Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Alain MICHEL
Le latin médiéval a été, en son temps, l'instrument de culture qui fondait toute compréhension internationale. Dans un temps où les langues vernaculaires étaient encore grossières, il a été le conservatoire des techniques et des figures (rhétorique et poésie) ainsi que la langue sacrée du christianisme, pour lequel il constitua un trésor de textes… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
*Si l'œuvre et la carrière d'Abélard font de lui le type des premiers professeurs urbains, l'histoire de sa vie personnelle est singulière. Il vient parmi les tout premiers en trois domaines : philosophie, logique et théologie scolastique. Mais son apport dans ces deux dernières disciplines a été très vite… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Né à Lille, élève de Bernard Silvestre à Chartres, Alain étudie dans la mouvance de Gilbert de la Porrée ; il devient maître ès arts, puis maître en théologie à Paris, avant d'enseigner à Montpellier ; parvenu au sommet de la gloire, il suit l'exemple de son ami Thierry de Chartres et entre comme convers à Cîteaux, où il meurt. On le surnomme « le… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
… *Clerc anglo-saxon, né à York, Alcuin fut dans cette ville l'élève d'Aelbert, auquel il succéda à la tête de l'école cathédrale. Il fut alors regardé comme l'un des maîtres de la culture chrétienne anglaise. En 782, il est appelé par Charlemagne pour présider l'école du palais d'Aix-la-Chapelle et mettre en place le programme scolaire désiré par l'… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DELATTRE, Alain de LIBERA, Universalis
Dans le chapitre "La tradition antique et médiévale" : … dans un cadre strictement sémantique, tantôt dans une perspective rigoureusement théologique. *La formulation médiévale du concept d'analogie de l'être est un phénomène tardif qui a été préparé par une longue suite de médiations et de transferts. Son point de départ est la théorie porphyrienne de l'homonymie transmise par Boèce et les … Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
… *Condamné, en 1277, par l'évêque de Paris, Étienne Tempier, le De amore d'André le Chapelain n'a pas fini d'alimenter les controverses sur le sens de l'ouvrage et l'identité de l'auteur. Le livre présente une facture antithétique, la première partie célébrant la femme, la courtoisie et la prééminence de l'amour, la seconde développant l'… Lire la suiteÉcrit par : Michel-Marie DUFEIL
*Prototype du prélat grégorien qui refuse dans l'Église le pouvoir laïc et axe toute la chrétienté sur la vertu et la discipline de vie, Anselme est aussi, bien qu'il n'ait jamais suffisamment personnalisé ses vues pour être chef d'école, le véritable fondateur de la pensée et de la méthode scolastiques… Lire la suiteÉcrit par : Alain de LIBERA
Dans le chapitre "Traductions, apocryphes et commentaires" : … qui, d'emblée, ont conditionné le développement de la science principale : la théologie. *Vers la fin du xiie siècle et au début du xiiie, en revanche, l'ensemble de l'œuvre est traduit ou en circulation : la fin de l'Organon, tout d'abord, dans la traduction de Boèce, Premiers et… Lire la suiteÉcrit par : Robert FOLZ
… *Terme qui désigne les disciplines intellectuelles fondamentales dont la connaissance depuis l'Antiquité hellénistique et romaine était réputée indispensable à l'acquisition de la haute culture. Les arts libéraux étaient groupés en deux cycles : le trivium, comprenant la grammaire, la rhétorique et la dialectique, et le quadrivium, groupant les… Lire la suiteÉcrit par : Alain MICHEL
Dans le chapitre "La scolastique et l'humanisme" : … Rédigés le plus souvent en *latin, les arts poétiques témoignent au Moyen Âge de la persistance de la culture antique. Divers arts poétiques sont rédigés à la fin du xiie siècle, notamment par Matthieu de Vendôme et Geoffroy de Vinsauf, qui s'inscrivent dans le cadre d'un modernisme savant. Ils connaissent Horace et la … Lire la suiteÉcrit par : Michel MESLIN, Jeannine QUILLET
Dans le chapitre "La controverse gottschalkienne" : … droits de l'homme à disposer de lui-même et à contribuer, ou à refuser, de faire son propre salut. *Au fur et à mesure que la controverse s'amplifia, une nouvelle technique de discussion apparut : un plus large recours à l'ensemble de la littérature patristique et l'appel à la Tradition, que les théologiens lyonnais défendront même contre le… Lire la suiteÉcrit par : Hervé SAVON
