Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Nicole BARY, Claude DAVID, Claude LECOUTEUX, Étienne MAZINGUE, Claude PORCELL
En 1795 – au milieu même de ce que la postérité devait dénommer le classicisme allemand –, Goethe fait paraître un bref article intitulé « Sans-culottisme littéraire ». C'était une réponse à un médiocre libelle qui venait de déplorer qu'il y eût en Allemagne si peu d'œuvres classiques. Depuis un demi-siècle, répond Goethe, on s'est précisément… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
… Étonnant *parcours que celui de cet écrivain né à Dresde en 1962 et considéré en Allemagne comme l'écrivain de la réunification. Son troisième livre, Histoires sans gravité. Un roman de la province est-allemande (1998, trad. A. Lance et R. Lance-Otterbein, Fayard, 1999), connut un énorme succès. Salué non seulement par la critique… Lire la suiteÉcrit par : Hélène FEYDY
… *Prédicateur populaire de l'Autriche baroque, Abraham a Sancta Clara fut aussi un grand moraliste. Apprécié pour son éloquence et sa verve caustique, il est resté célèbre pour ses effets de style. Son vrai nom est Johann Ulrich Megerle. Né en 1644 à Kreeheinstetten dans le pays de Bade, il mourut à Vienne en 1709. D'origine modeste, il fit une… Lire la suiteÉcrit par : M. NUGUE
… *Née à Vienne le 1er novembre 1921, épouse de Günter Eich, Ilse Aichinger terminait sa scolarité au moment de l'Anschluss. Établie en République fédérale, elle ne cessera, dans son œuvre, de témoigner de cette déchirure. En 1948 paraît Le Grand Espoir (Die grössere Hoffnung) dont le personnage principal, Ellen, est une… Lire la suiteÉcrit par : Georges LIVET
Dans le chapitre "La guerre et la civilisation allemande : le baroque" : … armées dont les destinées rappellent celles des traitants et partisans en France à la même époque. *Dramaturges, romanciers, poètes lyriques ne cessent de rappeler l'extrême fragilité du destin, les revirements de la fortune, le néant de l'homme face à Dieu. L'essentiel reste cependant l'effondrement spirituel de beaucoup, l'immoralité, et le peu d… Lire la suiteÉcrit par : Miguel COUFFON
… *Le poète Peter Altenberg est né à Vienne (Autriche), dans une famille de commerçants aisés. Après avoir reçu un enseignement secondaire prodigué par son précepteur, Altenberg poursuit des études de droit et de médecine qu'il abandonne rapidement pour mener une vie de bohème. Il fréquente alors les cafés de Vienne, tels que le Griensteidl et le café… Lire la suiteÉcrit par : René WINTZEN
… *Publié en 1952, Les Cerises de la liberté d'Alfred Andersch compte parmi les trois chefs-d'œuvre de la littérature allemande de l'immédiat après-guerre, avec Jan Lobel de Varsovie de Luise Rinser et Le train était à l'heure de Heinrich Böll. Trois chefs-d'œuvre qui sont trois moments de la conscience d'un peuple, trois… Lire la suiteÉcrit par : Jacques NOBÉCOURT
… *Elle n'a voulu après elle ni tombeau ni publications posthumes. Aucune trace, pas même son nom sur une dalle, pas même les dates entre lesquelles s'encadre sa vie. Rien que les derniers échos des injures, des railleries, ou des admirations fanatiques qui accompagnèrent sa vie. On les perçoit encore, colportés par le cinéma, par les impressions… Lire la suiteÉcrit par : Eugène SUSINI
*Johannes Scheffler s'est donné lors de sa conversion au catholicisme le nom d'Angelus Silesius qui rappelle ses origines silésiennes et auquel s'attache le prestige toujours plus grand de quelques recueils qui tiennent une place précieuse dans l'histoire de la poésie et de la mystique. À propos des sentences… Lire la suiteÉcrit par : Christian HELMREICH
Écrit par : Lore de CHAMBURE
… *Le nom d'Ernst Moritz Arndt est lié à l'histoire de la guerre de libération (1813). Chez Arndt, en effet, la vie et l'œuvre sont fortement tributaires des événements politiques qui agitèrent l'Allemagne du xixe siècle : pendant près de cinquante ans, il jouera un rôle non négligeable dans l'histoire de ce conglomérat de… Lire la suiteÉcrit par : Jacques PEYRAUBE
*Il n'y a pas si longtemps, l'œuvre du poète et romancier berlinois Arnim suscitait chez ses rares lecteurs des réactions contradictoires parce que l'écrivain est resté longtemps dissimulé derrière le patriote et le junker conservateur. André Breton exprimait alors son « enthousiasme... à la découverte des… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GRAPPIN
… *La singularité de la revue Athenäum, qui a paru de 1798 à 1800, est d'avoir été constituée expressément pour servir d'organe à une école littéraire en cours de formation, celle des romantiques allemands du groupe d'Iéna. C'est là, autour des frères August et Friedrich von Schlegel, que se trouvèrent réunis, dans les années où la revue… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
… La* disparition brutale de W. G. Sebald en 2001, à l'âge de cinquante-sept ans, a mis un terme prématuré à une œuvre qui, en quatre livres majeurs, avait ouvert la voie à une nouvelle écriture narrative. Sa poétique du récit s'est fixée pour mission d'exhumer les fragments engloutis du passé, car « le monde pour ainsi dire se vide de lui-même à… Lire la suiteÉcrit par : Roger BAUER, Jean BÉRENGER, Annie DELOBEZ, Christophe GAUCHON, Félix KREISSLER, Paul PASTEUR, Universalis
Dans le chapitre " La littérature autrichienne" : … *Les structures politiques et sociales qui ont marqué d'une façon indélébile la littérature autrichienne se sont cristallisées à l'époque de la guerre de Trente Ans. Ces structures (absolutisme monarchique, prédominance d'une aristocratie cosmopolite, recatholicisation systématique) rendent compte de certaines constantes de la civilisation… Lire la suiteÉcrit par : Romain JOBEZ
Écrit par : Nicole BARY
« Ingeborg* Bachmann est la première femme de la littérature de l'après-guerre des pays de langue allemande qui, par des moyens radicalement poétiques, a décrit la continuation de la guerre, de la torture, de l'anéantissement, dans la société, à l'intérieur des relations entre hommes et femmes » (Elfriede… Lire la suiteÉcrit par : Dieter HORNIG
… *Pendant plus de trente ans, Hermann Bahr occupa une position dominante sur la scène culturelle autrichienne. Issu de la bourgeoisie libérale de province, il fut d'abord un étudiant turbulent, expulsé de l'université pour ses activités politiques extrémistes. En effet, il passa en quelques années du marxisme au pangermanisme antisémite et au… Lire la suiteÉcrit par : Pierre VAISSE
… *Sculpteur, graveur et dramaturge allemand, Ernst Barlach est un des plus célèbres représentants de ce que l'on a appelé l'expressionnisme allemand. Originaire du Holstein, il étudia à l'École des arts décoratifs de Hambourg et à l'Académie de Dresde. À Paris, où il séjourne à deux reprises entre 1895 et 1897 et où il fréquente l'académie Julian, il… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Viennois, fils naturel d'un médecin et d'une aristocrate, Bauernfeld n'a cessé de s'attaquer aux préjugés sociaux et à l'oppression intellectuelle. Ami de Grün, de Lenau, de Grillparzer, il s'est attaqué à la censure et au système de Metternich (« Et lorsque les pensées ne seront plus soumises à la douane, alors seulement nous parlerons... ») et il… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul MATHIEU
… *« Ce jeune fils de bourgeois criant sa révolte dans un expressionnisme débridé », comme le décrit A. Abusch, ce militant acharné de la paix, engagé dans l'action communiste, après la Première Guerre mondiale, devient, après 1945, l'un des fondateurs de la politique culturelle de la République démocratique allemande. Né à Munich de père juriste, il… Lire la suiteÉcrit par : Lore de CHAMBURE
… *Né à Vienne, fils d'avocat, Richard Beer-Hofmann fait des études de droit sans pourtant ressentir pour elles une attirance particulière. En 1938, il quittera l'Autriche parce que juif et mourra à New York, en exil. Son œuvre, si elle est peu abondante, n'a pourtant pas vieilli. En 1893, un recueil de nouvelles, L'Enfant (Das Kind… Lire la suiteÉcrit par : Philippe IVERNEL
*Penseur engagé sur le front de la modernité (entendue comme crise à répétition), Walter Benjamin doit sa clairvoyance et sa fulgurance à la mobilité avec laquelle il se déplace entre les lignes en suivant une sorte de voie excentrique. Cette agilité l'amène à conjuguer, entre autres, l'héritage d'une… Lire la suiteÉcrit par : Rémy COLOMBAT
… *Aujourd'hui reconnu comme l'un des tout premiers poètes allemands de ce siècle, Gottfried Benn est également l'auteur d'une œuvre d'essayiste et de prosateur considérable. La réflexion théorique nourrit toute la production de Benn. Elle s'organise selon trois axes principaux : contestation de la pensée scientifique moderne issue du rationalisme,… Lire la suiteÉcrit par : Lionel RICHARD
Écrit par : Claude PORCELL
*Autrichien unique en son genre, Thomas Bernhard se rattache pourtant à toute une grande tradition par laquelle ce pays a profondément marqué les lettres allemandes et la culture européenne en général, de Musil à Wittgenstein et de Karl Kraus à Schönberg : perversion de la « nature » et « nature » de l'… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *Époque, mode de vie, mais aussi style littéraire et artistique, le Biedermeier coïncide avec la période de 1815-1848, celle du Vormärz et de la Restauration, celle de Junge Deutschland et de la Sainte-Alliance, celle de la paix après les guerres sanglantes et celle du régime répressif de Metternich en Europe centrale. Le philistin naïf et borné qui… Lire la suiteÉcrit par : M. NUGUE
… *Fils d'un communiste assassiné à Auschwitz par les nazis, élevé dans la tradition communiste, membre des Jeunes Pionniers, puis du Parti socialiste unifié, Wolf Biermann, né à Hambourg en 1936 et passé à l'Est en 1953, disposait de tous les atouts permettant d'espérer une carrière paisible dans le pays qu'il avait choisi. Après avoir étudié, de… Lire la suiteÉcrit par : M.-T. CADOT
… *La jeunesse de Bobrowski a une importance déterminante pour son œuvre ultérieure dont elle fournit les thèmes majeurs et les images clés. Il est né à Tilsit. Ses ascendants paternels et maternels sont tous implantés dans la région qui se situe entre Vistule et Niemen, ils sont protestants et certains baptistes. Son père travaille aux chemins de fer… Lire la suiteÉcrit par : Michèle MONTEIL
*Écrivain et citoyen allemand « à part entière », Heinrich Böll a reçu pour son œuvre abondante, traduite en trente-cinq langues, de nombreux prix (dont le prix du Groupe 47, le prix Büchner, le prix de la Tribune de Paris et le prix Nobel de littérature en 1972) et a été président du Pen Club international… Lire la suiteÉcrit par : M. NUGUE
… *La brève destinée de Wolfgang Borchert est placée tout entière sous le double signe du théâtre et de la guerre. Après un stage d'apprentissage dans une librairie, Borchert devient acteur dramatique, lorsqu'à vingt ans il est incorporé et envoyé sur le front oriental où il est grièvement blessé. Soupçonné de s'être lui-même infligé cette blessure et… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *De son vrai nom Löb Baruch, Börne est né dans le ghetto de Francfort-sur-le-Main : on comprend par là son admiration pour l'œuvre d'émancipation de la Révolution française. Héritier de l'Aufklärung, admirateur de Lessing et de Jean-Paul, Börne est l'un des premiers journalistes patriotes et républicains allemands. On a exagéré ses démêlés avec… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MARGOLIN
… *Humaniste alsacien, principalement célèbre comme auteur de la Nef des fous. Issu d'une modeste famille de Strasbourg, le jeune Sébastien Brant n'en reçoit pas moins une excellente éducation, d'abord à Sélestat puis, à partir de 1475, à la toute nouvelle université de Bâle, au cœur de cette cité qui va devenir le centre de l'humanisme… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
… *Volker Braun naît à Dresde en 1939, quelques mois avant que les troupes nazies envahissent la Pologne et qu'éclate la Seconde Guerre mondiale qui lui ravira son père. Après des études secondaires et le baccalauréat, il commence des études de journalisme. Mais son attitude politique provocatrice lui ferme les portes de l'université. Vient alors le… Lire la suiteÉcrit par : Philippe IVERNEL
