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Écrit par : Pierre HADOT
La littérature latine chrétienne a commencé à se développer à la fin du iie siècle et n'a pris son véritable essor qu'au début du iiie siècle. On convient généralement de placer sa fin au viiie siècle, en même temps que celle du monde antique. Mais il ne faut pas oublier qu'il a existé… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
Dans le chapitre "La personnalité d'Ambroise : christianisme et romanité" : … 384), ou avec Théodose, dont la forte personnalité finira par être conquise par Ambroise (388-395). *Le stoïcisme romain revit aussi, sous une forme nouvelle, dans le De officiis ministrorum d'Ambroise. Aux hommes d'action de son temps, Cicéron avait proposé un manuel stoïcien de conduite pratique, qu'il avait dédié à son fils. À ses fils… Lire la suiteÉcrit par : Élizabeth BINE
… *Vivant à l'époque de l'empereur Dioclétien, Arnobe se range parmi les apologistes chrétiens. Après avoir longtemps enseigné la rhétorique à Sicca Veneria, en Afrique proconsulaire, il se convertit tardivement au christianisme, vers soixante ans. L'évêque dont il dépendait conçut quelques doutes sur la foi de ce nouveau-venu ; pour prouver sa… Lire la suiteÉcrit par : Alain MICHEL
Dans le chapitre "La scolastique et l'humanisme" : … profane. Or la plus belle part de la poésie médiévale, rédigée en latin, est constituée par *l'hymnodie. Avons-nous des arts poétiques religieux ? Pour trouver une réponse, il faut remonter très haut, jusqu'au De doctrina christiana de saint Augustin, et il faut le compléter par la Théologie mystique du pseudo-Denys l'… Lire la suiteÉcrit par : Michel MESLIN
Dans le chapitre "Les œuvres" : … *L'œuvre est immense ; le biographe d'Augustin, Possidius, se demande si « un seul homme pourrait tout lire et tout connaître » : 113 traités, certains de dimensions considérables comme La Cité de Dieu, le De Trinitate ; 218 Lettres, plus de 500 Sermons nous ont été conservés. Les dimensions mêmes d''une telle… Lire la suiteÉcrit par : Hervé SAVON
Dans le chapitre "Le moine de Jarrow et les techniques littéraires" : … quelque don pour les études, il fallait d'abord inculquer ces moyens de toute culture qu'étaient la *langue latine et la rhétorique classique. Trois opuscules écrits par Bède au début de sa carrière répondent à cette nécessité : le De metrica arte, le De schematibus et tropis, le De orthographia. Les exemples qui… Lire la suiteÉcrit par : Henri-Jean MARTIN
Dans le chapitre "Le Moyen Âge" : … de sauvegarde alors réalisée par le groupe monastique organisé autour de Cassiodore à Vivarium. *Désormais, la culture livresque se trouve concentrée pour des siècles dans les bibliothèques des cathédrales et des abbayes. Ces collections, qui dépassaient rarement les deux cents volumes, comprenaient, à côté des livres liturgiques, des œuvres des… Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
… *Malgré les très nombreuses études qui lui ont été consacrées, Cassien est mal connu. On ne sait si le nom de Jean lui fut donné à son baptême ou quand il devint moine, ni s'il naquit en Dobroudja (Roumanie) ou en Provence. Il est certain que, très jeune, il fut moine à Bethléem. Vers 385 — il devait avoir environ trente-cinq ans —, il partit pour l… Lire la suiteÉcrit par : Hervé SAVON
… où s'affrontaient Goths et Byzantins, la poursuite d'une telle entreprise paraissait impossible. *Faute de pouvoir donner des maîtres à ses moines, Cassiodore entendait leur fournir des livres. Pendant une très longue période, la bibliothèque allait se substituer à l'université. Encore fallait-il choisir et utiliser les volumes ainsi rassemblés,… Lire la suiteÉcrit par : Hervé SAVON
Chez les *Latins, cento – ou kentrôn chez les Grecs – se disait de guenilles maintes fois rapiécées. Au figuré, on appelle « centon » un poème composé de vers ou de fragments de vers empruntés çà et là soit à un même auteur, soit à plusieurs. L'important, c'est que ces éléments se trouvent… Lire la suiteÉcrit par : Charles CHAUVIN
Écrit par : Élizabeth BINE
