Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Paul ZUMTHOR
… certaine Maroie, que l'on considère, à tort ou à raison, comme l'inspiratrice de la plupart de ses *poésies d'amour ; il quitta quelque temps la ville (en 1262, ou vers 1275) afin de poursuivre ses études à Paris, mais peut-être contraint à cet exil par un conflit municipal. Entré, comme poète et musicien, au service du comte d'Artois, il le suivit… Lire la suiteÉcrit par : Frédéric ELSIG, Jean-François GROULIER, Jacqueline LICHTENSTEIN, Daniel POIRION, Daniel RUSSO, Gilles SAURON
… la métaphore continuée (Quintilien). Trop soucieux d'étymologie, les théoriciens du *Moyen Âge se contentent souvent de définir l'allégorie par un certain décalage entre ce qui est dit et ce qui est signifié : Allegoria est cum aliud dicitur et aliud significatur. D'où une certaine difficulté à distinguer, dans les Arts… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY, Claude DAVID, Claude LECOUTEUX, Étienne MAZINGUE, Claude PORCELL
… et, depuis peu de temps seulement, cherchent à nouveau à se rejoindre intellectuellement. *Les chefs-d'œuvre du roman courtois au Moyen Âge ne seraient pas nés sans les modèles français ; le latin reste jusqu'au seuil du xve siècle la langue des philosophes et des professeurs ; au xviie siècle et… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
… *Roi de Castille, Alphonse X, dit le Sage ou le Savant, a laissé de lui l'image d'un souverain trop affairé à contempler les étoiles pour prêter attention aux choses de ce bas monde ; on l'a ainsi comparé à cet astrologue qui figure dans un exemplum médiéval et qui, trop occupé à tirer les horoscopes des autres, ne voit guère le puits où sa… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
… *Condamné, en 1277, par l'évêque de Paris, Étienne Tempier, le De amore d'André le Chapelain n'a pas fini d'alimenter les controverses sur le sens de l'ouvrage et l'identité de l'auteur. Le livre présente une facture antithétique, la première partie célébrant la femme, la courtoisie et la prééminence de l'amour, la seconde développant l'… Lire la suiteÉcrit par : Elisabeth ANGEL-PEREZ, Jacques DARRAS, Jean GATTÉGNO, Christine JORDIS, Ann LECERCLE, Mario PRAZ
Dans le chapitre " Chaucer et le Moyen Âge" : … *Si Geoffrey Chaucer (1340 env.-1400 env.) n'avait pas secoué la tradition allégorique du Roman de la Rose et de ses faibles imitateurs, grâce à l'influence des fabliaux et surtout des trois grands italiens du xive siècle, Dante, Pétrarque et Boccace, aurait-il un nom plus retentissant que William Langland, dont La… Lire la suiteÉcrit par : André CRÉPIN
… *L'anglo-normand est la variété de français parlée et écrite en Angleterre du xiie au xive siècle inclus. Après la conquête de l'Angleterre par Guillaume de Normandie (1066) et l'avènement des Plantagenêts (1154), le français vint s'ajouter au latin et à l'anglais. Le latin de l'Église et de ses clercs était… Lire la suiteÉcrit par : Pascal CULERRIER
… *Le genre de l'épigramme connut une grande faveur dans la Grèce antique. Le terme fut d'abord réservé aux inscriptions gravées sur un monument (épitaphe, dédicace d'un ex-voto, légende explicative d'une œuvre d'art), puis il désigna les pièces de vers assez courtes pour pouvoir être gravées, ainsi que de brefs poèmes satiriques. Les Anciens s'… Lire la suiteÉcrit par : Cedric E. PICKFORD
Dans le chapitre "La tradition littéraire" : … Le Roman de Brut sert de pont entre la matière historique et la littérature *médiévale. Wace, dont la source est l'Historia, écrivit un « roman ». C'est à la psychologie de ses personnages qu'il s'intéresse d'abord. Ainsi, l'histoire de la conception du roi Arthur devient ici un roman d'amour. C'est parce qu'il est épris d'Iguerne… Lire la suiteÉcrit par : Jean FRAPPIER
… *Deux amants, dont la nuit a favorisé la rencontre, déplorent l'approche du jour, venu trop tôt à leur gré : tel est le thème de la « chanson d'aube », genre lyrique des xiie et xiiie siècles, ou simplement « aube », d'après la transposition française du mot alba qui désigne le genre dans la poésie… Lire la suiteÉcrit par : Paul ZUMTHOR
… *Des raisons philologiques et littéraires incitent à dater des environs de 1200 et à localiser dans le nord de la région picarde la composition de cette œuvre anonyme, charmante, tendre et ironique, colorée, l'une des plus parfaites de ce temps. Par sa forme, elle est unique : l'auteur, dans sa conclusion, la qualifie de « chantefable », mot très… Lire la suiteÉcrit par : Alain BRUNN, François-René MARTIN, Universalis
Dans le chapitre "Une parole anonyme" : … à une logique de l'écrit, lors même qu'il est pensé sur un modèle relevant de l'oralité. La* parole médiévale est une parole anonyme ; pas plus qu'en Grèce, il n'est possible de déduire la fonction auteur des noms d'auteur : ceux-ci renvoient à l'auteur comme au copiste ou au récitant du texte. Les textes ne sont pas marqués ; la… Lire la suiteÉcrit par : Claude THIRY
… *Par son étymologie (ancien provençal ballada), la ballade est, comme le rondeau, une des formes lyriques associées à la danse. La structure la plus typique, qui l'a fait ranger parmi les formes fixes, comporte trois strophes sur les mêmes rimes terminées par un refrain, et un envoi comptant la moitié des vers de la strophe et reprenant les… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul MOURLON
… *Auteur du Roman de Troie, poème de 30 000 octosyllabes, où se mêlent la légende et l'histoire des Grecs. Il ignorait le grec et utilisa deux narrations latines du siège de Troie, tenues pour véridiques ; l'une, composée au vie siècle, était attribuée à un Phrygien, Darès, l'autre, datant du ive … Lire la suiteÉcrit par : Paul BACQUET