Dans le chapitre "Situation de Brecht" : … sont mises au service d'une nouvelle conception du spectacle, essentiellement politique... *Brecht a commencé par admirer Villon, Rimbaud, Kipling, et par imiter Wedekind. Ce dernier ne dédaignait pas d'interpréter ses propres poèmes, ainsi Brecht, armé de sa guitare. Le principal de ses recueils a été publié en 1927 : Les Sermons… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
… Travaille comme dramaturge au Deutsches Theater de Berlin, sous la direction de Max Reinhardt. * Homme pour homme, première expression du théâtre épique. Les Sermons domestiques, un de ses principaux recueils de poésie. L'Opéra de quat'sous sur une musique de Kurt Weill, connaît un grand succès. À travers les courtes… Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
… *« Mon âme est une danseuse passionnée ; elle va dansant sur une musique intérieure qu'elle est seule à percevoir », disait d'elle-même cette attirante et inquiétante Bettina, qui pour ses raisonnables détracteurs n'est qu'une extravagante mythomane et, pour ceux qui restent sensibles à ses dons d'enchanteresse, demeure une des plus poétiques… Lire la suiteÉcrit par : André SOUYRIS
Dans le chapitre "Un élève des romantiques d'Iéna" : … Brentano* fit ses débuts littéraires dans la capitale du romantisme qu'était alors Iéna, en publiant, dès 1800, contre Kotzebue et les ennemis du romantisme en général, une satire, Gustav Wasa, et, en 1801-1802, le roman Godwi. Les analogies avec le Wilhelm Meister de Goethe, modèle de tous les romans romantiques, ne… Lire la suiteÉcrit par : André SOUYRIS
*Cet écrivain difficile, dont l'audience n'a cessé de s'élargir, est l'un des plus grands romanciers de langue allemande qu'ait connus le xxe siècle. Il avait quarante ans passés quand il a quitté le monde des affaires pour aborder la carrière littéraire. Mais, depuis longtemps déjà, il… Lire la suiteÉcrit par : Lore de CHAMBURE
… *Écrivain, philosophe, dramaturge, compositeur, Max Brod, sur la scène culturelle du demi-siècle passé, compte au nombre des personnalités les plus diverses que l'on connaisse. Pourtant sa réputation tient moins à l'œuvre qu'il laisse qu'au renom dont il jouit comme éditeur et interprète de Kafka. Né à Prague, où il vivra jusqu'en 1939, Brod étudie… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Né* le 6 février 1918 à Weimar, le collectionneur d'art et auteur allemand Lothar-Günther Buchheim étudie la dure vie de l'équipage des sous-marins allemands dans son roman autobiographique Das Boot (1973, Le Styx, 1977), inspiré de sa propre expérience sur le sous-marin U-96 durant la Seconde Guerre mondiale. Si Buchheim publie… Lire la suiteÉcrit par : Philippe IVERNEL
*Les deux drames de Büchner, La Mort de Danton (1835) et Woyzeck (rédigé sans doute en 1836-1837, mais publié pour la première fois en 1879 seulement), n'ont rencontré leur véritable public qu'à la fin du xixe siècle et sous la république de Weimar. C'est aussi qu'ils… Lire la suiteÉcrit par : Lionel RICHARD
Écrit par : Lore de CHAMBURE
… *Né près de Halberstadt dans le Harz, fils de pasteur, Gottfried August Bürger étudie d'abord la théologie avant de se tourner vers le droit. À Göttingen, il fréquente les membres du Göttinger Hain, cercle d'écrivains auquel appartient Voss, traducteur célèbre de L'Iliade et de L'Odyssée. Bürger s'essaye, lui aussi, dans cette voie… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie VALENTIN
… Formée d'abord à la langue et aux lettres allemandes, Liliane Meffre s'est attaquée courageusement à* cet étrange ouvrage, si peu familier aux Allemands d'aujourd'hui, plus cité que lu, que fut Bébuquin, ou les Dilettantes du miracle (1912). Les appréciations que portèrent sur le texte l'Alsacien Yvan Goll (« l'œuvre la plus abstraite et la… Lire la suiteÉcrit par : Jean BOLLACK
*L'œuvre lyrique de Paul Celan, pseudonyme de Paul Antschel, s'est imposée dès son vivant comme l'une des créations littéraires les plus fortes du xxe siècle. La place exceptionnelle qu'elle occupe parmi les grandes explorations esthétiques découle de sa maîtrise dans le maniement libre et… Lire la suiteÉcrit par : Paul LAVEAU
*Peu d'écrivains furent aussi écartelés entre deux pays, deux siècles, deux traditions que Louis Charles Adélaïde Chamisso de Boncourt (connu sous le prénom d'Adelbert). Les suites de 1789 placèrent ce gentilhomme champenois au carrefour de la France et de la Prusse, de l'Aufklärung et des nationalismes du … Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Écrit par : Christian HELMREICH
Écrit par : Christian HELMREICH
Écrit par : Claude PORCELL
Écrit par : Raymonde TEMKINE
… Le grand *écrivain et auteur dramatique autrichien Thomas Bernhard (1931-1989) n'est jamais allé chercher très loin son inspiration. On peut dire qu'une large partie de son œuvre est autobiographique, en clair dans ses récits, d'une manière à peine voilée dans ses pièces. S'il n'y figure pas à visage découvert – le genre en exclut pratiquement l'… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
… Invité* en 1997 à l'université de Zurich, W. G. Sebald choisit comme sujet de ses conférences la « Guerre aérienne et [la] littérature ». Le texte légèrement remanié parut en Allemagne deux ans plus tard sous le même titre (De la destruction comme élément de l'histoire naturelle, trad. P. Charbonneau, Actes Sud, Arles, 2004). L'auteur… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Écrit par : François-René MARTIN
… En* 1802, l'écrivain et critique allemand Friedrich von Schlegel (1772-1829) arrive à Paris, où il restera jusqu'en 1804. Il commence à y publier ses Descriptions de tableaux, dans la revue Europa qu'il anime. (Ces cinq essais sont parus en 2003, dans une édition établie, présentée et traduite par Bénédicte Savoy, coll. Beaux-Arts… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Écrit par : Lionel RICHARD
Devenu* célèbre en Europe avec son roman Berlin Alexanderplatz (1929), Alfred Döblin est l'un des représentants les plus importants de la « modernité » dans la littérature de langue allemande du xxe siècle. Il s'est voulu un rénovateur du genre romanesque. Rejetant la tradition du… Lire la suiteÉcrit par : Dieter HORNIG
… *Dernier grand romancier — et sans doute le plus « viennois » — de la prestigieuse lignée des Musil, Broch, Roth et Canetti, Heimito von Doderer est issu de la bourgeoisie viennoise. Il fréquente la jeunesse dorée de l'entre-deux-guerres et adhère brièvement à l'idéologie nazie dont il se détourne avant l'Anschluss. Toute son œuvre témoignera d'une… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Écrit par : Universalis
… Auteur dramatique* allemand né le 19 décembre 1925 à Oberlind (Thuringe). Étudiant à l'université de Munich, Tankred Dorst s'intéresse au théâtre de marionnettes, au théâtre de clowns et à la parabole. Il expérimente ces différentes formes dans ses premières pièces. Dans Gesellschaft im Herbst (1960, Société en automne), un homme d… Lire la suiteÉcrit par : Anne UBERSFELD
Dans le chapitre "Les théories" : … *La théorie du drame romantique connaît son début en Allemagne en plein xviiie siècle avec Lessing et sa Dramaturgie de Hambourg (Laocoon, 1766) qui annonce d'abord le drame bourgeois. Ces textes décisifs marquent une rupture violente avec les idéaux du classicisme français et sont un plaidoyer… Lire la suiteÉcrit par : Dominique JEHL
… *Le culte qu'on voue à Annette von Droste-Hülshoff est moins dû peut-être à ses audaces créatrices qu'à la figure exemplaire qu'elle propose à l'interprétation. Elle est d'abord le poète de la Westphalie, où se déroula presque toute sa vie, entre le château de ses ancêtres et sa demeure de Rüschhaus. Cette vie monotone est vouée à la solitude, à la… Lire la suiteÉcrit par : Jean MORTIER
*Friedrich Dürrenmatt irrite et déconcerte. Sans cesse il se dérobe ou répond par une boutade : « Je n'ai pas de biographie. » Rien de moins impersonnel pourtant que cette œuvre qui, par la variété des tons, la rondeur et l'aisance du style, la débauche de l'invention impose bien au contraire, comme massivement… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Romancière autrichienne, d'origine aristocratique, Marie von Ebner-Eschenbach passe sa jeunesse en Moravie, dans le domaine de ses parents, puis à Vienne où elle s'installe définitivement, en 1863, après son mariage avec un officier. Elle s'intéresse aux problèmes sociaux et à leur répercussion sur la psychologie des êtres, en particulier des gens… Lire la suiteÉcrit par : Christian HELMREICH
Écrit par : Georges PAULINE
*Le culte que ses admirateurs lui ont voué a longtemps desservi Eichendorff auprès des critiques spécialisés. Pendant près d'un siècle, on n'a le plus souvent vu en lui que le chantre de la forêt allemande – un de plus –, celui de la nostalgie commune à tant de romantiques, de la Wanderlust, la joie… Lire la suiteÉcrit par : Gérard RAULET
… *Günter Eich est né à Lebus-sur-Oder. En 1918, la famille quitte le Brandebourg pour Berlin puis Leipzig, où Eich passe son baccalauréat. Il étudie ensuite la sinologie à Berlin (1925), et publie, dès 1927, ses premiers poèmes dans l'anthologie de Willi Fehse et Klaus Mann, Anthologie jüngster Lyrik. Il écrit ensuite, en collaboration, une… Lire la suiteÉcrit par : Liliane MEFFRE
Dans le chapitre "L'art, création d'un monde nouveau" : … intention. Ses premiers articles en 1910 dans Der Demokrat traitent de Gide et de Claudel. *Sa première œuvre littéraire, Bebuquin ou les Dilettantes du miracle, publiée en 1912 par Die Aktion, est dédiée à Gide. Quelques chapitres avaient déjà paru en 1907 sous le titre « Herr Giorgio Bebuquin » dans Die Opale,… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Écrit par : Isabelle KALINOWSKI
Écrit par : Aliette ARMEL
… En *1999, la traduction des deux livres publiés en allemand par W. G. Sebald – Les Émigrants (trad. Patrick Charbonneau, Actes sud) et Les Anneaux de Saturne (trad. Bernard Kreiss, Actes sud,) – a suscité en France un très vif intérêt après avoir rencontré aux États-Unis un grand succès. Qualifiés par leur auteur de fictions, ces… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *L'Empfindsamkeit, la plus forte et la plus universelle des manifestations préromantiques, déferla d'Ouest en Est entre 1740 et 1790 sur toute l'Europe littéraire et artistique. La vague, partie de l'Angleterre, balaya devant elle le rationalisme tranquille de l'Aufklärung (les Lumières) pour le remplacer par l'inquiétante nostalgie de l'au-delà de… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
*Poète et essayiste, mais aussi auteur dramatique et romancier, Hans Magnus Enzensberger s'est illustré dans tous les genres littéraires, y compris les pièces radiophoniques, les livrets d'opéra, les livres pour la jeunesse et les scénarios de films. Écrivain engagé, se méfiant de l'ordre établi et des pensées… Lire la suiteÉcrit par : Jérôme BINDÉ, Lotte H. EISNER, Lionel RICHARD
Dans le chapitre " Littérature" : … En *littérature, l'emploi du mot expressionnisme suit presque immédiatement ses premières apparitions dans le vocabulaire des arts plastiques. En 1911, un jeune écrivain de formation philosophique, Kurt Hiller, s'en prend aux « esthètes » : ils ne sont rien d'autre, estime-t-il, que « des plaques de cire enregistrant des impressions ». Il leur… Lire la suiteÉcrit par : André DABEZIES
Dans le chapitre "La transfiguration du héros romantique" : … n'a pas donné à l'homme le plus noble des instincts pour le rendre à jamais malheureux... » *Mais ce sont surtout les jeunes poètes, déjà romantiques, de la génération suivante qui consacrent un type nouveau de Faust : Maler Müller en 1776-1778, Klinger en 1791, d'autres encore. Leur Faust est à leur image, un titan en révolte contre ce… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Écrit par : Didier MÉREUZE
… Né* à Fiume, grandi à Belgrade, Budapest, Presbourg, Vienne et Munich, Ödön von Horváth (1901-1938) n'a cessé de dénoncer les frustrations et les dérives d'une petite-bourgeoisie qui allait faire le lit du national-socialisme. Ainsi que l'écrivit Klaus Mann, il aurait pu, comme tant d'autres, « très bien s'arranger avec l'Allemagne nazie ». Mais « … Lire la suiteÉcrit par : Hélène FEYDY