… *La critique n'a pas réussi à déterminer avec certitude l'époque où a vécu Commodien de Gaza. La thèse qui plaçait son œuvre après 440 a été controversée ; on parle tantôt du iiie siècle, tantôt du ive (et même du ve), mais la discussion reste ouverte. Pourquoi le nomme-t-on Commodien de… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Pierre Thomas CAMELOT
Dans le chapitre "Un témoin privilégié de la Tradition" : … *Cyprien est un écrivain clair, formé aux règles de la rhétorique classique ; sa langue a déjà les caractéristiques du « latin chrétien ». Son œuvre la plus importante est le recueil des Epistulae, ses Lettres (quatre-vingt-une, dont seize de ses correspondants), document de première valeur pour l'histoire de l'Église du iii… Lire la suiteÉcrit par : Jean VIGNES
Écrit par : Alain REY
Dans le chapitre "Le christianisme" : … Un *profond changement intellectuel s'exprime de manière synthétique avec Augustin (354-430), qui explicite dans le De doctrina christiana un programme d'esprit encyclopédique, Boèce (480-524) et Cassiodore (env. 485-env. 580), ministre du roi goth Théodoric, mort vers 584, et auteur d'un vaste recueil historique et anthologique. Au siècle… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MARGOLIN
*Étonnante aventure que celle de ce Hollandais que rien ne destinait à la célébrité, mais dont les contemporains firent le « prince de l'humanisme » et dont la postérité ne connaît, en général que le titre d'un livre, l'Éloge de la folie, et le profil peint par Holbein le Jeune. …]… Lire la suiteÉcrit par : Élizabeth BINE
… *Prosateur chrétien dont nous connaissons deux ouvrages de caractère tout à fait différent : un manuel d'astrologie (Matheseos libri VIII) et un traité particulièrement violent « sur l'erreur des religions profanes » (De errore profanarum religionum). S'agit-il dans les deux cas du même Firmicus ? Tout le laisse supposer. En effet… Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
… *Né près de Trévise, en Italie du Nord, Venantius Honorius Clementianus Fortunatus étudia à Aquilée et à Ravenne ; il acquit une bonne connaissance de la littérature latine. Vers 565, guéri miraculeusement par l'intercession de saint Martin de Tours, il résolut d'accomplir auprès du tombeau de celui-ci un pèlerinage de reconnaissance, mais en… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
… *Godescalc (Gottschalk) d'Orbais est un des personnages les plus originaux de l'époque carolingienne et en même temps un des plus représentatifs de sa culture et de ses conflits. Né en Saxe au début du ixe siècle, moine à Fulda, puis à Orbais (actuel département de la Marne), il parcourt l'Italie et les Balkans. Ses thèses sur la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… avec lequel est né le Moyen Âge. Quoique venant à la fin de la grande période patristique, il sera *l'écrivain le plus souvent cité par les théologiens et spirituels médiévaux. Selon une liste qui remonte au viiie siècle, il est considéré, avec Ambroise, Jérôme et Augustin, comme un des quatre « docteurs » de l'Église latine. Et… Lire la suiteÉcrit par : Pierre HADOT
*L'événement majeur de la vie d'Hilaire de Poitiers a été l'exil en Phrygie auquel l'a condamné l'empereur Constance à cause de son refus d'accepter la théologie arianisante que celui-ci voulait imposer à l'épiscopat d'Occident. Avant cet exil, Hilaire est un témoin intéressant de la théologie et de l'exégèse… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
… *Noble anglais, étudiant à Chartres et à Paris (avec les porrétains, Abélard et les victorins), puis moine cistercien à Pontigny, Isaac fut élu abbé de l'Étoile, près de Poitiers, où il reçut Thomas Becket, exilé par Henri II. Il fonda finalement dans l'île de Ré une installation plus austère, où il mourut. Il nous reste de lui cinquante-sept… Lire la suiteÉcrit par : Jacques FONTAINE
*Tardivement proclamé docteur de l'Église universelle en 1722, mais vénéré de ses contemporains comme « l'image même du savoir antique », Isidore de Séville fut tour à tour l'écrivain latin le plus souvent recopié et lu par le Moyen Âge, et l'un des plus outrageusement décriés par l'hypercritique moderne.… Lire la suiteÉcrit par : Pierre LARDET
