Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Jean JOURDHEUIL
… « contribue à anesthésier la sensibilité plutôt qu'à stimuler les pouvoirs d'action de l'esprit ». *Ces prises de position sont la forme initiale d'une activité littéraire qui prendra un tour philosophique et politique, au temps de sa participation au Salon de la jeune peinture (de 1966 à 1971), avant de s'épanouir sur le mode du poème et de l'… Lire la suiteÉcrit par : Marc BLOCH
… *Peintre, sculpteur, imprimeur, romancier, poète, Pierre Albert-Birot est un esprit original et l'un des grands poètes du xxe siècle. Son père était un homme d'affaires qui réussissait mal et qui quitta bientôt le domicile conjugal. Pierre Albert-Birot passa son enfance à Angoulême, où il était né, dans une semi-pauvreté, tandis… Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Écrit par : Francis WYBRANDS
Écrit par : Michel DECAUDIN
*Venu à la littérature alors que s'achevait le symbolisme, mort à la veille de l'arrivée de Dada à Paris et de la naissance du surréalisme, sensible à toutes les formes de la nouveauté sans pour autant repousser la tradition, tendant une main à Verlaine et l'autre à Breton, Apollinaire illustre la mutation… Lire la suiteÉcrit par : Daniel BOUGNOUX
*L'œuvre d'Aragon est l'objet d'un malentendu que son auteur semble favoriser à plaisir. Lui-même a très tôt relevé, comme un trait constitutif de sa personnalité, qu'on ne saurait l'estimer entièrement : « À chaque instant je me trahis, je me démens, je me contredis. Je ne suis pas celui en qui je placerai… Lire la suiteÉcrit par : Paule THÉVENIN
Dans le chapitre "Le témoin de soi-même" : … (ce serait trop simple), mais par l'ébranlement de ce qui l'appelle hors de la vie ordinaire. » *Le poète, donc, écrit des poèmes (un premier recueil, Tric Trac du Ciel, paraît en 1923), en adresse quelques-uns au directeur de La Nouvelle Revue française, Jacques Rivière, qui les refuse. Antonin Artaud écrit alors à Rivière non… Lire la suiteÉcrit par : Alain MICHEL
Dans le chapitre "Une synthèse essentielle : Baudelaire" : … rejeter les arts poétiques (ce sera le cas pour Verlaine, Lautréamont). Mais il les influence aussi *jusqu'à nos jours. Par exemple, il nous conduit jusqu'à Mallarmé qui apparaît d'abord comme l'héritier du symbolisme. Il chante le « démon de l'analogie », mais non sans quelque ironie. Sa véritable poétique se trouve exprimée dans le Coup de dés… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BENS
Dans le chapitre "Un Antibois à Paris" : … de considérer tour à tour chacun de ces genres, bien qu'ils révèlent une remarquable unité de ton. *Écrits dans une forme très classique (alexandrins, odes et sonnets), les poèmes d'Audiberti possèdent déjà cette puissance verbale qui n'appartiendra finalement qu'à lui. La richesse et la violence des images servent un propos encore curieusement « … Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Poète et dramaturge, né à Nîmes, fils de Léopold Bataille, un austère magistrat du Second Empire, Henry Bataille vient faire ses études à Paris. Il croit d'abord se sentir une vocation de peintre et fréquente l'académie Jullian. Mais, féru de théâtre, il écrit un drame fortement inspiré par le romantisme dont Sully Prudhomme a fait l'éloge.… Lire la suiteÉcrit par : Marcel SCHNEIDER
… *Né en 1908 dans le Loir-et-Cher, Marcel Béalu a voué son existence à la littérature et trouvé le moyen de s'affirmer — et de subsister — en exerçant des métiers qui avaient rapport avec elle. Il s'occupa notamment de la librairie Le Pont traversé, mine d'éditions rares. De 1955 à 1971, il a dirigé avec René Rougerie la revue Réalités secrètes… Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
… municipale de Rouen : « C'est faute de pénétration que nous concilions si peu de choses. » *Ainsi le poète et fabuliste partage-t-il, chez ce singulier « poireur » de lépidoptères (il faut lire Poirer le papillon [1987], sa correspondance hilarante avec Jean Dubuffet, pour en prendre la mesure), un espace proprement encyclopédique… Lire la suiteÉcrit par : Michèle FINCK
*Le parcours poétique d'Yves Bonnefoy peut se situer sous le signe de l'injonction rimbaldienne des Illuminations : « trouver le lieu et la formule ». Mais si la hâte est constitutive de la quête rimbaldienne, la maturation progressive est le propre de l'œuvre de Bonnefoy, organisée autour d'un centre… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *« Naître en Russie, grandir en Belgique, fuir aux États-Unis, apprendre la paix en Allemagne, vivre en France : cela ne fait pas sérieux. C'est mon destin. Tour à tour j'en ai honte, et me dis que cela peut avoir autant d'importance qu'une virgule dans un poème ; pas plus. » Alain Bosquet, lui-même, met ainsi ses lecteurs en garde contre une… Lire la suiteÉcrit par : Michel COLLOT
… *André du Bouchet est unanimement reconnu comme un des plus importants poètes français de la seconde moitié du xxe siècle. Ses débuts coïncident avec le déclin du surréalisme, dont il rejette, avec d'autres, la dérive ésotériste et la fuite dans l'imaginaire. Il reconnaît chez Reverdy l'exemple d'une poésie qui affronte une « … Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *Il n'est guère de véritable nouvelliste, dans la littérature française, qui n'ambitionne de réaliser sa « Comédie humaine », comme on confectionne une mosaïque ou une rosace, en juxtaposant des morceaux. Daniel Boulanger n'échappe pas à la règle ; il revendique même clairement son projet, en en délimitant volontiers le champ : le monde de ses… Lire la suiteÉcrit par : Marc BLOCH
… *Né à Narbonne, au pays des cathares, Joë Bousquet est une sorte de cathare lui-même, c'est-à-dire un « pur ». Poète de la nuit, du vent et du silence, de tout ce qui est désespoir, il compose une œuvre abondante, constituée essentiellement de poèmes en prose. À sa souffrance, physique et morale, il oppose une infatigable curiosité intellectuelle,… Lire la suiteÉcrit par : Alain POULANGES
Dans le chapitre "Les trompettes de la renommée" : … 1955, avec la création d'Europe no 1, que celles-ci peuvent enfin passer sur les ondes. *Brassens est pourtant le poète que la France s'est choisi. Les uns réprouvent ses mots grossiers et son anarchisme alors que les autres se réjouissent des volées de bois vert qu'il distribue allègrement à l'Église, à la police et aux bourgeois ; mais… Lire la suiteÉcrit par : Marguerite BONNET
*« Qui suis-je ? » demandait André Breton au début d'un de ses livres les plus célèbres, Nadja. C'est son œuvre tout entière qui apporte la réponse, mais la question pour lui n'a jamais été close. Homme d'une ténacité exigeante dans ses choix profonds et en même temps homme de la liberté… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
… * Naissance de Breton à Tinchebray, dans l'Orne. Première Guerre mondiale. Infirmier militaire à Nantes, Breton y fait la connaissance de Jacques Vaché. En mai, il rencontre Guillaume Apollinaire. Fait la connaissance de Philippe Soupault, puis de Louis Aragon. Fonde la revue Littérature avec Aragon et Soupault. Publie Mont de piété… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *Les Cahiers du Chemin, trente livraisons parues de 1967 à 1977, font partie de ces revues littéraires qui sont destinées à graviter autour d'une collection éditoriale, ici préexistante. En l'espèce, les éditions Gallimard, qui disposent de la prestigieuse N.R.F. nourrissant la Collection blanche, créent la collection Le Chemin, sous la… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *La préhistoire des Cahiers du Sud commence en 1913, à Marseille. Marcel Pagnol et quelques amis, bientôt rejoints par Jean Ballard, créent la revue littéraire Fortunio. La guerre interrompt la publication, reprise en 1919 sous l'égide de Jean Ballard. Fortunio cherche alors son identité, prenant ses distances avec la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Écrit par : Marc BLOCH