… *Poète baroque allemand, Paul Fleming est l'un des meilleurs représentants du lyrisme de son siècle. Fils d'un pasteur luthérien, il est né le 5 octobre 1609 à Hartenstein, en Saxe. Remarqué pour sa précocité, il est envoyé, dès l'âge de douze ans, à l'école Saint-Thomas de Leipzig. Il sera l'élève du maître de chapelle Hermann Schein, auteur de… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BELMONT
Dans le chapitre "Les genres" : … avait épuisé pour près de deux siècles l'intérêt porté à la littérature orale. En revanche, en *Allemagne, contes et légendes mobilisent une grande partie des travaux des frères Grimm. En 1860, les Kinder- und Hausmärchen ont déjà eu sept éditions progressivement enrichies, tandis que le troisième volume, Anmerkungen (les « … Lire la suiteÉcrit par : Éliane KAUFHOLZ
*On peut être surpris du silence qui, en France, a longtemps entouré ce descendant de huguenots français devenu l'un des grands écrivains allemands du xixe siècle. Rares jusqu'à ces dernières décennies ont été les traductions en français de son œuvre : ce retard est en train de se combler… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
… *Historien, humaniste, esprit indépendant, Sébastien Franck fait entendre, dans la tourmente religieuse du xvie siècle, la voix de la tolérance et de la liberté de pensée. Seule importe pour lui la foi individuelle en un Dieu que n'emprisonnent ni les dogmes, ni les Écritures, ni les rituels, ni les théologiens. Ses courageuses… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Romancier* et dramaturge allemand appartenant au courant expressionniste, né le 4 septembre 1882 à Würzburg (Danemark), mort le 18 août 1961 à Munich (R.F.A.). Après avoir étudié la peinture à Munich en 1904 et avoir gagné sa vie grâce à son art, Leonhard Frank se tourne vers la littérature. En 1914, farouchement opposé à la Première Guerre mondiale… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Fils d'instituteur et détestant son métier (le commerce), Ferdinand Freiligrath commence par écrire des Poèmes exotiques (Gedichte, 1838). En 1841, il écrit un poème intitulé D'Espagne (Aus Spanien) : « Le poète se situe dans un observatoire bien plus élevé que les créneaux d'un parti. » Freiligrath, cependant,… Lire la suiteÉcrit par : Gérald STIEG
… *Né à Vienne de parents juifs, Erich Fried a dû quitter l'Autriche après l'Anschluss en 1938. Établi en Angleterre, d'abord comme travailleur occasionnel, puis comme collaborateur de la B.B.C., il devient un remarquable traducteur de Dylan Thomas, de T. S. Eliot et surtout de Shakespeare. Au centre de sa propre œuvre, il y aura, du début (avec les… Lire la suiteÉcrit par : Daniel ZERKI
… *Romancier, essayiste et auteur dramatique suisse de langue allemande, Max Frisch est né à Zurich dans une famille d'origine autrichienne. Il entreprend tout d'abord des études littéraires qu'il doit interrompre, en 1933, à la mort de son père. Il fait du journalisme, voyage beaucoup, écrit un premier roman, Jürg Reinhart (1934) et, en 1936… Lire la suiteÉcrit par : Lore de CHAMBURE
… *On rapporte qu'au sortir d'un entretien avec Gellert sur la situation de la littérature allemande, Frédéric II dit en français : « C'est le plus raisonnable de tous les savants allemands. » En effet, ce littérateur-philosophe a tenté sa vie durant de lier l'idéal des Lumières au contenu traditionnel du christianisme et aux acquis fragiles de la… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Le rôle et l'influence de Stefan George restent très discutés en Allemagne. Les uns voient en lui le grand restaurateur du lyrisme, l'esthète au-dessus de la mêlée ; les autres un poète ésotérique et réactionnaire, se complaisant dans la grandiloquence et le formalisme (ainsi Brecht en 1928 : « Le vide des poèmes de George ne me dérangerait pas ;… Lire la suiteÉcrit par : Karl HAMMER
… *Produit de la société bourgeoise de son temps, Gervinus doit être compté parmi ses plus importants porte-parole. Il était convaincu que l'abolition des barrières de classes, la libération des servitudes traditionnelles ainsi que l'appel au talent et à la production créeraient infailliblement un ordre social plus naturel, plus juste, donc meilleur.… Lire la suiteÉcrit par : Pierre BERTAUX
*« Voilà un homme ! » dit Napoléon à son entourage après avoir, en 1808, accordé à Goethe une audience. Il avait touché juste. Être un homme, telle était bien toute l'ambition de Goethe. Bien sûr, il doit sa gloire à son œuvre littéraire. Mais, poète, il n'était pas pour autant un homme de lettres. Son œuvre… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
… * Naissance de Goethe à Francfort-sur-le-Main. À Strasbourg, où il poursuit ses études, Goethe se lie avec Herder. Avec lui, il va participer au Sturm und Drang, mouvement de réaction aux Lumières. Architecture allemande. Première version du drame Goetz von Berlichingen. Les Souffrances du jeune Werther (1re … Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Poète lorrain, Ivan Goll a écrit en langue française et en langue allemande. Ses premiers écrits le font classer dans le mouvement expressionniste allemand. Le Canal de Panama, tract lyrique, parut en 1914 sous le pseudonyme d'Iwan Lassang. Le poète y décrit la lutte des éléments contre l'homme, et le percement héroïque du canal. Pendant… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *La vie de Görres, Rhénan né à Coblence, suit les fluctuations variées de la politique de son époque : journaliste à La Feuille rouge (Das rote Blatt, 1797), Görres adhère aux idées de la Révolution française et, à la tête d'une délégation allemande, vient réclamer à Paris l'annexion de la rive gauche du Rhin par la France. L'… Lire la suiteÉcrit par : Denis COUTAGNE
… *Poète courtois allemand, auteur, en 1210 environ, de Tristan et Isolde. Les éléments biographiques concernant Gottfried de Strasbourg demeurent très pauvres et se réduisent aux suppositions qu'on peut tirer de son long poème, d'ailleurs inachevé et complété ensuite par Ulrich von Turhem et par Heinrich von Freibert ; on ignore même les… Lire la suiteÉcrit par : Lore de CHAMBURE
… *Tenu jusqu'en 1740 pour le pape de la littérature, Gottsched est peu après attaqué de toutes parts : ses disciples l'abandonnent, la troupe de comédiens avec laquelle il travaillait le tourne sur scène en dérision (1741) et, en 1759, Lessing le prend violemment à partie dans une de ses lettres sur la littérature. Le temps aidant, on s'aperçoit… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Mort à trente-cinq ans, le dramaturge allemand Grabbe est le type même du génie théâtral. Fils d'un directeur de prison, son premier souvenir est d'avoir tenu compagnie à un condamné à mort. Son théâtre est celui de la démesure, du grotesque et du satirique. À vingt et un ans, il écrit Herzog Theodor von Gothland, une pièce échevelée qui… Lire la suiteÉcrit par : Julien HERVIER
*À la parution de son livre Le Tambour, en 1959, l'enthousiasme de la critique fut presque unanime.Écrit par : Michel-François DEMET
*Les deux faces antithétiques de la personnalité de tendance schizoïdique – introversion marquée, mais aussi recherche d'appartenance à une communauté – dictèrent à Franz Grillparzer, considéré aujourd'hui comme le plus grand dramaturge autrichien, une œuvre diverse où s'opposent, apparemment, des « … Lire la suiteÉcrit par : Michel-François DEMET
*À l'époque la plus troublée de son histoire, pendant la guerre de Trente Ans, l'Allemagne ne produit guère que d'interminables romans galants, traduits ou imités de Mlle de Scudéry, ou encore des récits parfaitement intemporels sur des héros, tel Arminius, incarnant en d'autres temps l'énergie de l'… Lire la suiteÉcrit par : André BANULS
… *Sans être gentilhomme, Friedrich Melchior Grimm, originaire de Ratisbonne, put faire des études à l'université de Leipzig, où il fréquenta l'illustre Gottsched et ses amis ; puis il partagea le sort des jeunes gens sans fortune de son temps et devint précepteur chez le comte de Schomberg, qui l'emmena avec lui à Paris en 1748. Là il devint « … Lire la suiteÉcrit par : Michel-François DEMET
*Il est sans doute peu d'œuvres qui aient connu à l'égal des Contes des frères Grimm une telle fortune auprès des lecteurs de tout âge et de toutes les couches sociales. Ce succès durable est à la fois mérité et injuste : il rend certes hommage au génie littéraire des deux frères, mais il… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GIRAUD
Le Groupe 47 est un rassemblement *d'écrivains et de critiques d'Allemagne occidentale qui se constitue en 1947, à l'initiative de Hans Werner Richter. Au cours de sessions, d'abord pluriannuelles, puis, à partir de 1954, simplement annuelles, de jeunes écrivains, encore inconnus, lisent des extraits de leurs… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Sous le pseudonyme d'Anastasius Grün se cache Anton Alexander, comte d'Auersperg, un noble de haute lignée autrichienne. Il fréquente la cour et, avant 1848, rencontre un Metternich parfaitement au courant des activités bourgeoises, révolutionnaires et littéraires de « monsieur Anastasius Grün ». En 1848, on le retrouve au Parlement de Francfort.… Lire la suiteÉcrit par : Lore de CHAMBURE
… *Tributaire de la littérature latine du Moyen Âge, Andreas Gryphius prend pour devise Manet unica virtus (Seule est durable la vertu). Une autre formule latine résume la thématique de son œuvre : Vanitas mundi. On le voit, Gryphius est enfant de son siècle, sans toutefois se confiner au seul baroque. C'est à Glogau, en Silésie, qu'… Lire la suiteÉcrit par : Lore de CHAMBURE
… *Né en Silésie d'un père médecin, Johann Christian Günther est, de 1710 à 1715, élève au lycée de Schweidnitz où il tombe amoureux de Leonore Jachmann. Il lui dédie des poèmes d'amour passionnés, se fiance à elle. Mais, étudiant à Leipzig, voilà qu'il jette sa gourme et devient volage. Seule une grave maladie le fait revenir auprès de Leonore qu'il… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *L'un des chefs de file de la Jeune-Allemagne — « école » littéraire qui n'a jamais vraiment existé, mais qui a servi d'étiquette pour justifier la répression qui s'est abattue en 1835 sur les écrivains et journalistes libéraux. Polémiste remarquable, influencé par Goethe, par Saint-Simon et par les utopistes, Gutzkow a édité un important journal de… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline BROSSOLET
… *Physiologiste suisse et écrivain d'expression allemande. Haller commence en 1723 ses études médicales à Tübingen et les termine (1727) à Leyde, auprès de Boerhaave. Il voyage ensuite quelque temps et enseigne l'anatomie à Bâle en 1729. Nommé en 1734 professeur d'anatomie à l'université de Berne, sa ville natale, il part deux ans plus tard pour… Lire la suiteÉcrit par : Antoine FAIVRE
… *Les écrits de Hamann, le « mage du Nord », restent difficilement accessibles à ceux que rebutent les aphorismes, les apophtegmes déclamatoires, le langage « hiéroglyphique ». C'est au cours d'un voyage en Angleterre que Hamann passa par une expérience de type piétiste, qu'il relata peu après dans Gedanken über meinen Lebenslauf (1758-1759… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Écrit par : Lore de CHAMBURE
… *À lire la vaste production romanesque de l'Autrichienne Enrica von Handel-Mazzetti, une comparaison musicale s'impose : le thème varié. Ce qu'elle écrit repose en effet sur un principe quasi exclusif : l'antagonisme entre catholicisme et protestantisme. Dans ses romans, l'auteur ne cesse de le représenter et de l'expliquer. Dans sa vie, toutefois,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre SERVANT
… *Le premier en date des grands classiques du roman courtois en Allemagne (G. Zink). D'après les quelques témoignages littéraires qui nous sont parvenus (Wolfram d'Eschenbach, Gottfried de Strasbourg) et les renseignements qu'il nous a fournis lui-même dans ses œuvres, nous savons que Hartmann von Aue était d'origine souabe, chevalier de naissance… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Porte-parole de l'expressionnisme, Hasenclever a écrit avec Le Fils (1916) la première pièce expressionniste jouée en Allemagne. Dans cette pièce déterminante, le père symbolise tout ce qui opprime l'être humain. La révolte du fils est sans compromis ; c'est la fin de tout un système, de toute une époque qu'elle annonce. Dans ses poèmes,… Lire la suiteÉcrit par : Michel-François DEMET
