Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Paul ZUMTHOR
… certaine Maroie, que l'on considère, à tort ou à raison, comme l'inspiratrice de la plupart de ses *poésies d'amour ; il quitta quelque temps la ville (en 1262, ou vers 1275) afin de poursuivre ses études à Paris, mais peut-être contraint à cet exil par un conflit municipal. Entré, comme poète et musicien, au service du comte d'Artois, il le suivit… Lire la suiteÉcrit par : Frédéric ELSIG, Jean-François GROULIER, Jacqueline LICHTENSTEIN, Daniel POIRION, Daniel RUSSO, Gilles SAURON
Dans le chapitre "L'allégorie, une pensée dramatisée" : … cherche ainsi à s'exprimer dans une sorte de mise en scène fantastique. Les auteurs de langue *française continueront cette tradition à partir du xiiie siècle (Raoul de Houdenc, Robert Grosseteste, le Reclus de Molliens, Huon de Méry). Mais ces œuvres se distingueront par un effort vers la cohérence et l'homogénéité du… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
… *Condamné, en 1277, par l'évêque de Paris, Étienne Tempier, le De amore d'André le Chapelain n'a pas fini d'alimenter les controverses sur le sens de l'ouvrage et l'identité de l'auteur. Le livre présente une facture antithétique, la première partie célébrant la femme, la courtoisie et la prééminence de l'amour, la seconde développant l'… Lire la suiteÉcrit par : André CRÉPIN
… *L'anglo-normand est la variété de français parlée et écrite en Angleterre du xiie au xive siècle inclus. Après la conquête de l'Angleterre par Guillaume de Normandie (1066) et l'avènement des Plantagenêts (1154), le français vint s'ajouter au latin et à l'anglais. Le latin de l'Église et de ses clercs était… Lire la suiteÉcrit par : Joël SHAPIRO
… *Ezra Pound nous met en garde : « Aucune étude de la poésie européenne ne saurait prétendre au sérieux si elle ne commence tout d'abord par une étude de cet art en Provence », écrit-il. Arnaud Daniel fut certainement, parmi les troubadours, l'un des plus habiles artisans de l'ancien provençal. Dante lui-même en fait un vif éloge dans le « Purgatoire… Lire la suiteÉcrit par : Cedric E. PICKFORD
Dans le chapitre "La matière historique" : … Roman de Brut marque un tournant dans l'évolution du cycle arthurien. En choisissant la langue *française, langue du peuple, Wace a voulu offrir l'histoire de Brutus, fondateur de la « Bretagne », à un public plus étendu. Il y ajouta, à titre exemplaire, l'histoire de la « Table ronde » qu'institua le roi Arthur pour mettre fin aux querelles de… Lire la suiteÉcrit par : Jean FRAPPIER
… *Deux amants, dont la nuit a favorisé la rencontre, déplorent l'approche du jour, venu trop tôt à leur gré : tel est le thème de la « chanson d'aube », genre lyrique des xiie et xiiie siècles, ou simplement « aube », d'après la transposition française du mot alba qui désigne le genre dans la poésie… Lire la suiteÉcrit par : Paul ZUMTHOR
… *Des raisons philologiques et littéraires incitent à dater des environs de 1200 et à localiser dans le nord de la région picarde la composition de cette œuvre anonyme, charmante, tendre et ironique, colorée, l'une des plus parfaites de ce temps. Par sa forme, elle est unique : l'auteur, dans sa conclusion, la qualifie de « chantefable », mot très… Lire la suiteÉcrit par : Claude THIRY
… *Par son étymologie (ancien provençal ballada), la ballade est, comme le rondeau, une des formes lyriques associées à la danse. La structure la plus typique, qui l'a fait ranger parmi les formes fixes, comporte trois strophes sur les mêmes rimes terminées par un refrain, et un envoi comptant la moitié des vers de la strophe et reprenant les… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul MOURLON
… *Auteur du Roman de Troie, poème de 30 000 octosyllabes, où se mêlent la légende et l'histoire des Grecs. Il ignorait le grec et utilisa deux narrations latines du siège de Troie, tenues pour véridiques ; l'une, composée au vie siècle, était attribuée à un Phrygien, Darès, l'autre, datant du ive … Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD, Daniel POIRION
