Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Jean CASSOU, Corinne CRISTINI, Jean-Pierre RESSOT
Le caractère essentiel de la littérature espagnole, comme de toute la culture et de tout le génie de l'Espagne, comme du tempérament des Espagnols, est la singularité. De cette singularité les Espagnols ont conscience et ils lui donnent, d'emblée, une raison géographique : ils se sentent situés au bout de l'Europe. Un de leurs aphorismes favoris… Lire la suiteÉcrit par : Charles Vincent AUBRUN
… *C'est une courte nouvelle d'aventures galantes et chevaleresques. La meilleure version qui nous en soit parvenue parut sous le titre de El Abencerraje dans un ouvrage de miscellanées littéraires, El Inventario (Medina del Campo, 1565, sous le nom d'Antonio de Villegas). Ce roman pastoral, qui connut partout un grand succès,… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Edmond CROS
*Le chef-d'œuvre de Mateo Alemán, Guzmán de Alfarache, occupe une place de première importance dans l'histoire de la littérature et doit être considéré comme une des premières formes du roman européen. Édité plus d'un demi-siècle après le Lazarillo de Tormes, demeuré anonyme, précédant de… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *De l'arabe al-'adjamiyya (paroles d'étranger), le mot aljamía se trouve déjà dans le Poema de Alfonso XI (vers 1348) ; il désigne le latin corrompu utilisé par les mozarabes, c'est-à-dire les chrétiens hispano-romains de l'Al-Andalus ayant accepté la domination de l'Islam (711-712). Les maures utilisèrent ce mot pour… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
… *Roi de Castille, Alphonse X, dit le Sage ou le Savant, a laissé de lui l'image d'un souverain trop affairé à contempler les étoiles pour prêter attention aux choses de ce bas monde ; on l'a ainsi comparé à cet astrologue qui figure dans un exemplum médiéval et qui, trop occupé à tirer les horoscopes des autres, ne voit guère le puits où sa… Lire la suiteÉcrit par : Albert BENSOUSSAN, Michel BERVEILLER, François DELPRAT, Jean-Marie SAINT-LU
Dans le chapitre "La littérature coloniale" : … la période coloniale, la littérature hispano-américaine ne représente donc qu'un chapitre de la *littérature espagnole, qui la revendique à juste titre. L'apport le plus original y est constitué par l'histoire de la conquête et la description des territoires et des peuples conquis. Aux relations des découvreurs et des conquérants (Colomb, Cortés… Lire la suiteÉcrit par : Marcel BATAILLON
… Acte » ou « pièce » pour la fête du Saint-Sacrement, l'auto sacramental est une des originalités du *théâtre espagnol à son âge d'or. Liée à la réforme interne du catholicisme plutôt qu'à sa lutte contre le protestantisme (la défense de l'orthodoxie contre les sacramentaires n'y a presque aucune place), la floraison du genre illustre bien l'… Lire la suiteÉcrit par : Charles AMIEL
… le cadre péninsulaire. Nul doute qu'il faille chercher là l'exceptionnelle portée de ses travaux. *Tout historien ayant son époque, il avait une prédilection pour la littérature espagnole des siècles d'or, et particulièrement pour les œuvres difficiles (en devenir, anonymes, composites) : La Célestine, Lazarillo de Tormès, le … Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
… *Un des premiers poètes espagnols de la Renaissance. Courtisan et guerrier, tout comme son ami Garcilaso de La Vega, Juan Boscán assista aux combats de l'île de Rhodes et accompagna l'empereur Charles Quint lorsque celui-ci se porta au secours de Vienne assiégée par les Turcs en 1529. Sa rencontre avec Andrea Navagero, alors ambassadeur à Grenade,… Lire la suiteÉcrit par : Monique JOLY
… *Le terme espagnol burla désigne aussi bien la moquerie que la tromperie. Sur le plan littéraire, il est employé pour caractériser de façon large toute la matière facétieuse issue de la mise en œuvre de ces deux ressorts, matière longtemps indispensable pour la structuration d'une intrigue, hors des domaines nobles de la comédie héroïque et… Lire la suiteÉcrit par : Eutimio MARTÍN, René PELLEN
*Vivant aux confins d'un monde qu'il voulait néanmoins connaître et juger, Cadalso Vázquez de Andrade passa son existence déracinée à la recherche de la réalité stable. Sans cesse il reprit la quête de son identité personnelle, sans cesse il interrogea la société espagnole de son temps, tourmenté… Lire la suiteÉcrit par : Madeleine PARDO