*L'œuvre de l'Allemand Gerhart Hauptmann est marquée par l'incapacité de son auteur à maîtriser une pensée claire, logique et rectiligne ; Thomas Mann caricaturera cette incapacité dans son roman La Montagne Magique (Der Zauberberg) sous les traits de Mynheer Peeperkorn. La vie de… Lire la suiteÉcrit par : Michel-François DEMET
*Hebbel, dramaturge, poète, nouvelliste, compte parmi les grands écrivains d'Allemagne qui n'ont conquis que lentement la gloire dans leur pays et qui restent très peu connus hors des frontières nationales. Certes, ce fils de maçon né à Wesselburen dans le Holstein, qui traversera toute l'Allemagne à… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Hebel peut être considéré comme le fondateur de la poésie dialectale alémanique. Mais il est aussi, avec Kleist, le créateur d'une forme littéraire nouvelle : l'anecdote. Son influence ira jusqu'à Kafka et Brecht. Les histoires pour almanach qu'il écrivit à Karlsruhe parurent dans L'Ami du foyer rhénan (Der rheinländische Hausfreund… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
… *Lorsque Christoph Hein reçut en 1982 le prix Heinrich Mann, l'écrivain Peter Hacks le présenta dans sa laudatio comme une exception : dramatique dont les romans sont des succès, un romancier doué pour l'écriture dramatique. À l'époque, Peter Hacks ne pouvait pas savoir que l'auteur se révélerait être également non seulement un essayiste… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GRAPPIN
*Plus d'un siècle après sa mort, Heine demeure un écrivain discuté, en particulier dans son propre pays. Sans qu'on lui dénie du talent, sa personne est souvent mise en cause et son nom passionne les débats. Auteur de lieder, et parmi les plus populaires dans les pays de langue allemande, il semblerait devoir… Lire la suiteÉcrit par : Claude LECOUTEUX
… *Originaire du château de Morungen, près de Sangerhausen, en Thuringe, le ministérial Henrich von Morungen, un des grands représentants de l'été du Minnesang, fait ses débuts poétiques vers 1190. Des documents attestent son existence en 1217-1218. Ce sont là les seuls éléments sûrs dont nous disposons. À la charnière du xve… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Poète du Sturm und Drang, né en Thuringe, Heinse est un esprit républicain. Fils de pasteur, il fuit le lycée, étudie à Iéna, à Erfurt, puis il voyage en Allemagne et en Italie. En 1789, on le retrouve bibliothécaire chez l'archevêque de Mayence, un des esprits les plus libres de son temps. L'œuvre principale de Heinse, Ardinghello ou les Îles… Lire la suiteÉcrit par : Christian HELMREICH
Écrit par : Olivier JUILLIARD
… *Né dans une famille très modeste de Prusse orientale (son père était maître d'école, après avoir été tisserand en Silésie), Herder acquit rapidement une très large culture personnelle par la lecture obstinée de tous les livres qu'il trouvait ; étudiant en théologie à Königsberg, il y suivit l'enseignement de Kant et s'y lia d'amitié avec Hamann. Il… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *D'abord journaliste, Georg Herwegh dirige la revue Europa à Stuttgart (1837). Il s'enfuit en Suisse pour échapper au service militaire (1839). Ses Poésies d'un vivant (Gedichte eines Lebendigen, 1841), dont le titre répond avec ironie aux Poésies d'un défunt du prince Pückler-Muskau, le rendent célèbre du jour au… Lire la suiteÉcrit par : Barbara BELHALFAOUI
*Hermann Hesse, poète, romancier, critique et éditeur, appartient à cette famille d'auteurs qui étonnent, irritent et provoquent, mais suscitent également l'enchantement et l'enthousiasme. Son œuvre semble, en tout cas, exclure l'indifférence. Cela tient avant tout aux critiques de Hesse lui-même,… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
… Né* à Stettin en 1880, mort en France en 1941, dans cette capitale de l'émigration allemande qu'a été Sanary-sur-mer, Franz Hessel a vécu toutes les turbulences de la première moitié du xxe siècle : la vie de bohème des artistes allemands dans le Schwabing de 1900, les avant-gardes à Paris et à Berlin avant la Première Guerre… Lire la suiteÉcrit par : Françoise AURIVAUD
… *Le nom de Georg Heym reste associé à l'expressionnisme. Les adeptes de ce mouvement renvoient dos à dos les deux doctrines littéraires dominantes à l'époque : naturalisme et néo-romantisme ; c'est un nouveau rapport réalité-individu qu'ils cherchent à définir. L'homme est devenu l'outil d'une économie capitaliste en plein essor, un simple numéro… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
… *Étonnant parcours que celui de cet autodidacte issu du milieu prolétarien est-allemand et rejeté par « l'État des paysans et des ouvriers », la R.D.A., qui prétendait pourtant faire de ceux qui travaillaient dans la « production » les nouveaux intellectuels. En revanche, dès ses premières publications en Allemagne de l'Ouest, la critique et les… Lire la suiteÉcrit par : Michel-François DEMET, Marc Henri VIGNAL
*Ernst Theodor Wilhelm Hoffmann, musicien, écrivain et poète allemand qui, par amour de la musique et de Mozart, prit le troisième prénom d'Amadeus, fut peut-être poète parce qu'il était mauvais fonctionnaire, contrairement à l'affirmation de son épitaphe mortuaire qui nous dit qu'il fut « excellent… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
*Hugo von Hofmannsthal avait le sentiment très fort d'être l'héritier d'une tradition viennoise, et donc européenne, puisque la capitale des Habsbourg avait été le point de rencontre entre les cultures allemande, espagnole, italienne et restait une capitale de la culture centre-européenne. La première… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre LEFEBVRE
Hölderlin est devenu une sorte d'emblème de la *poésie allemande, et son nom, comme ceux de Paul Celan ou de Rilke, auxquels il est associé par des liens contradictoires, est employé dans le monde entier comme le shibboleth, le signe de reconnaissance et de connivence qu'échangent ceux… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Écrit par : Marc CERISUELO
… Voici* comment Robert Musil décrit le « sens du possible », qui anime tout le projet de L'Homme sans qualités : « L'homme qui en est doué, par exemple, ne dira pas : ici s'est produit, va se produire, doit se produire telle ou telle chose ; mais il imaginera : ici pourrait, devrait se produire telle ou telle chose et quand on lui dit d'une… Lire la suiteÉcrit par : Renée SAUREL
Dans le chapitre "Le destin tragique d'un « sans-patrie »" : … à Presbourg (aujourd'hui Bratislava), puis à Vienne, à Venise, à Belgrade, à Munich et à Budapest. *Écrivain d'expression allemande, c'est en Allemagne qu'il sera reconnu et joué. Il reste néanmoins un Heimatlos, un sans-patrie. De l'ancien Empire austro-hongrois, qui avait réuni plus de deux cents nations et qui, en dépit de sa très… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Hroswitha* von Gandersheim est considérée comme la première poétesse allemande. Née vers 935 dans une famille noble, Hroswitha (ou Hrotswitha, Hrotsvit, Roswitha) entre vers l'âge de vingt-trois ans au couvent des bénédictines de Gandersheim, où elle passera le reste de sa vie. Afin de neutraliser la moralité païenne qui règne dans les œuvres… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Jacques POLLET
… *Peter Huchel aura été un poète partagé entre les deux Allemagnes. Né dans « la troisième nuit d'avril » 1903 à Berlin-Lichterfelde, il fait ses timides débuts d'écrivain à partir de 1925. Il collabore épisodiquement à différentes revues (Die Kolonne, Die literarische Welt) et écrit quelques pièces radiophoniques. Il s'affirme… Lire la suiteÉcrit par : Giovanni LISTA
… *Avant la Première Guerre mondiale, Richard Huelsenbeck, né à Frankenau en Allemagne, est déjà parmi les jeunes poètes et écrivains expressionnistes qui fréquentent, à Berlin, le café des Westerns et affichent des idées antimilitaristes. Réformé en février 1916, il rejoint à Zurich Hugo Ball, qui vient de fonder le cabaret Voltaire. Dès son arrivée… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VOGLER
… *Né dans une famille de hobereaux franconiens, Ulrich von Hutten fut envoyé à l'abbaye de Fulda pour s'y préparer à la carrière ecclésiastique. Il s'en sauva, encourant la malédiction de son père, pour une vie errante à travers l'Allemagne et l'Italie. Dans ce pays (1512-1513), il conçut une vive antipathie pour la cour de Rome et un ardent désir de… Lire la suiteÉcrit par : Lionel RICHARD
… *Né près de Hambourg dans une famille de constructeurs de navires, Hans Henny Jahnn est l'un des écrivains allemands les plus audacieux et les plus complexes du xxe siècle. Pour l'essentiel, ses livres sont tirés des expériences de sa propre vie. Ils sont traversés par le thème de l'homosexualité ou, plus exactement, de l'… Lire la suiteÉcrit par : Bernard LORTHOLARY
Écrit par : Nicole BARY
Prix *Nobel de littérature en 2004, romancière, essayiste, auteur de nombreuses pièces de théâtre, de pièces radiophoniques et d'un scénario de film (Malina, adaptation du roman d'Ingeborg Bachmann pour Werner Schroeter), traductrice et intellectuelle engagée, Elfriede Jelinek est sans doute l'écrivain… Lire la suiteÉcrit par : M. NUGUE
… *D'origine poméranienne, Uwe Johnson a fait ses études de germanistique à Rostock et à Leipzig, avant de s'établir en 1959 en République fédérale. Il a donc vécu de manière directe le problème de la séparation des deux Allemagnes, qui tient, de fait, une place prépondérante dans son œuvre. Sans prendre parti pour l'un ou l'autre des deux régimes, il… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
… Je* considère la forme du conte de fées, mélangée à la farce, comme particulièrement indiquée par les temps qui courent, puisque à travers cette forme, on peut dire beaucoup de choses qu'autrement, il serait impossible de dire », écrit Ödön von Horváth en 1935, à l'époque où il rédige Le Jugement dernier. Il est alors interdit de séjour en… Lire la suiteÉcrit par : Julien HERVIER
*Peu d'écrivains allemands contemporains ont fait l'objet de controverses aussi vives qu'Ernst Jünger. Sa personnalité comme son œuvre – et chacune témoigne pour l'autre dans un échange réciproque – ont suscité autant d'enthousiasmes sans réserve que d'attaques passionnées. Même si l'hostilité politique nuit… Lire la suiteÉcrit par : Marthe ROBERT
*Franz Kafka passe un peu partout pour le symbole même de la littérature d'avant-garde. Son œuvre étant des plus énigmatiques, elle a donné lieu à une foule d'interprétations plus ou moins ingénieuses, qui ont toutes le défaut d'être extérieures aux textes, et de refléter moins la réalité vivante de l'écrivain… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GIRAUD
… *À l'écart des groupes et des courants littéraires, ce poète allemand, comblé de prix et de distinctions, est également connu pour ses nouvelles : Ombres allongées (Lange Schatten, 1960), Conversations interurbaines (Ferngespräche, 1966) ; ses essais ; son journal : Des jours, des jours, des années (… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Journaliste et écrivain allemand, rédacteur du journal de la gauche démocrate Neue Leipziger Zeitung, Erich Kästner collabore aux journaux Weltbühne, Berliner Tageblatt et Frankfurter Zeitung. Interdit en 1933, Kästner reçoit cependant une autorisation spéciale pour faire des scénarios de films : Münchhausen… Lire la suiteÉcrit par : Maurice MARACHE
S'il faut classer* Gottfried Keller, c'est évidemment parmi les conteurs réalistes qu'on lui assignera sa place. Pourtant son charme n'est pas seulement dans la fidélité avec laquelle il fait revivre les gens de son pays et de sa ville natale de Zurich, mais tout autant dans les inventions de son imagination… Lire la suiteÉcrit par : Claude DAVID
… guère cessé de voir en lui un des plus grands tragiques – le plus grand peut-être – des lettres *allemandes. Deux de ses pièces au moins – Le Prince de Hombourg et Penthésilée – ont acquis en France droit de cité ; le cinéma a fait connaître La Marquise d'O. L'avenir rendra peut-être bientôt justice au reste de son… Lire la suiteÉcrit par : Lionel RICHARD
