur du parler régional à l'héritage revendiqué de Rabelais. Dans le théâtre et les romans du Québécois Michel Tremblay, le joual (parler populaire de Montréal) introduit sa gouaille et sa verdeur. L'Ivoirien Ahmadou Kourouma emprunte au malinké les mots et les figures qui disent la détresse du héros des Soleils des indépendances (1968). D'abord refusé par les éditeurs français à cause de son écriture déviante, ce roman fut d'abord édité au Québec, avant de connaître un succès considérable en France comme en Afrique. Deux autres romans suivront, Monné, outrages et défis (1990) et En attendant le vote des bêtes sauvages (1998). Le Marocain Abdelkébir Khatibi, lui, célèbre la « bi-langue » : « Te parlant dans ta langue, je suis toi-même sans l'être, m'effaçant dans tes traces. » Et c'est le créole qui habite le français romanesque des Antillais Patrick Chamoiseau ou Raphaël Confiant, et de tous ceux que leur théorie de la « créolité » a influencés (Ernest Pépin, Gisèle Pineau, etc.). Beaucoup de poètes (comme le Malgache Jean-Joseph Rabearivelo, le Libanais Salah Stetié...) ont tenté de transfuser en français les procédures poétiques et les modes de pensée de leur culture d'origine.

Dans tous ces exemples, la langue du texte s'infléchit pour faire place à la parole de l'autre. Or telle est bien l'essence du projet littéraire francophone : dire la parole particulière et plurielle de groupes humains (parfois minoritaires et menacés) qui font confiance à l'universalité de la langue française pour attester leur présence au monde.

Jean-Louis JOUBERT

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Pour citer cet article

Jean-Louis JOUBERT, « FRANCOPHONES LITTÉRATURES ou LITTÉRATURES DE LANGUE FRANÇAISE  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/litteratures-francophones/

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CARAÏBES - Littératures

Écrit par :  Jean-Pierre DURIXClaude FELLJean-Louis JOUBERTOruno D. LARA

Dans le chapitre "La littérature de langue française"  : …  *Malgré le discrédit que jettent, aux premiers siècles de la colonisation, les créoles expatriés ou les voyageurs sur la vie culturelle aux îles françaises de la Caraïbe (« Les talents n'y sont point connus ; et l'homme de lettres, fût-il créole, y porte un air étranger », écrivait à la fin du xviiie siècle le Guadeloupéen… Lire la suite
CARÊME MAURICE (1899-1978)

Écrit par :  Marc BLOCH

… *Maurice Carême est né dans le Brabant wallon, à Wavre. Il est donc ce qu'il est convenu d'appeler un poète belge d'expression française. Son père, peintre en bâtiment, ne rentrait à la maison que le samedi, rapportant à son fils des images d'Épinal aux couleurs vives, qui ressemblent par leur naïveté aux poèmes que composera plus tard Maurice… Lire la suite
CHAMOISEAU PATRICK (1953- )

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

*En publiant en 2002 Biblique des derniers gestes, un roman hors des normes, Patrick Chamoiseau confirmait la haute ambition qui anime toute son œuvre : témoigner par une écriture fondatrice de l'identité vivante conquise par les peuples de la Caraïbe. Cette œuvre ouverte sur tous les genres (… Lire la suite
CHAPPAZ MAURICE (1916-2009)

Écrit par :  Christophe CARRAUD

… Maurice *Chappaz naît à Lausanne dans une famille de bourgeois et de notaires valaisans solidement paysans ; cette ascendance à la fois l'encombre et l'envoûte. Entre l'ordre de l'action sur les choses et celui de l'enchantement où la vie se rêve, il y aura toujours, dans l'ensemble d'une œuvre qui s'étend sur près de trois quarts de siècle (UnLire la suite
CHARRIÈRE ISABELLE DE (1740-1805)

Écrit par :  Universalis

… La *romancière suisse Isabelle de Charrière anticipa dans ses œuvres l'émancipation du début du xixe siècle. Née Isabelle Agnès Elisabeth van Tuyll van Serooskerken, le 20 octobre 1740 à Zuilen, près d'Utrecht en Hollande, elle épouse en 1771 un gentilhomme vaudois, ancien précepteur de ses frères et s'installe à Colombier, non… Lire la suite
CHAZAL MALCOLM DE (1902-1981)

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

… *Né à Vacoas (île Maurice), dans une famille franco-mauricienne d'origine forézienne, Malcolm de Chazal n'a quitté son île natale que pour acquérir une formation d'ingénieur à l'université de Baton Rouge, en Louisiane. Entre 1940 et 1945, il publie à Maurice sept volumes de Pensées dans lesquels il trouve peu à peu le ton fulgurant propre à… Lire la suite
CHEDID ANDRÉE (1920-2011)

Écrit par :  Christiane CHAULET ACHOUR

…  de création sont consacrées à la poésie et au roman. En soixante ans, Andrée Chedid va offrir à la *littérature en langue française – la langue qu'elle s'est choisie – une œuvre riche et variée, d'une densité remarquable. Plébiscitée par le public bien avant de l'être par les institutions, elle l'a construite loin des succès faciles, s'obstinant… Lire la suite
CHESSEX JACQUES (1934-2009)

Écrit par :  Yves LECLAIR

… Jacques *Chessex, romancier, poète et essayiste suisse romand, est mort le 9 octobre 2009, à Yverdon-les-Bains (canton de Vaud). Né le 1er mars 1934 à Payerne (canton de Vaud), ancien élève des Jésuites à Fribourg puis étudiant à la faculté des lettres de Lausanne, Jacques Chessex publie à vingt ans, chez Mermod, son premier recueil de… Lire la suite
CHRAÏBI DRISS (1926-2007)

Écrit par :  Mustapha BENCHEIKH LATMANI

… Écrivain marocain *francophone, Driss Chraïbi, est né en 1926 à Mazagan, actuelle El Jadida. Fils d'un commerçant aisé d'origine fassie, il entreprend ses études au lycée français de Casablanca. Le baccalauréat obtenu, il part pour Paris où il entame un cycle supérieur en chimie. Il commence sa carrière comme ingénieur mais, lecteur insatiable, il… Lire la suite
CINGRIA CHARLES-ALBERT (1883-1954)

Écrit par :  ETIEMBLE

« Charles-Albert Cingria *est un grand écrivain français qui est mort à l'âge de soixante-douze ans sans que personne s'en aperçoive. Quand je dis personne, je veux dire les grands journaux, les grands hommes politiques et les grands critiques. » Ainsi s'ouvre la préface de Paulhan pour le premier des dix-sept… Lire la suite
COLLIN FRANÇOISE (1928-2012)

Écrit par :  Universalis

… Romancière, philosophe et féministe belge. Née le 8 avril 1928 à Braine-le-Comte (Belgique), *Françoise Collin commence une carrière d'écrivain en publiant des poèmes et deux romans aux éditions du Seuil. Elle écrit ensuite Maurice Blanchot et la question de l'écriture (1971), une des premières études de fond consacrées à cet… Lire la suite
COMPÈRE GASTON (1924-2008)

Écrit par :  Universalis

… Écrivain *belge de langue française. Ce grand admirateur de Maurice Maeterlinck (auquel il consacre sa thèse) et de Jean-Sébastien Bach se fait connaître avec un recueil de poèmes, Géométrie de l'absence (1969), où l'inquiétude métaphysique donne lieu à des textes proches de l'épure. S'il aborde par la suite la plupart des genres… Lire la suite
CONSTANT BENJAMIN (1767-1830)

Écrit par :  Étienne HOFMANN

Dans le chapitre "Le début d'une carrière"  : …  Né* le 25 octobre 1767 à Lausanne, descendant de protestants français réfugiés en Suisse, Constant appartient à une famille de hobereaux qui louait ses services aux armées étrangères. Il reçoit une éducation très disparate, qu'il a décrite avec humour dans le Cahier rouge. Livré à des précepteurs médiocres, il fait preuve néanmoins de… Lire la suite
COSSERY ALBERT (1913-2008)

Écrit par :  Yves KIRCHNER

… *Au mois de juin 2008 disparaissait à Paris, dans la chambre 58 de l'hôtel de Louisiane qu'il occupait à Saint-Germain-des-Prés depuis 1945, un écrivain dérangeant aux allures de dandy, campé dans un refus obstiné des valeurs d'une société dont il n'aura cessé de clamer l'imposture, s'efforçant de la combattre par la dérision et le rire. Dès 1964,… Lire la suite
CRÉMAZIE OCTAVE (1827-1879)