La poésie lyrique *espagnole de la fin du Moyen Âge nous a été conservée dans de nombreux chansonniers, véritables collections ou anthologies de poèmes. On y a vu à la fois une source précieuse d'information sur de nombreux poètes, un témoignage important sur toute une civilisation, le champ où s'affrontent… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
… *Auteur dramatique espagnol, Cañizares compte parmi les écrivains les plus distingués de son époque. Censeur officiel des comedias, il subit l'influence conjointe de Calderón et de Góngora, mit en scène Thérèse d'Ávila et Jean de la Croix dans À qui mieux mieux, confessée et confesseur (A cual mejor, confesada y confesor)… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Universalis
… *De famille noble, Guillén de Castro y Bellvís fit tout d'abord une carrière militaire et civile à Valence et en Italie, avant de se fixer à Madrid où il fut en relation avec les plus illustres écrivains. Après avoir fait partie du groupe des dramaturges valenciens, il subit l'influence de Lope de Vega. Le succès de sa pièce Les Enfances du Cid… Lire la suiteÉcrit par : Mathilde BENSOUSSAN, Christian CAMPS, John COROMINAS, Marcel DURLIAT, Robert FERRAS, Jean MOLAS, Jean-Paul VOLLE
Dans le chapitre "Stabilité" : … *Le catalan a peu varié au cours des siècles : un texte de Raymond Lulle remontant au xiiie siècle est encore compris par les Catalans d'aujourd'hui. Ses dialectes, qui se regroupent en catalan occidental et en catalan oriental, ne présentent que des différences mineures qui apparaissent seulement dans la langue parlée (détails… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Marcel BATAILLON, Universalis
*Par le mystère de son anonymat, par sa genèse qui laisse apparaître des strates successives, par son succès populaire, La Célestine présente le cas typique du chef-d'œuvre étrange qui intrigue les érudits sans perdre auprès de son public sa force et sa verdeur. Souvent imitée en Espagne depuis Feliciano de… Lire la suiteÉcrit par : Jean CANAVAGGIO
*Aux yeux de la postérité, Cervantès incarne le génie littéraire d'une nation : un destin qu'il partage avec Dante, Goethe et Shakespeare, mais qui, dans son cas, s'assortit d'un curieux privilège, celui d'être le seul écrivain espagnol à avoir atteint une renommée pleinement universelle. Cette renommée, il… Lire la suiteÉcrit par : Madeleine PARDO
Dans le chapitre "Le chevalier Cifar" : … en effet avoir été imprimé de nouveau dans la seconde moitié du xvie siècle. *Une production nationale va se substituer à ces romans d'emprunt et bientôt, comme le dit C. Mettra : « Nés en France, ils reviennent alors d'Espagne, parés de couleurs plus brillantes et d'irréalités plus tentatrices. » C'est dans la première moitié… Lire la suiteÉcrit par : Charles Vincent AUBRUN
Dans le chapitre "Le Cid du théâtre et de la légende" : … *Dès le début du xviie siècle, l'Espagne recueille sa foi, ses croyances et sa culture dans le creuset de la comedia, un nouveau genre littéraire. Le romancero du Cid fournit maints sujets aux dramaturges, sûrs à l'avance de gagner ainsi la ferveur du peuple et ses applaudissements. Lope de Vega, créateur de la nouvelle… Lire la suiteÉcrit par : Charles Vincent AUBRUN
*Dans la première moitié du xvie siècle, la vie espagnole est toute d'émerveillement devant les mystères de la nature intérieure dévoilée par Pétrarque et les pétrarquistes, et aussi devant les mondes nouveaux révélés par Christophe Colomb et les explorateurs. C'est donc le temps… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *De l'espagnol conceptismo. Le trait, la pointe, la saillie, le mot d'esprit, alliant le paradoxe de l'ambiguïté, le brillant à l'inattendu, l'hermétisme à la profondeur, voilà ce qui caractérise le conceptisme, qui joue avec l'idée ou le vocable à la différence du cultisme (ou cultéranisme) qui complique à plaisir l'énoncé ou la… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Dans la littérature espagnole, le costumbrismo désigne l'intérêt porté à la description des us et coutumes (costumbres) d'une région, d'un milieu, d'une société. De façon générale, il s'agit d'une constante de la littérature espagnole depuis le Moyen Âge et la Renaissance (archiprêtre de Hita, López de Ayala, El Corbacho… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Sylvie LÉGER