Dans le chapitre "Les bestiaires de langue française" : … *Toutefois, les bestiaires écrits en français présentent une inquiétante raideur dans l'imitation du Physiologus, comme si on s'adressait à un public moins intelligent. Les auteurs ne prétendent pas innover. Pourtant, on peut distinguer des nuances, et avant tout cet esprit de l'époque qui rectifie la typologie du Physiologus pour… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Les plus anciens poèmes lyriques en langue romane intégralement conservés sont les premières chansons courtoises des troubadours (début du xiie s.). Mais la poésie courtoise, expression d'une nouvelle doctrine de l'amour, subtile, agressivement aristocratique, n'a rien de populaire et n'est pas l'héritière directe de la poésie… Lire la suiteÉcrit par : Italo SICILIANO
Les chansons de geste, chansons d'histoire romancée, sont des poèmes qui *narrent les hauts faits, les guerres, les drames imaginaires et les légendes pieuses d'illustres personnages historiques ou inventés. Composées par des trouvères, dont on vante parfois le savoir et la noble naissance, colportées par des jongleurs qui hantent les… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
… *Jeu dramatique médiéval, où les parties narratives en prose alternent avec des passages versifiés chantés. La composition la plus connue de ce type est Aucassin et Nicolette. Le genre littéraire de la chantefable survécut jusqu'à la fin du xive siècle sans toutefois continuer à en porter le nom.Écrit par : Daniel POIRION
… *Le rapport entre la vie et les poèmes de Charles, duc d'Orléans (fils de Louis d'Orléans, qui fut tué par Jean sans Peur en 1407, et père de Louis XII), est plus compliqué que ne le ferait croire, par exemple, un rapprochement entre les ballades où il nous parle de son exil et l'histoire qui nous apprend ses vingt-cinq ans de captivité en… Lire la suiteÉcrit par : Joël SHAPIRO
… *L'œuvre de ce grand poète de la fin du Moyen Âge reste injustement négligée : il a pourtant laissé une marque profonde et subtile dans la littérature française. Clément Marot dit de ses vers qu'ils étaient un honneur pour toute la Normandie, sa province natale, et fit ainsi son éloge : Le bien disant en rithme / Alain... dont la muse est fine… Lire la suiteÉcrit par : Yasmina FOEHR-JANSSENS
*Figure centrale de la littérature française médiévale, Chrétien de Troyes se signale par l'importance de sa production romanesque. On lui doit cinq récits, en octosyllabes à rimes plates, composés entre 1170 et 1185 ( ?) : Érec et Énide, Cligès, Lancelot, ou le Chevalier à la… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Fille d'un astrologue italien venu se mettre au service de Charles V, mariée à un secrétaire du roi, veuve dix années plus tard (à vingt-cinq ans), Christine doit lutter pour vivre et faire vivre sa famille. Elle est heureusement protégée par quelques grands princes comme Jean de Berry, le duc de Bourgogne et Louis d'Orléans. Elle compose des… Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
… *Noble flamand ; filleul de Philippe le Bon, chambellan de Charles le Téméraire, Philippe de Commynes fut à ses côtés pendant la Ligue du bien public et lors de l'entrevue du Téméraire et de Louis XI à Péronne (1468). C'est là qu'il connut le roi, au service duquel il passa en 1472, non sans lui avoir donné, dès le temps de Péronne, d'habiles… Lire la suiteÉcrit par : Universalis, Paul ZUMTHOR
Dans le chapitre "La poésie courtoise" : … la fin'amor, ne nous sont guère connues que par leurs reflets dans la poésie du *xiie siècle, de sorte que la question de leurs origines peut difficilement être dissociée des nombreux problèmes techniques relatifs à la constitution des formes poétiques correspondantes. La courtoisie revêt ainsi, aux yeux de l'… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *Le terme générique « débat » correspond à une série de genres poétiques dialogués que les trouvères et les troubadours cultivaient depuis le début du xiie siècle : d'abord en latin, sous le nom de disputatio, puis en langue vulgaire ; il est appelé tenson ou jocpartit en langue d'oc, parture … Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Yves BADEL
Écrit par : Daniel POIRION
… *Le dit est-il un genre littéraire au Moyen Âge ? Le mot intervient dans le titre de nombreux poèmes dont il présente pour ainsi dire le thème, surtout lorsqu'il s'agit d'une sorte de parabole ou d'allégorie : Dit de la lampe, Dit de l'unicorne et du serpent, Dit de la panthère d'amour, Dit du vergier, Dit du… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Notaire de la chancellerie royale, Gervais du Bus compose entre 1310 et 1314 le Roman de Fauvel, poème satirico-allégorique de 3 280 vers. Fauvel, nom souvent donné à un cheval, est ici une désignation emblématique : il est formé des initiales de Flatterie, Avarice, Vilenie, Variété, Envie et Lâcheté. La couleur fauve est signe d'… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER, Maria COUROUCLI, Jocelyne FERNANDEZ, Pierre-Sylvain FILLIOZAT, Altan GOKALP, Roberte Nicole HAMAYON, François MACÉ, Nicole REVEL, Christiane SEYDOU