Écrit par :  Universalis

… Poète canadien né le 16 avril 1827 à Québec, mort le 16 janvier 1879 au Havre. *Père de la poésie canadienne d'expression française, Octave Crémazie (de son vrai nom Claude Joseph Olivier Crémazie) est un homme extrêmement érudit. Après des études au séminaire de Québec, il ouvre une librairie en 1844, laquelle devient le centre d'un important… Lire la suite
CROMMELYNCK FERNAND (1885-1970)

Écrit par :  Hubert HARDT

… *Auteur dramatique belge. Né et mort en France, d'ascendance à la fois belge, bourguignonne et savoyarde, Fernand Crommelynck s'avère un authentique Flamand d'expression française, tout comme Verhaeren qui le « découvrit » et Maeterlinck dont s'inspira sa première pièce, Nous n'irons plus au bois (1906). En montant au théâtre du Gymnase (… Lire la suite
DAMAS LÉON GONTRAN (1912-1978)

Écrit par :  Oruno D. LARA

… *Poète guyanais né à Cayenne, Léon Gontran Damas est le premier à exploser de colère et de rage sous la camisole de force de la colonisation française. Soumis au cours de son enfance à l'éducation « créole » qui prétendait transmettre les valeurs françaises, il souffre d'endurer le « désastre » que provoque en lui une telle éducation, qui lui… Lire la suite
DE BOSCHÈRE JEAN (1878-1953)

Écrit par :  Paul EMOND

… *Né en Belgique à Uccle, mort à La Châtre dans l'Indre après avoir opté pour la nationalité française, cet écrivain, qui se présenta à travers toute son œuvre comme un être rebelle et un solitaire, fut l'ami d'Elskamp, de Suarès, de Pound, d'Artaud et de Miłosz. Après des études à l'Académie des beaux-arts d'Anvers, il publia ses premières proses… Lire la suite
DE COSTER CHARLES (1827-1879)

Écrit par :  Paul EMOND

… *L'auteur de La Légende d'Ulenspiegel, la première grande œuvre littéraire créée en Belgique francophone après l'indépendance du pays en 1830, est né à Munich d'un père flamand et d'une mère wallonne. Il passa l'essentiel de sa vie à Bruxelles, dans des conditions matérielles souvent très difficiles. À l'exception des trois années où il fut… Lire la suite
DETREZ CONRAD (1937-1985)

Écrit par :  Universalis

… Écrivain *belge né le 1er avril 1937 à Roclenge-sur-Geer (près de Liège), mort le 12 février 1985 à Paris. Après avoir abandonné ses études de théologie à l'Université catholique de Louvain, Conrad Jean Detrez part pour le Brésil à vingt-quatre ans. Il y enseigne la littérature française et s'engage dans des mouvements révolutionnaires.… Lire la suite
DIB MOHAMMED (1920-2003)

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

… *Mohammed Dib a traversé toute l'histoire de la littérature algérienne de langue française, et il y occupe une place particulière et éminente. Il appartient d'abord au courant réaliste de la première génération d'auteurs maghrébins, qui veut témoigner contre la situation coloniale. Mais son œuvre évolue vite et donne une place plus large aux jeux de… Lire la suite
DIOP BIRAGO (1906-1989)

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

… dans l'eau qui coule, / ils sont dans l'eau qui dort, / [...] les morts ne sont pas morts. Ces vers *souvent récités, où se condense le vieil animisme africain, ont fait de l'œuvre de Birago Diop l'une des plus populaires de la littérature négro-africaine de langue française. Ce vétérinaire, né près de Dakar, qui avait étudié à Toulouse et qui fut… Lire la suite
DJEBAR ASSIA (1936-2015)

Écrit par :  Alison RICE

Née Fatma* Zohra Imalhayène le 30 juin 1936 à Cherchell, à l'ouest d'Alger, l'écrivain de langue française Assia Djebar adopte son pseudonyme lors de la publication de son premier roman, La Soif, en 1957, alors qu'elle n'a pas encore vingt ans. Dans les années qui suivent, elle va mener à bien une œuvre… Lire la suite
DOTREMONT CHRISTIAN (1922-1979)

Écrit par :  Alain JOUFFROY

… *Né à Tervuren (Belgique), Christian Dotremont, poète, peintre-écrivain et théoricien, appartient à la génération encore sous-estimée des pionniers des avant-gardes qui se sont succédé depuis la Seconde Guerre mondiale en Europe. D'un tempérament rebelle, plusieurs fois exclu des collèges religieux dont il fut l'élève, il a d'abord rêvé de devenir… Lire la suite
DUCHARME RÉJEAN (1942- )

Écrit par :  A. BERGENS

… Né* à Saint-Félix-de-Valois, au Québec, Réjean Ducharme, après des études au juvénat des clercs de Saint-Viateur-de-Berthiéville et à l'École polytechnique de Montréal, exerce différents métiers et puis, pris de bougeotte, voyage pendant trois ans au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Dans ses livres, il ne cherche pas à développer une intrigue… Lire la suite
EBERHARDT ISABELLE (1877-1904)

Écrit par :  Aliette ARMEL

… Née *le 17 février 1877 à Genève, Isabelle est déclarée de père inconnu, sous le patronyme d'Eberhardt, nom de jeune fille de sa mère. Son père est probablement le précepteur de ses frères aînés, Alexandre Trophimowsky, pope défroqué d'origine arménienne, qui l'élèvera comme un garçon. Singulière dès ses origines, l'existence d'Isabelle Eberhardt… Lire la suite
EEKHOUD GEORGES (1854-1927)

Écrit par :  Antoine COMPAGNON

… *Poète et romancier belge d'expression française, Georges Eekhoud débute dans le journalisme avant de publier ses premiers recueils de vers Myrtes et cyprès (1876), Pittoresques (1879). Ce sont des pièces sans grande originalité, fortement influencées par le Parnasse. Presque aussitôt d'ailleurs il s'en détache et il fonde, en 1881… Lire la suite
ELSKAMP MAX (1862-1931)

Écrit par :  Antoine COMPAGNON

… *Poète belge de langue française, Max Elskamp ne cessa de s'inspirer de sa Flandre natale et de la ville d'Anvers. Il habitait au chevet de la cathédrale, ce décor médiéval qui se retrouve dans son œuvre. Comme chez beaucoup de poètes flamands, on retrouve chez lui un mélange de mystère, en général d'origine religieuse, et de réalisme, ainsi que ce… Lire la suite
L'ESPACE DU DEDANS, livre de Henri Michaux

Écrit par :  Pierre VILAR

HenriMichaux Lorsque *paraît en 1944 L'Espace du dedans, d'Henri Michaux (1899-1984), le poète et le peintre, d'origine belge, ne sont encore connus que d'un petit nombre. Michaux a publié cependant sept livres chez Gallimard, et un nombre plus important de plaquettes et de petitsLire la suite
ÉTHIOPIQUES, livre de Léopold Sédar Senghor

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

Léopold SédarSenghor *Éthiopiques : en forgeant ce néologisme pour en faire le titre du recueil de poèmes de sa maturité, publié en 1956, le Sénégalais Léopold Sédar Senghor mettait en œuvre le métissage culturel dont il a si souvent fait l'apologie. Le mot « éthiopique » a manifestementLire la suite
EXIL LITTÉRATURES DE L'

Écrit par :  Albert BENSOUSSAN

Dans le chapitre "Exil et mémoire"  : …  écriture qui entretient avec la langue française des rapports de fascination-répulsion. Au célèbre* « la langue française est ma patrie » d'un Gabriel Audisio, entraînant avec lui la totalité des écrivains pieds-noirs – d'Elissa Rhaïs à Albert Memmi – farouchement identifiés à la France par la langue, répond le non moins fameux « la langue… Lire la suite
FANON FRANTZ (1925-1961)

Écrit par :  Philippe LUCAS

… *« C'est un Paraclet », a dit de lui Aimé Césaire. « Il y a des vies qui constituent des appels à vivre. » L'œuvre et le nom de Frantz Fanon, après avoir « appelé » l'engagement des existentialistes français dans les années qui ont précédé la décolonisation, et notamment celle de l'Algérie, nourrissent la révolte et les espoirs des « damnés de la… Lire la suite
FLANDRE

Écrit par :  Xavier MABILLE

Dans le chapitre "La Flandre dans la Belgique unitaire"  : …  l'égalité entre français et flamand dans l'État ; elle instaura en fait le bilinguisme en Flandre. *En 1867, c'est en français que Charles De Coster publia La Légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandre et d'ailleurs, œuvre pétrie d'esprit flamand. C'est en français qu'à… Lire la suite
FONDANE BENJAMIN FUNDOIANU dit BENJAMIN (1898-1944)