… *À la fois poète et critique d'art, historien et romancier, rêveur plongé dans son monde intérieur et homme d'action, Jean Cassou est né à Bilbao. Orphelin de père, pauvre, il doit très tôt gagner sa vie et celle de sa mère. Ainsi, très jeune, passant d'un métier à un autre, il se forge une image d'un monde incohérent qu'il décrit plus tard dans … Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *Écrivain français. Jean Cayrol est né à Bordeaux le 6 juin 1911. Après des études de droit et de lettres, il occupe un emploi de bibliothécaire. La poésie le requiert très tôt. Même si c'est la lecture des surréalistes qui le révèle à lui-même, il compose, à l'écart des esthétiques du temps, des poèmes qui, avec fièvre, interrogent l'unité d'un … Lire la suiteÉcrit par : Yvette BOZON-SCALZITTI
Dans le chapitre "Poète de l'esprit nouveau" : … *Cendrars entre en littérature avec Les Pâques à New York (1912), La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France (1913), Le Panama, ou les Aventures de mes sept oncles (achevé en 1914, publié en 1918), qui font de lui, aux côtés d'Apollinaire, un grand poète de l'esprit nouveau. Il rejette le cadre étroit du… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… Les *fervents de Marie Louis Australien Philippe Chabaneix, qui commence à publier en 1922 (Les Tendres Amies), saluent en lui le poète délicat cultivant une sérénité nostalgique en marge d'un siècle si friand de hardiesses et de voix amples. Pour le moins, la manière poétique est ici toute de douceur et de discrétion, sans aspérités,… Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Écrit par : Jean-Claude MATHIEU
*Désormais classique – son entrée dans la Bibliothèque de la Pléiade en est le signe –, l'œuvre, haute, fraternelle, de René Char rayonnait depuis longtemps d'une illuminante obscurité : « J'aime qui m'éblouit puis accentue l'obscur à l'intérieur de moi. » La fascination qu'elle exerce semble naître d'… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… Louis Chrétien, tel Kierkegaard donnant en contrepoint « discours religieux » et œuvres théoriques, *publie alternativement poèmes et textes philosophiques. Le poème donne à penser ce que la parole méditante aura su dégager ; l'écart est toutefois fermement maintenu au cœur d'un chiasme qui libère la pensée et désensorcelle le chant. Ce qui est à… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Écrit par : Gilbert GADOFFRE
Dans le chapitre "Claudel poète planétaire" : … *Ce qui est assuré, en revanche, à l'heure où son théâtre est traduit et joué sous toutes les latitudes, c'est son avenir de poète planétaire, situé au confluent des grandes traditions culturelles de l'humanité : celles du théâtre grec et de la poésie virgilienne, du théâtre élisabéthain et de Calderón, de Dante et de Dostoïevski, de l'opéra… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
… * Naissance de Paul Claudel à Villeneuve-sur-Fère, près de Soissons. Installation de la famille à Paris. Claudel est élève au lycée Louis-le-Grand. Découverte de Rimbaud. Le 25 décembre, conversion à Notre-Dame. Claudel fréquente les Mardis de Mallarmé. Reçu au concours des Affaires étrangères. Publie Tête d'or (première version). Nommé… Lire la suiteÉcrit par : Christian DOUMET
*Le 11 octobre 1963 avait lieu, à Cuverville, la vente aux enchères de la bibliothèque de Gide. Le même jour, à Milly-la-Forêt, une crise cardiaque terrassait Jean Cocteau. L'avenir n'aura pas de peine à voir là la fin d'une époque, que Cocteau couvrit tout entière et dont il fut peut-être le porte-parole… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *La revue Commerce, « Cahiers trimestriels publiés par les soins de Paul Valéry, Léon-Paul Fargue, Valery Larbaud », donna vingt-neuf livraisons, de 1924 à 1932. Cette revue littéraire naît à l'ombre de la princesse de Bassiano et de ses proches. Outre les trois « phares » susnommés, Commerce comptera quelques autres collaborateurs… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Écrit par : Pierre VILAR
Écrit par : Henri BEHAR, Catherine VASSEUR
Dans le chapitre "L'internationale Dada" : … ; en Espagne, en Hongrie, en Finlande et jusqu'au Japon. Mais le contact passe par Paris, où le mouvement a trouvé son terrain de prédilection quand Tristan Tzara s'y est installé en janvier 1920, accueilli « comme le Messie » par les membres du groupe* Littérature : André Breton, Louis Aragon, Philippe Soupault, auxquels s'était joint Paul Eluard… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… *Lorsqu'une tumeur au cerveau l'emporte, à Zurich, le 22 juin 1957, Jean-Paul de Dadelsen, né à Strasbourg le 20 août 1913, n'a encore publié que quelques rares textes dont Bach en automne (dans le no 35 de la N.R.F., en 1955). Il faudra attendre 1962 pour que paraisse, édité par François Duchêne et préfacé par Henri Thomas, son… Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Écrit par : Patrick KRÉMER
… *Né à Reims en 1908, fils d'un instituteur qui ne dédaignera pas la plume, René Daumal semble avoir été porté très jeune à une forme d'hermétisme dont son œuvre portera toujours la trace. Il pressent que l'essentiel est ailleurs, sans doute dans les univers parallèles qu'il sait exister. Cette conviction, il la fait partager aux rares condisciples… Lire la suiteÉcrit par : Robert DAVREU
… *« Nul ne fut hanteur plus obstiné ; qui mit plus de ruse, plus de résolution au service d'une hantise vaine ; nul plus insistant à imiter le flux et le reflux de l'élément ; à devenir élément-homme, d'universelle hantise ; à revenir buter, blesser obstinément contre les arbres, contre le ciel, contre la mer ; à se dresser comme obstacle, érigeant… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BENS
… *Joseph Delteil est né à Villar-en-Val (Aude), d'un père bûcheron-charbonnier. Après la fin de la guerre, il s'installe à Paris. En 1922, son premier roman, Sur le fleuve Amour, étonne les surréalistes. En 1925, il obtient le prix Femina avec sa Jeanne d'Arc qui, deux ans plus tard, est utilisée par Carl Dreyer pour réaliser son… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BENS
Dans le chapitre "Une vie de franc-tireur" : … chez un droguiste de la rue Pavée. Mauvais élève, soit, mais déjà attiré par la littérature : *en 1917, il publie ses premiers poèmes dans La Tribune des jeunes, revue socialiste, et commence à noter ses rêves, ce qui est plus surprenant. En 1919, Desnos aborde en professionnel le métier des lettres : secrétaire de l'éditeur Jean… Lire la suiteÉcrit par : Alain JOUFFROY