*Après Ambroise de Milan († 397), avant Grégoire le Grand (vie s.), et avec son contemporain (et correspondant) Augustin, Jérôme appartient à ce « quatuor » des Pères latins, qui se sont vu conférer par excellence le titre de docteurs de l'Église. Seul d'entre eux, il n'avait été ni évêque… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… *Lucius Caecilius Firmianus, dit Lactantius, sans doute Africain, élève du rhéteur Arnobe de Sicca. Professeur à son tour, Dioclétien l'appelle pour enseigner la rhétorique dans sa nouvelle capitale, Nicomédie en Bithynie. Devenu chrétien, il doit quitter son enseignement lors de la persécution de Galère (304), et tombe dans la misère. À un âge… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… *Archidiacre de l'Église de Rome, Léon, à la mort du pape Sixte III (19 août 440), était en Gaule, chargé d'une mission politique délicate. Quoique absent, il est élu pape ; une délégation officielle va le chercher et il est ordonné à son retour (29 sept. 440). On a conservé le court sermon qu'il prononça à cette occasion (Serm., I). On ne… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… *Évêque de Carales (Cagliari) en Sardaigne, fidèle défenseur de la foi de Nicée, Lucifer refusa de condamner Athanase au Synode de Milan (355) et fut envoyé en exil par Constance. Par la suite, il rejeta toute tentative de conciliation avec les homéousiens et mourut séparé de l'Église. Dans son exil, il écrivit, dans une langue originale et… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Citoyen romain de bonne famille, très instruit des formes grecques qui inspirèrent son activité intellectuelle, Lucilius était lié avec Scipion Émilien sous les ordres duquel il avait servi en Espagne. Il passa à Rome la plus grande partie de sa vie et ne commença à écrire qu'à l'âge mûr. Il donna à la satura latine son caractère de… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Christiane CHAULET ACHOUR, André MANDOUZE
Dans le chapitre "Du paganisme au christianisme africain" : … Carthage a été un des centres littéraires et artistiques parmi les plus brillants du Bas-Empire. *Cependant, à côté de ce phénomène à retardement qui fait de l'Afrique le dernier grand relais de la littérature païenne d'expression latine, il est un autre phénomène beaucoup plus considérable et tourné vers l'avenir. C'est celui que représente une… Lire la suiteÉcrit par : Alain MICHEL
*Le latin médiéval a été, en son temps, l'instrument de culture qui fondait toute compréhension internationale. Dans un temps où les langues vernaculaires étaient encore grossières, il a été le conservatoire des techniques et des figures (rhétorique et poésie) ainsi que la langue sacrée du christianisme, pour… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… *Prêtre de l'Église de Rome, Novatien y tenait un rôle important durant la vacance du siège qui suivit le martyre du pape Fabien (janv. 250). Au nom du clergé romain, il écrivit deux lettres à Cyprien au sujet de la conduite à tenir à l'égard des chrétiens qui avaient apostasié (les lapsi) durant la persécution de Dèce. Il y préconise la… Lire la suiteÉcrit par : Claude THIRY
… *La coutume de louer et donc de pleurer un mort remonte à l'Antiquité : Grecs et Latins possédaient déjà la double tradition lyrique (thrènes ; nénies, élégies) et oratoire (panégyrique collectif ; laudatio funebris individuelle, méprisée par Cicéron pour ses excès). Le christianisme oriente le genre vers le sermon (les grands modèles en… Lire la suiteÉcrit par : Hervé SAVON
Écrit par : Pierre HADOT
… ecclésiastique et tenus, à cause de cela, pour d'authentiques garants de la foi orthodoxe. *Il peut aussi désigner (conjointement avec le terme « patrologie ») l'étude littéraire des œuvres des Pères de l'Église, et même, sous l'influence des exigences de la critique historique, l'étude littéraire de l'ensemble des écrivains de l'Antiquité… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… *Né à Bordeaux dans une famille sénatoriale chrétienne, élève d'Ausone, Paulin entre dans la carrière des honneurs : consul à Rome (378), proconsul en Campanie (379 ou 381). Instruit dans la foi chrétienne par Ambroise de Milan, il retourne en Aquitaine, où il épouse une pieuse Espagnole, Tharasia (385) ; il est baptisé peu après par Delphinus de… Lire la suiteÉcrit par : Jean BOURRILLY, Georges LANGROD, Michel LARAN, Marie-Claude MAUREL, Georges MOND, Jean-Yves POTEL, Hélène WLODARCZYK