Dans le chapitre "Le moine de Jarrow et les techniques littéraires" : … quelque don pour les études, il fallait d'abord inculquer ces moyens de toute culture qu'étaient *la langue latine et la rhétorique classique. Trois opuscules écrits par Bède au début de sa carrière répondent à cette nécessité : le De metrica arte, le De schematibus et tropis, le De orthographia. Les exemples qui… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
… *Autour de l'an 1120, Bernard enseigne à l'école épiscopale de Chartres. Il ne nous reste rien de lui, mais Jean de Salisbury, dans son Metalogicon (C. C. J. Webb éd., II et III, Oxford, 1929) dit qu'il brillait dans l'enseignement de la « grammaire » (c'est-à-dire pour nous la grammaire et les lettres) et était « le plus parfait… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Madeleine DAVY, Marcel PACAUT
Dans le chapitre "Origines, formation et personnalité" : … transformation de l'économie, de la société et du pouvoir politique –, il fut, en outre, un *écrivain fécond, au style alerte et coloré. Ses principales œuvres, en dehors de sa correspondance et de ses sermons (parmi lesquels ceux sur le Cantique des cantiques adressés à ses moines, exerceront une grande influence sur la mystique médiévale… Lire la suiteÉcrit par : Edina BOZOKY
… *Né à Royère en Limousin, Bernard Gui meurt au château de Lauroux en Roussillon (département actuel de l'Hérault). Frère prêcheur en 1280, il devient inquisiteur dans le Toulousain en 1307 ; évêque de Tuy (en Galice) en 1323, il est transféré au siège de Lodève l'année suivante par Jean XXII. Il est l'auteur de nombreux ouvrages : chroniques des… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD, Daniel POIRION
Dans le chapitre "L'animal dans la littérature du Moyen Âge" : … attesté par des traductions en diverses langues, et d'abord en éthiopien, syriaque et arménien. *La traduction en latin commence dès le ive siècle, puisque Ambroise en cite des passages dans l'Hexaméron. Nombreux seront les manuscrits latins qui en assureront la diffusion de Byzance à la Grande-Bretagne et l'Irlande… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
*L'œuvre de Boèce a été, pour le Moyen Âge et la Renaissance, une source fondamentale de réflexion philosophique. Elle a joué un rôle décisif dans la transmission de l'héritage de la philosophie antique à l'Occident médiéval et moderne. Les traductions latines et les adaptations de commentaires néo-platoniciens… Lire la suiteÉcrit par : Edith WEBER
… *Jean Fidanza, dit Bonaventure, né à Bagnoregio (près d'Orvieto) en 1217, étudie à la faculté des arts de Paris de 1236 à 1242. En 1243, il entre dans l'ordre des Franciscains à Paris et poursuit ses études de théologie jusqu'en 1248, sous la direction d'Alexandre de Halès. Bachelier biblique de 1248 à 1250, il commente à Paris l'Évangile selon Luc… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *La navigation prend une place privilégiée parmi les voyages spirituels : la mer, c'est l'aventure pleine de dangers mystérieux aux confins du réel et de l'imaginaire. Dès la fin de l'Antiquité, les philosophes stoïciens qui commentent allégoriquement Homère font de l'Odyssée une ascèse, une purification progressive de l'âme vers sa patrie… Lire la suiteÉcrit par : Hervé SAVON
… où s'affrontaient Goths et Byzantins, la poursuite d'une telle entreprise paraissait impossible. *Faute de pouvoir donner des maîtres à ses moines, Cassiodore entendait leur fournir des livres. Pendant une très longue période, la bibliothèque allait se substituer à l'université. Encore fallait-il choisir et utiliser les volumes ainsi rassemblés,… Lire la suiteÉcrit par : Hervé SAVON
Dans le chapitre "Du poème de Proba au centon polémique" : … dame, l'impératrice Eudocie, femme de Théodose II, composera une vie du Christ en vers d'Homère. Le *Moyen Âge n'a pas négligé le chemin ainsi frayé. On y voit apparaître des œuvres plus souples sans doute que le centon entendu au sens strict, mais qui font largement appel aux techniques combinatoires utilisées par Proba. Saint Columban (543-615)… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