… *« Anarchiste discipliné », comme l'a surnommé Bernard Heidsieck, François Dufrêne fut « le premier au monde, en tant que poète », en 1953, à utiliser le magnétophone comme « stylo vocal » pour enregistrer directement des poèmes phonétiques : les « crirythmes ». La spontanéité d'improvisation de ces cris, de ces bruits de gorge et de langue, y… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Écrivain, essayiste, poète et ami de Mallarmé, connu surtout pour son roman Les lauriers sont coupés (1887), où il emploie pour la première fois le « monologue intérieur », procédé tout à fait nouveau d'expression psychologique, repris par Joyce dans Ulysse. Dujardin a été associé au mouvement symboliste dès son origine, et a… Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Écrit par : Pierre DUBRUNQUEZ
… *Poète et critique d'art né à Privas (Ardèche), Jacques Dupin partageait avec quelques-unes des voix poétiques majeures de sa génération – Yves Bonnefoy, André du Bouchet avec lesquels il fonda en 1967 la revue L'Éphémère – le souci de rendre l'expérience poétique à sa vocation ontologique. Salué dès son premier recueil, Cendrier du… Lire la suiteÉcrit par : Marc BLOCH
… *Mort à vingt-neuf ans, Jean-Pierre Duprey, dont toute d'œuvre poétique a été rassemblée en trois volumes, a pourtant connu, dans une aussi courte période de création littéraire, des phases d'activité intense (l'essentiel de son œuvre écrite a été composé pendant les années 1948 et 1949) et des moments de silence à la mesure de son destin tragique.… Lire la suiteÉcrit par : Patrick GRIOLET
… Sorbonne. En 1956, elle devint directrice de l'École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres. *Elle obtint, en 1977, le grand prix de poésie de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre. Elle dialogua enfin avec presque tous les écrivains et les poètes marquants de son époque. Pourtant il y avait, au bout de tant de réussite, l'… Lire la suiteÉcrit par : Marianne JAKOBI
Dans le chapitre "De la critique d'art aux écrits poétiques sur l'art" : … du Parti communiste comme Picasso ou Léger mais il se tourne vers un autre genre d'écrit sur l'art. *Ces textes, souvent de circonstance, marquent un retour vers la littérature avec des poèmes en vers qui font office de préface dans les catalogues consacrés à Marc Chagall, André Masson ou Fernand Léger. De même, lorsqu'il présente des expositions… Lire la suiteÉcrit par : ETIEMBLE, Claude ROY
*Dans son avertissement à l'iconographie de Paul Eluard, Roger-Jean Ségalat juge roidement les quelques ouvrages publiés jusqu'ici sur le poète : « Les quelques études mi-biographiques, mi-littéraires concernant Paul Eluard ont été, pour la plupart, écrites de son vivant ou immédiatement après sa mort. Inspirées… Lire la suiteÉcrit par : Luc ESTANG
Aucun poète *français, depuis les grands romantiques, n'aura été aussi « engagé » dans son époque. « Écho sonore » de tous les conflits dont elle retentit et qui ont culminé en l'an 40. L'acte de naissance poétique de Pierre Emmanuel est à ce millésime. Mais, à la différence de ses illustres devanciers, Pierre… Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Écrit par : Pierre VILAR
… L'œuvre* de Claude Esteban est tout entière placée sous le signe d'une expérience de la langue qui tient pour une part décisive de la traduction : poète attentif au retrait du sensible dans la formulation verbale, prosateur vif tour à tour ironique et méditatif, affrontant l'expérience du deuil ou l'irréparable du bilinguisme, comme la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis JOUBERT
Écrit par : André BEUCLER
*Aussi parisien que Baudelaire et, la plupart du temps, aussi désargenté, mais moins pathétique et pas du tout dandy ; aussi difficile que Mallarmé quant à l'utilisation du vocabulaire, aussi convaincu de la supériorité de la poésie, toutefois moins ambitieux de pensée, mais plus communicatif, plus attiré par… Lire la suiteÉcrit par : Jacques RÉDA
… *Si souvent essentielle dans la formation d'une sensibilité de poète, l'expérience de l'enfance apparaît déterminante chez Jean Follain. Ses premières années s'écoulent en Normandie, entre Saint-Lô où il est né et le village de Canisy. L'un de ses grand-pères était notaire ; l'autre, instituteur. Bien qu'installé dès 1925 dans la capitale, qu'il… Lire la suiteÉcrit par : Hélène LACAS
… *Fils d'un minotier champenois qui s'installe à Paris en 1878, Paul Fort fait ses études secondaires au lycée Louis-le-Grand et se lie d'amitié avec Pierre Louys et André Gide, élèves de l'École alsacienne. Se destinant à Saint-Cyr, il est influencé par ses amis, qui l'orientent vers la littérature. Il se met à fréquenter le café Voltaire, haut lieu… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… *Né à Montceau-les-Mines, le 26 juillet 1907, André Frénaud, après quelques études de droit et de philosophie à Paris, des voyages (U.R.S.S., Italie, Espagne), devient fonctionnaire au ministère des Travaux publics, poste qu'il occupera de 1937 à 1967. Pendant la guerre, il passe deux ans prisonnier en Allemagne, s'évade, entre dans la Résistance.… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Écrit par : Francis WYBRANDS
… *D'origine hongroise, né en Transylvanie orientale, dans une région qui sera rattachée par la suite à la Roumanie, l'œuvre de Lorand Gaspar n'est pas séparable d'un itinéraire singulier qu'il racontera en 1982 dans un texte autobiographique en préface à une anthologie de ses textes rassemblés autour de Sol absolu. Après des études à l'École… Lire la suiteÉcrit par : Marcelle BILON
… Le* 6 mars 1885, Paul Lefèvre (Paul Géraldy) naît à Paris. Son père, journaliste et homme de lettres, meurt prématurément. Paul, brillant élève au lycée Buffon, doit, à seize ans, interrompre ses études pour gagner sa vie. C'est cette période qu'il intitule : Marche funèbre pour la mort de ma jeunesse. Tout en préparant son baccalauréat, il… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
… *Poète lorrain, Ivan Goll a écrit en langue française et en langue allemande. Ses premiers écrits le font classer dans le mouvement expressionniste allemand. Le Canal de Panama, tract lyrique, parut en 1914 sous le pseudonyme d'Iwan Lassang. Le poète y décrit la lutte des éléments contre l'homme, et le percement héroïque du canal. Pendant… Lire la suiteÉcrit par : André LAUDE
… La Fête de nuit, Stèle pour Lamennais, Arthur Rimbaud. La marche au soleil),* le reclus de Botzulan – près de Pont-Aven – n'a cessé de vivre sous le signe de la poésie. Incapable, par on ne sait quel barrage profond, d'apprendre la langue des siens, il fut autrement breton qu'un Théodore Botrel, qui n'hésitait pas à écrire,… Lire la suiteÉcrit par : Philippe PIGUET
… négliger pour autant de faire valoir la qualité de petits maîtres comme Laprade ou Mané-Katz. *La fréquentation des artistes développa chez elle une sensibilité créatrice qu'elle mit au service de la plume. Non seulement son œuvre poétique fut saluée par de nombreuses récompenses, comme le prix de l'Académie française pour La Colonne et la… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
… Né* en 1912 à Paris, d'un père ingénieur des Arts et métiers, Jean Grosjean devient orphelin de mère à trois ans. Il fait une école d'agriculture et, adolescent, travaille dans la métallurgie au Perreux. Bachelier à vingt ans, il entre au séminaire (1933) et est ordonné prêtre en 1939. Il quitte l'Église dix ans plus tard et se marie en 1950. Le peu… Lire la suiteÉcrit par : Jacques RÉDA
… *Il est certain que la pensée et la poésie orientales ont, par divers relais, discrètement mais profondément imprégné — depuis une trentaine d'années — quelques courants de la poésie française. On ne s'en étonne pas moins de rencontrer des poètes dont ce n'est pas la « philosophie », mais la formulation même qui (tout en demeurant liée sans trace d'… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Écrit par : Francis WYBRANDS