*Ce long poème héroïque de plus de trois mille vers repose sur une légende scandinave du haut Moyen Âge et représente l'un des sommets de la poésie vieil-anglaise. Cependant, la geste tragique de Beowulf est célébrée par un poète chrétien s'adressant à un auditoire cultivé et attentif aux leçons convergentes du… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Écrit par : Françoise ARMENGAUD, Daniel POIRION
Dans le chapitre "L'animal dans la littérature du Moyen Âge" : … *Pendant des siècles, les écrivains d'Europe occidentale ont cru devoir soumettre, dans leurs œuvres encyclopédiques, la description des animaux à une tradition fantastique dérivant d'une vieille compilation alexandrine. Au milieu du xiiie siècle, Barthélemy l'Anglais, Vincent de Beauvais et Brunetto Latini répètent encore les… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *La navigation prend une place privilégiée parmi les voyages spirituels : la mer, c'est l'aventure pleine de dangers mystérieux aux confins du réel et de l'imaginaire. Dès la fin de l'Antiquité, les philosophes stoïciens qui commentent allégoriquement Homère font de l'Odyssée une ascèse, une purification progressive de l'âme vers sa patrie… Lire la suiteÉcrit par : Claudette PERRUS
Écrit par : Christian-J. GUYONVARC'H, Pierre-Yves LAMBERT, Stéphane VERGER
Dans le chapitre "Littératures celtiques" : … celtiques a privé ceux-ci de tout « âge classique » : la norme à laquelle se référaient les lettrés *médiévaux était toujours le poète le plus ancien, situé à une époque préhistorique et mythique. Le respect de la tradition est donc le principe directeur de ce type de poésie ancienne. Les empiétements successifs des Saxons sur les Bretons, puis des… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Jean CALVET, Guy ERISMANN, Jean-Claude KLEIN
Dans le chapitre " Un exemple : la chanson en France" : … *On se plaît à rappeler que le premier texte connu de la langue française fut une séquence chantée, dont le manuscrit se trouve à la bibliothèque de Valenciennes : la Cantilène de sainte Eulalie, probablement composée au début du ixe siècle. Chez tous les peuples, semble-t-il, des paroles cadencées par un rythme très… Lire la suiteÉcrit par : Italo SICILIANO
*Les chansons de geste, chansons d'histoire romancée, sont des poèmes qui narrent les hauts faits, les guerres, les drames imaginaires et les légendes pieuses d'illustres personnages historiques ou inventés. Composées par des trouvères, dont on vante parfois le savoir et la noble naissance, colportées par… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Florence BRAUNSTEIN
Écrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
… *Jeu dramatique médiéval, où les parties narratives en prose alternent avec des passages versifiés chantés. La composition la plus connue de ce type est Aucassin et Nicolette. Le genre littéraire de la chantefable survécut jusqu'à la fin du xive siècle sans toutefois continuer à en porter le nom.Écrit par : Daniel POIRION
… *Le rapport entre la vie et les poèmes de Charles, duc d'Orléans (fils de Louis d'Orléans, qui fut tué par Jean sans Peur en 1407, et père de Louis XII), est plus compliqué que ne le ferait croire, par exemple, un rapprochement entre les ballades où il nous parle de son exil et l'histoire qui nous apprend ses vingt-cinq ans de captivité en… Lire la suiteÉcrit par : Joël SHAPIRO
… *L'œuvre de ce grand poète de la fin du Moyen Âge reste injustement négligée : il a pourtant laissé une marque profonde et subtile dans la littérature française. Clément Marot dit de ses vers qu'ils étaient un honneur pour toute la Normandie, sa province natale, et fit ainsi son éloge : Le bien disant en rithme / Alain... dont la muse est fine… Lire la suiteÉcrit par : Paul BACQUET
… Est) allait devenir la langue littéraire commune. Son œuvre composite, où se mêlent les traditions *médiévales du Continent et les courants autochtones, connaît un succès durable, même si, de nos jours, le poète est surtout considéré comme l'auteur « moderne » des Contes de Cantorbéry. La satire et le sens de l'observation qu'il y… Lire la suiteÉcrit par : Madeleine PARDO
Dans le chapitre "Le chevalier Cifar" : … *Les héros du cycle carolingien, Mainet, Berthe, la reine Séville, Fierabras, Renaud de Montauban, furent connus dans la Péninsule, dès avant le xiiie siècle. Après les héros du cycle carolingien, la Péninsule accueillit ceux du cycle breton. Mais il est certain que toute cette littérature romanesque garde, pour reprendre les… Lire la suiteÉcrit par : Yasmina FOEHR-JANSSENS
*Figure centrale de la littérature française médiévale, Chrétien de Troyes se signale par l'importance de sa production romanesque. On lui doit cinq récits, en octosyllabes à rimes plates, composés entre 1170 et 1185 ( ?) : Érec et Énide, Cligès, Lancelot, ou le Chevalier à la… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Fille d'un astrologue italien venu se mettre au service de Charles V, mariée à un secrétaire du roi, veuve dix années plus tard (à vingt-cinq ans), Christine doit lutter pour vivre et faire vivre sa famille. Elle est heureusement protégée par quelques grands princes comme Jean de Berry, le duc de Bourgogne et Louis d'Orléans. Elle compose des… Lire la suiteÉcrit par : Charles Vincent AUBRUN
Dans le chapitre "« El Cantar de mío Cid », chanson de geste" : … *Vers 1142, un jongleur de Medinaceli compose à la gloire du Cid une chanson épique, en vers non isosyllabiques, selon une technique qui rappelle les plus vieilles chansons françaises. C'est un chef-d'œuvre. Son originalité ne réside pas seulement dans les qualités littéraires de l'aède, sa ferveur et la netteté de son expression ; l'ouvrage est… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Charles VEGLIANTE
Écrit par : Jean FAVIER