… *À la fin du xixe siècle, R. L. Poole (Illustrations of the History of the Medieval Thought and Learning, Londres, 1884) et A. Clerval (Les Écoles de Chartres au Moyen Âge, Paris, 1895) ont accrédité l'idée que l'école épiscopale de Chartres, fondée au vie siècle, avait connu pendant la… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *Le terme générique « débat » correspond à une série de genres poétiques dialogués que les trouvères et les troubadours cultivaient depuis le début du xiie siècle : d'abord en latin, sous le nom de disputatio, puis en langue vulgaire ; il est appelé tenson ou jocpartit en langue d'oc, parture … Lire la suiteÉcrit par : Bernard QUEMADA
Dans le chapitre "Historique" : … développent les gloses, marginales ou interlinéaires, portées sur les manuscrits pour expliciter, en* latin plus simple ou en langue vernaculaire, les mots difficiles ou rares. Réunies en listes approximativement alphabétisées, présentées à la suite ou indépendamment du texte source, elles constitueront des glossaires, tel celui de Reichenau (x… Lire la suiteÉcrit par : Louis COGNET
Dans le chapitre "Un dominicain, cible de l'Inquisition" : … se répartissent en deux groupes bien distincts : les œuvres latines et les œuvres allemandes. *Les écrits latins, destinés aux théologiens de métier, sont de caractère spéculatif et technique, de forme très scolastique ; mais ils ont l'incomparable avantage d'avoir été rédigés directement par Eckhart et d'offrir une base sûre et précise pour l… Lire la suiteÉcrit par : Robert FOLZ
… *Issu d'une famille noble du Maingau (Franconie), élevé au monastère de Fulda, Eginhard compléta sa formation à la cour d'Aix, où il entendit les leçons d'Alcuin dont il semble avoir assumé la succession à la tête de l'école palatine. Très apprécié de Charlemagne, il fut également contrôleur des ateliers d'art d'Aix-la-Chapelle. Comblé de bienfaits… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Outre le sens habituel d'« exemple », le mot latin exemplum désigne une ressource de la rhétorique utile à qui veut susciter la persuasion. Aristote rapproche l'exemple, qui repose sur une inférence implicite, (raisonnement inductif) du syllogisme incomplet (déductif) ; après lui, la rhétorique latine (Cicéron, Quintilien, Valère Maxime)… Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
… *Né près de Trévise, en Italie du Nord, Venantius Honorius Clementianus Fortunatus étudia à Aquilée et à Ravenne ; il acquit une bonne connaissance de la littérature latine. Vers 565, guéri miraculeusement par l'intercession de saint Martin de Tours, il résolut d'accomplir auprès du tombeau de celui-ci un pèlerinage de reconnaissance, mais en… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude CHEVALIER, Jean STÉFANINI, Universalis
Dans le chapitre "Définition médiévale d'une science grammaticale" : … Au *Moyen Âge, la grammaire, l'un des trois « arts du langage » (trivium), avec logique et rhétorique, ouvre le cursus universitaire : fondée sur Donat et Priscien, elle sert à interpréter et à commenter les textes, puis, avec la redécouverte successive d'Aristote et les progrès de la logique, elle devient une réflexion originale sur le… Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
… *Georges Florent, qui devait ajouter aux noms de son grand-père et de son père celui de son arrière-grand-père maternel l'évêque de Langres, Grégoire (mort en 539 env.), naquit à Clermont en Auvergne le 30 novembre 538 (ou 539). Il appartenait à la vieille noblesse gallo-romaine, mais sa famille ne dédaignait pas de servir les rois barbares. Son… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… la fois comme le pape qui eut à défendre et à reconstituer les structures ecclésiastiques et comme *l'auteur avec lequel est né le Moyen Âge. Quoique venant à la fin de la grande période patristique, il sera l'écrivain le plus souvent cité par les théologiens et spirituels médiévaux. Selon une liste qui remonte au viiie siècle,… Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