… *Emmanuel Hocquard est né à Tanger. Dans Le Cap de Bonne Espérance (1988), résumant dix ans de publications, il écrit : « Tel fut mon art : de brusques contrastes entre un prosaïsme trivial et de nostalgiques élans de l'âme ; la rapidité des changements de ton, l'emploi d'une langue familière qui ne s'interdisait pourtant pas les emprunts… Lire la suiteÉcrit par : Gilles QUINSAT
… *Michel Houellebecq est né en 1958 à la Réunion. En 1985, il donne des poèmes à la Nouvelle Revue de Paris, avant de publier un essai (Lovecraft, contre le monde, contre la vie, 1991). Suivront des recueils de poèmes (La Poursuite du bonheur, 1992 ; Le Sens du combat, 1996, Rester vivant, 1997 ; … Lire la suiteÉcrit par : Frédérique DEVAUX
… le groupe lettriste, et fonde la première de ses revues, La Dictature lettriste. En 1947, *les éditions Gallimard, en même temps que Agrégation d'un Nom et d'un Messie, publient Introduction à une nouvelle poésie et à une nouvelle musique, où Isou explicite son apport lettrique. La colonne vertébrale de sa théorie et de… Lire la suiteÉcrit par : Didier CAHEN
*De Je bâtis ma demeure (1957) au Livre de l'hospitalité (1991), les livres d'Edmond Jabès composent une œuvre ouverte qui mêle poésie et récit, contes et dialogues, pensées et méditations. Loin, cependant, de se perdre dans la multiplicité des approches et des genres, elle y puise sa… Lire la suiteÉcrit par : Jacques RÉDA
… Libretto (1990) garde le souvenir et au cours duquel il se lie d'amitié avec Ungaretti, *Jaccottet, ayant passé plusieurs années à Paris, s'établit en 1953 à Grignan, dans la Drôme, au moment où paraît son premier recueil important, L'Effraie et autres poésies. Révélateur est le choix d'un lieu où la lumière provençale adoucit… Lire la suiteÉcrit par : Yvon BELAVAL
*Personnage insolite de la génération qui, dans les débuts de ce siècle, a inventé une sensibilité nouvelle, Max Jacob est connu surtout comme recréateur du poème en prose : or, cela ne va pas sans injustice contre le reste de son œuvre poétique et romancière. On a peint souvent du dehors le personnage, fauteur… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Poète et romancier, Francis Jammes ne quittera jamais son Béarn natal, et il y trouvera les sources de son inspiration. Après des études à Bordeaux, il s'installe à Orthez auprès de sa mère ; travaillant comme clerc de notaire, il mène la vie paisible d'un provincial en harmonie avec la nature et les hommes. Il se promène dans la montagne, discute… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… *Né à Paris, poète des plus discrets, Pierre-Albert Jourdan aura beaucoup écrit et peu publié de son vivant. Les Sandales de paille (1987) et Le Bonjour et l'adieu (1991) rassemblent l'essentiel de son œuvre poétique, de ses journaux et fragments. Dans un petit texte inédit paru en 1996 dans un recueil d'hommages qui lui fut… Lire la suiteÉcrit par : Daniel LEUWERS
… de moi je vous avoueÉcrit par : France CANH-GRUYER
… *Le critique d'art et poète Gustave Kahn, ami de Jules Laforgue et disciple de Mallarmé, eut un rôle important au sein du mouvement symboliste. Après des études de lettres et d'histoire à la Sorbonne et à l'École des chartes, il effectue son service militaire en Tunisie ; on retrouvera souvent dans son œuvre le décor et l'atmosphère de l'Orient. À… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Poète français, Tristan Klingsor débute comme compositeur chansonnier, et restera toujours influencé par la musique. Il tentera d'en restituer le mouvement dans ses vers. Mais c'est aussi la liberté et la fantaisie qui les caractérisent. Il s'évade du symbolisme et retrouve la nature, les odeurs et les couleurs du monde, la vie quotidienne. Sa… Lire la suiteÉcrit par : Paul-Jean FRANCESCHINI
… *Disciple de Gandhi, apôtre de la non-violence et précurseur des croisades pour l'environnement, Lanza del Vasto naît à San Vito dei Normanni (Italie) ; fils d'une famille aristocratique, il a milité pour ses idéaux par la plume (Judas, 1938 ; Pèlerinage aux sources, récit publié en 1944 du premier voyage qu'il fit aux Indes en… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Poète,* essayiste et romancier français. Né le 24 avril 1936 à Dammarie-lès-Lys (Seine-et-Marne), Pierre Lartigue fait ses études secondaires à La Rochelle (Charente-Maritime), période durant laquelle il commence à écrire des poèmes. Il rejoint ensuite Bordeaux, où il devient professeur d'espagnol. Ses premiers poèmes sont publiés par Aragon dans… Lire la suiteÉcrit par : Paul MORELLE
… *Peu de vies sont aussi discrètes que celle de Patrice de La Tour du Pin, qui se confond presque totalement avec son œuvre. On sait peu de chose de ce poète, sinon qu'il est né à Paris d'une ancienne famille du Dauphiné alliée aux descendants des rois d'Irlande. Sa mère était fille d'un général irlandais, petite-fille de Condorcet. Ses origines… Lire la suiteÉcrit par : Michel COLLOT, Claude FRONTISI
… au premier plan des sciences humaines. Comme toutes celles qui ont renouvelé après la guerre la *poésie française, l'œuvre poétique de Jean Laude se situe en rupture avec le surréalisme ; pour lui comme pour Yves Bonnefoy, André du Bouchet ou Philippe Jaccottet, l'accès à l'inconnu passait non par une luxuriance d'images et de mots inouïs mais… Lire la suiteÉcrit par : Olivier NEVEUX
… ou Mimi Parent... Elle participe aux activités du groupe jusqu'à son autodissolution, en 1969, et *fait paraître, en 1967 son premier recueil de poésie, Sur le champ, aux Éditions surréalistes. Après la dissolution du groupe, elle participe avec Toyen, Ivsic, Georges Godfayn... à la création des éditions Maintenant. Elle y publie… Lire la suiteÉcrit par : Alain JOUFFROY
… *Né en 1927 à Paris, mort le 3 décembre 1999, Gérard Legrand fut, de 1948 à la mort d'André Breton en 1966, l'un des acteurs du mouvement surréaliste, et non des moindres. Poète, essayiste et travailleur tenace, fidèle jusqu'au bout à Breton, auquel il ressemblait comme un fils, il lui a consacré, dix ans après sa mort, un essai important : … Lire la suiteÉcrit par : Gilles QUINSAT
Dans le chapitre "Des genres à l'autobiographie" : … À considérer l'œuvre, une chose frappe d'entrée : la pluralité des genres. *Qu'il s'agisse de la poésie (Simulacre, 1925, Haut Mal, 1943), du roman (Aurora), des essais artistiques ou ethnographiques (Miroir de la tauromachie, 1938), on note une diversité extrême de l'écriture. Comme si les genres littéraires… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis GABIN
… fois lyrique et scrupuleusement exacte, la Vie du marquis de Sade, publiée de 1952 à 1957. *Mais celui que les surréalistes appelaient « la Lampe scabreuse » est avant tout un poète. Sa poésie, aimée dès son origine par d'éminents esprits (André Suarès, André Breton, René Char, Yves Bonnefoy), a connu 23 éditions entre 1921 et 1982. Ce n'… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Homme* de lettres français, promoteur du cinéma d'art et d'essai. Après des études de philosophie et de psychopathologie, Jean Lescure se consacre aux lettres et entre, en 1934, au Comité de vigilance des intellectuels antifascistes. En 1939, il publie son premier recueil de poèmes, Le Voyage immobile, et prend la direction de la revue … Lire la suiteÉcrit par : Andrée CHEDID