… *Noble flamand ; filleul de Philippe le Bon, chambellan de Charles le Téméraire, Philippe de Commynes fut à ses côtés pendant la Ligue du bien public et lors de l'entrevue du Téméraire et de Louis XI à Péronne (1468). C'est là qu'il connut le roi, au service duquel il passa en 1472, non sans lui avoir donné, dès le temps de Péronne, d'habiles… Lire la suiteÉcrit par : André CRÉPIN
Écrit par : Universalis, Paul ZUMTHOR
Dans le chapitre "La poésie courtoise" : … La *courtoisie, et spécialement la fin'amor, ne nous sont guère connues que par leurs reflets dans la poésie du xiie siècle, de sorte que la question de leurs origines peut difficilement être dissociée des nombreux problèmes techniques relatifs à la constitution des formes poétiques correspondantes. La courtoisie revêt… Lire la suiteÉcrit par : Paul RENUCCI
*Le septième centenaire de la naissance de Dante a donné en 1965 la mesure de la diffusion de son œuvre dans le monde. En France seulement, trente-sept traductions totales ou partielles de La Divine Comédie ont été éditées ou rééditées depuis 1921. La question s'est une fois de plus posée de l'… Lire la suiteÉcrit par : Claudette PERRUS
Écrit par : Raoul VANEIGEM
… *Livre mythique s'il en fut, le De tribus impostoribus (Livre des trois imposteurs) a hanté la conscience du Moyen Âge. L'ombre suscitée par son incertaine réalité n'a pas cessé, pendant des siècles, de nourrir l'idée que l'humanité a pu s'engager dans la voie des religions comme en un chemin d'une absurdité et d'une aberration… Lire la suiteÉcrit par : Bernard QUEMADA
Dans le chapitre "Historique" : … d'expériences internationales. Dès les vie et viie siècles* se développent les gloses, marginales ou interlinéaires, portées sur les manuscrits pour expliciter, en latin plus simple ou en langue vernaculaire, les mots difficiles ou rares. Réunies en listes approximativement alphabétisées, présentées à la… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Le dit est-il un genre littéraire au Moyen Âge ? Le mot intervient dans le titre de nombreux poèmes dont il présente pour ainsi dire le thème, surtout lorsqu'il s'agit d'une sorte de parabole ou d'allégorie : Dit de la lampe, Dit de l'unicorne et du serpent, Dit de la panthère d'amour, Dit du vergier, Dit du… Lire la suiteÉcrit par : Paul RENUCCI
*Formule devenue traditionnelle en histoire littéraire, l'appellation dolce stil novo, qui recouvre la plus riche et la plus subtile production lyrique amoureuse du Moyen Âge européen, ne désigne à proprement parler ni une école ni un courant entièrement homogène. Elle s'applique à un certain nombre de… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
*Lorsque, en 1643, l'évêque Brynjólfur Sveinsson de Skálholt découvrit en Islande le manuscrit, connu sous le nom de Codex Regius, qui contient les poèmes de l'ancienne Edda, il ne se doutait peut-être pas qu'il venait de mettre la main sur un des textes les plus précieux, non seulement pour… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
Écrit par : Alain REY
Dans le chapitre "Le christianisme" : … du roi goth Théodoric, mort vers 584, et auteur d'un vaste recueil historique et anthologique. *Au siècle suivant, le projet encyclopédique majeur, influent pendant tout le Moyen Âge, est un ouvrage de l'évêque Isidore de Séville (env. 560-636), au service des rois Wisigoths, qu'on nomme Etymologiae ou Origines. C'est une… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER, Maria COUROUCLI, Jocelyne FERNANDEZ, Pierre-Sylvain FILLIOZAT, Altan GOKALP, Roberte Nicole HAMAYON, François MACÉ, Nicole REVEL, Christiane SEYDOU
Dans le chapitre "La tradition européenne" : … bien attestées au Moyen Âge, désignent au plus juste la forme qu'a prise l'épopée dans la France *médiévale, à partir de La Chanson de Roland (vers 1090) : la célébration des exploits (res gestae) des héros nationaux, au long d'un récit, psalmodié plutôt que chanté, par un récitant qui s'accompagnait à la vielle. Nous n'… Lire la suiteÉcrit par : Frédérique DEVAUX, René MILHAU, Jean-jacques PAUVERT, Mario PRAZ, Jean SÉMOLUÉ
Dans le chapitre "L'érotisme des troubadours" : … On *connaît bien désormais le phénomène social et littéraire européen communément appelé « courtoisie », ou « fine amor ». Les troubadours exploraient dans leurs poèmes (ou plutôt leurs chansons) tous les registres du sentiment amoureux. Le premier d'entre eux (chronologiquement comme par la profondeur de son inspiration), Guillaume IX d'Aquitaine (… Lire la suiteÉcrit par : Jean CASSOU, Corinne CRISTINI, Jean-Pierre RESSOT
Dans le chapitre "Le Moyen Âge" : … *On laissera de côté les diverses manifestations culturelles qui marquent l'avance des royaumes chrétiens à partir des Pyrénées cantabriques ainsi que celles des Arabes et des Juifs pour saluer les premiers monuments de la langue castillane et d'abord, parmi les œuvres épiques, le Poème du Cid (milieu du xiie siècle),… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Outre le sens habituel d'« exemple », le mot latin exemplum désigne une ressource de la rhétorique utile à qui veut susciter la persuasion. Aristote rapproche l'exemple, qui repose sur une inférence implicite, (raisonnement inductif) du syllogisme incomplet (déductif) ; après lui, la rhétorique latine (Cicéron, Quintilien, Valère Maxime)… Lire la suiteÉcrit par : Dominique BOUTET
*Les fabliaux, « contes à rire en vers » selon la définition de J. Bédier, apparaissent vers la fin du xiie siècle et disparaissent au début du xive siècle. Ils constituent un genre aux contours parfois imprécis, dont les quelque cent cinquante vestiges qui nous sont… Lire la suiteÉcrit par : Paul ZUMTHOR