… *Moine et chroniqueur. Issu d'une famille de petite noblesse picarde, Guibert reçut une éducation soignée et notamment une culture classique assez remarquable. Moine à Saint-Germer (1064), puis élu abbé de Nogent-sous-Coucy (1104), il ne cessa d'étudier, accordant sa préférence à la grammaire et à la théologie, et fréquentant tout particulièrement… Lire la suiteÉcrit par : Jean DECHANET
… *Figure discrète, effacée de ce xiie siècle où jette ses derniers feux une « théologie spirituelle » faisant déjà pressentir la synthèse scolastique, Guillaume de Saint-Thierry n'est bien connu que depuis un quart de siècle. Né à Liège, il s'expatrie de bonne heure, à la recherche d'un maître dans les centres estudiantins du nord… Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
… *Né en Palestine, Guillaume vint en Occident faire ses études et regagna Jérusalem où il devint conseiller, puis chancelier du roi Amaury et de Baudouin IV. Archidiacre (1167), puis archevêque (1174) de Tyr. Il remplit diverses missions diplomatiques, notamment à Byzance, et prit part au concile du Latran de 1179. C'est à la fois comme conseiller du… Lire la suiteÉcrit par : Michel de CERTEAU
Dans le chapitre "Histoire et sociologie" : … fonde. D'abord chez les Grecs (Siméon le Métaphraste au xe siècle), puis dans *l'Occident médiéval (la « Légende dorée » de Jacques de Voragine au xiiie siècle n'est que le cas le plus fameux), se multiplient alors des compilations plus récapitulatives et cycliques, affectées de titres anciens dont elles… Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
… *Née à Bermersheim, près d'Alzey, en Hesse (ses ancêtres étaient barons du lieu), Hildegarde fut confiée, à huit ans, aux bénédictines de Disibodenberg. À quinze ans, elle reçut le voile des moniales et, à trente-huit ans, fut élue abbesse (1136). Elle fonda en 1147 un nouveau monastère dans un lieu moins agréable, à Rupertsberg, et y transféra sa… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Souvent appelé à tort Honorius d'Autun, cet écrivain réputé mystérieux pour le peu de détails qu'on sait de sa vie (on doute même parfois de son existence, en supposant que ses écrits ne sont qu'une compilation) et pour son goût de l'arcane a dû naître en Angleterre, où il fut l'élève d'Anselme de Canterbury. Il vécut sous l'habit des bénédictins… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… de vingt-trois ans au couvent des bénédictines de Gandersheim, où elle passera le reste de sa vie. *Afin de neutraliser la moralité païenne qui règne dans les œuvres classiques, elle écrit vers 960 six drames en latin inspirés de Térence, mais reprenant des thèmes chrétiens : Gallicanus, Dulcitius, Callimaque, Abraham… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHATILLON
… *D'origine inconnue, peut-être saxonne, peut-être flamande, Hugues dut entrer chez les chanoines réguliers de Saint-Victor de Paris peu après la fondation de ce monastère. Il y fut certainement reçu avant l'année 1127, car son nom apparaît à cette date au bas d'une charte de l'abbaye. Quoi qu'il en soit, Hugues ne devait pas tarder à devenir la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Noble anglais, étudiant à Chartres et à Paris (avec les porrétains, Abélard et les victorins), puis moine cistercien à Pontigny, Isaac fut élu abbé de l'Étoile, près de Poitiers, où il reçut Thomas Becket, exilé par Henri II. Il fonda finalement dans l'île de Ré une installation plus austère, où il mourut. Il nous reste de lui cinquante-sept… Lire la suiteÉcrit par : Jacques FONTAINE
*Tardivement proclamé docteur de l'Église universelle en 1722, mais vénéré de ses contemporains comme « l'image même du savoir antique », Isidore de Séville fut tour à tour l'écrivain latin le plus souvent recopié et lu par le Moyen Âge, et l'un des plus outrageusement décriés par l'hypercritique moderne.… Lire la suiteÉcrit par : Maurice de GANDILLAC
… *Si équivoques que soient les termes « renaissance » et « humanisme », Jean de Salisbury est de ceux qui en justifient l'application (sous d'évidentes réserves) à l'Europe latine du xiie siècle. Venu à dix-sept ans de Grande-Bretagne en France, élève de l'école de Chartres et ami d'Abélard, estimé cependant par saint Bernard, qui… Lire la suiteÉcrit par : René ROQUES