… *« Le miracle GLM » est l'œuvre du poète Guy Lévis Mano. Car il deviendra typographe parce qu'il est d'abord poète. Puis éditeur parce qu'il est typographe. En 1935, GLM achète sa première vraie presse, une Minerve à pédale. L'importante revue Arts et métiers graphiques de Peignot remarque tout de suite ses pages, ses couvertures, et les… Lire la suiteÉcrit par : Marc BLOCH
… *Professeur de philosophie et journaliste, voyageur et écrivain, membre du groupe surréaliste dans les années vingt, puis exclu de ce groupe, Georges Limbour est surtout un poète. Extrêmement sévère envers son œuvre poétique, il en a brûlé la plus grande partie, ne laissant paraître que ce dont il était réellement satisfait. Il a également écrit de… Lire la suiteÉcrit par : Didier CAHEN
Écrit par : Antoine COMPAGNON
… *Ami d'André Gide à l'École alsacienne, Pierre Louys se lie d'abord au Parnasse. À dix-neuf ans, il rencontre Leconte de Lisle et il épouse la plus jeune fille de Heredia, Louise. Trois années plus tard, il fait partie de l'école symboliste et, en 1892, il écrit un sonnet à Mallarmé à l'occasion de son cinquantième anniversaire. Un an plus tôt, il… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Poète* et universitaire français. Fils d'avocat, diplômé en droit et en lettres, Robert Mallet s'engage en 1942 dans la Résistance. Après la guerre, il se voue à la poésie, à l'édition et à l'université. Auteur d'une thèse et d'un ouvrage sur Francis Jammes, il publie bientôt ses propres poèmes et devient conseiller chez Gallimard. Il y annote de… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DHAINAUT
… *Homme du Sud, fidèlement : s'il convient de présenter Jean Malrieu d'une formule, il faut insister sur ses origines. Elles sont géographiques et historiques, mais la poésie les vivifia sans cesse. Cette terre intimement connue, aimée pour ses paysages et son passé, pour ces mythes et sa lumière, il ne l'a jamais quittée : lui-même se définissait… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Linguiste, traducteur et* poète français. Né à Paris, Henri Meschonnic suit des études de lettres avant d'enseigner à l'université de Lille (1963-1968) puis à Paris-VIII (1969-1997). La linguistique, l'exercice de la poésie et celui de la traduction constituent pour lui les trois dimensions d'une même réflexion sur le langage, auxquelles on pourrait… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis JOUBERT
… *Appartenant à cette vaste diaspora haïtienne que la dictature des Duvalier a contrainte à l'exil, Jean Metellus a su maintenir par l'écriture un lien étroit avec son pays. Né à Jacmel, où il fut quelque temps professeur, il s'est installé à Paris en 1959, y a étudié la linguistique et la médecine, puis s'est spécialisé en neurologie. En 1973, la… Lire la suiteÉcrit par : Robert BRECHON, Pierre ROBIN
Contemporain des surréalistes, *Henri Michaux a cherché comme eux dans la poésie et dans l'art une aventure spirituelle comparable à certains égards à l'expérience mystique. Mais il se distingue nettement d'eux par le climat angoissé de son univers intérieur, par son esprit critique, sa curiosité… Lire la suiteÉcrit par : Jean BELLEMIN-NOEL
Le surgissement à notre époque de ce poète lituanien de langue *française, qui fait songer à la fois à Nerval, à Verlaine et à Claudel, ressemble à celui d'une comète : venu d'ailleurs, vivant à l'écart du monde et des modes littéraires, on dirait un romantique égaré entre la fin du symbolisme et les débuts du… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Écrit par : Sylvie JAUDEAU
… *Roger Munier est né en 1923 à Nancy. Après avoir dû interrompre ses études en 1940 pour raisons de santé, il entre chez les Jésuites en 1944. Il quittera l'ordre en 1953. Cet écrivain – à la fois essayiste, traducteur, poète et philosophe – chemine hors littérature, dans la voie d'un questionnement de l'être, et cherche à se faire l'écho… Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Écrit par : Antoine COMPAGNON
… *Née à Paris, de mère grecque et de père roumain, la princesse Brancovan et, par son mariage, comtesse Noailles, Anna allie une exubérance toute « orientale » à une riche culture française. Avec son premier recueil de vers, Le Cœur innombrable (1901), réapparaît une poésie romantique, sincère et personnelle, que les recherches symbolistes… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *Bernard Noël est l'un de ces écrivains pour qui l'apparente variété des genres littéraires abordés : l'essai, le catalogue de peintre, le journal (Treize Cases du je, 1975), l'ouvrage historique (Dictionnaire de la Commune, 1971), le récit de fiction, le poème ne parvient pas à troubler l'image de rigueur que donnent une pensée et… Lire la suiteÉcrit par : Robert LOUIS
… *Tout semblait se conjuguer pour empêcher que ne parvînt au monde un des chants les plus émouvants de notre temps. Une petite provinciale, sans relations littéraires, publiait sous un pseudonyme aux remugles de sacristie des recueils aux titres dévots. Pourtant Marie Noël, avec Les Chansons et les heures (1920), Le Rosaire des joies… Lire la suiteÉcrit par : Pierre LOUBIER
… Assurément, *un an avant le centenaire de sa naissance et quatorze ans après sa mort, ce premier tome des Œuvres complètes de Michaux (édition établie par Raymond Bellour, avec Ysé Tran, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1998) est un événement. Michaux l'insubordonné sur papier bible ? Michaux l'insoumis dans la « prestigieuse… Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Écrit par : Jacques JOUET
… *La complicité intellectuelle de Raymond Queneau, écrivain frotté de mathématiques et de François Le Lionnais, homme de science passionné de littérature, marque la véritable origine de l'Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle). Autour d'eux, en novembre 1960, se rassemblent écrivains et mathématiciens (certains ont les deux compétences). Jacques… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
Écrit par : Francis WYBRANDS
Écrit par : Philippe DULAC
… sorte que l'ampleur de l'érudition ne nuise jamais à la clarté et à l'attrait de ce dernier. S'il y* a bien un auteur qui méritait d'être ainsi mis en pleine lumière, c'est Valéry. Trop longtemps, en effet, celui-ci a figuré parmi les plus méconnus des écrivains célèbres. Un peu hâtivement identifié à ses œuvres, notamment La Soirée avec… Lire la suiteÉcrit par : Françoise GERBOD
*Aucun auteur n'est cité aussi souvent que Péguy, mais peu d'écrivains de renom sont aussi peu lus. Péguy échappe difficilement aux clichés qui se sont accumulés au cours des années. Il se réduit pour la plupart de nos contemporains à quelques formules : celles qui l'ancrent dans un nationalisme outrancier… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Poète,* traducteur et collagiste français, installé aux États-Unis. Dès avant sa majorité, Claude Pélieu fait paraître Rendez-vous avec le sol, recueil poétique de veine surréaliste. Démobilisé de la guerre d'Algérie, il s'installe en 1963 à San Francisco, puis se fixe bientôt à New York, avec son épouse américaine Mary Beach. Ensemble, ils… Lire la suiteÉcrit par : André LAUDE
… *De Benjamin Péret, Eluard a dit un jour : « Péret est un plus grand poète que moi. » Celui qui, depuis l'origine du groupe surréaliste, fut, jusqu'à sa mort, le plus fidèle compagnon de route d'André Breton a ignoré et méprisé les compromis tout au long d'une existence d'homme libre, consacrée entièrement à la révolution et à la poésie. Adepte de… Lire la suiteÉcrit par : Jude STÉFAN