Écrit par :  Laurent LEMIRE

… *Benjamin Fondane, de son vrai nom Benjamin Wechsler, est né en 1898 à Iasi, en Roumanie, dans une famille juive. De 1919 à 1923, à Bucarest, il travaille comme journaliste. Comme d'autres écrivains roumains (Cioran, Ionesco, Eliade), il se passionne pour la culture française et fait découvrir à ses compatriotes Baudelaire, Apollinaire et Gide. En… Lire la suite
FRANCE (Arts et culture) - La littérature

Écrit par :  ETIEMBLE

Dans le chapitre "Histoire et géographie"  : …  française, universalité incontestable du reste au xviiie, et peu contestée. *Reste que Rousseau, Constant, Ramuz, Verhaeren, Hellens, Michaux sont nés belges ou suisses. Il s'agit là d'autre chose que de l'universalité plusieurs fois séculaire de la littérature française. Il s'agit de ce qu'un Belge, M. Piron, qualifie sans… Lire la suite
FRANÇOIS LUCIEN t'SERSTEVENS (1904-1963)

Écrit par :  Valérie GUILLAUME

… *Journaliste de mode et écrivain, Lucien t'Serstevens, neveu de l'écrivain Albert t'Serstevens, est né à Bruxelles. Son père est de nationalité belge ; sa mère, dont il reprend le patronyme François, est la fille d'un communard français en exil en Belgique. « Mes parents dirigeaient une maison de très belle confection qui reproduisait, pour la… Lire la suite
FRANCOPHONIE

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

Dans le chapitre "Une langue à partager"  : …  dans le monde depuis 1990. Le résultat – un fort volume de plus de 700 pages – est impressionnant.* Dans ce volume intitulé Mondes francophones, on peut découvrir des dizaines d'auteurs qui ont choisi le français comme langue d'écriture : il n'est guère de pays qui n'ait au moins un de ses représentants parmi les romanciers ou les poètes… Lire la suite
FRÉCHETTE LOUIS (1839-1908)

Écrit par :  Alain LABROUSSE

… *Poète canadien français, Fréchette fut d'abord avocat, puis il devint journaliste et lança une campagne libérale dans le Journal de Lévis ; exilé à Chicago (1866-1871), il y écrivit La Voix d'un exilé (1866-1868), poème attaquant le cléricalisme et la conduite des affaires politiques au Québec et se faisant l'écho d'une… Lire la suite
GAND

Écrit par :  Xavier MABILLEHans VAN WERVEKE

Dans le chapitre "Gand contemporain"  : …  et Frits Van den Berghe. Gand est resté plus longtemps que d'autres centres flamands un foyer de* culture française, circonscrit il est vrai à une fraction de la bourgeoisie locale. Des poètes symbolistes y naquirent : Charles Van Lerberghe (1861-1907), Grégoire Le Roy (1862-1941), Maurice Maerterlinck (1862-1949), d'autres y passèrent leurs… Lire la suite
GEVERS MARIE (1883-1975)

Écrit par :  Robert LOUIS

… *C'est un destin étrange que celui de Marie Gevers. Terrienne profondément attachée à son pays de Bas-Escaut, n'ayant pratiquement jamais quitté Missembourg, la merveilleuse demeure familiale, elle a vu la littérature lui ouvrir le monde, lui apporter la célébrité. Marie Gevers a continué, jusqu'à la veille de sa mort, à communier avec la vie sous… Lire la suite
GHELDERODE MICHEL DE (1898-1962)

Écrit par :  Marc BLOCH

… *Auteur dramatique belge, Michel de Ghelderode (pseudonyme puis patronyme d'Adhemar Adolphe Louis Martens) ne jouit pas d'une gloire aussi grande que celle de son compatriote Crommelynck. Pourtant son œuvre est sans doute au moins aussi importante. Ghelderode a écrit sa première pièce à vingt ans : La Mort regarde à la fenêtre (1918). Il a… Lire la suite
GIRAUD MARIE ÉMILE ALBERT KAYENBERGHE dit ALBERT (1860-1929)

Écrit par :  Antoine COMPAGNON

… *Dès son entrée à l'université de Louvain, ville dont il est natif, Giraud écrit dans de petites revues littéraires et se lie à Verhaeren et à Gilkin. En 1880, il participe à la fondation du journal et du mouvement La Jeune Belgique qu'il animera jusqu'en 1895. Cette revue, qui accueillait aussi bien des parnassiens que des symbolistes, fut… Lire la suite
GLISSANT ÉDOUARD (1928-2011)

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

Malgré le prix Renaudot attribué à La Lézarde en 1958,* l'œuvre d'Édouard Glissant a longtemps été plus célèbre que vraiment lue. Attaquée sans ménagements par les adversaires de ses prises de position politiques, refusée en Martinique même comme trop élitiste, voire illisible, elle s'est peu à peu… Lire la suite
GRATIANT GILBERT (1895-1985)

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

… Né à *Saint-Pierre, alors dans sa gloire de « plus belle ville des Antilles », avant la catastrophe de la montagne Pelée qui devait l'anéantir en 1902, appartenant par son ascendance à la bourgeoisie mulâtre dont il sut conserver l'élégance de vie et de langage, Gilbert Gratiant fit des études brillantes qui le menèrent à l'agrégation d'anglais et à… Lire la suite
GROULX LIONEL (1878-1967)

Écrit par :  Roger DUHAMEL

Dans le chapitre "Un historien engagé"  : …  point de départ d'une moisson abondante, aussi bien par les disciples qu'il a formés que par *les œuvres qu'il a publiées. Parmi ces dernières, on relève les recueils de ses leçons magistrales : Nos luttes constitutionnellesLa ConfédérationLa Naissance d'une raceLendemains de conquêteVers l'Lire la suite
GUIETTE ROBERT (1895-1976)

Écrit par :  Jean CASSOU

… En *Robert Guiette se trouvent réunies les contradictions qui permettent de définir une figure tout à fait représentative du génie de la Belgique. Flamand, il a fait métier de romaniste, et œuvre de poète de langue française. Si, en 1954, il a été élu membre de l'Académie royale belge de langue et de littérature françaises, c'est au titre de… Lire la suite
HAÏTIENS POÈTES

Écrit par :  Oruno D. LARA

… *Quand Haïti devint indépendante, le 1er janvier 1804, après des années de guerre de libération (1791-1803), la France, puissance coloniale, battue sur le terrain militaire et chassée du territoire, laissa derrière elle un cadeau empoisonné : sa langue. Alors que l'État haïtien émerge avec ses structures militaires et foncières, les… Lire la suite
HALDAS GEORGES (1917-2010)

Écrit par :  Universalis

… Poète *suisse. Né à Genève d'une mère suisse et d'un père grec, Georges Haldas est l'élève d'Albert Béguin avant de travailler dans l'édition, d'abord à La Baconnière, à Neuchâtel, puis chez Hachette, à Paris. Il regagner la Suisse pour entrer aux éditions Rencontre. Ses recueils de poèmes ont été publiés pour la plupart entre 1942 et 1976 (Lire la suite
HÉBERT ANNE (1916-2000)

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

… *Anne Hébert est l'une des figures majeures du mouvement d'affirmation culturelle québécoise de la seconde moitié du xxe siècle. Mais c'est dans l'exil parisien, choisi dès 1968, qu'elle écrit ses romans qui disent l'enfermement dans l'ordre archaïque québécois et le violent désir de libération. Elle devait retourner dans son… Lire la suite
HELLENS FRANZ (1881-1972)

Écrit par :  Gérard PRÉVOT

*Franz Hellens est d'origine flamande et a vécu près de Paris. Il n'a jamais été d'aucun parti. Il n'est d'aucune Église, mais n'oublie à aucun moment ce qu'il doit aux jésuites du Gand de son enfance, ceux-là qui « firent » Verhaeren, Maeterlinck, Van Lerberghe, Rodenbach et Grégoire Le Roy. Il est de leur… Lire la suite
HENEIN GEORGES (1914-1973)

Écrit par :  Paul MORELLE Universalis

… *Écrivain et journaliste égyptien, né au Caire dans une grande famille copte (son père avait été ambassadeur à Madrid, puis à Rome), Georges Henein est nourri dès son plus jeune âge de toutes les cultures sans pour autant être coupé de la sienne (il écrit en arabe aussi bien qu'en français, en anglais ou en italien). Après avoir fait ses études… Lire la suite
L'HOMME RAPAILLÉ, Gaston Miron