… Cousin *du chef d'orchestre Otto Klemperer, Victor Klemperer naquit en 1881 à Landsberg, en Prusse orientale, ville aujourd'hui polonaise sous le nom de Gorzów Wielkopolski. Il était le neuvième enfant d'une famille juive. Son père, qui était rabbin et se réclamait d'un judaïsme progressiste, fut nommé en 1890 à Berlin. Le jeune Victor fut si… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Fils d'une blanchisseuse de Francfort, étudiant en droit, comédien ambulant, puis officier en Russie, Klinger, qui fut l'ami de Goethe, est le dramaturge de la passion, de la liberté et de l'individualisme. Dans Les Jumeaux (Die Zwillinge, 1776), il aborde le problème des frères ennemis. Son drame Sturm und Drang (1776,… Lire la suiteÉcrit par : Jean MURAT
*Klopstock est à la fois au terme d'une évolution que jalonnent les noms de B. H. Brockes, A. von Haller, F. von Hagedorn et des poètes anacréontiques, et le précurseur du Sturm und Drang, du classicisme et du mouvement romantique. C'est dire qu'il est à un tournant de la littérature allemande. Il n'avait que… Lire la suiteÉcrit par : Claude LECOUTEUX
… *Écrivain le plus marquant de la seconde moitié du xiiie siècle, Konrad von Würzburg a laissé une œuvre considérable. Nous sommes peu renseignés sur sa vie, que seuls les noms de ses mécènes permettent de retracer à peu près. Konrad vit le jour à Wurzbourg vers 1230 ; ce n'est pas un aristocrate et il est appelé Meister… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *De son temps, Kotzebue fut l'auteur dramatique le plus célèbre, dépassant, et de loin, en notoriété Goethe et Schiller. Directeur du théâtre de la cour à Vienne en 1798-1800, puis du théâtre allemand de Saint-Pétersbourg, on le retrouve en 1802 à Berlin directeur du journal Der Freimütige (L'Homme sincère). Sur le plan littéraire… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
… Tardivement* connue en France, bien que la traduction française par Clara Malraux de son roman Ginster (1928, Genêt) soit parue dès 1933, l'œuvre de Siegfried Kracauer a été profondément marquée par les grands bouleversements du xxe siècle. Figure de proue de la République de Weimar, cet intellectuel atypique,… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Poète et critique, Karl Kraus est né à Jicin (Bohême). Il surtout connu pour son style satirique étincelant. Sa langue fourmille en inventions remarquables où la culture et le sens du raccourci se conjuguent à l'envi. Son influence à Vienne — à travers ses articles, mais aussi ses lectures publiques — fut grande et, très vite, dépassa les… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
… Lorsque* tout change », écrit Angela Krauss, « on se demande si les objets sont restés les mêmes, et si nos rapports avec eux n'ont pas changé. Paradoxalement, on commence par penser que ce sont les objets qui ont changé. En réalité, c'est notre relation à eux qui s'est modifiée : les objets, les „choses“ servent de révélateur. » Peu d'écrivains… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Jacques POLLET
… *Né à Hanovre, Karl Krolow a vécu de sa plume à partir de 1956, après avoir suivi, à Göttingen et Breslau, des études supérieures de langues et de littératures romanes et germaniques. Il est un grand nom du lyrisme allemand contemporain. Membre de l'Académie bavaroise des beaux-arts, de l'Académie allemande de langue et littérature, il reçoit en… Lire la suiteÉcrit par : Gérard LEGRAND
… *Il a été la preuve vivante de l'impossibilité de réduire l'expressionnisme à un courant pictural. Après une tentative de suicide sur la tombe de sa mère, Alfred Kubin s'engage dans l'armée austro-hongroise. Une nouvelle crise d'aliénation le frappe lors des obsèques de son général, substitut évident de son père. C'est donc un homme absolument et… Lire la suiteÉcrit par : Elisabeth DÉCULTOT
Écrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Poète lyrique et écrivain de langue allemande Else Lasker-Schüler est nièce de rabbin et fille d'architecte ; elle quitte son milieu pour vivre à Berlin une vie bohème parmi les écrivains de la capitale. Liée d'amitié avec Karl Kraus et le peintre Franz Marc (qui appartient au Blaue Reiter), elle distribue à tous ses amis des surnoms : Karl Kraus,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Écrit par : Pierre GRAPPIN
*Les compositions épiques et dramatiques de Nikolaus Lenau, poète autrichien de l'époque postromantique, sont marquées par une inguérissable nostalgie de la liberté. Ses pièces lyriques, ouvertes aux appels de la nature et du vagabondage, ont souvent inspiré les musiciens, à commencer par Franz Liszt, avec… Lire la suiteÉcrit par : Daniel ZERKI
… *Jacob Lenz, pendant quelques années (de 1772 à 1776), fut considéré comme l'un des plus brillants représentants de la génération littéraire du Sturm und Drang. Il était très lié avec Goethe. Leur brouille et la brutale rupture qui s'ensuivit ont précipité son œuvre dans une obscurité et une méconnaissance dont elle a mis plus de cent ans à émerger… Lire la suiteÉcrit par : Jean MURAT
… *L'écrivain Siegfried Lenz est né en 1926 en Masurie, région de Prusse-Orientale qui allait devenir polonaise à la fin de la guerre. Dans un recueil d'essais paru en 1970, Convergences (Beziehungen), Siegfried Lenz définit le rôle de l'écrivain dans la société contemporaine. À ses yeux, l'engagement de l'écrivain est d'abord celui… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GRAPPIN
*Lessing, premier grand critique littéraire et fondateur de la critique théâtrale en Allemagne, fut le « libérateur » de la scène allemande à laquelle il a donné quelques pièces demeurées classiques. Au temps de Diderot et de Voltaire, il se révéla comme la meilleure plume de son pays au service de la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GRAPPIN
… *Dans sa carrière comme sans son œuvre, Georg Christoph Lichtenberg a été un être singulier. Il n'a cessé de combattre l'engouement de ses contemporains pour le génie original cependant que par ses études, ses voyages, son enseignement, sa vie très retirée, lui-même ne répondait à aucun modèle ordinaire, cela étant accentué par l'union d'un physique… Lire la suiteÉcrit par : Lore de CHAMBURE
… *Né à Kiel d'une famille d'officiers appauvris, Detlev von Liliencron, enfant rêveur, fuit les hommes et leur préfère la chasse et la solitude. Il choisit le métier des armes et participe aux guerres de 1866 et de 1870. Un jour, il emmènera sa famille en France, sur les champs de bataille... Des dettes l'obligent, cependant, à quitter l'armée et,… Lire la suiteÉcrit par : Alain VIALA
Dans le chapitre "La multiplication des postulations" : … et favorisant ainsi la puissance du pôle formaliste. C'est pourquoi celui-ci a été moins en vogue* dans l'Allemagne partagée entre plusieurs petits États. En revanche le romantisme de Goethe y tendait à fondre innovation formelle et messages neufs. Dans sa succession, l'ambition formelle et l'ambition idéelle se sont conjuguées dans la conception… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Écrit par : Jean-Louis BESSON
Écrit par : André GISSELBRECHT
*De quatre ans l'aîné de son frère Thomas, Heinrich Mann rompit plus nettement avec son milieu d'origine, la bourgeoisie patricienne de Lübeck. Il était comme Thomas un « sang mêlé », partagé dans ses origines entre l'Allemagne du Nord et le Brésil, « entre les races » (selon le titre d'un roman de 1906… Lire la suiteÉcrit par : Lionel RICHARD
… *Le 18 novembre 1906, à Munich, Katia, l'épouse de Thomas Mann, met au monde leur premier enfant : c'est un fils, qui se prénomme Klaus. Après avoir abandonné ses études sans avoir obtenu aucun diplôme, il va briguer, dès l'âge de dix-sept ans, le titre d'écrivain, à l'instar de son père et de son oncle Heinrich, dont il sera très proche. De 1924 à… Lire la suiteÉcrit par : André GISSELBRECHT
*Jusqu'à ces derniers temps, Thomas Mann, tant admiré et révéré, parfois de loin, avant et après la Seconde Guerre mondiale, passait pour un type d'écrivain périmé. En Allemagne orientale, il a fait longtemps l'objet d'une sorte de culte, voué au grand « humaniste démocrate-bourgeois ». En Allemagne… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
… * Naissance de Thomas Mann, à Lübeck. Apogée du drame réaliste en Europe (Ibsen, Strindberg, Tchekhov, Shaw...). Avec son frère aîné Heinrich, collabore régulièrement à la revue Simplicissimus. Freud publie L'Interprétation des rêves. Thomas Mann publie Les Buddenbrook. Se marie avec Katia Pringsheim, de qui il aura six… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Écrit par : Philippe IVERNEL
… *Né à Cologne, dans une famille de la bourgeoisie juive éclairée, Hans Mayer, après des études à Cologne, Berlin et Bonn, est promu docteur en droit en 1930 et se prépare à une carrière de magistrat. Influencé entre autres par la lecture de Lukács (Histoire et conscience de classe), il se rapproche dès 1928 du mouvement de la jeunesse… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Écrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Un des maîtres de la nouvelle historique de langue allemande. Calviniste, Meyer recherche dans l'histoire la main de Dieu. Admirateur de la Renaissance, il s'identifie au destin des grands hommes du passé. Artiste raffiné, il accorde au style une place importante et cisèle tout ce qu'il écrit. Ses personnages sont un peu marmoréens et semblent… Lire la suiteÉcrit par : Olivier JUILLIARD
… *Romancier et ésotériste allemand, Gustav Meyrink était le fils naturel d'un ministre d'État du Wurtemberg et de Maria Wilhelmine Meyer, l'une des tragédiennes favorites de Louis II de Bavière. Son père ne le reconnaît pas, mais finance ses études ; sa mère se désintéresse rapidement de lui et il éprouvera toujours de la haine à son égard (bien qu'… Lire la suiteÉcrit par : Georges ZINK
*Le terme allemand, que l'on trouve dans une poésie de Walther von der Vogelweide, a été conservé en français. Il est d'usage commode pour distinguer la poésie courtoise allemande de celle des troubadours et des trouvères ; il a, en outre, l'avantage de mettre en relief deux traits essentiels de cette poésie… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Dans le chapitre "Du transnationalisme au cosmopolitisme" : … ukrainienne, mais aussi par rapport au judaïsme de culture yiddish ou hébraïque) explique que cette *littérature juive de langue allemande, non seulement occupe une place à part – éminente – dans l'histoire de la littérature allemande, mais constitue peut-être même une autre littérature, qu'il faudrait appeler « juive allemande ». Les utopies… Lire la suiteÉcrit par : Marc CERISUELO
Écrit par : Maurice CUREAU
… *« Je me suis toujours ressenti comme double », note Christian Morgenstern dans un carnet. De fait, deux natures en apparence contradictoires coexistent en lui : celle du « chercheur de Dieu » et celle de l'humoriste. Mais dans l'esprit du public, le second a effacé le premier. C'est aux grotesques Galgenlieder (Chants du gibet)… Lire la suiteÉcrit par : Henri PLARD
*Peu abondante, l'œuvre de Mörike est d'une qualité constante. Indifférent à la politique, n'estimant guère Heine, le plus connu des poètes polémistes, il porte à une perfection extrême les qualités de l'École souabe : musicalité du vers, plasticité des images, attachement au terroir et à la poésie populaire.… Lire la suiteÉcrit par : Michel-François DEMET
… *Écrivain allemand né à Hameln, le 15 septembre 1727, Karl Philipp Moritz est mort à Berlin le 26 juin 1793. Le milieu modeste où il est né, son enfance pauvre d'apprenti errant sur les routes d'Allemagne l'ont définitivement marqué. Il fréquente tant bien que mal diverses « écoles de latin », voit dans le théâtre le moyen d'une ascension sociale et… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOREL
Écrit par : Nicole BARY
… *« Esthétique de la résistance », l'œuvre de Herta Müller, qui appartient à la dernière génération des écrivains roumains de langue allemande, est née dans une situation d'isolement absolu, due à la fois au contexte linguistique exceptionnel et au vide politique et historique. Lorsqu'en 1988 elle a quitté, pour l'Allemagne fédérale, sa terre natale… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Poète et peintre du Sturm und Drang. L'idylle est le genre où Müller est maître. Les sujets en sont empruntés soit à l'Antiquité, soit à la vie du Palatinat : La Tonte des moutons (Die Schafschur, 1775), Les Cerneaux (Das Nusskernen, 1811). La vie du peuple y est représentée dans sa rudesse et son humour avec un… Lire la suiteÉcrit par : Marcel DETIENNE