… *La tradition classique des moralistes (La Rochefoucauld et La Bruyère au xviie siècle, Vauvenargues, Chamfort et Rivarol au xviiie, Joubert au xixe) s'est-elle maintenue comme telle, et est-elle restée significative de l'esprit français au xxe siècle ? Genre difficile,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-José MARCHAND
… *Poète et journaliste, Pascal Pia fut un des plus étonnants érudits littéraires du xxe siècle. De son véritable nom Pierre Pascal Durand, il naît à Paris le 15 août 1903, de parents cévenols. Son père, Arthur Durand, meurt pour la France le 26 septembre 1915, tué à Somain. Sa mère ne peut continuer à payer ses études. Révolté… Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
… *Henri Pichette, de son vrai nom Harry Paul Pichette, est né en 1924 à Châteauroux. Frère du peintre James Pichette, il est le fils d'un Canadien arrivé en France avec l'Expeditionary Corps américain de 1917 et d'une Française d'origine méridionale. D'une enfance troublée et de cette double généalogie, il hérite une langue à la recherche de racines… Lire la suiteÉcrit par : Gilles QUINSAT
… *Né à Paris, André Pieyre de Mandiargues a commencé d'écrire vers 1933, mais son premier ouvrage date de 1943. C'est dire que son entrée « officielle » en littérature est assez tardive. Pourtant, cette jeunesse sans écriture apparaît moins comme un vide que comme une attente préparant à la littérature. Ainsi, durant son enfance, des séjours dans le… Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Écrit par : Jacques JOUET
… *La frontière qui sépare la poésie de la prose n'est guère indiscutable qu'aux yeux de ceux qui réduisent la poésie à la seule versification. Pourtant, cette frontière — son tracé ou bien son existence même — n'a jamais cessé d'être contestée de toutes parts, à toutes les époques. Le poème en prose, depuis le romantisme, est un des lieux… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… *En juin 1997, la revue Po&sie fêta son vingtième anniversaire en publiant un quatre-vingtième numéro spécial ainsi qu'une anthologie des livraisons antérieures. Si « au milieu du mot „poésie“ un homme se gratte la tête et ronchonne » (Eluard), c'est que la poésie est devenue à elle-même question. Et c'est bien le projet de cette revue… Lire la suiteÉcrit par : Michel COLLOT
Dans le chapitre "Un itinéraire exemplaire et original" : … et de l'automatisme, exigeant quant à lui de l'écrivain la plus grande vigilance critique. *La parution du Parti pris des choses (1942) le fait connaître, et attire notamment l'attention de philosophes comme Sartre et Camus ; de fait, Ponge participe, par son « retour aux choses », d'un certain courant littéraire d'inspiration… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Écrit par : Antoine COMPAGNON
… *Poète, romancier et conteur français, Henri Pourrat ne quittera jamais cette Auvergne où il est né. Malade dès son adolescence, il mène une vie de retraite et se consacre à la littérature. Dans ses poèmes, Les Montagnards (1919), on ressent l'influence très nette de Jammes (pour l'isolement provincial), de Mistral (pour un régionalisme qui… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BENS
*Il est assez curieux de constater que les meilleurs écrivains de notre temps (Céline, Giono, Aymé, Audiberti, Queneau) ont tous édifié leur œuvre à l'écart des modes et des théories littéraires qui fourmillaient de leur vivant. Jacques Prévert n'échappe pas à cette observation : tant d'années après sa mort, il… Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Écrit par : Jacques BENS
Dans le chapitre "« Je naquis au Havre un 21 février 1903... »" : … lors, la vie de Raymond Queneau s'efface derrière son œuvre. En voici les pulsations principales. *En 1937 paraît Chêne et chien, important recueil de poèmes. En 1938, Queneau entre au comité de lecture des éditions Gallimard. En 1945, il crée, avec Michel Gallimard, l'Encyclopédie de la Pléiade, qu'il dirigera pendant trente ans. En 1949… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… *Aragon salua comme un « événement poétique considérable » la venue de Lionel Ray (de son vrai nom Robert Lorho, né en 1935 dans la région parisienne) dans la poésie française des années 1970. De 1971, avec Les Métamorphoses du biographe, à 1996, avec Syllabes de sable, Lionel Ray a donné une dizaine de recueils de poèmes – L'… Lire la suiteÉcrit par : Pierre LOUBIER
*Né en 1929, à Lunéville, Jacques Réda est l'auteur d'une œuvre attachante, abondante, qui ne prétend en rien renouveler les formes du poème ou de la prose, tant elle est insoucieuse des modes ou des avant-gardes. Elle affiche même volontiers un certain goût pour le classicisme, au moins sur le plan formel.… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Né d'une vieille famille de l'aristocratie de Honfleur, Henri de Régnier poursuit des études de droit avant de se consacrer à la littérature. Il collabore à diverses revues sous le pseudonyme de Hughes Vitrix, soulignant ainsi son admiration pour Hugo et Vigny. Son premier recueil, Lendemains (1855), porte l'empreinte de cette influence.… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Écrivain français, Adolphe Retté débute en 1889 avec un recueil de vers, Cloches dans la nuit, au croisement du symbolisme et du naturalisme. D'un vigoureux anticonformisme, il participe au mouvement décadent ; sa légende, Thulé des brumes (1892), est une sorte de vision hallucinée qu'il prétend d'ailleurs avoir eue sous l'effet… Lire la suiteÉcrit par : Henri LEMAÎTRE
*Le titre du recueil dans lequel Reverdy réunit en 1949 les poèmes écrits au long de plus de trente années (1913-1949), Main-d'œuvre, révèle le secret profond du poète et de son originalité. Voici en effet un poète, au sens authentique et étymologique, d'abord un manouvrier du verbe. N'était… Lire la suiteÉcrit par : Olivier CORPET
Dans le chapitre "Un avenir incertain" : … ou Aragon, de continuer à être publiés et aux jeunes auteurs d'éditer leurs premiers textes. La *poésie était alors, selon l'expression de Max-Pol Fouchet qui dirigeait Fontaine, la seule « parole vierge », la « force française de l'intérieur ». De fait, de nouveaux centres d'édition et une nouvelle circulation de la vie littéraire s'… Lire la suiteÉcrit par : Marc BLOCH
… *Né à Montpellier dans une famille bourgeoise, Georges Ribemont-Dessaignes fit le désespoir des siens par ses conceptions artistiques d'avant-garde. Peintre, musicien, romancier, poète et dramaturge, il fut un des précurseurs du mouvement dada en France. Sans lui pas de théâtre dada, pas de musique dada (son Pas de la chicorée frisée et … Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Beaucoup de mystère entoure l'origine de Jehan Rictus, écrivain populaire français. Sans doute fils naturel d'un noble anglais et d'une marquise française, il passe des années d'enfance malheureuses avec sa mère, après que son père l'eut quittée. Très jeune, il abandonne sa famille et vient de Boulogne-sur-Mer à Paris. Tour à tour manœuvre,… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *Si elle n'était nourrie d'une aventure existentielle admirable et hors du commun, l'œuvre d'Armand Robin retiendrait moins l'attention. Dès l'enfance, ce fils de paysan breton pauvre est placé dans une situation de bilinguisme : à l'école, le français remplace le breton (Le temps qu'il fait, roman, 1935, puis 1941). Toute sa vie tournera… Lire la suiteÉcrit par : Jude STÉFAN