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

GastonMiron *C'est en 1970 que Gaston Miron (1928-1996), lauréat du prix littéraire de la revue montréalaise Études françaises, accepte de laisser réunir en un volume des poèmes et des textes jusqu'alors dispersés dans des plaquettes ou des publications devenues introuvables. Ainsi, à unLire la suite
HUSTON NANCY (1953- )

Écrit par :  Aliette ARMEL

…  leur histoire, le temps d'une des Variations Goldberg (1981). Pendant plusieurs années,* Nancy Huston écrit en français des romans inspiré de thèmes liés au féminisme (Histoire d'Omaya, 1985) ou à de grandes causes, comme la guerre du Vietnam (Trois Fois septembre, 1989), des essais et des livres à la limite de la… Lire la suite
ISTRATI PANAÏT (1884-1935)

Écrit par :  Laurent LEMIRE

… *« Un Gorki balkanique ». C'est ainsi que Romain Rolland définissait Panaït Istrati, vagabond héroïque, auteur d'une œuvre écrite essentiellement en français. Grec par son père, roumain par sa mère, celui-ci est né à Braïla, en Roumanie, ville cosmopolite du bas Danube. C'est un gamin du port. On peut voir là l'origine de ses rêves de voyages, ses… Lire la suite
JABÈS EDMOND (1912-1991)

Écrit par :  Didier CAHEN

*De Je bâtis ma demeure (1957) au Livre de l'hospitalité (1991), les livres d'Edmond Jabès composent une œuvre ouverte qui mêle poésie et récit, contes et dialogues, pensées et méditations. Loin, cependant, de se perdre dans la multiplicité des approches et des genres, elle y puise sa… Lire la suite
JACCOTTET PHILIPPE (1925- )

Écrit par :  Jacques RÉDA

… Né *à Moudon (Suisse), Philippe Jaccottet, jusqu'à la fin de ses études de lettres, a vécu à Lausanne, soit – géographiquement, littérairement – à distance des mouvements et des modes, mais en un point de rencontre privilégié de deux cultures ou, pour mieux dire, de deux clartés : celle du romantisme et de l'idéalisme allemands, celle du monde gréco… Lire la suite
JUIN HUBERT LOESCHER dit (1926-1987)

Écrit par :  Marc QUAGHEBEUR

… De son vrai nom *Hubert Loescher, Hubert Juin est né en 1926 à Athus, en Lorraine belge, curieux mélange de la douceur grand-ducale et de l'âpre netteté des marches orientales de la France. La sidérurgie y côtoyait alors un monde rural, immobile et immémorial, qu'elle commençait à déchirer. À ces premiers décalages s'ajoutent ceux de la famille de l… Lire la suite
KALISKY RENÉ (1936-1981)

Écrit par :  Marc QUAGHEBEUR

… *Combattre la disparition de la dimension métaphysique dans les processus révolutionnaires ; récuser aussi bien la confiance dans le progrès liée à l'illusion d'un ordre universel que l'imposture de la civilisation de masse ; réaffirmer la dimension tragique de l'existence, tels sont quelques-uns des axes éthiques qu'entendit réactualiser l'œuvre de… Lire la suite
KHATIBI ABDELKÉBIR (1938-2009)

Écrit par :  Mustapha BENCHEIKH LATMANI

… L'*écrivain marocain Abdelkébir Khatibi est né le 11 février 1938 à El Jadida (ex-Mazagan) le jour même de la fête de l'Aïd el-Kébir, ce qui explique le prénom qu'il porte. Il est le deuxième fils d'une famille composée de trois garçons et deux filles. Son père, un lettré originaire de Fès, d'abord imam de mosquée (celui qui dirige la prière), se… Lire la suite
KOUROUMA AHMADOU (1927-2003)

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

… *L'écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma est né en 1927 à Togobala, près de Boundiali, à la frontière entre Côte d'Ivoire et Guinée. Appartenant à une famille d'ancienne chefferie, il aimait à rappeler le souvenir de son grand-père, général du grand Samory, qui avait su organiser la résistance armée à la conquête française. D'ailleurs son nom, Kourouma… Lire la suite
KRISTOF AGOTA (1935-2011)

Écrit par :  Erica DURANTE

… Hongroise exilée en Suisse, *devenue écrivain par un apprentissage tenace et courageux de la langue française qui lui était inconnue jusqu'à l'âge adulte, Agota Kristof s'impose comme une voix majeure de la littérature francophone contemporaine. À partir d'une position d'étrangère, d'« analphabète » dans cette nouvelle langue, elle produit une œuvre… Lire la suite
LABOU TANSI SONY (1947-1995)

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

… Dramaturge *et romancier, Sony Labou Tansi – Marcel Sony pour l'état civil – est né le 5 juin 1947 à Kiwanza, au Zaïre. C'est là qu'il passe son enfance, auprès de sa grand-mère, qui l'a familiarisé avec les traditions et les légendes proliférantes du vieux fonds culturel bantou. De nationalité congolaise, il poursuit ses études à Brazzaville,… Lire la suite
LAYE CAMARA (1928-1980)

Écrit par :  Jacques JOUET

… *S'il est un écrivain d'Afrique qui a complètement assimilé la culture occidentale, et en l'occurrence française, c'est bien ce romancier né à Kouroussa. Sa formation le mène de l'école coranique (sa famille est musulmane) au collège technique de Conakry qui envoie ses meilleurs élèves à Paris. Parmi eux, le jeune Laye va poursuivre ses études du… Lire la suite
LECLERC FÉLIX (1914-1988)

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

… une enfance heureuse, catholique, tout imprégnée des vertus des colons et des beautés de la nature. *Il la célèbre en poète dans son beau roman autobiographique, Pieds nus dans l'aube. On avait pensé le destiner au séminaire, mais il quitte vite le juniorat du Sacré-Cœur d'Ottawa. En 1934, il travaille comme annonceur dans une station de… Lire la suite
LECOMTE MARCEL (1900-1966)

Écrit par :  Marc BLOCH

… *Universitaire, voyageur, essayiste et poète, Marcel Lecomte est un écrivain qui s'est toujours inscrit dans son époque. Son œuvre, d'accès difficile, est moins connue que sa vie. Lecomte est né en Belgique, près de Bruxelles. Sa mère était institutrice et son père artiste-peintre. À dix-sept ans, il lit Baudelaire, Rimbaud, Henri de Régnier. Il… Lire la suite
LE MAL DU PAYS. AUTOBIOGRAPHIE DE LA BELGIQUE (P. Roegiers)

Écrit par :  Marc QUAGHEBEUR

… En* 1978, dans Six Personnages en quête de belgitude, la Belgique « qui n'existe déjà (peut-être) plus » est, pour Patrick Roegiers, « avec toutes ses petitesses et ses insuffisances », un pays porteur « de charmes, d'urgence et de vitalité ». Vingt-cinq ans plus tard, le concept de belgitude était devenu le fait de « bas-bleus » soucieux… Lire la suite
LEMONNIER CAMILLE (1844-1913)

Écrit par :  Paul EMOND

… *C'est une œuvre abondante (70 volumes environ) qu'a laissée ce romancier, un des écrivains belges de langue française les plus importants de son époque. Très mal reçu par un milieu littéraire bruxellois voué au conformisme et qui s'était déjà méfié de De Coster, Lemonnier, qui dut même à plusieurs reprises se défendre devant les tribunaux des… Lire la suite
LILAR SUZANNE (1901-1992)

Écrit par :  Jacques LECARME

… Née à Gand, *Flamande de langue française, Suzanne Lilar fait partie de ces rares écrivains qui auront réussi, au xxe siècle, à réinventer un grand style de l'érotique et de la mystique, à penser leurs connexions et leurs apories. Le sentiment tragique de la vie est ici rehaussé, et comme survolté, par une joie existentielle, qui… Lire la suite
LOREAU MAX (1929-1990)

Écrit par :  Robert DAVREU

… n'a su ou n'a pu encore voir et entendre, jusque dans les textes les plus rebattus de la tradition. *Et c'est ce même don poétique qui le porte et qui ne cesse d'être à l'œuvre sur tous les autres chemins empruntés : celui de la poésie, au sens usuel bien sûr (Chants de perpétuelle venue, 1978 ; Florence portée aux nues, 1986) ;… Lire la suite
MABANCKOU ALAIN (1966- )