… *C'est en adaptant des comédies de Calderón au goût musical de l'époque que Ramón de la Cruz fait ses débuts dans la littérature ; il traduit Molière, Racine, Shakespeare, qu'il fut le premier à transposer en espagnol (Hamlet, 1772). S'attachant à ce qui est authentiquement espagnol et populaire, il cultive la saynète, genre déjà… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Poète et dramaturge espagnol né à Séville, qui, en 1577, après un séjour au Mexique, revint définitivement en Espagne. Le lyrisme de Juan de la Cueva est d'abord marqué par l'influence de Pétrarque dont il se détourne ensuite (Flores de varia poesía, Coro de romances historiales). L'allégorie et le genre épique lui inspirent le… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Le mot espagnol correspondant est culteranismo, créé au début du xviie siècle, sur le modèle de luteranismo (de Luther). Il vaudrait mieux dire en français cultéranisme que cultisme qui renvoie à cultismo et désigne un mot savant, échappant aux lois phonétiques ordinaires. Le terme… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Mathilde BENSOUSSAN
… *Écrivain catalan né à Gérone, Francesc Eiximenis est entré très tôt au couvent des Franciscains de sa ville natale, avant de poursuivre ses études de philosophie et de théologie à Valence, Cologne, Paris et Oxford. Vivant à une époque où la Renaissance italienne fait une éclatante irruption dans les lettres catalanes — avec son contemporain Bernat… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Poète, compositeur et auteur dramatique, Juan del Encina est le premier dramaturge important dans l'histoire du théâtre espagnol, dont il est souvent appelé le patriarche. Il fait ses études à Salamanque, où il remplira par la suite la charge du maître de chapelle de la cathédrale. En 1492, il entre au service du second duc d'Albe comme poète,… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Cécile BÉNASSY
… *Né de famille noble, page du futur Philippe II, Ercilla voyage beaucoup, de l'Italie aux Flandres et à l'Angleterre, puis part, en 1555, pour le Chili où les Indiens Araucans révoltés viennent de tuer le conquérant Valdivia. Entre 1557 et 1558, il s'y montre vaillant soldat et explorateur audacieux. De retour en Espagne dès 1563, il va connaître… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Écrivain espagnol né à Ronda, Espinel veut, après avoir fait ses études à Salamanque, partir pour l'Amérique : la peste empêche la flotte d'appareiller. À Valladolid, il est au service du comte de Lemos. N'ayant pas réussi à s'enrôler dans une nouvelle expédition militaire, il séjourne à Séville où il se mêle aux milieux interlopes. Comme il vogue… Lire la suiteÉcrit par : Robert RICARD
… e siècle, elle a largement accueilli les courants venus d'Angleterre, de France et d'Italie. *Par un curieux paradoxe, le monde extérieur occupe la première place dans l'œuvre d'un illustre écrivain, le bénédictin Benito Jerónimo Feijóo y Montenegro, qui n'a jamais quitté son pays et qui est à peine sorti de sa cellule monastique. … Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Écrivain espagnol né à Valladolid, Cristóbal Suárez de Figueroa quitta la maison paternelle à dix-sept ans et passa une grande partie de sa vie en Italie. Après des études de droit à Bologne et Pavie, il exerça la profession de magistrat. Il eut des démêlés avec l'Inquisition, fut excommunié et emprisonné ; Philippe IV intervint en sa faveur.… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Annie FREMAUX-CROUZET
… tentative italianisante d'un de ses aïeux, il allait, en outre, imposer à la poésie traditionnelle *espagnole une profonde révolution dont l'innovation métrique n'est que le caractère le plus apparent. Curieux destin que le sien : fils d'une terre sèche, pauvre et ingrate, il devait transmettre la vision délicieuse d'une nature éternellement verte… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LAFAYE