… *Si, dans les années 1950, les seuls noms de Bonnefoy, Schehadé ou Pichette avaient été synonymes de renouvellement de la poésie moderne, qui jusque-là stagnait dans une métrique incertaine, vers la fin des années 1960 apparurent plusieurs œuvres réaffirmant la liberté audacieuse du vers. Après les recueils de Michel Deguy paraissent successivement… Lire la suiteÉcrit par : Patrick KRÉMER
… à ce point marquée par une constante interrogation des liens qui unissent la poésie à la mystique ? *Son parcours littéraire débute très jeune, puisque c'est à vingt ans qu'il publie, à compte d'auteur, sa première plaquette poétique : De l'adieu à l'oubli (1923). Deux ans plus tard, alors qu'il entreprend des études de droit, il fait… Lire la suiteÉcrit par : Robert DAVREU
*Il n'est guère de présentation de Jacques Roubaud, né en 1932 à Caluire, qui ne commence par mettre en avant sa double qualité de poète et de mathématicien. Pour exact qu'il soit, un tel signalement liminaire risque de susciter bien des malentendus. Le relief donné à une conjonction assez rare renvoie peut-… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Poète* français. Dans les années 1930, Jean Rousselot contribue à la création des revues La Bouteille à la mer et Jeunesse et dernier carré. Il entre dans l'intimité de Louis Parrot, Pierre Albert-Birot, Joë Bousquet. Il se rapproche de l'école de Rochefort, animée par René-Guy Cadou, et notamment de Max Jacob à qui il voue une… Lire la suiteÉcrit par : Patrick BESNIER
*Raymond Roussel est ce qu'on appelle un auteur “difficile”. Délibérément ou non, il heurte les habitudes de lecture et les idées reçues concernant la littérature. Il est alors tentant de réduire cette œuvre considérable à quelques formules simples, de voir en lui un “excentrique”, un “dandy”, avec une… Lire la suiteÉcrit par : Jérôme GARCIN
… *Nul n'ignore le nom de Claude Roy, parce qu'il a écrit sur des sujets très différents et que, outre ses chroniques littéraires régulières au Nouvel Observateur, il a touché à tous les genres : roman, poésie, autobiographie, essai littéraire, histoire de l'art, conte pour enfants, etc. Polygraphe parfait, il a plus d'une corde à son arc,… Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… *Exigeante et solitaire, l'œuvre de Claude Royet-Journoud occupe une place importante dans le cadre de la poésie française du dernier quart du xxe siècle. Portée à une rare intensité d'énigme, à la limite de la raréfaction, son écriture résulte cependant d'un engagement vital, quasi physique. L'effacement que l'on aurait tort de… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *L'écrivain Robert Sabatier est né à Paris le 17 août 1923. Les innombrables lecteurs de son « roman d'Olivier » (successivement Les Allumettes suédoises, 1969 ; Trois Sucettes à la menthe, 1972 ; Les Noisettes sauvages, 1974 ; Les Fillettes chantantes, 1980 ; La Souris verte, 1990 ; Olivier et ses… Lire la suiteÉcrit par : Charles MOELLER
*Poète et diplomate français, Saint-John Perse, prix Nobel de littérature, fut une sorte de Claudel « laïc ». Ce « précieux mandarin fait de laque » était un découvreur de l'univers. Passionnément curieux de la flore et de la faune, « lecteur » de l'histoire géologique des pays où il passait, il joignait l'… Lire la suiteÉcrit par : Gérard MACÉ
*« Quarante ans dans le dix-neuvième, quarante dans le vingtième, la terrestre existence de Saint-Pol-Roux est exactement balancée sur un couteau qui est l'aube de notre siècle », écrit André Pieyre de Mandiargues. Quant à l'œuvre, elle semble vouloir dépasser toute limite temporelle. Le premier livre, … Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
… *Né le 25 mai 1940 à Neuilly-sur-Seine, Jean-Pierre Steinbach – qui prit le pseudonyme de Jean-Philippe Salabreuil – meurt à Paris le 27 février 1970. Trois recueils de poèmes constituent son œuvre : La Liberté des feuilles (1964) – dont le titre est tiré d'un hémistiche emprunté à René-Guy Cadou – est remarqué par Jean Paulhan et obtient… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline GOJARD
… *Au moment où le symbolisme jette ses derniers feux, André Salmon, témoin de la naissance du cubisme, fonde avec Guillaume Apollinaire et Max Jacob les bases d'un nouveau lyrisme. Né à Paris le 4 octobre 1881, il est à peine âgé de seize ans lorsqu'il quitte Paris pour Saint-Pétersbourg où il séjournera cinq ans loin des siens, exerçant des… Lire la suiteÉcrit par : Pierre ROBIN
… *L'écrivain libanais d'expression française, Georges Schéhadé est né à Alexandrie. Après des études de droit à Beyrouth, il commence une carrière administrative dans les services culturels du haut-commissariat de France. Il fait de nombreux voyages en France et en Europe, y noue des liens avec Bounoure, Supervielle, Saint-John Perse, Breton :… Lire la suiteÉcrit par : Claude BURGELIN
… *Journaliste, conteur, poète, grammairien, essayiste, romancier... Il est bien difficile d'étiqueter les recherches de Marcel Schwob, esprit complexe et curieux, aussi attiré par le bizarre, les littératures anciennes ou étrangères, l'érudition que par la poésie naïve. Par ses travaux sur les littératures étrangères, il a beaucoup contribué à… Lire la suiteÉcrit par : Richard BLIN
… Parce *que notre rapport aux lieux, aux livres, au temps est marqué par le périssable et l'éphémère, Philippe Jaccottet note, depuis toujours, tout ce qui l'a touché lors d'une promenade, d'une lecture ou d'un rêve. Écho d'une émotion ou projection de son ombre portée jusqu'au plus secret de l'être, amorce intuitive de réponse à un moment d'… Lire la suiteÉcrit par : Gérard MACÉ
*Les histoires de la littérature, les anthologies qui citent Segalen lui font une place entre Claudel et Saint-John Perse, grâce aux poèmes en prose de Stèles, publiés en 1912 à Pékin. La publication, en un seul volume préfacé par Pierre Jean Jouve, de Stèles, Peintures et Équipée… Lire la suiteÉcrit par : Jacques RÉDA
… *Le nom de Pierre Seghers ne saurait déjà échapper à tous ceux qui, de quelque manière, s'intéressent à l'histoire de la poésie française vers le milieu de ce siècle. Longtemps en effet l'activité la plus notoire de Pierre Seghers a été celle d'un éditeur, et d'un éditeur de poèmes. Né en 1906 dans une famille d'artisans originaire du Nord, il passe… Lire la suiteÉcrit par : Daniel MADELÉNAT
*Prince et poète, Léopold Sédar Senghor a su épanouir un lyrisme heureux, et chanter, avec une inquiète passion, la toujours jeune Afrique qui se réveille après des siècles de sujétion et des millénaires d'une vie culturelle méconnue. En ces années 1950 où l'homme noir, à la croix des chemins, entre tutelle… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *La « vision multiple et totale de l'Individuel, du Collectif, de l'Humain et de l'Universel » débouche sur le chant polyphonique d'une nouvelle poésie dont le programme fut élaboré par Henri-Martin Barzun : son « dramatisme » (devenu simultanéisme par la suite) se veut la synthèse de diverses tendances… Lire la suiteÉcrit par : Marc BLOCH