… *Indianiste, linguiste, mythologue d'origine allemande, Friedrich Maximilian Müller a laissé une œuvre qui, avec ses vingt volumes, ouvrait un chemin de crête dans le massif nouvellement découvert de l'histoire des religions. Sanskriste, élève de Burnouf à Paris, chargé par la Compagnie des Indes d'éditer le Rig-Veda, il enseigna à Oxford… Lire la suiteÉcrit par : Brigitte MASSIN
… *Sans l'Intermezzo lyrique de Heinrich Heine et sans les deux cycles de lieder, La Belle Meunière et Le Voyage d'hiver, de Franz Schubert, qui se souviendrait encore aujourd'hui — hors des limites du monde germanique — du nom et du rôle du poète de l'école souabe, Wilhelm Müller ? Bien que né à Dessau, c'est sous le nom de… Lire la suiteÉcrit par : Philippe JACCOTTET
*Les circonstances historiques ont fait que l'œuvre de l'écrivain autrichien Musil, notamment L'Homme sans qualités, l'immense roman inachevé, inachevable, qui en constitue l'essentiel, est restée presque inconnue, presque sans influence du vivant de l'auteur. Ce n'est qu'à partir des années 1950… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Écrit par : Yves CHEVREL
Dans le chapitre "À l'étranger" : … : “verismo”, qui est généralement considéré comme la version italienne du naturalisme. Quant à l'*Allemagne, on trouve le terme “Naturalismus” chez Goethe dans une critique d'art de 1801 (“À Berlin, le naturalisme, avec son exigence de réalité et d'utilité, semble être chez lui”), et chez Schiller, dans la Préface de La Fiancée de Messine… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Surnommé l'« Aristophane viennois », maître de la parodie et du théâtre populaire, Johann Nestroy a rendu l'accès de son théâtre difficile par l'utilisation fréquente du dialecte. Ses tendances plébéiennes, son réalisme critique l'ont longtemps fait écarter de la littérature officielle. Il s'attaque aux parvenus et aux aristocrates dégénérés.… Lire la suiteÉcrit par : Pierre SERVANT, Georges ZINK
Dans le chapitre "Caractères généraux" : … *La Chanson des Nibelungen passe à juste titre pour un des chefs-d'œuvre de la littérature allemande au Moyen Âge. L'auteur a su équilibrer les deux parties de son récit, tout en en maintenant l'unité ; il a réussi d'admirables tableaux (Hagen montant la garde avec son ami Volker, refusant de se lever à l'approche de Kriemhild) ; en artiste… Lire la suiteÉcrit par : Aliette ARMEL
*Paul Nizon envisage « l'écriture comme un engagement existentiel total ». Il a peu à peu éliminé de sa vie tout élément qui ne lui est pas directement lié : son travail de critique d'art, tout type d'engagement, toute appartenance à un groupe littéraire. Son « atelier » constitue le centre de son univers : il… Lire la suiteÉcrit par : Lionel RICHARD
Dans le chapitre "L'objet et la technique" : … pour désigner aussi bien la nouvelle architecture, qui suit les règles du fonctionnalisme, que *la littérature en vogue, où prévalent les reportages, les documents, les faits-divers, en un style volontairement sec, sobre, sans fioritures. En 1928, le compositeur Marcellus Schiffer saisit l'occasion de cette mode pour la ridiculiser dans un fox-… Lire la suiteÉcrit par : Catherine KOENIG
*De Novalis, on croit tout connaître lorsqu'on sait le portrait de l'adolescent rêveur, les poésies mystiques, et cette Fleur bleue tant raillée par Heine. Cependant, celui qui allait devenir un intercesseur pour les surréalistes, ce frère cadet tout ensemble de Hegel, de Hölderlin, de Beethoven, qui… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
… Le *nom d'Alfred Döblin (1878-1957) évoque spontanément son roman Berlin Alexanderplatz (1929), dont il faut saluer la nouvelle traduction fort réussie qu'en donne Olivier Le Lay (Gallimard, Paris, 2009). Tout comme il convient de saluer l'heureuse initiative des éditions Agone qui viennent de publier la traduction intégrale – tout aussi… Lire la suiteÉcrit par : Paul-Louis ROUBERT
Écrit par : Didier MÉREUZE
… à Paris, à la double enseigne du Théâtre de la Ville et du festival d'Automne 2009. Écrit en 1928 *par Kurt Weill et Bertolt Brecht, jeune auteur révolutionnaire adepte de Marx et de Rimbaud, L'Opéra de Quat'sous, adapté de L'Opéra du gueux de John Gay, se voulait une double charge contre la culture bourgeoise et l'ordre social… Lire la suiteÉcrit par : Hélène FEYDY
… *Théoricien de la poésie baroque, Martin Opitz est considéré comme le « père de la poésie allemande ». Né en 1597 à Bunzlau, en Silésie, il est issu de la petite bourgeoisie luthérienne et fera une carrière brillante d'homme de lettres et de diplomate. Son sens politique lui permettra de traverser la période troublée de la guerre de Trente Ans en… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
… *Écrivain maudit s'il en fut, Panizza n'a cessé de mener un combat solitaire contre les préjugés qu'entretiennent les diverses formes de tyrannies civile et religieuse. Dès son enfance à Bad Kissingen (Bavière), où il est né le 12 novembre 1853, il fait l'objet d'une bataille juridique et religieuse entre les autorités catholiques, qui entendent… Lire la suiteÉcrit par : Julien HERVIER
… La* sortie d'un nouvel ouvrage de Günter Grass, né le 16 octobre 1927 et Prix Nobel de littérature en 1999, est toujours un événement en Allemagne : celle de Pelures d'oignon (trad. franç. de C. Porcell, Seuil, 2007) déclencha cependant à la rentrée 2006 une tempête médiatique qui déferla bien au-delà des limites du monde littéraire.… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Écrit par : Jean-Louis BESSON
Écrit par : Raoul VANEIGEM
… *Il existe, inhérente à l'atmosphère de Prague, une inspiration fantastique qu'ont magistralement illustrée la lucidité prophétique de Kafka et l'ésotérisme de Meyrinck. L'œuvre de Leo Perutz appartient à la même lignée. En dépit d'une écriture plus conventionnelle, le choix des thèmes excelle à traduire cette indifférenciation entre le réel et l'… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Écrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Républicain par ses idées, aristocrate dans sa recherche de la beauté formelle, August von Platen est avant tout poète lyrique. Admirateur de l'Antiquité et de la Renaissance, il considère la poésie comme une véritable mission. Mi-Tristan, mi-don Quichotte, il refuse le trivial et le laisser-aller. Sa philosophie se fonde sur une esthétique :… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Écrit par : Patrick DEL DUCA
Écrit par : Patrick DEL DUCA
Écrit par : Jean-Marie SCHAEFFER, Tzvetan TODOROV
Dans le chapitre "L'autonomie de la littérature" : … *C'est avec l'avènement du romantisme (allemand) que la notion de littérature sera établie dans son autonomie et c'est aussi le début de la théorie littéraire au sens strict (et sans guillemets). Les concepts de représentation et d'imitation cessent de jouer un rôle dominant pour être remplacés au sommet de la hiérarchie par celui de beau, et ceux… Lire la suiteÉcrit par : Claude MESPLÈDE, Jean TULARD
Dans le chapitre "Allemagne et Autriche" : … L'école *allemande est florissante avec Horst Bozetsky, Hansjorg Martin, Jürgen Alberts, Frank Goyke, Pieke Bierman, Jacob Arjouni ou Bernhard Schlink. Affaires criminelles, racisme, déviances, scandales : leurs romans passent au crible l'histoire de l'Allemagne réunifiée. Citons encore Ingrid Noll et ses sombres intrigues familiales (Confession… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Écrit par : Catherine KOENIG
*L'année où paraît en Allemagne La Chronique de la rue aux Moineaux de Raabe est celle de la publication de Madame Bovary et des Fleurs du mal. Dans cette partie du siècle dominée en Allemagne par Bismarck, cela souligne l'isolement de la littérature d'outre-Rhin ; cela montre… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *De son vrai nom Raimann, Ferdinand Raimund écrit avant tout des pièces de théâtre populaires. Mais il est aussi un acteur très apprécié du public viennois. Dramaturge et directeur de théâtre, il renoue avec les traditions du théâtre populaire et lui gagne ses lettres de noblesse en dépassant la farce. Ses pièces sont à la fois réalistes et… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
… Personnalité* atypique dans le paysage littéraire autrichien, Christoph Ransmayr, né en 1954 à Wels, près de Linz, est l'écrivain de l'extrême par excellence. Avec une grande cohérence thématique et stylistique, il ne cesse de décrire et d'interroger des situations qui mettent en péril tant l'être humain que la vie, la planète, l'univers. Déclins,… Lire la suiteÉcrit par : Claude LECOUTEUX
… *Nous ignorons pratiquement tout de la vie de Reinmar l'Ancien, que Gottfried de Strasbourg surnomme « le rossignol de Haguenau ». On pense qu'il est né vers 1170, et on a de bonnes raisons de situer sa mort vers 1208-1209. Si Reinmar a passé la plus grande partie de sa vie à Vienne, à la cour des ducs d'Autriche, les Babenberg, on doute aujourd'hui… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GIRAUD
… *La notoriété internationale du romancier allemand Erich Paul Remark, sous le pseudonyme d'Erich Maria Remarque, est liée, avant tout, à la publication d'un roman de guerre d'inspiration pacifiste paru en 1929 : À l'Ouest rien de nouveau (Im Westen nichts Neues). D'emblée, ce livre connut un succès foudroyant ; il fut adapté au… Lire la suiteÉcrit par : Claude DAVID
*La fortune de Rilke a traversé des phases diverses. Il fut de son vivant adulé à l'égal d'un saint, ou, à tout le moins, salué comme l'annonciateur d'une nouvelle « religiosité ». Puis vint la phase d'ombre ; on se prit de méfiance pour ce poète, sinon de cour, du moins de château ; on se détourna de ces… Lire la suiteÉcrit par : Isabelle KALINOWSKI
Écrit par : Henri PEYRE, Henri ZERNER
Dans le chapitre "Littérature" : … », pour recommander de lire Shakespeare dans « le paysage aérien et romantique des nuages ». *C'est en Allemagne tout d'abord que l'adjectif revêtit son sens en littérature, avec les poésies de L. Tieck (1800), Romantische Dichtungen, la tragédie de Schiller sur La Pucelle d'Orléans, qualifiée de eine romantische… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Écrit par : Lore de CHAMBURE
… *Un de ces rares écrivains régionaux dont l'œuvre a trouvé audience par-delà les confins de leur terroir natal, Peter Rosegger doit, pour l'essentiel, sa notoriété à ses souvenirs d'enfance. Il n'est guère de recueil allemand consacré à Noël qui ne reproduise son récit Lorsque j'allais chercher les joies de la Nativité (Wie ich… Lire la suiteÉcrit par : Claude LECOUTEUX
… *Grâce aux archives, la vie de Hans Rosenplüt, surnommé « Le Bavard » (Schnepperer), se laisse à peu près reconstituer. Il naît entre 1400 et 1405, sans doute à Nuremberg ; en 1426, il devient citoyen régulier de cette ville libre où il exerce, dès 1427, le métier de maître sellier. En 1431 il participe à la guerre contre les Hussites et,… Lire la suiteÉcrit par : Michel-François DEMET
… *Même s'il est marginal à tous égards, ou peut-être à cause de cela même, Joseph Roth (né à Brody, mort à Paris) est certainement l'un des plus grands prosateurs autrichiens de la première moitié du xxe siècle. Marginal, il le fut par rapport à la question du langage qui marque tous les écrivains autrichiens depuis 1900 jusqu'à… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Professeur, traducteur et poète fortement marqué par le romantisme, Rückert a laissé une œuvre considérable. Dans l'élan des guerres antinapoléoniennes de libération : les Sonnets cuirassés (Geharnischte Sonette, 1813). Des poèmes d'amour, des poèmes pour enfants et pour almanachs : Printemps d'amour (1844). Beaucoup de… Lire la suiteÉcrit par : Claude LECOUTEUX
… *On ignore les dates de naissance et de décès de Rudolf von Ems, et la vie de ce grand écrivain reste dans l'ombre. Il est issu d'une famille de ministériaux au service de la famille de Montfort, et originaire d'Ems (Domat, au-dessus de Chur, dans la région du lac de Constance) avant de s'installer en Autriche, dans le Vorarlberg. Poète à la cour… Lire la suiteÉcrit par : Lore de CHAMBURE
… *Son père étant mort peu après sa naissance, Ferdinand von Saar grandit à Vienne chez son grand-père, choyé par une mère à l'égard de laquelle il entretiendra, sa vie durant, des sentiments de culpabilité (elle souffrit plus que lui de ses premiers échecs). En 1849, il entre comme aspirant dans l'armée et la quitte sous-lieutenant, en 1860, pour… Lire la suiteÉcrit par : Claude RABANT