… *Fils naturel du conquistador Sebastián Garcilaso de la Vega et de la princesse inca Isabel Chimpu Ocllo, Garcilaso naquit au Cuzco, ancienne capitale de l'Empire inca. Baptisé sous le patronyme de Gómez Suárez de Figueroa, il n'adopta qu'en 1561 le nom de son père, sous lequel il s'illustra dans les lettres. En compagnie de sa mère, il grandit dans… Lire la suiteÉcrit par : Claude ESTEBAN
*Le destin poétique de Góngora est sans doute l'un des plus contrastés qui se puissent trouver dans l'histoire littéraire espagnole. Adulé par les beaux esprits de son temps, cible favorite des poètes marquants de l'époque, il occupe incontestablement une place majeure dans la poésie du Siècle d'or. Pourtant… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
… *Célèbre auteur du xiiie siècle, Gonzalo de Berceo est le premier poète espagnol dont on connaisse le nom. Ce que nous savons de lui, tout en étant fort réduit, dépasse largement nos connaissances sur d'autres auteurs contemporains et même postérieurs : il était prêtre séculier (et non moine, comme on l'affirme trop fréquemment… Lire la suiteÉcrit par : Charles MARCILLY
… doit parvenir à cet épanouissement de la personne qui est sa seule victoire plausible devant Dieu, *l'écrivain espagnol Baltasar Gracián y Morales ne cesse de fasciner la pensée européenne. La Rochefoucauld le démarque ; Voltaire le raille, mais s'en inspire ; Schopenhauer le traduit et se veut son disciple ; Nietzsche découvre en lui un précurseur… Lire la suiteÉcrit par : Augustin REDONDO
… *Né dans les Asturies de Santillane, il appartient à l'illustre lignage de Guevara, mais à une branche cadette bâtarde et de « pureté raciale » sans doute imparfaite, bien qu'en pleine ascension sociale. Porté en avant par le puissant clan familial, il semblait destiné à faire carrière à la cour. Cependant, les bouleversements politiques liés à la… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Poète espagnol, surnommé « le Divin », Fernando de Herrera est avant tout le chef de file de l'école de Séville que l'on distingue de l'école de Salamanque, dont Fray Luis de León est la figure éminente. Le sentiment patriotique caractérise l'école andalouse, tandis que le sentiment religieux imprègne le groupe castillan. Né à Séville, F. de… Lire la suiteÉcrit par : Nestor CAPDEVILA
Écrit par : Daniel DEVOTO
… *Historien et poète espagnol, Sebastián de Horozco est l'auteur de quelques pièces de théâtre et d'une collection de proverbes commentés en vers (Refranes glosados). On lui attribua, mais à tort, la paternité du Lazarillo de Tormes. Son fils Sebastián de Covarrubias y Orozco réalisa le célèbre Tesoro de la lengua castellana o… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
… *Écrivain et diplomate espagnol. Après des études humanistes très poussées à Grenade, à Salamanque puis en Italie, Hurtado de Mendoza fut envoyé comme ambassadeur dans plusieurs cours d'Europe jusqu'à ce qu'il tombât en disgrâce auprès de Philippe II. Il laissa néanmoins au roi, pour la bibliothèque de l'Escorial, ses nombreux et précieux livres et… Lire la suiteÉcrit par : Louis COGNET, Bernard SESÉ
Dans le chapitre "Poèmes et commentaires" : … *Jean de la Croix s'est exprimé à deux niveaux. Tout d'abord dans le genre poétique par une vingtaine d'extraordinaires pièces, parmi lesquelles figurent neuf « romances » pleines d'un charme populaire. Puis, dans le genre didactique, par trois ouvrages qui se présentent comme des commentaires plus ou moins longs de poèmes. Les deux traités… Lire la suiteÉcrit par : Florence DELAY
*Jovellanos a laissé une image complexe qu'historiens et biographes interprètent différemment selon leurs options politiques. Goya fit de lui un portrait. Ces deux grands Espagnols du xviiie siècle eurent en commun d'avoir les yeux fixés sur leur pays. Les vues de l'un, les visions de l'… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Neveu d'Alphonse X le Sage, petit-fils de saint Ferdinand, don Juan Manuel, l'un des grands seigneurs les plus influents de son temps, né au château d'Escalona, près de Tolède, occupa de très hautes charges dès sa jeunesse. Il participa à de nombreuses guerres nobiliaires pendant les règnes de Ferdinand IV et l'Alphonse XI. Il est considéré comme… Lire la suiteÉcrit par : Marcel BATAILLON