Écrit par :  Violaine HOUDART-MEROT

…  à l’université de Californie à Los Angeles, après avoir étudié le droit et travaillé en France, *est un des écrivains « francophones » parmi les plus lus et les plus reconnus. Ses œuvres, traduites dans une quinzaine de langues, touchent aussi bien au domaine de la poésie qu’à l’essai, au récit autobiographique qu’au roman. Il a reçu de nombreux… Lire la suite
MADAGASCAR

Écrit par :  Marie Pierre BALLARINChantal BLANC-PAMARDHubert DESCHAMPSBakoly DOMENICHINI-RAMIARAMANANAPaul LE BOURDIECDavid RASAMUEL Universalis

Dans le chapitre "Littérature de combat"  : …  *Jacques Rabemananjara est, avec Ranaivo, l'un des deux écrivains malgaches dont la réputation ne s'est pas bornée aux côtes de la Grande Île. Ses chefs-d'œuvre, écrits en français, sont des fruits qui mûrirent au soleil de la torture et des prisons que lui firent connaître les Français de la IVe République, à cause des sanglants… Lire la suite
MAETERLINCK MAURICE (1862-1949)

Écrit par :  Gérard PRÉVOT

*Maeterlinck, mieux qu'aucun autre, s'est bon gré mal gré identifié à ce symbolisme au sein duquel il a vécu et dont il a tiré les accents les plus caractéristiques en même temps que les plus personnels. Il doit sa gloire à un malentendu. De La Princesse Maleine publiée en 1889, Octave Mirbeau… Lire la suite
MAGHREB - Littératures maghrébines

Écrit par :  Jamel Eddine BENCHEIKHChristiane CHAULET ACHOURAndré MANDOUZE

Dans le chapitre "Les littératures de langue française"  : …  et un temps partagés mais conflictuels, sont à connaître pour comprendre le Maghreb littéraire. *Le courant algérianiste, illustré par les noms de Louis Bertrand (1866-1941) et de Robert Randau (1873-1946), est le premier à proposer une expression « autochtone », autonome de celle de la métropole. Mais l'école d'Alger surtout, littérature sur le… Lire la suite
MAILLART ELLA (1903-1997)

Écrit par :  Aliette ARMEL

…  version de ses souvenirs, Parmi la jeunesse russe (1932) est écrite en anglais, mais *Charles Fasquelle est à l'origine du texte définitif en français. Ella Maillart s'adaptera ainsi à la langue de ses éditeurs, parisiens pour ses trois premiers récits, londoniens pour les derniers. Elle manifestera en toute chose un désir d'… Lire la suite
MARIËN MARCEL (1920-1993)

Écrit par :  Marc QUAGHEBEUR

… Né à Anvers en 1920, fils d'un père wallon et d'une mère flamande, Marcel Mariën *vient d'un monde social peu privilégié, à l'opposé de Max Elskamp, Marie Gevers ou Paul Willems. De cette origine modeste, peu propice à l'idéalisme et conjuguée à une enfance pluriculturelle, Mariën tire une haine du conformisme et des nationalismes de tout poil.… Lire la suite
MAXIMIN DANIEL (1947- )

Écrit par :  Christiane CHAULET ACHOUR

… Né à* Saint-Claude, en Guadeloupe, le 9 avril 1947, Daniel Maximin a évoqué son enfance dans Tu, c'est l'enfance (2004) et a obtenu deux grands prix littéraires pour ce livre. Daniel Maximin réside en France depuis 1960. Il effectue ses études supérieures à la Sorbonne, puis enseigne à Orly (1971-1987) tout en ayant bientôt une autre… Lire la suite
MEDDEB ABDELWAHAB (1946-2014)

Écrit par :  Universalis

… *Écrivain et philosophe franco-tunisien, Abdelwahab Meddeb est né en 1946 à Tunis, dans une famille conservatrice et pieuse. Après trois années à l’université de Tunis, il suit des études de lettres et d’histoire de l’art à l’université Paris-Sorbonne. À partir de 1967, il s’établit à Paris. De 1974 à 1987, il est conseiller littéraire et directeur… Lire la suite
MERTENS PIERRE (1939- )

Écrit par :  Michel P. SCHMITT

Pierre *Mertens est né le 9 octobre 1939 à Berchem-Sainte-Agathe, le jour où Hitler décida, en portant son offensive à l'ouest, d'envahir les Pays-Bas et la Belgique. Histoire publique et destin privé se confondent dès l'origine : Mertens est européen et sa culture internationale. Ce Belge francophone ne… Lire la suite
MÉTELLUS JEAN (1937-2014)

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

… Appartenant *à cette vaste diaspora haïtienne que la dictature des Duvalier a contrainte à l'exil, Jean Métellus a su maintenir par l'écriture un lien étroit avec son pays. Né le 30 avril 1937 à Jacmel (Haïti), où il fut quelque temps professeur, il s'est installé à Paris en 1959, y a étudié la linguistique et la médecine, puis s'est spécialisé en… Lire la suite
MICHAUX HENRI (1899-1984)

Écrit par :  Robert BRECHONPierre ROBIN

Contemporain *des surréalistes, Henri Michaux a cherché comme eux dans la poésie et dans l'art une aventure spirituelle comparable à certains égards à l'expérience mystique. Mais il se distingue nettement d'eux par le climat angoissé de son univers intérieur, par son esprit critique, sa curiosité… Lire la suite
MIRON GASTON (1928-1996)

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

… Parmi* les écrivains québécois, Gaston Miron n'est pas le plus connu (du moins hors du Québec), ni celui dont l'œuvre est la plus abondante, ni le plus novateur, le plus « sauvage » ou le plus débridé, mais il est peut-être le plus poète et le plus québécois. Car son œuvre, ainsi que la trajectoire de son existence et même sa présence physique, se… Lire la suite
MISÉRABLE MIRACLE, livre de Henri Michaux

Écrit par :  Guy BELZANE

HenriMichaux *Publié en 1956 aux éditions du Rocher, Misérable Miracle, sous-titré « La Mescaline », est le premier d'une série d'ouvrages d'Henri Michaux (1899-1984) consacrés aux drogues. Suivront L'Infini turbulent (1957), Connaissances par les gouffres (1961) et Lire la suite
MOCKEL ALBERT (1866-1945)

Écrit par :  Antoine COMPAGNON

… *Poète belge d'expression française, Albert Mockel est originaire de Liège, et il y fonde une importante revue poétique, La Wallonie (qu'Henri de Régnier dirigera par la suite) alors qu'il est encore étudiant à l'université (1886) ; presque tous les poètes subissant l'influence du symbolisme lui donneront des textes pour sa revue. Venu à… Lire la suite
MONGO BETI ALEXANDRE BIYIDI-AWALA dit (1932-2001)

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

… *Mongo Beti fut une figure hors normes de la „renaissance africaine“ du xxe siècle : auteur d'une douzaine de romans qui composent une fresque épique et cocasse retraçant plus de cinquante ans de vie africaine ; professeur agrégé de lettres classiques depuis 1996 ; polémiste redoutable, aimant à se laisser porter par la passion… Lire la suite
MONSIEUR GALLET, DÉCÉDÉ, livre de G. Simenon

Écrit par :  Philippe DULAC

GeorgesSimenon *Monsieur Gallet, décédé paraît en 1931, année qui marque une étape décisive dans la vie de Georges Simenon (1903-1989). Celui-ci publie enfin sous son véritable nom, après neuf années passées dans l'ombre à apprendre le métier d'écrivain. De 1922 à 1924, il a fourni auxLire la suite
MOUAWAD WAJDI (1968- )

Écrit par :  Didier MÉREUZE

…  : Ezna Mazia (Tu ne voleras pas, 1995), Irvine Welsh (Trainspotting, 1998).* Il écrit aussi. Se succèdent notamment Partie de cache-cache entre deux Tchécoslovaques au début du siècle (1991), Journée de noces chez les Cromagnons (1994), Willy Protagoras enfermé dans les toilettes (1998) et, surtout… Lire la suite
NIANE DJIBRIL TAMSIR (1932- )

Écrit par :  Universalis

… Historien, *dramaturge et nouvelliste d'origine guinéenne. Djibril Tamsir Niane naît le 9 janvier 1932 à Conakry, en Guinée. Après avoir terminé son cursus secondaire à Dakar, au Sénégal, le jeune homme étudie l'histoire à l'université de Bordeaux, dont il sort diplômé en 1959. Il enseigne ensuite à l'Institut polytechnique de sa ville natale avant… Lire la suite
NORGE GÉO (1898-1989)