Une seule figure, sous des formes variées, occupe l'*œuvre de Sacher-Masoch : la femme aux fourrures et au fouet, qui fait de l'homme son esclave. À cette figure est liée une jouissance qu'il nomme « suprasensuelle » : « Je trouve, écrit-il dans La Vénus à la fourrure, un attrait étrange à la… Lire la suiteÉcrit par : Hélène FEYDY
… *Cordonnier poète, célèbre maître chanteur, Hans Sachs fut un des écrivains les plus productifs de l'époque de la Réforme. Né et mort à Nuremberg, il y passa la plus grande partie de sa vie. Fils d'un tailleur, il commence par fréquenter l'école latine jusqu'à quinze ans, avant d'être mis en apprentissage chez un cordonnier. Au cours de son « tour d… Lire la suiteÉcrit par : Lore de CHAMBURE
… *Tant par ses poésies que par ses poèmes scéniques, Nelly Sachs n'a cessé d'analyser et de commenter le calvaire du peuple juif : elle se sentait intimement liée à ce peuple, jusque dans son propre destin. Nelly Sachs naît à Berlin. Quoique attirée par la danse, elle choisira de s'exprimer par le mot. En 1940, à l'ultime moment donc, Selma Lagerlöf… Lire la suiteÉcrit par : M. NUGUE
… *Né en 1902 au sein d'une famille de huguenots, Ernst von Salomon connaît, dès l'âge de douze ans, la rude discipline des cadets prussiens. Après la révolution de novembre 1917, il s'engage dans un corps franc qui combat sur le pourtour de la Baltique et en Silésie du Nord ; pendant le putsch de Kapp, il fait partie de la brigade marine Ehrhard ;… Lire la suiteÉcrit par : René WINTZEN
… *Moraliste, humaniste, démocrate, l'écrivain allemand Paul Schallück avait une haute conscience de son métier d'essayiste et de publiciste, qui le mettait en contact avec des lecteurs et des auditeurs de manière plus directe que ne pouvaient le faire ses romans. En moraliste, il rappelait que le travail, le gain, le confort matériel ne constituent… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GIRAUD
… *Revue littéraire hebdomadaire, Die Schaubühne (La Scène théâtrale) fut fondée par un jeune critique passionné de théâtre, Siegfried Jacobsohn (1881-1926). Partisan enthousiaste du metteur en scène Max Reinhardt, il voue sa revue presque exclusivement à la critique dramatique. Mais, à partir de 1915, la prolongation de la guerre et… Lire la suiteÉcrit par : Raoul MASSON
*Poète et penseur, Schiller, le plus jeune et le plus enthousiaste des grands classiques allemands du xviiie siècle, a associé la poésie à une réflexion sur la vie et sur l'art. Historien, psychologue, théoricien de l'esthétique, auteur de récits, de poèmes philosophiques, narratifs (ses « … Lire la suiteÉcrit par : Alexis PHILONENKO
*C'est le second des frères Schlegel qui a su véritablement se créer dans le milieu littéraire à la fin du xviiie siècle et au début du xixe une place exceptionnelle. Régénération de la critique littéraire, invention du concept fondamental de l'ironie, interrogation… Lire la suiteÉcrit par : Lionel RICHARD
… *Arno Otto Schmidt (1914-1979) est né à Hambourg, d'une famille originaire de Silésie. Après des études secondaires, celui qui se présentera toujours comme un « autodidacte » entre en 1934 dans une entreprise de textile. Il commence à écrire ses premiers textes littéraires. Incorporé en 1942 au nord de la Norvège, sur une base de batteries côtières… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
L'œuvre *considérable du romancier et dramaturge viennois Arthur Schnitzler, moraliste lucide qui fut aussi l'auteur d'un des journaux personnels les plus importants du xxe siècle, analyse non sans pessimisme la dégradation des valeurs individuelles et culturelles. La crise du sujet qu'… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Fils d'un pauvre instituteur épris de musique, Schubart a lui-même exercé en premier lieu le métier d'instituteur et d'organiste. Chassé du Wurtemberg en raison de ses idées libérales, il parcourt l'Allemagne du Sud et fonde en 1774 un journal à Augsbourg, La Chronique allemande (Die deutsche Chronik). Chantre de la liberté, il… Lire la suiteÉcrit par : Henri BEHAR
Dans le chapitre "Les migrations d'un collagiste solitaire" : … fois des tableaux Merz à la galerie Der Sturm et publie son programme dans la revue de Walden. *Son recueil de poèmes An Anna Blume (Anna Mafleur) est publié par l'éditeur Paul Steegemann en 1919 et reçoit un accueil extraordinairement populaire. Entré en rapport avec les dadaïstes de Zurich, il collabore à leur dernière revue, Der… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
La *disparition de W. G. Sebald en 2001, à l'âge de cinquante-sept ans, a mis un terme prématuré à une œuvre qui – en quelques livres majeurs – ouvrait la voie à une nouvelle écriture narrative. Né en 1944 en Allgäu, il avait quitté l'Allemagne – et en quelque sorte rompu avec elle, mais pas avec sa langue –… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
Au printemps de 1947, *Anna Seghers quitte le Mexique où elle résidait en exil avec sa famille depuis 1941 pour un Berlin en ruines, dans une Allemagne vaincue. Un certain « principe espérance » motive sa décision : elle croit fermement que l'histoire, surtout celle de son pays, va définitivement prendre un… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
… *Né à Ankara en 1961, Zafer Senocak est venu en Allemagne avec sa famille à l'âge de huit ans. « Un écrivain turc, dit-il à son sujet, mais qui écrit en allemand, a même depuis quelque temps un passeport allemand, mais continue à porter un nom imprononçable qu'il doit épeler ainsi : Samuel-Émile-Nord-Otto-César-Antoine-Képi. Voilà comment… Lire la suiteÉcrit par : Yve-Alain BOIS
Écrit par : Rachel ERTEL
Dans le chapitre "L'imaginaire et le mémoriel : mémoire sidérée, mémoire greffée" : … quelque chose noir » (Jacques Roubaud) fiché dans la conscience des hommes depuis l'anéantissement. *En Allemagne, Heinrich Böll dit, dans des romans, comme Rentrez chez vous, Bogner (1953) et Les Enfants des morts (1954) quelles sont les répercussions de la catastrophe : la mise à mort de l'humain, le mensonge et le déni, l'… Lire la suiteÉcrit par : Olivier MANNONI
… dates qui marquent selon lui la fin de « l'épisode européen » et l'entrée dans l'« Âge global ». *La pensée de Peter Sloterdijk est indissociable de son style. Dès ses premiers livres, il se démarque nettement du maniement mathématisant des concepts qui caractérise une tradition philosophique allemande allant de Kant à Heidegger. La philosophie,… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Écrit par : Lore de CHAMBURE
… *Selon Sorge, la littérature n'avait de sens qu'engagée. Sa courte vie ne lui permit la démonstration de cette théorie que de manière approximative. Son œuvre primordiale est rédigée, en effet, avant sa conversion au catholicisme ; l'auteur expressionniste y dit sa recherche d'un langage grâce auquel on pourrait « parler en symboles éternels ». Fils… Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
Écrit par : René WINTZEN
… *Manès Sperber est né en 1905 à Lablotow (Galicie). Lorsque la guerre éclate, sa famille se réfugie à Vienne. Là, il va découvrir la psychanalyse auprès d'Alfred Adler et l'engagement communiste. À partir de 1927, il vit à Berlin, tandis que se précise la menace nazie. Arrêté lorsque Hitler prend le pouvoir, il se réfugie en Yougoslavie, puis à… Lire la suiteÉcrit par : Françoise AURIVAUD
… *On entre, avec Ernst Stadler, de plain-pied dans l'expressionnisme. Pourtant, cet étudiant d'Oxford, ce professeur aux universités de Bruxelles et de Strasbourg fait figure de marginal aux yeux des autres expressionnistes. Né à Colmar, il se sentait vivement lié au mouvement intellectuel alsacien et fut toujours porté vers les idées nouvelles.… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie VALENTIN
… *Écrivain allemand, auteur d'essais et de nouvelles, mais essentiellement connu pour ses comédies, Carl Sternheim naquit dans une famille de banquiers et s'essaya d'abord à la tragédie. Ses premières pièces — certaines écrites en vers — obéissent aux lois de la « grande forme ». Le Sauveur, Judas Iscariote trahissent l'influence… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BANDET
*Adalbery Stifter est l'un des plus grands prosateurs autrichiens du xixe siècle. Par ses nouvelles et ses romans, il a connu de son vivant une immense célébrité. Après sa mort, Nietzsche, Thomas Mann et Hofmannsthal, entre autres, ont salué en lui un maître de la prose allemande. Mais… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Né à Husum, petite ville du Schleswig (alors possession danoise), Theodor Storm y exerce la profession d'avocat jusqu'en 1853, année où, le gouvernement de Copenhague réprimant l'agitation pro-allemande dans les duchés, il va se fixer en Prusse. Il retournera dans son pays natal, redevenu allemand à l'issue de la guerre de 1864, y exercera des… Lire la suiteÉcrit par : Claude PORCELL
… *Né en 1944, Botho Strauss a été critique à la grande revue dramatique allemande Theater heute avant de collaborer comme « dramaturge » aux spectacles de la Schaubühne de Berlin, dirigée par son ami Peter Stein. C'est pour lui qu'il adapta La Cagnotte de Labiche, jouée avec un très grand succès au début des années 1970, et Les… Lire la suiteÉcrit par : Constance NAUBERT-RISER
… *Entre 1905 et 1922, le courant expressionniste qui traverse la littérature et l'art allemands est accompagné d'une prolifération de revues qui aspirent à une transformation des valeurs établies. Plusieurs de ces revues sont éphémères. Parmi celles qui se distinguent par leur longévité, la revue Der Sturm (1910-1932), tirée à 30 000… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GRAPPIN
… est le nom donné par les historiens du xixe siècle à la période de la *littérature allemande, qui correspond assez bien à ce qu'a été, dans les pays anglo-saxons et en France, le moment préromantique. En Allemagne, le phénomène a eu des traits spécifiques parce que la renaissance de la littérature allemande était encore… Lire la suiteÉcrit par : Lore de CHAMBURE
… *Un des auteurs dramatiques les plus représentatifs du règne de Guillaume II, né dans le territoire de Memel, Hermann Sudermann abandonne un apprentissage en pharmacie pour faire des études d'histoire et de philosophie à Königsberg. Après un échec comme acteur, il gagne sa vie dans l'enseignement privé et rédige des articles de journaux. Soudain, à… Lire la suiteÉcrit par : Lionel RICHARD
Écrit par : Maurice de GANDILLAC
Dans le chapitre "La doctrine mystique de Suso" : … le Livre de Vérité, Suso a écrit un Livre de la Sagesse éternelle (tous deux en *allemand, ainsi que des sermons et des lettres) et, en latin, L'Horloge de la Sagesse. Le ton en est plus personnel que celui des textes eckhartiens et, sous des formes souvent allégoriques, ils renvoient de façon moins discrète à une… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… La* romancière autrichienne Berthe von Suttner fut l'une des premières grandes pacifistes. Elle aurait incité Alfred Nobel à créer le prix Nobel de la paix, qu'elle recevra en 1905. Son principal roman, Die Waffen nieder ! (1889, Bas les armes !), a souvent été comparé, par sa popularité et son influence, à l'ouvrage d'Harriet… Lire la suiteÉcrit par : Pierre CITTI
Dans le chapitre "Réception du symbolisme en Europe" : … mais que Barrès inscrit dans la dimension collective. En Angleterre, en revanche, et en *Allemagne, en partie, le symbolisme français est reçu plutôt comme une leçon d'art pour l'art et l'affranchissement de pesanteurs morales et nationales. C'est évidemment le cas d'Oscar Wilde (1854-1900) et du mouvement « esthétique » anglais des années 1890,… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… laquelle échappa miraculeusement au convoi qui l'emmenait avec son mari vers les camps de la mort. *Parmi les nombreuses œuvres de Tabori, citons également Sigmunds Freude (1975, Les Joies de Sigmund), Jubiläum (1983, Jubilé), la farce Meine Kämpfe (1987, Mein Kämpf), Weisman und Rotgesicht… Lire la suiteÉcrit par : Lionel RICHARD
Écrit par : Maurice de GANDILLAC