… *D'origine juive, convertis en 1492, les Laguna se sont intégrés dans la société chrétienne sans trop souffrir de la discrimination qui freinait la promotion sociale des « nouveaux chrétiens ». Le père, converso, meurt médecin apprécié du beau monde, deux frères font carrière dans le clergé, mais c'est à Andrés, le brillant médecin… Lire la suiteÉcrit par : Marcel BATAILLON
*La Vie de Lazarillo de Tormes – un tout petit volume anonyme – est grande par son originalité et par son rôle dans la naissance du roman (le « picaresque » espagnol et le roman moderne en général). Pour qui donne à la négation de la honra (« honneur » au sens de considération sociale)… Lire la suiteÉcrit par : Alain GUY
*Fray Luis de León, « le cygne du Tormes », qu'on a appelé « le Fénelon de l'Espagne », admiré par Bossuet et par Cervantes, est le représentant le plus typique de la Renaissance dans la péninsule Ibérique, car il a fait la synthèse du lyrisme et de la pensée philosophico-théologique. Dans ce siècle de transition… Lire la suiteÉcrit par : Roger LAUFER
Dans le chapitre "Un écrivain de métier" : … galantes (1695), librement traduites du maniériste grec Aristénète, passèrent inaperçues. *Le Théâtre espagnol (1700), qui contenait une pièce de Francisco de Rojas et une de Lope de Vega, eut le même sort. Les Nouvelles Aventures de l'admirable Don Quichotte de la Manche (1704) furent mieux accueillies : elles… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Bernard GILLE
*Pour Cellorigo, observateur lucide du déclin de son pays, les Espagnols du début du xviie siècle semblent vivre sous l'effet d'un charme. Cette société, en particulier celle du frivole microcosme madrilène, trouve en Lope de Vega l'enchanteur qui, dans le miroir de la comedia,… Lire la suiteÉcrit par : Monique JOLY
… *Sur le médecin qui exerce dans les milieux courtisans et qui place ostensiblement son livre, La Narquoise Justine (Libro de entretenimiento de la picara Justina, 1605), sous la protection du tout-puissant favori de Philippe III, Don Rodrigo Calderón, on ne sait rien de plus que ce que son œuvre nous apprend. Celle-ci est un… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
… *Neveu du marquis de Santillana, dont il subit l'influence, le poète espagnol Gómez Manrique traite les thèmes et les genres en vogue (l'amour, la moquerie, les allégories, les pièces de circonstance), en les teintant fortement de didactisme et de moralisme. Son œuvre reflète cette forme de stoïcisme qui sera l'un des caractères distinctifs de la… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Neveu de Gómez Manrique, fils du comte Rodrigo de Paredes, qui fut maître de l'ordre de Calatrava, Jorge Manrique participa, sous le règne du roi Henri IV, aux luttes politiques contre les ennemis d'Isabelle la Catholique. Hernando del Pulgar a laissé le récit de sa mort glorieuse devant le château de Garci-Muñoz (Cuenca). Son Cancionero … Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claire ZIMMERMANN
… *Poète valencien, digne de figurer parmi les plus grands écrivains du xve siècle européen, Ausía March rompt avec une tradition vieille de trois siècles qui voulait qu'au royaume d'Aragon la seule langue admise en poésie fût le provençal, et rédige son œuvre exclusivement en catalan. Véritable créateur de la poésie catalane,… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Le récit des « miracles » de la Vierge Marie constitue l'un des genres les plus répandus de la littérature médiévale de toute l'Europe. Dès le début du xie siècle des écrits en latin rapportaient ces légendes. Le genre se développe surtout au xiiie siècle : Miracles de Notre-Dame (1218) de Gautier de… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Considéré comme le plus important poète lyrique de l'école de Salamanque dans le dernier tiers du xviiie siècle, Juan Meléndez Valdés allie dans son œuvre les courants anacréontiques et pastoraux et les préoccupations de l'humanitarisme philosophique. On lui reconnaît aussi le mérite d'avoir réhabilité le genre du romance… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