Écrit par :  Marc BLOCH

… *Né à Bruxelles dans une famille d'anciens émigrés protestants français, Géo Norge, de son vrai nom Georges Mogin, est un poète belge d'expression française. Auteur d'un poème scénique qui fit scandale, Tam-Tam (1926), il fonda avec Raymond Rouleau et Tania Balachova le Théâtre du Groupe libre. Il n'écrira plus pour le théâtre, se… Lire la suite
NOUGÉ PAUL (1895-1967)

Écrit par :  Michel P. SCHMITT

… *On ne peut comprendre l'œuvre du poète et théoricien Paul Nougé si l'on imagine que le groupe surréaliste de Bruxelles n'aurait été qu'un prolongement du surréalisme français. Les désaccords sont plus nombreux que les points de convergence, et la figure de Nougé est davantage celle d'un solitaire que d'un homme de groupe. Ses études le conduisent… Lire la suite
ŒUVRES (G. Henein)

Écrit par :  Michel P. SCHMITT

…  : « Georges Henein, désormais » pour le premier et « Avant-partir » pour le second. Né au *Caire en 1914 dans un milieu aisé de diplomates et de confession copte, Georges Henein parle plusieurs langues et rédige la quasi-totalité de son œuvre en français. Sa jeunesse est marquée par la rencontre déterminante d'André Breton qui très vite le… Lire la suite
ŒUVRES COMPLÈTES, tome I (H. Michaux)

Écrit par :  Pierre LOUBIER

… Assurément, *un an avant le centenaire de sa naissance et quatorze ans après sa mort, ce premier tome des Œuvres complètes de Michaux (édition établie par Raymond Bellour, avec Ysé Tran, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1998) est un événement. Michaux l'insubordonné sur papier bible ? Michaux l'insoumis dans la « prestigieuse… Lire la suite
OWEN GÉRALD BERTOT dit THOMAS (1910-2002)

Écrit par :  Universalis

… Écrivain* belge, de son vrai nom Gérald Bertot. Journaliste, critique d'art, il publie des romans policiers avant de trouver sa véritable voie avec le fantastique. Les Chemins étranges (1943), puis La Cave aux crapauds (1945) sont des recueils de nouvelles qui renchérissent dans la mise en scène des lieux et des affects propres à… Lire la suite
OYONO FERDINAND LÉOPOLD (1929-2010)

Écrit par :  Universalis

…  tout en travaillant comme acteur pour le théâtre et la télévision dans les années 1950. *Parallèlement, il écrit ses deux œuvres les plus connues, Une vie de boy (1956) et Le Vieux Nègre et la médaille (1956), reflets du sentiment anticolonialiste croissant de cette époque. En 1960, il retourne au Cameroun et intègre le corps… Lire la suite
PÉRIER ODILON JEAN (1901-1928)

Écrit par :  Antoine COMPAGNON

… *Poète belge d'expression française, Périer est né dans une riche famille bourgeoise et, dans ce milieu cultivé, il s'oriente très jeune vers la poésie. Sa mauvaise santé le contraint à interrompre des études de droit entreprises à l'université de Bruxelles. Il publie en 1920 Combat de la neige et du poète, un long poème où il manifeste un… Lire la suite
PICARD EDMOND (1836-1924)

Écrit par :  Antoine COMPAGNON

… *Juriste et homme de lettres belge, Edmond Picard fut avant tout un homme d'action. Ce fils d'avocat voyage sur toutes les mers du globe avant d'entreprendre des études de droit. Avocat puis bâtonnier, il a la réputation d'un juriste très subtil et il écrit un grand nombre d'articles sur des questions de droit belge. Cependant, il met ses qualités d… Lire la suite
PIROTTE JEAN-CLAUDE (1939-2014)

Écrit par :  Yves LECLAIR

… Jean-Claude *Pirotte est un poète, romancier et peintre belge né à Namur (Wallonie), le 20 octobre 1939. L'enfant unique vit ses premières années à Gembloux, dans la Belgique occupée. Supportant mal les exigences d'un milieu bourgeois, il fugue aux Pays-Bas et au Danemark, trouve refuge dans la famille du linguiste William Prins (Une adolescenceLire la suite
POSTCOLONIALES LITTÉRATURES

Écrit par :  Jean-Pierre DURIXJean-Louis JOUBERT

Dans le chapitre "Littératures francophones"  : …  La *notion de « littérature coloniale » s'était établie dans la littérature française du début du xxe siècle : le Mercure de France lui consacrait une chronique régulière. Théorisée par les Réunionnais Marius-Ary Leblond et quelques autres, elle affichait le désir d'accompagner l'entreprise coloniale en en faisant… Lire la suite
LE QUATRIÈME SIÈCLE, livre de Édouard Glissant

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

ÉdouardGlissant *Le quatrième siècle ? C'est celui qui se décompte à partir de l'installation aux Antilles, en 1635 selon l'historiographie officielle, de colons français et de leurs esclaves noirs africains. Tel est du moins le sens qu'Édouard Glissant (1928-2011) prête à la périphrase lorsqu'ilLire la suite
QUÉBEC

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERTHenri ROUGIER

Dans le chapitre " Littérature et théâtre"  : …  *L'expression « littérature québécoise » s'est imposée, dans les années 1960, pour remplacer « littérature canadienne de langue [ou d'expression] française ». C'est que le Québec d'alors change en profondeur, politiquement et socialement, et la littérature participe activement à cette métamorphose. La « révolution tranquille » de 1960 est aussi une… Lire la suite
RABEARIVELO JEAN-JOSEPH (1901-1937)

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

… *Écrivain de langue malgache et de langue française, Jean-Joseph Rabearivelo est devenu la figure littéraire majeure de Madagascar. Sa mort volontaire, soigneusement mise en scène, longtemps préparée par des rêveries morbides, tranche les difficultés dans lesquelles il se débattait : pauvreté matérielle, conflits sentimentaux, perte jamais surmontée… Lire la suite
RABEMANANJARA JACQUES (1913-2005)

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

…  que peu avant l'accession de Madagascar à l'indépendance et, en 1960, il peut rentrer au pays. *L'épreuve de la prison a donné une nouvelle orientation à son écriture poétique. Malgré son inspiration classique, le recueil Sur les marches du soir, publié en 1942, inscrivait Jacques Rabemananjara dans la continuité du grand poète… Lire la suite
RAMUZ CHARLES FERDINAND (1878-1947)

Écrit par :  Henri-François BERCHET

Peu *d'écrivains, romanciers ou poètes, ont été moins secrets que Ramuz. Et pourtant, que d'erreurs de jugement, que de fausses interprétations de son écriture, de l'esprit de ses récits, de l'âme de ses personnages ! Des personnages dont il dressait la généalogie avec méticulosité avant de leur… Lire la suite
RAY JEAN RAYMOND MARIE DE KREMER dit JEAN (1887-1964)

Écrit par :  Evelyne DIEBOLT

… *Jean Raymond Marie de Kremer naît à Gand, le 9 juillet 1887. Sous le pseudonyme de Jean Ray, il fait paraître, en 1925, aux éditions de la Renaissance du livre, à Bruxelles, les Contes du whisky. Dans les tavernes des ports flamands, le whisky délie les langues ; au hasard des rencontres, l'auteur recueille des récits étranges de marins.… Lire la suite
RODENBACH GEORGES (1855-1898)

Écrit par :  Antoine COMPAGNON

… *Belge, Georges Rodenbach est l'un des membres les plus originaux d'un mouvement symboliste qui a su garder son autonomie par rapport à l'école française. Venu à Paris en 1876, il reste cependant le poète de Bruges où il est né. Dans les recueils de vers Jeunesse blanche (1886), Le Règne du silence (1891), Les Voies enclosesLire la suite
ROLIN DOMINIQUE (1913-2012)

Écrit par :  Universalis

… Romancière française *d'origine belge, Dominique Rolin est née le 22 mai 1913 à Bruxelles. Elle est issue d'une famille appartenant à la bourgeosie bruxelloise. Après des études de bibliothécaire, elle épouse, en 1937, Hubert Mottart ; leur fille Christine naît en 1938. De 1942 à 1946, Dominique Rolin publie trois romans qui ont la famille pour… Lire la suite
ROSNY AÎNÉ JOSEPH HENRI BOEX dit J.-H. (1856-1940)