Dans le chapitre "Le prédicateur et ses sermons" : … de Strasbourg, une pierre tombale évoque sa mort. Pas plus que Suso, Tauler ne fut docteur ; et *ses sermons (on en a conservé quatre-vingt-trois, qui constituent sa seule œuvre authentique) sont tous écrits dans cette langue « vulgaire » que déjà Eckhart avait adaptée – plus de deux siècles avant Luther – à l'expression des idées les plus… Lire la suiteÉcrit par : Claude MOUCHARD
… Désormais,* il est certainement superflu de rappeler qui est Robert Walser, ce romancier, poète et dramaturge né en Suisse en 1878, « révélé au public dès 1907 » – comme le rappelle Peter Utz – et qui « cessa définitivement d'écrire en 1933 ». Il n'en aurait pas été de même naguère. C'est que Walser avait été quasi oublié pendant plusieurs décennies… Lire la suiteÉcrit par : Robert MINDER
*Le nom de Tieck est indissolublement lié à la genèse et à la diffusion du romantisme allemand. Le cénacle de Berlin, en 1797, celui d'Iéna un peu plus tard ont reçu de puissantes impulsions de ce génie précoce, éveillé et rêveur, ironique et fantasque, plus ample d'ailleurs que profond et dont la production… Lire la suiteÉcrit par : Pierre SERVANT
… *À l'origine des nombreuses versions de Till Eulenspiegel, on trouve un personnage historique, attesté en Basse-Saxe au xive siècle et mort de la peste à Mölln en 1350. Les anecdotes que transmet à son sujet la tradition orale sont recueillies un siècle après sa mort à Brunswick et constituent un premier ensemble de… Lire la suiteÉcrit par : Christian HELMREICH
Écrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Fils d'un commerçant juif, de la partie de la Pologne annexée alors par la Prusse, Ernst Toller s'engage volontairement lors de la Première Guerre mondiale. Réformé pour sa mauvaise santé, il devient un ardent antimilitariste et sa révolte remet radicalement en cause toutes les valeurs de la génération des pères : « La jeunesse allemande s'est… Lire la suiteÉcrit par : Julien HERVIER
… À *sa parution en Allemagne en 1995, le roman de Günter Grass Toute une histoire (trad. Claude Porcell et Bernard Lortholary, Seuil, Paris, 1997) a constitué, bien plus qu'un événement littéraire, l'occasion d'une bataille médiatique. L'éditeur Steidl en avait prévu la sortie pour le 28 août, date anniversaire de la naissance de Goethe, et… Lire la suiteÉcrit par : Gérald STIEG
… *Né le 3 février 1887 à Salzbourg dans une famille aisée, Georg Trakl mènera une vie qui sera tout le contraire d'une carrière bourgeoise : échec au lycée, drogue, alcool, inceste avec sa sœur Margarete, instabilité professionnelle, peur de la folie, enfin l'horreur de la guerre qui le poussera, après une première tentative, à se suicider à l'… Lire la suiteÉcrit par : Marc CERISUELO
… On comprit* assez mal l'attitude de Karl Kraus (1874-1936) à l'égard du nazisme. De son vivant, on ne s'expliqua pas la gêne et le silence du grand satiriste autrichien, unique rédacteur d'un journal à couverture rouge, Die Fackel (La Torche), où pendant plus de trente ans les ridicules et les travers des puissants, les outrages à la langue… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Savant, poète, député, Uhland appartient au « cercle souabe » qui, entre 1820 et 1850, rassemble à Stuttgart des poètes et des artistes libéraux. Il jouera un rôle non négligeable dans la politique du Wurtemberg, en particulier en 1848. L'unité allemande, il la voit dans l'âme populaire éprise de justice et de république. Poète, il s'empare et s'… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Écrit par : Lore de CHAMBURE
… *C'est en 1957, et préfacé par Einstein, que paraît l'un des derniers ouvrages de Fritz von Unruh, un recueil de discours pacifiques intitulé Armés, vous n'êtes guère puissants (Mächtig seid ihr nicht in Waffen). On a reproché à l'auteur l'emploi d'un pathos abusif : l'efficacité du livre en aurait souffert. Pourtant, ce témoignage… Lire la suiteÉcrit par : Joseph DORÉ
… *Hans Urs von Balthasar, écrivain suisse de langue allemande, fut l'un des plus éminents théologiens du catholicisme contemporain et l'un des meilleurs connaisseurs du patrimoine culturel de l'Occident. Né à Lucerne, il étudia d'abord la « germanistique » (philosophie, littérature et art) à Munich, Vienne et Berlin. En 1929, il présenta à Zurich une… Lire la suiteÉcrit par : Erika TUNNER
… *Qui est Bonaventura ? On a avancé des noms célèbres : Schelling, Jean Paul, F. Schlegel, Clemens Brentano, E. T. A. Hoffmann, Gotthilf Heinrich Schubert. Il a été question d'écrivains plus obscurs comme Friedrich Gottlob Wetzel ou bien August Klingemann. On a même pensé à une femme : Caroline Schlegel-Schelling. De toutes ces thèses, aucune ne se… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… Prussien* et francophile, successeur de Kant à l'université de Königsberg, auteur d'une œuvre abondante (notamment une Vie et œuvres de Diderot, 1866, et une intéressante Esthétique du laid, 1853), Karl Rozenkranz (1805-1879) est surtout connu pour cette biographie de Hegel parue pour la première fois en 1844, à Berlin, après cinq… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Écrit par : Marc CERISUELO
… Peut-être ne* faut-il pas dissimuler davantage son désarroi : si L'Homme sans qualités est toujours cité comme l'un des sommets de la littérature du xxe siècle, on peut se demander qui lit encore Musil en France, qui entretient un authentique commerce avec l'œuvre. Raison de plus pour souligner l'importance de… Lire la suiteÉcrit par : Françoise AURIVAUD
… *Connu comme précurseur du romantisme allemand, mais principalement en tant qu'ami et collaborateur de Ludwig Tieck, Wilhelm Heinrich Wackenroder est né à Berlin dans une famille de fonctionnaires prussiens. Il était de faible constitution et mourut à vingt-cinq ans ; la minceur de son œuvre contraste avec l'importance de son influence, située moins… Lire la suiteÉcrit par : Lore de CHAMBURE
… *Né à Strasbourg, Heinrich Leopold Wagner étudie le droit et devient précepteur à Sarrebruck. En 1776, il obtient l'autorisation d'ouvrir un cabinet d'avocat, mais préfère travailler pour le compte de la Société Seyler, une troupe théâtrale. Il meurt à l'âge de trente-deux ans. Goethe, à l'entourage duquel, tels Klinger et Lenz, Wagner appartenait,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DUBRUNQUEZ
… *Auteur dramatique, romancier et essayiste, Martin Walser est né à Wasserburg, sur le lac de Constance. Après avoir été mobilisé en 1944, il entreprend, dès 1946, des études de littérature, de philosophie et d'histoire à Ratisbonne puis à Tübingen. De 1951 à 1957, il travaille comme metteur en scène et auteur dramatique à la radio et à la télévision… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DUBRUNQUEZ, Universalis
L'œuvre de *Robert Walser semble s'inscrire dans le cours qui, depuis le xviie siècle, a engagé la littérature occidentale à dire l'infime, à forcer l'écorce du quotidien pour y déceler les ressorts obscurs qui l'animent. Cependant, nul désir chez lui de chercher sous la réalité la… Lire la suiteÉcrit par : Lionel RICHARD
… En* 1932, Walter Benjamin (1892-1940), relatant dans Chronique berlinoise ses souvenirs d'enfance et d'adolescence, considère les années qu'il a vécues avant 1914, sous le règne de Guillaume II, comme un « âge d'or ». Le bien-être dans lequel s'étaient ancrés ses parents, qui appartenaient à des familles bourgeoises de Juifs assimilés, ne… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Considéré comme* le plus grand poète allemand du Moyen Âge, Walther von der Vogelweide défendait les vertus d'une vie équilibrée, en société comme dans la sphère privée, dans une œuvre qui reflète sa désapprobation à l'égard des individus, des actions et des croyances qui viennent troubler cette harmonie. Walther von der Vogelweide naît vers 1170.… Lire la suiteÉcrit par : Philippe IVERNEL
*Dans l'Allemagne de son temps, Frank Wedekind a fait figure de provocateur, toujours prêt à violer les conventions esthétiques et morales de l'ère wilhelminienne. S'il fut en butte à la censure de son vivant, la consécration officielle lui est venue au lendemain de sa mort, sous la jeune République de… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Né à Detmold, mort à Cuba, Georg Weerth est, selon Engels, le premier et le plus important des poètes du prolétariat allemand. Ami de Marx et d'Engels, apprécié de Heine et influencé par lui sur le plan littéraire, Weerth a d'abord vécu en Allemagne et en Angleterre ainsi qu'en Belgique. Ses premiers vers réalistes et joyeux sont encore appréciés… Lire la suiteÉcrit par : Philippe IVERNEL
… d'exil engendré par l'opacité sanglante du monde et la prolifération des mécanismes répressifs. *L'Esthétique de la résistance, vaste somme romanesque avec laquelle s'achève l'œuvre de Peter Weiss, révèle par son seul titre le ressort moral de celle-ci ; elle en fournit aussi la formule théorique. Né en 1916 près de Berlin, Peter… Lire la suiteÉcrit par : Lore de CHAMBURE
… *Dans un de ses poèmes, Franz Werfel explique ce qu'il entend par mot rare et langage concerté. Les mots, dit-il, bloquent l'accès aux choses : « Nous tuons Dieu et nous-mêmes avec des noms, des noms ». Plusieurs expressionnistes — R. J. Sorge entre autres — cherchaient, en effet, un nouveau mode d'expression. Mais, tandis que le discours de ses… Lire la suiteÉcrit par : Antoine FAIVRE
… *Enfant de Königsberg, Zacharias Werner se tourne de bonne heure vers la franc-maçonnerie, par calcul plus que par conviction. Mais, bien vite, il fait siennes les conceptions fondamentales de l'illuminisme de l'époque. Ernst Christian Friedrich Mayr (1755-1821), esprit inquiétant, rose-croix qu'enveloppe un halo de fantastique et de mystère, le… Lire la suiteÉcrit par : M. NUGUE
… *Originaire de Prusse-Orientale, Ernst Wiechert, né en 1887, est un des écrivains allemands dont l'œuvre, aussi bien littéraire que pédagogique, a le plus marqué la génération de l'entre-deux-guerres. Son propre destin s'articule d'ailleurs autour des deux conflits. Pendant la Première Guerre mondiale, il se trouve au front en qualité de soldat,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GRAPPIN
*Rares sont les œuvres de Wieland qui, après deux siècles, retiennent encore des lecteurs, bien qu'il ait été, durant tout le xixe siècle, un auteur classique dans les pays de langue allemande. Il a beaucoup écrit et il a tenu tant de place dans l'Allemagne de son temps que Mme de Staël le… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Écrit par : Nicole BARY
… *Comme Günter Grass de deux ans son aîné, Christa Wolf (née Ihlenfeld), appartient à une génération qui a payé un lourd tribu à l'histoire. Née en 1929 dans une petite ville de Poméranie orientale, Landsberg an der Warthe, (aujourd'hui Gorzow Wielkopolski), elle avait un peu plus de dix ans lorsque les troupes de Hitler envahirent la Pologne. Issue… Lire la suiteÉcrit par : Danielle BUSCHINGER
*Wolfram, chevalier bavarois, est un des grands poètes qui ont présenté aux milieux courtois allemands la matière d'œuvres françaises, selon une technique (l'« adaptation courtoise ») qui respecte les structures narratives mais joue sur l'originalité de la mise en œuvre. Son Parzival est une… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Écrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Dramaturge et essayiste allemand très populaire, Zuckmayer est né à Nackenheim (Rhénanie). Il fut officier au cours de la Première Guerre mondiale. Après des études scientifiques, faites à Mayence, et après avoir servi pendant quatre ans dans l'armée allemande lors de la Première Guerre mondiale, il s'oriente vers la littérature, collabore à la… Lire la suiteÉcrit par : Lore de CHAMBURE
… *Né à Gross-Glogau en Silésie, Arnold Zweig, qui n'est pas parent avec Stefan Zweig, fait, dans différentes universités, des études de philosophie, de philologie contemporaine, d'histoire et d'histoire de l'art. Ensuite, il s'adonne non pas à l'enseignement mais à la littérature. Il prend part à la Première Guerre mondiale comme simple soldat, se… Lire la suiteÉcrit par : Jacques Vincent POLLET
*Zwingli est un personnage complexe et multidimensionnel. Humaniste et autodidacte, penseur religieux et réformateur, patriote et figure nationale suisse – certains ajoutent prophète biblique –, il est tout cela en une personne, dont la vie et l'action sont conditionnées par l'histoire suisse durant… Lire la suite
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