… *Apparemment dérivé de fatras, le mot fatrasie est pourtant attesté dans l'usage vers 1250, soit plusieurs décennies avant lui. D'étymologie obscure (on a voulu les faire remonter au latin farsura, « remplissage »), l'un et l'autre appartiennent en ancien français au vocabulaire littéraire (peut-être humoristique) et… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER, Maurice CARREZ, Lucien MUSSET, Yvette VEYRET-MEKDJIAN
Dans le chapitre "La nuit épique" : … *Le Moyen Âge finlandais a prodigieusement chanté. En octosyllabes formés de quatre trochées obligatoirement liés par le jeu des allitérations et la loi du binaire (toutes les idées sont répétées de deux façons différentes), ce qui ne va pas sans obscurités, artifices ni lourdeurs, les runo, c'est-à-dire les chanteurs (le mot ne signifiera… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Chroniqueur* anglais de l'époque médiévale et évêque de Saint-Asaph (1152), né vers 1100, mort en 1155, Geoffroy de Monmouth donne dans son œuvre principale, Historia regum Britanniae, une place prépondérante au roi Arthur, qui lancera la vogue de ce personnage dans la littérature européenne. Dans trois passages de son Historia,… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Mot d'étymologie incertaine (Goliath, l'adversaire de David ?) désignant un prétendu groupe social qui, issu des milieux cléricaux, se serait signalé, au Moyen Âge, et plus particulièrement au xiiie siècle, par son attitude subversive. Et il est exact qu'à plusieurs reprises, notamment au concile de Trèves (1227) et au concile… Lire la suiteÉcrit par : Cedric E. PICKFORD
*Les textes littéraires du Moyen Âge offrent des définitions différentes du Graal, ou Saint-Graal. C'est évidemment une sorte de talisman, un objet merveilleux : parfois c'est un graal, un plat creux, que porte une pucelle ; parfois c'est le Saint-Graal, la coupe de la Cène, ou la coupe dans… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
… *Poétesse et mystique flamande de la première moitié du xiiie siècle, Hadewijch est l'auteur de poèmes d'inspiration courtoise, de lettres et de visions où l'amour, traité en thème privilégié, tend à se substituer à Dieu, au terme d'une expérience extatique dont l'expression passionnelle est rendue avec une particulière… Lire la suiteÉcrit par : Pierre SERVANT
… *Le premier en date des grands classiques du roman courtois en Allemagne (G. Zink). D'après les quelques témoignages littéraires qui nous sont parvenus (Wolfram d'Eschenbach, Gottfried de Strasbourg) et les renseignements qu'il nous a fournis lui-même dans ses œuvres, nous savons que Hartmann von Aue était d'origine souabe, chevalier de naissance… Lire la suiteÉcrit par : Claude LECOUTEUX
… *Originaire du château de Morungen, près de Sangerhausen, en Thuringe, le ministérial Henrich von Morungen, un des grands représentants de l'été du Minnesang, fait ses débuts poétiques vers 1190. Des documents attestent son existence en 1217-1218. Ce sont là les seuls éléments sûrs dont nous disposons. À la charnière du xve… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Le principal ouvrage de Heinrich von Veldeke, originaire du Limbourg (sud des Pays-Bas et nord-est de la Belgique), est l'Énéide (Eneit) considéré par Wolfram d'Eschenbach et Gottfried de Strasbourg comme un modèle sur le plan formel (la rime s'y affirmait et remplaçait l'assonance utilisée jusqu'alors). Inspirée directement du… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
… *Née au début du xiie siècle, Héloïse passe son enfance et son adolescence au couvent d'Argenteuil puis à Paris, chez le chanoine Fulbert, son oncle ; elle est l'élève, puis devient la maîtresse d'Abélard (dont elle a un fils, nommé Astrolabe), et enfin sa femme, bien qu'elle ait d'abord refusé d'imposer ce lien à Abélard et qu'… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Hroswitha* von Gandersheim est considérée comme la première poétesse allemande. Née vers 935 dans une famille noble, Hroswitha (ou Hrotswitha, Hrotsvit, Roswitha) entre vers l'âge de vingt-trois ans au couvent des bénédictines de Gandersheim, où elle passera le reste de sa vie. Afin de neutraliser la moralité païenne qui règne dans les œuvres… Lire la suiteÉcrit par : René L'HERMITTE
*C'est à la fin du xviiie siècle que fut connu Slovo o polku Igoreve (le Dit de la troupe d'Igor') qui relate l'expédition du prince Igor' Svjatoslavič contre les Polovtses, en 1185. Ce récit poétique fit bientôt partie du fonds de la culture littéraire russe et inspira… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER, Maurice CARREZ, Édouard KAMINSKI, Lucien MUSSET, Claude NORDMANN
Dans le chapitre " La littérature" : … *Même s'il est encore trop mal connu en France, le phénomène islandais – littéraire, notamment – est tellement extraordinaire que les spécialistes parlent volontiers de « miracle ». Ce pays à la population minuscule a su donner aux lettres européennes, dès le xiie siècle et presque sans discontinuer, l'une des plus remarquables… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Neveu d'Alphonse X le Sage, petit-fils de saint Ferdinand, don Juan Manuel, l'un des grands seigneurs les plus influents de son temps, né au château d'Escalona, près de Tolède, occupa de très hautes charges dès sa jeunesse. Il participa à de nombreuses guerres nobiliaires pendant les règnes de Ferdinand IV et l'Alphonse XI. Il est considéré comme… Lire la suiteÉcrit par : Claude LECOUTEUX
… *Écrivain le plus marquant de la seconde moitié du xiiie siècle, Konrad von Würzburg a laissé une œuvre considérable. Nous sommes peu renseignés sur sa vie, que seuls les noms de ses mécènes permettent de retracer à peu près. Konrad vit le jour à Wurzbourg vers 1230 ; ce n'est pas un aristocrate et il est appelé Meister… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Il s'agit originellement d'un genre poétique et musical, dérivant de chansons en latin vulgaire, mais surtout exploité par les harpeurs bretons, le texte étant alors soutenu par une mélodie syllabique. Dès le xiie siècle, le genre se dédouble. D'un côté il connaît une évolution narrative à partir de Marie de France, qui assemble… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Edith WEBER