… *Poète, romancier fantaisiste, mémorialiste à trente ans, cofondateur de la revue Littérature, essayiste et traducteur, Philippe Soupault fut le plus violent des dadaïstes et le plus moderne des écrivains d'avant-garde. Son père, médecin, est peut-être le membre le plus ouvert d'une famille étriquée qui ne pense qu'à l'argent, mais il meurt… Lire la suiteÉcrit par : Gilles QUINSAT
… *Quand on relit le premier recueil de poèmes de Jude Stéfan (Cyprès, 1967), on ne peut qu'être saisi d'y voir rassemblés tous les thèmes futurs de l'œuvre : la fascination de la mort, l'amour effréné des femmes et le désir d'oubli, la vindicte à l'égard de l'irréparable lâcheté humaine, enfin le souvenir passionné de la sœur et de l'enfance… Lire la suiteÉcrit par : Yves KIRCHNER
Écrit par : Antoine COMPAGNON
… *Auteur dramatique, poète, essayiste français, André Suarès a consacré toute sa vie à son œuvre, dans un rêve de grandeur que la postérité hésite à consacrer. En 1893, il fait à pied un long voyage en Italie, dont il tirera un livre, au titre ambitieux, Voyage du condottiere (3 vol., 1910-1932), qui contient de belles et subtiles… Lire la suiteÉcrit par : ETIEMBLE
*L'Uruguay a donné coup sur coup trois poètes aux lettres françaises : Laforgue, Lautréamont, Supervielle. Trois hommes que tourmente une inquiétude métaphysique. De quoi imaginer quelque genius loci, ou jurer par Taine. Mais ce troisième Uruguayen était du Pays basque. Et, s'il est vrai que Paulhan, dans… Lire la suiteÉcrit par : Ferdinand ALQUIÉ, Pierre DUBRUNQUEZ
Dans le chapitre "Le surréalisme dans son histoire" : … figures tutélaires de Rimbaud et de Lautréamont, ils ne trouvaient guère dans le paysage littéraire *français de l'époque beaucoup de ces « individus pour qui l'art avait cessé d'être une fin » (André Breton). À côté des symbolistes, de Saint-Pol-Roux et d'Apollinaire dont Breton avait médité le manifeste-programme intitulé L'Esprit nouveau… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
*Quelque peu à l'étroit dans la langue et l'imaginaire institués, le surréalisme le fut aussi à l'intérieur des genres littéraires dominants et des apparences traditionnelles du livre. D'où l'ampleur de l'offensive conduite : naissance du livre-objet, qui en appelle à une étroite collaboration avec les… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Poète et publiciste, fils d'une famille bourgeoise du Béarn, Laurent Tailhade poursuit des études de droit à Toulouse. Il se lie aux milieux anarchistes et manifeste un tel anticonformisme que sa famille s'empresse de le marier, espérant ainsi le faire rentrer dans le rang. Il s'installe à Toulouse et participe néanmoins aux mouvements littéraires… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… Qui souhaite la reconnaissance officielle* et la légitimation universitaire doit bannir l'humour, qui classe dans la catégorie des amuseurs, mal venus au panthéon littéraire. C'est à bon droit que Tardieu s'irrite, dans On vient chercher M. Jean (1990), de ne voir associer son nom qu'à sa pochade Un mot pour un autre (1951), ce qui… Lire la suiteÉcrit par : Michel GÉORIS
, 1919), il reprend ses études et devient docteur en droit puis avocat au barreau de Liège. *Il publie son premier livre en 1919 : un recueil de poésie, Le Cœur et les sens, fortement influencé par le symbolisme. Mais c'est en 1924 qu'il fait une entrée fracassante en poésie avec Toi qui pâlis au nom de Vancouver, vers… Lire la suiteÉcrit par : François BODDAERT
… *Poète, romancier, essayiste, traducteur, Henri Thomas a bâti une œuvre abondante et diverse. Une quarantaine d'ouvrages la compose, dont certains ont été couronnés : La Cible, prix Sainte-Beuve 1956 ; John Perkins, prix Médicis 1960 ; Le Promontoire, prix Fémina 1961 ; Les Tours de Notre-Dame, prix des Sept 1979… Lire la suiteÉcrit par : Dominique VIART
… comme pour mettre à l'épreuve quelques formes singulières et faire jouer leurs nuances et couleurs. *La poésie de Gérard Titus-Carmel paraît s'ouvrir à encore plus de variations. Une vingtaine de recueils déploient proses, vers, laisses, dispersions de mots ou cristallisations de texte dans l'espace de la page, ballets de typographies oscillant du… Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Écrit par : Noël ARNAUD
… *Ni homme de lettres ni poète (c'est lui qui s'en défend), aventurier, un peu voyou, cynique, à l'instar de Rimbaud qu'il admire et dont le rapprochent d'autres penchants, Julien Torma laisse une œuvre écrite nombreuse pour une si brève existence, et des plus hétéroclites au double sens du mot : diverse et anomale. On le sait né à Cambrai, d'un père… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *La vie et l'œuvre de Jean Tortel ont essentiellement pour cadre le midi de la France : l'écrivain naît à Saint-Saturnin-lès-Avignon. C'est à Gordes puis à Marseille que se déroule la majeure partie de sa carrière. Résistant durant la Seconde Guerre mondiale, il participe à l'aventure des Cahiers du Sud de 1938 à 1966. À lire ses poèmes, et… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Né au Béarn et mort au Pays basque, Paul-Jean Toulet mène à Paris, pendant quatorze ans, une existence qu'il qualifiait lui-même de dissolue. Ami de Maurras et de Toulouse-Lautrec, il participe à diverses revues, comme le Divan ou La Vie parisienne, et il écrit quelques romans, aux intrigues assez lâches, mais où apparaissent des… Lire la suiteÉcrit par : Noël ARNAUD
*Quels que puissent être le mérite de ses choix ultérieurs et souvent la haute qualité des œuvres qui les ponctuent (ainsi L'Homme approximatif, 1931, de tous les poèmes dus au surréalisme le plus parfait sans doute, par son ampleur, son souffle soutenu, avec ses laisses incantatoires, ses ruptures de… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *Avec le naturisme, l'intégralisme et l'école romane, l'unanimisme est l'un des mouvements poétiques qui s'engouffrent dans le vide ressenti après la disparition du symbolisme et avant l'apparition du surréalisme en France. Jules Romains en fut le promoteur : il racontera à André Cuisenier comment il eut, en 1903, « l'intuition d'un être vaste et… Lire la suiteÉcrit par : Michel JARRETY
Dans le chapitre "Renverser les idoles" : … qu'il en put éprouver. Non que n'ait pas eu enfin d'importance, de 1887 à 1891 surtout, *la composition de nombreux poèmes où Valéry puisera, pour la retoucher, la matière principale de son Album de vers anciens (1920). Mais cela prépare, et pour une part amorce depuis un certain temps déjà, la « nuit de Gênes » du 4 au 5 octobre 1892 :… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *De langue française, Renée Vivien est née à Londres dans une famille d'origine anglo-américaine. Son père meurt à Paris et, toute jeune, elle va voyager à travers le monde jusqu'en Grèce et en Inde. Elle parle de nombreuses langues et l'exotisme de sa personne contribue au mystère qui entoure son existence et ses poèmes. Elle subit l'influence du… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Écrit par : François TRÉMOLIÈRES
… Patrick Née s'est constitué ces dernières années une solide autorité dans le domaine des études sur *Yves Bonnefoy – certainement le poète vivant qui suscite le plus de travaux universitaires en langue française – avec la publication coup sur coup de quatre ouvrages : Poétique du lieu dans l'œuvre d'Yves Bonnefoy ou Moïse sauvé (P.U.F.,… Lire la suite
Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis :
0-9
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2013, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.