Écrit par :  Jean-Paul MOURLON

… *Écrivain belge d'expression française. Très lié au milieu littéraire de son temps il est en 1887 l'un des signataires du fameux « Manifeste des Cinq », dirigé contre La Terre d'Émile Zola ; il sera membre de l'Académie Goncourt dès la fondation de celle-ci et en assurera la présidence jusqu'à sa mort, J.-H. Rosny est longtemps resté pour… Lire la suite
ROUD GUSTAVE (1897-1976)

Écrit par :  Pierre DUBRUNQUEZ

… Poète *et traducteur né à Saint-Légier, dans le canton de Vaud, Gustave Roud est avec Ramuz et C. A. Cingria l'un des grands noms du renouveau de la littérature de Suisse romande. Dès l'âge de onze ans, il vient résider à Carrouge, dans le haut Jorat, région qu'il ne quittera plus et dont le paysage est fortement présent dans son œuvre. Ses premiers… Lire la suite
ROUGEMONT DENIS DE (1906-1985)

Écrit par :  Vital RAMBAUD

… Écrivain *suisse d'expression française en qui Saint-John Perse voyait « une figuration scientifique de l'Homo europeanus », Denis de Rougemont fut l'un des principaux animateurs du mouvement personnaliste et demeure l'un des partisans les plus ardents du fédéralisme européen. Seule, en effet, une Europe fédérée et respectant l'autonomie… Lire la suite
ROY JULES (1907-2000)

Écrit par :  Guy DUGAS

… au bombardement de la Ruhr, en dépit de son âme de poète et de sa foi ardente d'ancien séminariste. *De cette expérience naît La Vallée heureuse (1946), qui obtiendra le prix Renaudot, lequel consacre un écrivain qui se fait alors une spécialité d'écrire sur la guerre (Retour de l'enfer, 1953), et de témoigner du Métier desLire la suite
SALOMÉ et TROIS JOURS CHEZ MA MÈRE (F. Weyergans)

Écrit par :  Alain CLERVAL

… Dès *la parution du Pitre (1973), son premier roman publié, et qui lui valut aussitôt une reconnaissance littéraire due en partie à un portrait iconoclaste de Jacques Lacan, François Weyergans, en mêlant habilement bouffonnerie, truculence et confidences, avait su faire de l'aveu porté aux limites de l'extravagance un style à part entière.… Lire la suite
SAVITZKAYA EUGÈNE (1955- )

Écrit par :  François POIRIÉ

… *« L'enfance en soi ne m'intéresse pas tellement, mais c'est la ferveur propre à l'enfance qui a une importance capitale », confie Eugène Savitzkaya, qui choisit presque toujours comme protagonistes de ses livres des enfants, cruels ou martyrs, diaboliques ou candides. Sous l'innocence de leurs jeux et gestes quotidiens — manger, courir, dormir,… Lire la suite
SCUTENAIRE LOUIS (1905-1987)

Écrit par :  Marc QUAGHEBEUR

… Né *à Ollignies le 29 juin 1905, Jean Émile Louis Scutenaire doit à cette origine une affirmation d'appartenance à la Picardie dont il ne s'est jamais départi. Il se plaisait à rappeler la singularité souvent oubliée de ces 800 000 Belges qu'il n'estimait pas wallons, et faisait remonter ses origines aux Gallo-Romains qui lui auraient légué un… Lire la suite
SEMBÈNE OUSMANE (1923-2007)

Écrit par :  René PRÉDAL

Dans le chapitre "Docker romancier et cinéaste "  : …  à la grève qui bloque durant trois mois les envois d'armes destinées à la guerre d'Indochine. *Parallèlement, il s'intéresse à la littérature négro-africaine. Ainsi son premier roman, Le Docker noir (1956) sera-t-il basé sur ses propres expériences d'immigré. Il voyage (Danemark, U.R.S.S., Chine, Vietnam) et publie deux autres romans… Lire la suite
SENGHOR LÉOPOLD SÉDAR (1906-2001)

Écrit par :  Daniel MADELÉNAT

Prince et *poète, Léopold Sédar Senghor a su épanouir un lyrisme heureux, et chanter, avec une inquiète passion, la toujours jeune Afrique qui se réveille après des siècles de sujétion et des millénaires d'une vie culturelle méconnue. En ces années 1950 où l'homme noir, à la croix des chemins, entre tutelle… Lire la suite
SERRES CHAUDES, livre de Maurice Maeterlinck

Écrit par :  Claude-Henry du BORD

Dans le chapitre "Une pensée du symbole"  : …  *Serres chaudes de Maurice Maeterlinck est une œuvre emblématique, parue en 1889 chez Vanier, l'éditeur parisien de Verlaine. Son auteur est un jeune Belge de vingt-sept ans, né à Gand où, devenu avocat, il plaide moins qu'il ne se consacre à la littérature et à l'élevage des abeilles. Si l'œuvre ne trouve d'abord qu'une vingtaine de… Lire la suite
SEUPHOR MICHEL (1901-1999)

Écrit par :  Serge LEMOINE

…  à constituer la « Collection internationale d'art nouveau », qui sera donnée à la ville de Łódź. *Traversant une crise mystique, Michel Seuphor se retire en 1934 avec son épouse à Anduze, dans le Gard, où il publie un bulletin, des poèmes, puis un roman à clés, largement autobiographique, Les Évasions d'Olivier Trickmansholm (1939), dans… Lire la suite
SÉVERIN FERNAND (1867-1931)

Écrit par :  Antoine COMPAGNON

… *Poète belge de langue française, Fernand Séverin est né dans la campagne brabançonne, qui deviendra le cadre naturel et idéalisé de sa sensibilité. Il passe d'abord son enfance en Allemagne, jusqu'à la mort de sa mère, puis vient à Bruxelles où il suivra les cours de littérature de l'Université libre. La Jeune Belgique publie ses premiers… Lire la suite
SIMENON GEORGES (1903-1989)

Écrit par :  Pierre DELIGNYMichel LEMOINE

*Georges Simenon est l'auteur d'une de ces œuvres qui sont à elles seules tout un univers. Marcel Aymé n'a-t-il pas dit de lui qu'il était “un Balzac, sans les longueurs” ? En effet, comme le souligne Alain Bertrand, “Simenon exprime peu pour sous-entendre beaucoup : nivelée jusqu'à l'indigence… Lire la suite
SOUMAGNE HENRI (1891-1951)

Écrit par :  Paul EMOND

… *De son vrai nom Henri Wagener, ce dramaturge belge d'expression française, contemporain de Crommelynck et de Ghelderode, a été, comme eux, fortement marqué par l'expressionnisme. Après une première pièce, Les Épaves (1919), présentée à Bruxelles et où il se cherche encore, il connaît du jour au lendemain la célébrité avec L'AutreLire la suite
SUARÈS CARLO (1892-1976)

Écrit par :  Marc THIVOLET

… Né à Alexandrie (Égypte),* Carlo Suarès a fait des études d'architecture à l'école des Beaux-Arts de Paris. Il commence son activité littéraire en publiant, dans sa ville natale, à partir de 1926, la revue Messages d'Orient dont il partage la direction avec Elian J. Finbert. L'œuvre de Suarès se développe comme une spirale autour d'une… Lire la suite
SUISSE

Écrit par :  Bernard DEBARBIEUXFrédéric ESPOSITOBertil GALLANDPaul GUICHONNETAdrien PASQUALIDusan SIDJANSKI Universalis

Dans le chapitre " La littérature suisse romande"  : …  Suisse romande, gardons en mémoire deux faits. Le premier vaut aussi pour la Wallonie et le Québec. *Le français est la langue des Romands, la seule, à part quelques patois de fonds de vallées. Tous les auteurs français, y compris les Suisses tels Rousseau, Constant, Madame de Staël ou Cendrars que la France s'est adjugés, sont aussi leurs auteurs.… Lire la suite
SURRÉALISME EN BELGIQUE

Écrit par :  Paul EMOND

… *Rassemblés autour du peintre René Magritte (1898-1967) et de Paul Nougé (1895-1967), les surréalistes bruxellois, où apparaissent notamment Camille Goemans (1900-1960), E. L. T. Mesens (1903-1971), Marcel Lecomte (1900-1966) et le musicien André Souris (1899-1970), développèrent leurs premières activités à partir de 1924 mais ne se constituèrent en… Lire la suite
TACHES DE SOLEIL, OU D'OMBRE (P. Jaccottet)