… *Célèbre musicien et poète de l'ars nova florentine (Trecento), Francesco Landino, surnommé Magister Franciscus Caecus, Francesco Cieco ou Cecco (l'« Aveugle »), ou encore il Cieco degli organi, est né à Fiesole. Sa date de naissance se situerait entre 1325 et 1335 environ. Son père, Jacopo del Casentino, était peintre, et le jeune Francesco, avant… Lire la suiteÉcrit par : Henri-Jean MARTIN, Martine POULAIN
Dans le chapitre " Le temps des clercs" : … Cette situation se trouve rapidement bouleversée au haut Moyen Âge. *L'écriture et la lecture devinrent alors l'apanage de plus en plus exclusif des clercs regroupés autour des bibliothèques des grandes églises et des couvents. Souvent peu lettrés, ces hommes lisaient alors plus que jamais à haute voix comme le père Leclercq l'a montré dans une… Lire la suiteÉcrit par : Alain VIALA
Dans le chapitre "De la tradition savante à la vie sur le vif" : … Ad Familiares, conseils de morale dans celles qui sont adressées à son frère cadet Quintius. Au* Moyen Âge, cet héritage périclita ou se perdit, les usages effectifs de la lettre s'étant considérablement réduits ; les Formulaires médiévaux n'ont guère d'autre objet que de codifier, de façon très mécanique, les conventions nécessaires… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Roger BLANCHARD
Dans le chapitre "Un poète allégorique" : … *L'œuvre de Machaut est intégralement restituée grâce à cinq manuscrits des xive et xve siècles, conservés à la Bibliothèque nationale. D'autres manuscrits de la même époque comportent des pièces de Machaut, dispersées au milieu de compositions diverses, et permettent aux musicologues un travail critique… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER, Geneviève HASENOHR, Jean VEZIN
Dans le chapitre " Le manuscrit médiéval" : … *Jusqu'aux années 1470, au moment où l'imprimerie répandit les premières éditions des textes classiques et médiévaux, latins puis vernaculaires, le livre manuscrit assura seul la pérennité de la littérature occidentale. Définitivement devenu codex, le manuscrit médiéval ne diffère guère dans sa facture du livre moderne. En permettant les… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Marc de BIASI
Dans le chapitre "Naissance d'une problématique" : … exclusif pour l'enregistrement, la communication et la diffusion des textes, notamment littéraires. *Avant cette entrée dans « la galaxie Gutenberg », chaque œuvre n'était connue que par des copies manuscrites toujours uniques qui donnaient du « texte » des versions particulières, présentant des différences plus ou moins importantes d'une copie à l'… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Le récit des « miracles » de la Vierge Marie constitue l'un des genres les plus répandus de la littérature médiévale de toute l'Europe. Dès le début du xie siècle des écrits en latin rapportaient ces légendes. Le genre se développe surtout au xiiie siècle : Miracles de Notre-Dame (1218) de Gautier de… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Trois œuvres littéraires en français de la seconde moitié du xiie siècle, un recueil de lais narratifs, un recueil de fables et une traduction du Purgatoire de saint Patrice sont signés du nom de Marie. S'agit-il dans les trois cas de la même poétesse ? C'est à peu près certain pour les Fables et les Lais… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Georges MARTIN
… *L'importance de Menéndez Pidal dans la culture espagnole tient à sa longévité et au lieu de son intervention, puisque son travail — près d'un siècle d'autorité, âprement défendue — repose sur le trépied où s'établit l'imaginaire des nations : l'histoire ancienne, la langue et l'épopée (Castilla, la tradición, el idioma, 1945). Le… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "La cicatrice d'Ulysse" : … agit au cœur du quotidien – jusqu'à, selon le Nouveau Testament, se faire homme. C'est pourquoi, au *Moyen Âge, les Mystères, la littérature contemplative, la poésie franciscaine, seront étrangers à la séparation instaurée par l'Antiquité latine (et maintenue strictement au contraire par les esthétiques qui s'en réclameront, dont, au xvii… Lire la suiteÉcrit par : Georges ZINK
*Le terme allemand, que l'on trouve dans une poésie de Walther von der Vogelweide, a été conservé en français. Il est d'usage commode pour distinguer la poésie courtoise allemande de celle des troubadours et des trouvères ; il a, en outre, l'avantage de mettre en relief deux traits essentiels de cette poésie… Lire la suiteÉcrit par : Alain MICHEL
Le latin *médiéval a été, en son temps, l'instrument de culture qui fondait toute compréhension internationale. Dans un temps où les langues vernaculaires étaient encore grossières, il a été le conservatoire des techniques et des figures (rhétorique et poésie) ainsi que la langue sacrée du christianisme, pour… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Dans le chapitre "L'avènement des langues vernaculaires" : … Un *fragment de manuscrit du xe siècle donne, à la suite d'une pièce latine également en l'honneur de sainte Eulalie, une séquence de 29 vers qui célèbre, mais en langue vulgaire, en « roman », les mérites et le martyre de la sainte. Ce texte en vers assonancés n'est pas l'acte de naissance de la langue française : les … Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