Dans le chapitre "La tradition européenne" : … au plus juste la forme qu'a prise l'épopée dans la France médiévale, à partir de La Chanson de *Roland (vers 1090) : la célébration des exploits (res gestae) des héros nationaux, au long d'un récit, psalmodié plutôt que chanté, par un récitant qui s'accompagnait à la vielle. Nous n'atteignons plus les chansons de geste que sous… Lire la suiteÉcrit par : Cedric E. PICKFORD
La Condamnation du Banquet). Il ne faut pas confondre la moralité, pièce satirique *française, et le Morality Play, pièce morale anglaise qui fait partie du théâtre religieux médiéval. Après la moralité on jouait une sottie, pièce comique qui satirisait souvent les idées politiques et dont les personnages sont le… Lire la suiteÉcrit par : Gérald ANTOINE, Jean-Claude CHEVALIER, Loïc DEPECKER, Françoise HELGORSKY
Dans le chapitre "L'ancien français" : … mais intelligibles dans tout le Nord et ne s'identifiant à aucun dialecte localement parlé. *Au xiie siècle, la langue des œuvres littéraires présente des différenciations provinciales : normandes (Béroul), picardes (Jean Bodel) ou champenoises (Villehardouin, Chrétien de Troyes). Au xiiie siècle, de… Lire la suiteÉcrit par : Hubert HARDT
… *Poète et chroniqueur français. Entre 1361 et 1369, Froissart séjourna en Angleterre au service de Philippa de Hainaut, devenue reine par son mariage avec Édouard III. Après la mort de celle-ci, il se retira à Valenciennes. Ordonné prêtre, il obtint une cure près de Mons. Il fréquenta la cour des ducs de Brabant, fut chapelain de Beaumont et… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Mot d'étymologie incertaine (Goliath, l'adversaire de David ?) désignant un prétendu groupe social qui, issu des milieux cléricaux, se serait signalé, au Moyen Âge, et plus particulièrement au xiiie siècle, par son attitude subversive. Et il est exact qu'à plusieurs reprises, notamment au concile de Trèves (1227) et au concile… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
… *Née au début du xiie siècle, Héloïse passe son enfance et son adolescence au couvent d'Argenteuil puis à Paris, chez le chanoine Fulbert, son oncle ; elle est l'élève, puis devient la maîtresse d'Abélard (dont elle a un fils, nommé Astrolabe), et enfin sa femme, bien qu'elle ait d'abord refusé d'imposer ce lien à Abélard et qu'… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Daniel POIRION
*On désigne par le mot « jeu » les plus anciennes pièces de théâtre de langue française sans qu'on puisse affirmer qu'il s'agit vraiment du même genre littéraire. Quoi de commun entre le Jeu d'Adam et le Jeu de Robin et Marion ? La notion même de théâtre étant un anachronisme si on l'… Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
… *Sénéchal de Champagne, Jean de Joinville participa en 1248 à la Septième Croisade où il connut rapidement des difficultés financières, et passa au service du roi, dont il devint le confident et le conseiller. Pris avec Saint Louis par les Mamelouks (1250), il fut chargé de négocier avec les Templiers l'emprunt de la somme nécessaire à la rançon de… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Il s'agit originellement d'un genre poétique et musical, dérivant de chansons en latin vulgaire, mais surtout exploité par les harpeurs bretons, le texte étant alors soutenu par une mélodie syllabique. Dès le xiie siècle, le genre se dédouble. D'un côté il connaît une évolution narrative à partir de Marie de France, qui assemble… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *La cellule de base, le couplet de la chanson de geste, unité de contenu et versification. De dimension variable, la laisse se caractérise par une même assonance ou rime. Elle est très souvent encadrée par un vers d'intonation et un vers de conclusion, le développement intérieur étant plus libre, mais structuré par le vers, généralement décasyllabe… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… le vocero. Chez les Romains, le genre de la lamentation s'appelle nénie. *Les planctus latins de l'époque carolingienne, tels que Déploration sur la mort de Charlemagne, écrit en 814 par un moine de Bobbio, sont bâtis selon un « schéma rigide ». Caroline Cohen a répertorié leurs « thèmes typiques » ; ceux… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Roger BLANCHARD