Écrit par :  Yves LECLAIR

… Près *de soixante ans après l’écriture des premiers carnets de La Semaison (1954), Philippe Jaccottet, poète, critique littéraire et traducteur, né à Moudon (Suisse) en 1925, a entrepris, avec Taches de soleil, ou d’ombre (Le Bruit du temps, 2013), de sauvegarder quelques anciennes notes parmi celles qu’il n’a… Lire la suite
TCHICAYA U TAM'SI GÉRALD-FÉLIX TCHICAYA dit (1931-1988)

Écrit par :  Jean-Louis JOUBERT

… *Appartenant à une éminente famille du pays vili, né à M’Pili, dans la région du Kouilou, fils d'un instituteur qui devait devenir le premier député noir représentant la colonie du Moyen-Congo à l'Assemblée nationale française, Gérald-Félix Tchicaya est tôt venu en France pour y étudier. Adolescent rebelle, souffrant dans sa chair (il devra être… Lire la suite
THIRY MARCEL (1897-1977)

Écrit par :  Michel GÉORIS

… *Poète, essayiste, romancier et homme politique belge, Marcel Thiry, né à Charleroi, est mort à Liège. En 1915, à dix-huit ans, il est volontaire pour le corps expéditionnaire belge envoyé en autocanons au secours de l'armée russe. Extraordinaire aventure que cette randonnée qui, du front de Galicie, va le porter, à travers la Sibérie, la… Lire la suite
TÖPFFER RODOLPHE (1799-1846)

Écrit par :  Nelly FEUERHAHN

… académie de Genève insiste sur le caractère conventionnel des expressions iconique et linguistique. *On doit également à Töpffer des romans et des nouvelles : La Bibliothèque de mon oncle et Le Presbytère (1832), L'Histoire de Jules (1838), Nouvelles genevoises (1841). Dès 1843, les premiers symptômes de la… Lire la suite
TOUSSAINT JEAN-PHILIPPE (1957- )

Écrit par :  Dominique VIART

… Jean-Philippe *Toussaint est né à Bruxelles le 29 novembre 1957. Publiés aux éditions de Minuit après la période du « nouveau roman », ses propres romans en conservent la lucidité formelle, quoique dans un registre plus léger. Comme Jean Echenoz, dont on l'a souvent rapproché, Toussaint se joue des conventions littéraires plutôt qu'il ne s'y oppose… Lire la suite
T'SERSTEVENS ALBERT (1886-1974)

Écrit par :  Paul MORELLE

… Né *le 20 septembre 1886 à Uccle en Belgique d'un père flamand et d'une mère provençale, Albert t'Serstevens, après un voyage en Égypte, s'installe en France en 1910 ; il est successivement employé de librairie, puis secrétaire d'un banquier, avant de publier en 1911 son premier ouvrage Poèmes en prose. En 1913 il rencontre Blaise Cendrars… Lire la suite
VANEIGEM RAOUL (1934- )

Écrit par :  Michel P. SCHMITT

… *Personnage énigmatique du monde intellectuel, Raoul Vaneigem a préféré, aux interviews préfabriquées, la recherche de l'harmonie dans la construction permanente de sa propre vie. On ne peut donc reconstituer que des bribes de sa biographie. Né à Lessines dans le Hainaut en 1934, il fait des études de philologie romane à l'université libre de… Lire la suite
VAN LERBERGHE CHARLES (1861-1907)

Écrit par :  Hubert HARDT

… *L'un des principaux représentants du mouvement symboliste en Belgique. Il appartient à cette Flandre francophone qui donna sans doute au pays le meilleur de ses écrivains d'expression française et l'un des surgeons les plus originaux du symbolisme. Comme Verhaeren, son aîné, comme ses condisciples Maeterlinck et Grégoire Le Roy, Charles van… Lire la suite
VERHAEREN ÉMILE (1855-1916)

Écrit par :  Gérard PRÉVOT

*La Belgique ne tarda pas à reconnaître en Verhaeren son plus grand poète lyrique, suivie de l'Europe, par le canal du Mercure de France. On a dit de lui qu'il était un « grand Barbare doux », et le mot est aussi joli que juste. On l'a appelé aussi « le Victor Hugo du Nord », et c'est déjà beaucoup… Lire la suite
VINET ALEXANDRE (1797-1847)

Écrit par :  Jean-Louis KLEIN

…  et l'État, Vinet affirme l'indépendance radicale de celle-là à l'égard de la société civile. Il *a écrit notamment La Liberté des cultes (1816) ; Essai sur la manifestation des convictions religieuses et sur la séparation de l'Église et de l'État (1842) ; Discours sur quelques sujets religieux (1831) ; NouveauxLire la suite
LE VOYAGEUR DE LA TOUSSAINT, livre de Georges Simenon

Écrit par :  Philippe DULAC

GeorgesSimenon *Écrit et publié chez Gallimard en 1941, Le Voyageur de la Toussaint prend place dans une série d'œuvres majeures de Georges Simenon, popularisées pour la plupart par le cinéma : Les Inconnus dans la maison (1940), La Veuve Couderc (1942), La VéritéLire la suite
WEYERGANS FRANÇOIS (1941- )

Écrit par :  Véronique HOTTE

, enfin Maladie mortelle (1977) et Couleur chair (1978) avec Laurent Terzieff. *Peu à peu, François Weyergans va se détourner du cinéma pour ne se consacrer qu'à la littérature. Dès 1973, il a publié un premier roman, Le Pitre, inspiré par la cure qu'il a suivie avec le psychanalyste Jacques Lacan. Il obtient de… Lire la suite
WIESEL ÉLIE (1928- )

Écrit par :  François POIRIÉ

… *Né en 1928 à Sighet, en Transylvanie (Roumanie), Élie Wiesel est déporté dans les camps de Birkenau, Auschwitz, Monovitz, Buchenwald pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa mère, sa sœur, son père, ses amis compteront parmi les six millions de Juifs assassinés par les nazis. À la fin de la guerre, Élie Wiesel fait partie des quatre cents adolescents… Lire la suite

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Bibliographie

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C. Bonn, N. Khadda & A. Mdarhri Alaoui, Littératures maghrébines d'expression française, Edicef-A.U.P.E.L.F., Paris, 1996

C. Bonn, X. Garnier & J. Lecarme, Littérature francophone. 1. Le roman, Hatier-AUPELF-UREF, 1997

C. Bonn & X. Garnier, Littérature francophone. 2. Récits courts, poésie, théâtre, Hatier-Agence universitaire de la Francophonie, 1999

C. Calame, 700 ans de littérature suisse romande. Une anthologie, La Différence, Paris, 1992

P. Chamoiseau & R. Confiant, Lettres créoles. Tracées antillaises et continentales de la littérature, 1635-1975, Hatier, Paris, 1991

J. Chevrier, Littératures d'Afrique noire de langue française, Nathan-Université, Paris, 1999

D. Combe, Poétiques francophones, Hachette-Supérieur, Paris, 1995

J. Corzany, L.-F. Hoffmann & M.-L. Piccione, Littératures francophones II. Les Amériques, Belin, Paris, 1998

D. Delas, Littératures des Caraïbes de langue française, Nathan, Paris, 1999

Y. Gasquy-Resch dir., Littérature du Québec, Edicef-A.U.P.E.L.F., Paris, 1994

L. Gauvin & J.-M. Klinkenberg dir., Écrivain cherche lecteur. L'écrivain francophone et ses publics, Créaphis-V.L.B., Paris-Montréal, 1991

M. Gsteiger, La Nouvelle Littérature romande, Galland-Ex libris, Vevey-Lausanne, 1978

M. Hausser & M. Mathieu, Littératures francophones III. Afrique noire. Océan Indien, Belin, Paris, 1998

L.-F. Hoffmann, Littérature d'Haïti, Edicef-A.U.P.E.L.F., 1995

B. Hue, Littératures de la péninsule indochinoise, Karthala-AUF, Paris, 1999

J.-L. Joubert, Littératures de l'océan Indien, Édicef-A.U.P.E.L.F., Paris, 1991

J.-L. Joubert dir., Littérature francophone. Anthologie, Nathan-ACCT, Paris, 1992

Littératures francophones d'Europe. Anthologie, Nathan-Agence de la francophonie, Paris, 1997

J.-L. Joubert, J. Lecarme, E. Tabone & B. Vercier, Les Littératures francophones depuis 1945, Bordas, Paris, 1986

J. Noiray, Littératures francophones, I. Le Maghreb, Belin, 1996

Notre Librairie, Revue des littératures du Sud, revue trimestrielle

A. Viatte, Histoire comparée des littératures francophones, Nathan, 1980

R. Zein, Dictionnaire de littérature libanaise de langue française, L'Harmattan, 1998.

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