À la fois parole, musique et jeu, le lyrisme *médiéval, tel que le transmettent les manuscrits, reste difficile à lire et à interpréter. Vestiges pour ainsi dire archéologiques, les écrits, même lorsqu'ils comportent une notation musicale, ne livrent plus le secret de leur vie poétique. Le lecteur moderne… Lire la suiteÉcrit par : Paul GELLINGS
Dans le chapitre " Moyen Âge et rhétorique (1150-1560)" : … leurs nids – sauf toi et moi – alors, qu'attendons-nous ? »). Outre ces deux vers anonymes, *les textes les plus anciens sont de la main du poète limbourgeois Henric Van Veldeke (1128 ?-1190 ?), qui composa de nombreuses romances courtoises et des hagiographies. Parmi celles-ci la Legende Van Sint Servaes (traitant de la vie du… Lire la suiteÉcrit par : Pierre SERVANT, Georges ZINK
*L'origine du terme « Nibelungen » est loin d'être claire. Dans la première partie de la Chanson des Nibelungen, il désigne les rois Schilbung et Nibelung, dont les sujets sont des nains et des géants appelés eux aussi Nibelungen. Après avoir défait et tué les deux rois, Siegfried s'empare de leur… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Moine bénédictin de Saint-Gall en Suisse, poète, historien, épistolier et musicologue, surtout célèbre en raison de la paternité d'une quarantaine de séquences qu'on lui attribue habituellement. À l'abbaye de Saint-Gall, de grande renommée à cette époque, il fut l'élève d'Ison, commentateur de Prudence et de Moengal, moine irlandais ancien abbé de… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Type de récit bref qui remplace, à la fin du Moyen Âge, le fabliau et le dit en vers. Le nom et le genre viennent d'Italie ; le Décaméron de Boccace et les Facéties du Pogge, alors traduites en français, fournissent les modèles aux Cent Nouvelles nouvelles, recueil composé pour le duc de Bourgogne Philippe le Bon au… Lire la suiteÉcrit par : Pierre BEC, Charles CAMPROUX, Philippe GARDY
Dans le chapitre "La « scripta » occitane" : … leur est postérieur de plus d'un siècle : il appartient à la région de Rodez et date de 1102. Pour *ce qui est des documents littéraires, le plus archaïque est certainement le refrain de l'alba bilingue, en provenance du monastère de Fleury-, aujourd'hui Saint-Benoît-sur-Loire (Loiret) : il remonte en effet au xie … Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Claude THIRY
… *La coutume de louer et donc de pleurer un mort remonte à l'Antiquité : Grecs et Latins possédaient déjà la double tradition lyrique (thrènes ; nénies, élégies) et oratoire (panégyrique collectif ; laudatio funebris individuelle, méprisée par Cicéron pour ses excès). Le christianisme oriente le genre vers le sermon (les grands modèles en… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Paris réside à Saint-Albans, où il s'emploie sans relâche à consigner les événements de son époque. *Ainsi, reprenant le flambeau de l'œuvre de Roger de Wendover Flores historiarum (Les Fleurs de l'histoire), il rédige la Chronica majora (Grande chronique). C'est, pour l'essentiel, à ces travaux volumineux et foisonnants… Lire la suiteÉcrit par : Daniel SANGSUE
… suivie des parodies des drames satiriques, chez les Grecs, et des atellanes, chez les Romains) ; *au Moyen Âge et à la Renaissance, c'est toute une culture populaire et cléricale qui se développe autour de la parodisation des cérémonies et des textes religieux lors de certaines fêtes comme Carnaval (L'Œuvre de François Rabelais et la culture… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Vittore BRANCA, Françoise JOUKOVSKY
Père *de la poésie moderne et de la culture humaniste, auteur en langue vulgaire de cet immortel Canzoniere (Rerum vulgarium fragmenta), qui a suscité des foules d'imitateurs en Italie et dans toute l'Europe et qui a marqué la poésie amoureuse en Occident jusqu'au romantisme et au-delà, et d… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
… * Dolce Stil Novo, poésie amoureuse savante. Naissance de Pétrarque à Arezzo, en Toscane. Son père se rend à Avignon, près de la cour pontificale. Pétrarque étudiera le droit à Montpellier, puis à Bologne. À la mort de son père, il revient à Avignon et reçoit les ordres mineurs. Pétrarque rencontre Laure de Noves, en l'église Sainte-Claire-d'Avignon… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Patrick DEL DUCA
Écrit par : Patrick DEL DUCA
Écrit par : Roger BISMUT, Albert-Alain BOURDON, Michel DRAIN, José-Augusto FRANÇA, François GUICHARD, Michel LABAN, Frédéric MAURO, Jorge MORAÏS-BARBOSA, Victor PEREIRA, Eduardo PRADO COELHO
Dans le chapitre "Littérature" : … *Jusqu'au xiie siècle, les œuvres se transmettent oralement. Par la suite, des copistes les recueillent sur manuscrits… Lire la suiteÉcrit par : Marc SORIANO
Dans le chapitre "Quelques repères historiques. De la Bible à Érasme" : … aussi réélaborés par la culture savante. Les proverbes sont omniprésents dans la littérature du *Moyen Âge. Au-delà de ce constat, une analyse plus précise révèle qu'ils reflètent les rapports de forces, les tensions et les conflits de la société féodale. « L'argent ard gens » (du verbe ardre qui signifie brûler) est un adage à la fois… Lire la suiteÉcrit par : Claude LECOUTEUX
… *Nous ignorons pratiquement tout de la vie de Reinmar l'Ancien, que Gottfried de Strasbourg surnomme « le rossignol de Haguenau ». On pense qu'il est né vers 1170, et on a de bonnes raisons de situer sa mort vers 1208-1209. Si Reinmar a passé la plus grande partie de sa vie à Vienne, à la cour des ducs d'Autriche, les Babenberg, on doute aujourd'hui… Lire la suiteÉcrit par : Paul ZUMTHOR
*Le nom de grands rhétoriqueurs a été donné, au xixe siècle, par les historiens de la littérature, à un groupe de poètes qui firent carrière auprès des ducs de Bourgogne, de Bretagne, de Bourbon et auprès des rois de France entre 1450-1460 et 1520-1530 environ. Pourtant cette désignation… Lire la suiteÉcrit par : Edina BOZOKY