… *Juan de Mena est un poète espagnol du xve siècle intégrant, avec Santillana et Jorge Manrique, la triade des lettrés les plus importants de cette époque marquée par l'épanouissement de la poésie courtisane sous l'égide de Jean II de Castille. Les données biographiques de Mena ne sont pas excessivement abondantes : on sait qu'il… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *L'expression « métier de clergie ou de clers » apparaît pour la première fois dans le Libro de Alexandre (xiiie s.) qui l'oppose au mester de juglaría. Elle désigne d'abord les poèmes écrits par les clercs des monastères de Castille, au xiiie siècle, dans la forme métrique dite cuaderna… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Antérieur au mester de clerecía, avec lequel il coïncide en partie, le « métier de jonglerie » s'applique aux poèmes épiques récités par les jongleurs, ou aux poèmes narratifs, lyriques ou dramatiques des xiie, xiiie et xive siècles. Fondé sur la tradition orale et les gestes… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Vihueliste, compositeur et écrivain espagnol, qui vécut principalement à la cour de Ferdinand d'Aragon et, vraisemblablement, pendant quelque temps à la cour de Portugal, près de Jean III, auquel fut dédié son ouvrage principal, Libro de música de vihuela de mano, intitulado « El Maestro » (Valence, 1535-1536). Cet ouvrage, première… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Dramaturge espagnol né à Guadix (province de Grenade), Mira de Amescua est ordonné prêtre en 1610. En 1616 il accompagne le duc de Lemos à Naples, puis est chapelain à Grenade. Il néglige sa vocation ecclésiastique au profit de sa vocation littéraire. Chapelain à Madrid il fréquente Góngora, Lope de Vega, Tirso de Molina. Sa réputation est grande.… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
… *Poète et musicien castillan d'origine portugaise. Chanteur à la cour, Jorge de Montemayor passa du service de l'infante doña Maria à celui de son frère, le futur Philippe II, qu'il accompagna lors de son voyage de noces en Angleterre en 1554. Le Cancionero (1554) de Montemayor fut expurgé par l'Inquisition, mais son œuvre capitale est sans… Lire la suiteÉcrit par : Michel BERVEILLER
… *Poète des toros, auteur de quelques comédies et réformateur du théâtre de son pays, Nicolas Moratín (1737-1780) laissera moins de souvenir dans la littérature espagnole que son fils Leandro qu'on appelle souvent Moratín le Jeune pour le distinguer de son père. Leandro fait d'abord un modeste apprentissage de bijoutier auprès du joaillier… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
… *Les fastes des Arabes résidant en Espagne attirèrent dès le Moyen Âge l'attention et l'admiration des chrétiens de la Péninsule, qui imitèrent les usages et les costumes des Maures. Déjà le premier grand prosateur castillan, don Juan Manuel, montre, au xive siècle, sa connaissance du style de vie de ses voisins et son admiration… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Jésuite espagnol, Juan Eusebio Nieremberg naquit à Madrid de parents allemands. Il fit ses études chez les jésuites ; à l'université d'Alcalá, puis à celle de Salamanque il reçut une solide formation d'humaniste et de théologien. Il fit profession dans la Compagnie de Jésus en 1616. La direction spirituelle et l'enseignement furent le plus clair de… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
… *Homme politique et militaire espagnol qui se consacra sur le tard à l'étude et à la littérature. Il cultiva d'abord la lyrique amoureuse, puis le genre didactique et moral, fortement teinté d'historicisme : Louanges des clairs barons espagnols (Loores a los claros barones de España). Dans la même veine mais en prose, la Mer… Lire la suiteÉcrit par : Maurice MOLHO
On qualifie ordinairement de picaresques un ensemble de romans *espagnols qui, sous forme autobiographique, racontent les aventures d'un personnage de basse extraction (le pícaro), sans métier, serviteur aux nombreux maîtres, volontiers vagabond, voleur ou mendiant. Le genre s'ouvre en 1554 par un chef-d… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Michèle GENDREAU-MASSALOUX