Dans le chapitre "Un poète allégorique" : … *L'œuvre de Machaut est intégralement restituée grâce à cinq manuscrits des xive et xve siècles, conservés à la Bibliothèque nationale. D'autres manuscrits de la même époque comportent des pièces de Machaut, dispersées au milieu de compositions diverses, et permettent aux musicologues un travail critique… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER, Geneviève HASENOHR, Jean VEZIN
Dans le chapitre "Le livre médiéval : forme et contenu" : … finalité religieuse, au même titre que leurs homologues latins, la composition d'un bon nombre de *volumes français de la seconde partie du Moyen Âge apparaît particulièrement hétéroclite. Une certaine cohérence est néanmoins décelable dans leur organisation, en ce sens que la littérature de pure fiction – épopées, romans en vers du xii… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Trois œuvres littéraires en français de la seconde moitié du xiie siècle, un recueil de lais narratifs, un recueil de fables et une traduction du Purgatoire de saint Patrice sont signés du nom de Marie. S'agit-il dans les trois cas de la même poétesse ? C'est à peu près certain pour les Fables et les Lais… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Daniel POIRION
Dans le chapitre "Styles, jeux et danses" : … de celle-ci fut favorisée par l'Église (chants religieux, versus, séquences, hymnes). *Il est toutefois évident que le lyrisme médiéval utilise les ressources de plusieurs styles à la fois. Ainsi, la pastourelle, qui semble se rattacher au style humilis, ne dérive pas seulement du genre des Bucoliques, car elle met en… Lire la suiteÉcrit par : Henri REY-FLAUD
Dans le chapitre "Un théâtre de communion" : … bien commerciales et financières qu'artistiques, et préparent ce que l'on appellera la Renaissance, *la France du xve siècle semble incapable de se dégager des cadres du passé ; c'est en regardant vers ses origines qu'elle cherche sa voie et son salut. À ce titre, le mystère joue un rôle essentiel. Ce genre dramatique ne fut… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Type de récit bref qui remplace, à la fin du Moyen Âge, le fabliau et le dit en vers. Le nom et le genre viennent d'Italie ; le Décaméron de Boccace et les Facéties du Pogge, alors traduites en français, fournissent les modèles aux Cent Nouvelles nouvelles, recueil composé pour le duc de Bourgogne Philippe le Bon au… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Claude THIRY
… *La coutume de louer et donc de pleurer un mort remonte à l'Antiquité : Grecs et Latins possédaient déjà la double tradition lyrique (thrènes ; nénies, élégies) et oratoire (panégyrique collectif ; laudatio funebris individuelle, méprisée par Cicéron pour ses excès). Le christianisme oriente le genre vers le sermon (les grands modèles en… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Paul ZUMTHOR
*Le nom de grands rhétoriqueurs a été donné, au xixe siècle, par les historiens de la littérature, à un groupe de poètes qui firent carrière auprès des ducs de Bourgogne, de Bretagne, de Bourbon et auprès des rois de France entre 1450-1460 et 1520-1530 environ. Pourtant cette désignation… Lire la suiteÉcrit par : Edina BOZOKY
… *Héros d'un roman médiéval français (fin du xiie s.). Sa légende est composée de plusieurs lieux communs de la littérature médiévale : naissance extraordinaire (grâce à l'intervention du diable) ; actes de cruauté qui rappellent les atrocités commises par certains personnages de chansons de geste ; repentir, pénitence et sainteté… Lire la suiteÉcrit par : ETIEMBLE
… le genre, il faudra un millénaire, les fabliaux, le Roman de Renart, le roman versifié. *Dans sa fine « lecture des vieux romans », J. Chapelain célébrait surtout le Lancelot, « histoire certaine et exacte des mœurs qui régnaient dans les cours d'alors », ce dont le loue de nos jours encore J. Frappier. S'il ridiculise… Lire la suiteÉcrit par : Michel ZÉRAFFA