… *Héros d'un roman médiéval français (fin du xiie s.). Sa légende est composée de plusieurs lieux communs de la littérature médiévale : naissance extraordinaire (grâce à l'intervention du diable) ; actes de cruauté qui rappellent les atrocités commises par certains personnages de chansons de geste ; repentir, pénitence et sainteté… Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
… *Héros légendaire connu des Anglais grâce à la tradition orale, puis à des allusions figurant dans des œuvres du xive siècle comme Pierre le Laboureur (The Vision of Piers the Plowman, 1378), enfin grâce à diverses gestes dont la plus connue semble avoir été publiée par Wynkin de Worde en 1495 sous le titre de… Lire la suiteÉcrit par : ETIEMBLE
… le genre, il faudra un millénaire, les fabliaux, le Roman de Renart, le roman versifié. *Dans sa fine « lecture des vieux romans », J. Chapelain célébrait surtout le Lancelot, « histoire certaine et exacte des mœurs qui régnaient dans les cours d'alors », ce dont le loue de nos jours encore J. Frappier. S'il ridiculise… Lire la suiteÉcrit par : Michel ZÉRAFFA
Dans le chapitre "Du mythe au roman" : … histoire des « quarante-sept rōnin ». Dans la civilisation occidentale et chrétienne, la *formation du roman est liée à la monarchie française du xiie siècle et à ses structures sociales. Les auteurs de Brut, du Roman d'Enéas, du Roman de Thèbes, du Roman de Troie commettront… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
… bas-latin romanice (appliqué à la langue de Rome et puis à celle des peuples romanisés), *le substantif espagnol romance désigna d'abord les langues néo-latines ou romanes, ainsi que leurs littératures, ensuite les parlers péninsulaires en particulier, enfin des poèmes à caractère narratif ; tel est aussi le sens le plus général… Lire la suiteÉcrit par : Juliette GARRIGUES
Écrit par : Daniel POIRION
*Plus de deux cent cinquante manuscrits ont conservé le Roman de la Rose, poème de 21 750 octosyllabes, chef-d'œuvre du xiiie siècle et monument de la littérature française qu'on peut comparer sans ridicule à l'œuvre de Dante ou à celle de Cervantès. …]… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Jean DUFOURNET
*Œuvre ambiguë, écrite de 1175 à 1250 par plus de vingt auteurs le plus souvent anonymes, de personnalité, de formation, de goûts, de préoccupations et de talent fort différents, le Roman de Renart est un ouvrage en perpétuel devenir, dissocié en de multiples récits (ou branches), que l'on a… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Jean-Charles HUCHET
… *Au milieu du xiie siècle, l'avènement du genre romanesque est scellé par les romans antiques (qu'il vaudrait mieux appeler « romans d'Antiquité »). Ils constituent une trilogie : le Roman de Thèbes (1152-1154), le Roman d'Énéas (1156) et le Roman de Troie (1160-1165) de Benoît de Sainte-Maure ; ils… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline CERQUIGLINI-TOULET
… *Le rondeau qui naît de la danse, de la ronde, ancre ce qui deviendra une forme lyrique dans le corps, le rythme et la musique. Le Moyen Âge toutefois met plutôt le rondeau en rapport avec sa forme, à l'enseigne du rond. Pensée homologique qui au-delà de la stricte étymologie dit une essence formelle : le retour du refrain. Le… Lire la suiteÉcrit par : Claude LECOUTEUX
… *Grâce aux archives, la vie de Hans Rosenplüt, surnommé « Le Bavard » (Schnepperer), se laisse à peu près reconstituer. Il naît entre 1400 et 1405, sans doute à Nuremberg ; en 1426, il devient citoyen régulier de cette ville libre où il exerce, dès 1427, le métier de maître sellier. En 1431 il participe à la guerre contre les Hussites et,… Lire la suiteÉcrit par : Claude LECOUTEUX
… *On ignore les dates de naissance et de décès de Rudolf von Ems, et la vie de ce grand écrivain reste dans l'ombre. Il est issu d'une famille de ministériaux au service de la famille de Montfort, et originaire d'Ems (Domat, au-dessus de Chur, dans la région du lac de Constance) avant de s'installer en Autriche, dans le Vorarlberg. Poète à la cour… Lire la suiteÉcrit par : Michel AUCOUTURIER, Marie-Christine AUTANT-MATHIEU, Hélène HENRY, Hélène MÉLAT, Georges NIVAT
Dans le chapitre "La littérature médiévale (XIe-XVIIe siècle)" : … *L'écriture et le livre sont apparus en Russie à la fin du xe siècle, avec l'évangélisation. La littérature russe médiévale continue donc directement la littérature byzantine, c'est-à-dire la tradition gréco-latine filtrée par le christianisme. Elle est à cet égard comparable aux littératures latines de l'Occident chrétien. Elle… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
*Sous le nom de Rutebeuf, c'est un chapitre décisif de la littérature poétique du xiiie siècle qui nous a été conservé. Déchirure dans l'ordonnance rigoureuse de la poésie courtoise des trouvères : le modèle de la fin' amor, la patiente élaboration du personnage selon un rituel… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
*Il entre dans le « miracle islandais » d'avoir su créer, à partir du xiie siècle, une littérature originale et inimitable encore trop mal connue, en France notamment. Au premier rang de cette production se placent les sagas, chefs-d'œuvre narratifs en avance de plus d'un demi-millénaire sur… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
Écrit par : Régis BOYER
… *Ce moine danois, originaire de Sjaelland, vécut à l'articulation des xiie et xiiie siècles, et servit l'archevêque Absalon dont il fut sans doute secrétaire (clericus). Il est passé à la postérité pour ses Gesta Danorum (Les Hauts Faits des Danois), histoire de son pays écrite en… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