*Prince de l'esprit, Quevedo a laissé une œuvre multiple et contrastée. Poésie satirique et lyrique, roman, théâtre, conte burlesque, essai critique, prose philosophique, il n'est aucun de ces genres où il n'ait brillé. Mais, sous ces formes diverses, apparaît la même Espagne d'un Siècle d'or sur… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *L'un des principaux dramaturges de l'époque de Calderón. Plusieurs de ses pièces furent jouées au palais royal. Rojas y Zorrilla a écrit quelque soixante-dix comedias et une quinzaine d'autos sacramentales dont El Rico Avariento (Le Riche Avare) et La Viña de Nabot (La Vigne de Nabhot). Ses… Lire la suiteÉcrit par : Jean CABRIÈS
Dans le chapitre "Le droit de regard" : … , on laisse des conteurs fabuler sur les « drôles », sur ceux qui n'ont pas voix au chapitre. *Mais, en cette même époque, dans l'Espagne du Siècle d'or, de Charles Quint et de la Contre-Réforme, surgit une véritable contre-littérature. Le muet prend la parole et parle en son nom. Lui, le sans titre, il dit « Je ». La Vie de Lazarillo de… Lire la suiteÉcrit par : Michel ZÉRAFFA
Dans le chapitre "Du mythe au roman" : … illustrera un type de récit particulièrement corrosif pour l'aristocratie : le roman picaresque. *L'œuvre de Cervantès condense l'histoire de la constitution du genre romanesque en Occident. Fasciné par des romans de chevalerie qui déjà dégradaient fortement le sens de l'épique, Don Quichotte veut rétablir celui-ci dans ses droits : son effort se… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
*En dehors de quelques acceptions plus délimitées, telles que « chanteur de romances » ou « recueil de romances », le mot romancero désigne tant l'ensemble que les différents groupes des romances espagnols. On a adopté, en français, la forme masculine afin de distinguer un romance d… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
*Dans l'histoire de la comedia espagnole au Siècle d'or, Ruiz de Alarcón fait partie, avec Guillén de Castro, Mira de Amescua, Vélez de Guevara et Tirso de Molina, de ce qu'on a appelé le cycle dramatique de Lope de Vega. Un esprit nouveau l'inspire cependant, fait de sobriété, de sens pratique, de… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
*« Juan Ruiz, archiprêtre de Hita. » Ces cinq mots du dix-neuvième couplet de son poème, le Libro de buen amor, sont très exactement tout ce qu'on sait du plus grand poète castillan du xive siècle. Deux des manuscrits les plus importants fournissent en outre deux dates :… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LAFAYE
… *Ce religieux franciscain, d'origine galicienne ou portugaise (il s'appelait Ribeira), avait pris en religion, selon l'usage de son ordre, le nom de sa ville natale en Castille. Il est donc connu comme Fray Bernardino de Sahagún. Étudiant à l'université de Salamanque, il entra en religion au couvent des Franciscains réformés et partit comme… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
*Íñigo López de Mendoza, premier marquis de Santillana, jouit d'une vie aussi longue que bien remplie. Grand seigneur (ce qui veut dire, dans l'Espagne du xve siècle, guerrier et politicien à la fois), poète, et curieux de toutes les choses de l'esprit, il apparaît, selon l'heureuse formule… Lire la suiteÉcrit par : François BURDEAU
… *Humaniste espagnol, né dans la province de Cordoue vers 1490. Après des études à Bologne, Sepúlveda vit, de 1523 à 1529, à la cour pontificale comme traducteur d'Aristote, puis devient, en 1529, historiographe de Charles Quint ; celui-ci le nomme, en 1536, précepteur du futur Philippe II. Il a laissé en latin une histoire de la découverte du… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Robert PIGNARRE
Dans le chapitre "La « comedia »" : … *Dans le théâtre de l'Espagne se conjuguent la veine épique des romances, l'inspiration mystique, un réalisme à saveur de terroir et un lyrisme souvent précieux (« cultiste ») mais toujours spontané. Le terme de comedia s'applique à toute composition dramatique nouant une intrigue complexe. Cette dramaturgie ignore la distinction… Lire la suiteÉcrit par : Pierre SÉROUET
… ont appris à la connaître par ses écrits, par ses traités et, plus encore, par ses lettres. *Elle occupe par ailleurs une place de choix dans la littérature de son pays. Le redressement dogmatique, moral et disciplinaire promu par le concile de Trente, le réveil chez les catholiques, traumatisés par la sécession protestante, d'une religion… Lire la suiteÉcrit par : Bernard GILLE