Dans le chapitre "Du mythe au roman" : … civilisation occidentale et chrétienne, la formation du roman est liée à la monarchie française du *xiie siècle et à ses structures sociales. Les auteurs de Brut, du Roman d'Enéas, du Roman de Thèbes, du Roman de Troie commettront délibérément le « péché d'anachronisme » (G. Marichal) : ils… Lire la suiteÉcrit par : Juliette GARRIGUES
Écrit par : Daniel POIRION
*Plus de deux cent cinquante manuscrits ont conservé le Roman de la Rose, poème de 21 750 octosyllabes, chef-d'œuvre du xiiie siècle et monument de la littérature française qu'on peut comparer sans ridicule à l'œuvre de Dante ou à celle de Cervantès. …]… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Jean DUFOURNET
*Œuvre ambiguë, écrite de 1175 à 1250 par plus de vingt auteurs le plus souvent anonymes, de personnalité, de formation, de goûts, de préoccupations et de talent fort différents, le Roman de Renart est un ouvrage en perpétuel devenir, dissocié en de multiples récits (ou branches), que l'on a… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Jean-Charles HUCHET
… *Au milieu du xiie siècle, l'avènement du genre romanesque est scellé par les romans antiques (qu'il vaudrait mieux appeler « romans d'Antiquité »). Ils constituent une trilogie : le Roman de Thèbes (1152-1154), le Roman d'Énéas (1156) et le Roman de Troie (1160-1165) de Benoît de Sainte-Maure ; ils… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline CERQUIGLINI-TOULET
… *Le rondeau qui naît de la danse, de la ronde, ancre ce qui deviendra une forme lyrique dans le corps, le rythme et la musique. Le Moyen Âge toutefois met plutôt le rondeau en rapport avec sa forme, à l'enseigne du rond. Pensée homologique qui au-delà de la stricte étymologie dit une essence formelle : le retour du refrain. Le… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
*Sous le nom de Rutebeuf, c'est un chapitre décisif de la littérature poétique du xiiie siècle qui nous a été conservé. Déchirure dans l'ordonnance rigoureuse de la poésie courtoise des trouvères : le modèle de la fin' amor, la patiente élaboration du personnage selon un rituel… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CERQUIGLINI
… *La bibliothèque de Valenciennes conserve un manuscrit latin où l'on copia, sans doute à l'abbaye de Saint-Amand-les-Eaux dans la première moitié du ixe siècle, une traduction latine des œuvres de saint Grégoire de Nazianze. Ce manuscrit fut ensuite l'objet d'une double intervention qui lui donne une place éminente dans l'… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Écrit par : Robert PIGNARRE
Dans le chapitre "La chrétienté médiévale" : … ou, à la veille de Noël, sur le jubé, le défilé des prophètes annonçant la venue du Sauveur. *La langue liturgique, le latin, retenait à l'intérieur du saint lieu ces premières ébauches de dramatisation. Cependant, aux carrefours, sur les champs de foire, camelots, vendeurs de drogues, arracheurs de dents, acrobates, escamoteurs, montreurs de… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Écrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
*On réunit sous les noms de Tristan et Yseut des récits qui s'échelonnent de la seconde moitié du xiie siècle au milieu du xvie siècle (vers 1525, Pierre Sala offre un Tristan à François Ier) et qui furent composés en français, mais… Lire la suiteÉcrit par : Paul ZUMTHOR
*La forme poétique que Roger Dragonetti appela le « grand chant courtois » se constitua dans la France occitane durant la première moitié du xiie siècle. À partir de 1150-1180, elle fut progressivement adoptée dans la plupart des nations occidentales. Son dynamisme initial et ses tendances… Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
… *Noble champenois. Maréchal de Champagne, chargé de négocier avec les Vénitiens les conditions d'une aide navale à la quatrième Croisade, Villehardouin fut l'un des chefs de celle-ci ; la croisade devait aboutir à la prise de Constantinople par les chrétiens d'Occident (1204) et à la fondation de l'Empire latin d'Orient. Il reçut, en récompense de… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline CERQUIGLINI-TOULET
*Celui qui, du Lais au Testament, a tout dispersé, ses biens fictifs et sa personne, celui qui n'avait rien d'un père mais se voulait un fils, un enfant, « un pauvre petit écolier » (Le Testament, « Épitaphe et rondeau »), est érigé depuis Boileau en père de la poésie… Lire la suite
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