*L'œuvre de Jean Scot dit l'Érigène représente sans doute l'ensemble littéraire, philosophique, exégétique et théologique le plus considérable et le plus élaboré de la pensée occidentale latine entre le vie et le xiie siècle. On y retrouve l'empreinte profonde des auteurs… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *Composition par laquelle le poète met en forme le topos du regret et du deuil à l'occasion d'un départ, d'une mort ou d'une calamité publique. Qu'il parle en son nom ou au nom de la communauté entière, il doit convertir l'émotion en mots, sans cesse renouvelés et cependant conformes à la tradition, car la douleur, elle, est toujours… Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
… *Dispensant l'enseignement en Occident, les écoles médiévales sont nées de l'obligation faite par Charlemagne, en 789, à tous les évêques et abbés d'ouvrir à l'ombre de leur église ou monastère une école où seraient enseignés la lecture, l'écriture, le comput liturgique et le chant, et où seraient poursuivies des études conduisant à une meilleure… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
Dans le chapitre "Styles, jeux et danses" : … avoir tendance à transposer ces critères de leur langue de culture dans leur langue vulgaire. *Nous connaissons, de fait, une abondante littérature en langue latine qui, de Fortunat (vie siècle) à l'école de Chartres (xiie siècle), a cultivé un lyrisme sérieux, tant profane que religieux. Nous savons, d'… Lire la suiteÉcrit par : Alain de LIBERA
Dans le chapitre "Périodisation et corpus" : … le cours et correspond lui-même globalement au premier moment de la période des universités. *L'âge gréco-latin est l'aetas boetiana, celui des traductions et des monographies de Boèce, sur le double front de la logique et de la théologie (De hebdomadibus, De Trinitate) ; c'est aussi par excellence l'âge du … Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Moine bénédictin de Saint-Gall en Suisse, poète, historien, épistolier et musicologue, surtout célèbre en raison de la paternité d'une quarantaine de séquences qu'on lui attribue habituellement. À l'abbaye de Saint-Gall, de grande renommée à cette époque, il fut l'élève d'Ison, commentateur de Prudence et de Moengal, moine irlandais ancien abbé de… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
Dans le chapitre "L'argument patristique" : … de Jean Damascène peut être considérée comme un bel exemple. Le Moyen Âge continue dans cette voie. *Les doctrines théologiques du haut Moyen Âge, de l'époque carolingienne à Abélard, s'élaborent uniquement par le choix et l'organisation de « sentences » patristiques. C'est ainsi que l'on aboutira au Liber sententarium de Pierre Lombard (… Lire la suiteÉcrit par : Charles BALADIER, Jean RIBAILLIER
*Auteur d'un ouvrage délibérément traditionnel et assez impersonnel qui lui a valu néanmoins d'être appelé le Maître des Sentences – car la « lecture » et le commentaire de cet exposé de la foi chrétienne ont constitué pendant plusieurs siècles la base de l'enseignement scolastique –, Pierre dit le… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
… *La question du platonisme médiéval étant particulièrement complexe, il faut dire d'abord selon quels partis pris elle est ici traitée. En premier lieu on rangera sous le nom de « platonisme » toute doctrine, d'ensemble ou même de détail, qui se fonde en dernière instance sur les œuvres des auteurs que l'Antiquité tardive et les médiévaux appelaient… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Élève d'Alcuin à Tours, écolâtre, puis chancelier en 812, et abbé (de 822 à 842) de la grande abbaye bénédictine de Fulda, enfin archevêque de Mayence de 847 à sa mort. Ami de Lothaire, attaché à l'idée impériale, Raban Maur est l'un des grands noms de la renaissance carolingienne (on l'a surnommé le « précepteur de la Germanie ») : missionnaire,… Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
… *Moine bourguignon, Raoul (Radulphus) Glaber, ou le Glabre, appartint à de nombreux monastères (Saint-Léger de Champeaux, Moutiers, Saint-Germain d'Auxerre, Bèze, Saint-Bénigne de Dijon, Cluny enfin). Après avoir rencontré au début quelques difficultés en raison de son inconduite, il sut se faire apprécier pour sa culture classique et ses qualités d… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHATILLON
… *Originaire d'Écosse ou d'Irlande, Richard dut entrer durant la première moitié du xiie siècle chez les chanoines réguliers de l'abbaye Saint-Victor de Paris, dont il devint par la suite sous-prieur puis prieur. Avec Hugues de Saint-Victor, il est une des figures les plus représentatives de la célèbre école attachée à ce… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
… *Ce moine danois, originaire de Sjaelland, vécut à l'articulation des xiie et xiiie siècles, et servit l'archevêque Absalon dont il fut sans doute secrétaire (clericus). Il est passé à la postérité pour ses Gesta Danorum (Les Hauts Faits des Danois), histoire de son pays écrite en… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
Dans le chapitre "Formes, textes et méthodes" : … simplement de l'examen des formes (littéraires et intellectuelles) qui lui sont propres. *Ces formes sont signalées par des titres qui reviennent continuellement dans les catalogues des œuvres scolastiques : commentaires, questions disputées, questions quodlibétales, sommes. Toutes ont un soubassement et une intention didactiques (… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Forme de composition liturgique monodique qui proliféra du ixe au xive siècle. On en connaît près de 4 500 séquences ; Pie V, au concile de Trente, réduisit leur nombre à cinq dans la liturgie romaine : Lauda Sion, Stabat Mater, Veni Sancte Spiritus, Victimae paschali laudes… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CERQUIGLINI
… *Au soir de la bataille de Fontenoy (juin 841), Lothaire, qui hérite légitimement de son père Louis le Pieux le vaste empire de Charlemagne, est en déroute. Il a été vaincu par son frère Louis le Germanique et par son demi-frère Charles le Chauve, alliés militairement. Pour l'Église, pour les clercs qui entourent les deux jeunes princes, cette… Lire la suiteÉcrit par : Charles CHAUVIN
Écrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Mot latin signifiant « miroir », fréquemment employé dans le titre d'ouvrages d'édification sur des sujets théologiques ou moraux, et genre littéraire didactique. Les plus anciens textes de ce genre en Occident sont les Miroirs des princes par lesquels l'Église carolingienne essaie de faire l'éducation des empereurs et des grands : citons la … Lire la suiteÉcrit par : Jaroslav BLAHA, Marie-Elizabeth DUCREUX, Marie-Claude MAUREL, Vladimir PESKA
Dans le chapitre "Littérature latino-tchèque" : … *Le latin trouve ses premières expressions originales dans la seconde moitié du xe siècle (l'évêché de Prague est fondé en 973). Des légendes (inspirées des œuvres vieux-slaves) sont consacrées aux saints Venceslas et Ludmila. Avant l'an mille, c'est une magnifique légende, presque une chronique, Vita et passio sancti… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Dominique CHENU
*Thomas d'Aquin, ainsi appelé du nom de la petite ville d'Aquino, sur la route de Naples à Rome, où ses parents détenaient dans le premier quart du xiiie siècle un très modeste pouvoir féodal, ne peut être enfermé dans le crédit que lui accorde depuis sept siècles l'Église… Lire la suiteÉcrit par : Henri DESROCHE, Joseph GABEL, Antoine PICON
Dans le chapitre "Les utopies modernes" : … sur terre s'apparentent aux utopies de l'abondance, de la paix et des restitutions universelles ; dans les *récits légendaires qui récupèrent ou amplifient les récits antiques (pays de Cocagne, géographie fantaisiste de paradis terrestres, voyages et îles de saint Brendan avec ses « cathédrales de verre » dans l'Atlantique nord, sans parler des… Lire la suiteÉcrit par : Maryse BIDEAULT
… *Dominicain, archevêque de Gênes, Jacques de Voragine est né à Varazze, petite ville du golfe de Gênes en Italie. Issu d'une famille modeste, il entra, à l'âge de seize ans, chez les Dominicains et fut nommé, en 1276, provincial de cet ordre en Lombardie. En 1287, alors que les talents de prédicateur de Jacques de Voragine étaient déjà connus, le… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Moine à Reichenau, élève de Raban Maur à Fulda (826-829), Walafrid est appelé par Hilduin en 829 pour être le précepteur du fils de Louis le Pieux, qui le nomme abbé de Reichenau en 838 ; expulsé de son abbaye pour sa fidélité à Lothaire dans la lutte des trois fils de Louis, il se réconcilie avec Louis le Germanique au moment du traité de Verdun (… Lire la suite
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