*La poésie scaldique, qui s'est développée en Scandinavie et en Islande, est d'accès si difficile qu'elle décourage la traduction en français ; elle mérite toutefois la plus grande attention, tant pour sa beauté formelle que pour son originalité extrême, sans parler des problèmes passionnants qu'elle pose à la… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CERQUIGLINI
… *La bibliothèque de Valenciennes conserve un manuscrit latin où l'on copia, sans doute à l'abbaye de Saint-Amand-les-Eaux dans la première moitié du ixe siècle, une traduction latine des œuvres de saint Grégoire de Nazianze. Ce manuscrit fut ensuite l'objet d'une double intervention qui lui donne une place éminente dans l'… Lire la suiteÉcrit par : Claudette PERRUS
… *On regroupe sous le nom de Siciliens les poètes de la première « école » poétique italienne, dont la naissance et la floraison coïncident avec le règne de Frédéric II Hohenstaufen (1194-1250) et le rayonnement de la cour de Palerme sur le reste de la péninsule. La politique culturelle du monarque embrassait tous les secteurs du savoir : droit,… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
*Depuis huit siècles qu'elle existe, la littérature islandaise n'a jamais compté d'écrivain comparable à Snorri, fils de Sturla de Hvammr. Mythologue, sagnamadr (compositeur de sagas), poète, pédagogue, historien hors pair, il domine de sa puissante stature non seulement ses compatriotes, mais, on peut… Lire la suiteÉcrit par : Joël SHAPIRO
… *Le plus grand troubadour italien en langue provençale, Sordel mena une vie qui reste sur bien des points un mystère. Sa « vida » officielle raconte qu'il était originaire de Mantoue, fils d'un chevalier pauvre nommé El Corte, et qu'il vivait à la cour du comte San Bonifaci : il tomba éperdument amoureux de la femme de ce dernier, Cunizza, et prit… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Mot latin signifiant « miroir », fréquemment employé dans le titre d'ouvrages d'édification sur des sujets théologiques ou moraux, et genre littéraire didactique. Les plus anciens textes de ce genre en Occident sont les Miroirs des princes par lesquels l'Église carolingienne essaie de faire l'éducation des empereurs et des grands : citons la … Lire la suiteÉcrit par : Jaroslav BLAHA, Marie-Elizabeth DUCREUX, Marie-Claude MAUREL, Vladimir PESKA
Dans le chapitre "Débuts en vieux-slave" : … *Le christianisme, introduit chez les Slaves de la Moravie et de la Slovaquie avant 800 et un peu plus tard en Bohême, n'a apparemment pas laissé trace d'activité littéraire en latin. C'est donc le « vieux-slave » qui devient la première langue littéraire avec l'écriture « glagolitique » élaborée (à la demande de Rastislav à Byzance) par Constantin-… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Florence BRAUNSTEIN
Écrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
*On réunit sous les noms de Tristan et Yseut des récits qui s'échelonnent de la seconde moitié du xiie siècle au milieu du xvie siècle (vers 1525, Pierre Sala offre un Tristan à François Ier) et qui furent composés en français, mais… Lire la suiteÉcrit par : Paul ZUMTHOR
*La forme poétique que Roger Dragonetti appela le « grand chant courtois » se constitua dans la France occitane durant la première moitié du xiie siècle. À partir de 1150-1180, elle fut progressivement adoptée dans la plupart des nations occidentales. Son dynamisme initial et ses tendances… Lire la suiteÉcrit par : André CRÉPIN
… *Les migrants angles, saxons et jutes ont lutté pour s'assurer le pouvoir en Grande-Bretagne dès le ve siècle, mais les textes vieil-anglais ne datent que du viie siècle : ce sont d'abord des chartes puis le premier poème chrétien en anglais, de Caedmon (vers 660). La période vieil-anglaise se termine à la… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline CERQUIGLINI-TOULET
*Celui qui, du Lais au Testament, a tout dispersé, ses biens fictifs et sa personne, celui qui n'avait rien d'un père mais se voulait un fils, un enfant, « un pauvre petit écolier » (Le Testament, « Épitaphe et rondeau »), est érigé depuis Boileau en père de la poésie… Lire la suiteÉcrit par : Claudette PERRUS
Écrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Moine à Reichenau, élève de Raban Maur à Fulda (826-829), Walafrid est appelé par Hilduin en 829 pour être le précepteur du fils de Louis le Pieux, qui le nomme abbé de Reichenau en 838 ; expulsé de son abbaye pour sa fidélité à Lothaire dans la lutte des trois fils de Louis, il se réconcilie avec Louis le Germanique au moment du traité de Verdun (… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Considéré comme* le plus grand poète allemand du Moyen Âge, Walther von der Vogelweide défendait les vertus d'une vie équilibrée, en société comme dans la sphère privée, dans une œuvre qui reflète sa désapprobation à l'égard des individus, des actions et des croyances qui viennent troubler cette harmonie. Walther von der Vogelweide naît vers 1170.… Lire la suiteÉcrit par : Danielle BUSCHINGER
*Wolfram, chevalier bavarois, est un des grands poètes qui ont présenté aux milieux courtois allemands la matière d'œuvres françaises, selon une technique (l'« adaptation courtoise ») qui respecte les structures narratives mais joue sur l'originalité de la mise en œuvre. Son Parzival est une… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CERQUIGLINI
… *Que l'œuvre de Paul Zumthor représente une des plus importantes contributions du xxe siècle à l'étude de la société médiévale, dans ses représentations et ses formes symboliques, dans sa littérature, on n'en saurait douter. Mais ce qui rend cette œuvre tout particulièrement attachante est le fait que, écrite dans la langue… Lire la suite
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