Dans le chapitre "Littérature de clercs" : … *Comme l'histoire écrite de la nation, la littérature polonaise allait naître et se développer dans le prolongement du baptême de Mieszko et de son entourage (966), et, par la religion, se rattacher à la civilisation de l'Occident chrétien. Cette orientation, fortifiée par le rôle prépondérant de l'Église dans la vie de l'État et par le prestige du… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… *Né à Calagurris (Calahorra), en Espagne, il eut une brillante carrière juridique et politique ; deux fois gouverneur de province en Espagne, il exerça de hautes fonctions à la cour de Théodose II. Retiré du monde, il se voua à la piété et à la composition de poèmes chrétiens. Le Cathemerinon (Hymnes de chaque jour) est un recueil… Lire la suiteÉcrit par : Eugenio BATTISTI, Jacques CHOMARAT, Jean-Claude MARGOLIN, Jean MEYER
Dans le chapitre "Poésie et savoir : la littérature néo-latine" : … *Langue de l'Église et de l'école, le latin a été écrit et parlé sans interruption depuis la fin de l'Empire romain ; au xiie siècle encore, on lit non seulement les Pères de l'Église mais aussi Virgile, Ovide, Cicéron, et on s'inspire d'eux. Pourquoi donc qualifier de néo-latine la littérature qui naît avec Pétrarque, s'épanouit… Lire la suiteÉcrit par : Yann LE BOHEC, Paul PETIT
Dans le chapitre "L'Empire chrétien" : … discours, on vote, et même le populus, assemblée des hommes libres, est encore attesté. *La vie intellectuelle demeure intense. Les écoles de rhétorique sont nombreuses et quelques-unes fort célèbres (Bordeaux, Autun, Carthage, Milan, Rome, Athènes, Constantinople, Antioche, Alexandrie) et, avec les écoles de droit (dont la principale… Lire la suiteÉcrit par : Richard GOULET
… *Né à Concordia aux environs d'Aquilée (Vénétie), Tyrannius Rufinus étudia à Rome, puis, attiré par la vie monastique, il se retira dans un couvent près d'Aquilée, où vint le rejoindre Jérôme, qui avait été son condisciple. Il effectua ensuite en compagnie d'une noble Romaine, Mélanie l'Ancienne, une visite des déserts d'Égypte où vivaient les plus… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… *Né à Lyon, d'une famille chrétienne de l'aristocratie gallo-romaine, fils et petit-fils de préfets du prétoire des Gaules, gendre de l'éphémère empereur Avitus, il vit dans son domaine d'Avitacum en Auvergne, où il s'adonne à la littérature (Panégyriques officiels ; vingt-quatre Carmina, poèmes d'apparat ou pièces de circonstance… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
… *Né d'une famille distinguée d'Aquitaine, Sulpice Sévère abandonne sa carrière d'avocat après le décès de sa femme (399) et mène la vie monastique à Primuliacum (dans l'actuel département de l'Aude ?) jusqu'à sa mort. Attiré par la renommée de saint Martin, il avait fait le pèlerinage de Tours. Auteur d'une Chronique universelle,… Lire la suiteÉcrit par : Jaroslav BLAHA, Marie-Elizabeth DUCREUX, Marie-Claude MAUREL, Vladimir PESKA
Dans le chapitre "Littérature latino-tchèque" : … *Le latin trouve ses premières expressions originales dans la seconde moitié du xe siècle (l'évêché de Prague est fondé en 973). Des légendes (inspirées des œuvres vieux-slaves) sont consacrées aux saints Venceslas et Ludmila. Avant l'an mille, c'est une magnifique légende, presque une chronique, Vita et passio sancti… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude FREDOUILLE
… synthèse. Né païen, d'éducation et de formation païennes, cultivé, curieux, inquiet de tempérament, *il occupe une place particulièrement importante dans l'histoire du christianisme, mais aussi dans celle des lettres latines. Il est sans conteste le premier en date des grands moralistes et des grands théologiens d'Occident. Du fait des circonstances… Lire la suiteÉcrit par : Bruno PINCHARD
*En ces temps de faveur renouvelée pour le nominalisme et la critique des universaux, il est bon d'aller demander à Lorenzo Valla, un maître de l'humanisme italien, comment la culture de la péninsule est parvenue, dès la première moitié du xve siècle, à donner un contenu, c'est-à-dire une… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Urbain COMBY
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