… *Né à Valence, ce tanneur, devenu libraire vers 1547, se fait connaître à partir de 1553 en éditant ses œuvres ou celles de ses amis. À sa mort, il jouit d'une confortable aisance dont témoigne son testament. Cette biographie embourgeoisée et sa culture d'autodidacte boulimique ont pu conduire certains historiens à le qualifier d'« honnête… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUENOUN
*Peu d'œuvres de la littérature d'Occident ont eu la fortune de L'Abuseur de Séville et l'invité de pierre (El Burlador de Sevilla y convidado de piedra), le premier Don Juan. Passé à l'état de mythe, ce qui n'est pas courant pour la création particulière d'un pays, d'un siècle et d… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Poète castillan du xive siècle, Sem Tob ben Ishaq Ardutiel naquit à Carrión de los Condes (Vieille-Castille) ; il exerça dans cette ville un rôle important en tant que rabbin. Hormis des poésies religieuses en hébreu et quelques œuvres scientifiques, il est l'auteur des Proverbios morales dédiés à Pierre le Cruel (1350-… Lire la suiteÉcrit par : Bernard GILLE
… *Né en Estrémadoure, soldat en Italie, serviteur à la cour de Léon X, Torres Naharro écrit et joue, pour le public cosmopolite de Rome, des pièces de théâtre créées le plus souvent au gré des circonstances. Il semble avoir regagné l'Espagne vers 1520, après un séjour à Naples. Les lacunes de la biographie rendent hasardeuse la relation entre le… Lire la suiteÉcrit par : Guy MERCADIER
… *De cet écrivain espagnol qui a publié l'essentiel de ses œuvres dans la première moitié du xviiie siècle, la renommée n'a guère franchi les Pyrénées. Pourtant, il fut sans conteste le plus célèbre de son temps. Diego de Torres Villarroel est né à Salamanque en 1694, dans un milieu de petits boutiquiers. Très tôt se manifeste en… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… Ô toi, n'entreprends rien contredisant Minerve. » *Ce vers d'Horace qui est cité dans Le Héros (1637), rien, dans l'œuvre superbe de Baltasar Gracián (1601-1658), ne vient le réfuter. « L'intelligence personnelle » que symbolise Minerve est le moteur et le principe des Traités politiques, esthétiques, éthiques de ce prince de l'… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Les frères Valdés appartenaient à une famille de lettrés qui joua un rôle non négligeable dans la vie politique, religieuse et littéraire de l'Espagne et de son empire. Élevés dans les milieux humanistes, tous deux appréciaient fort Érasme, avec lequel ils correspondirent d'ailleurs. Secrétaire et latiniste officiel de Charles Quint, Alfonso s'… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Écrivain espagnol, né à Ecija (Séville). Vélez de Guevara fut d'abord soldat en Italie ; de retour à Madrid, il se met au service de divers grands seigneurs et devient huissier de la Chambre du roi. Son œuvre dramatique s'inscrit dans le cycle de Lope de Vega. Les principales qualités qu'on lui reconnaît sont le sens du lyrisme populaire, la force… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
*Comparé à Aristophane, surnommé le « Plaute portugais », qualifié de « Shakespeare immature », Vicente, dont l'œuvre fut écrite tantôt en espagnol, tantôt en portugais, est avec Torres Naharro le plus grand dramaturge de la Renaissance dans la péninsule Ibérique. La pureté et l'intensité de son lyrisme, la… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Bernard SESÉ
Écrit par : Alain GUY
*Polygraphe de génie, le « Doctor mellifluus » est non seulement l'un des triumvirs de l'humanisme (avec Érasme et Budé), mais encore l'un des philosophes espagnols les plus profonds et aussi les plus engagés politiquement et socialement sous la Renaissance. Adversaire de la scolastique dégénérée, il promeut une… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
… *Auteur dramatique espagnol, Antonio de Zamora vécut sous le règne du dernier monarque de la maison d'Autriche (Charles II). Il occupe une situation charnière dans la tradition dramatique caldéronienne, qu'il prolonge par ses arrangements des pièces du maître baroque, tout en annonçant le renouveau qui sera l'œuvre de Ramón de la Cruz. Parmi ses… Lire la suiteÉcrit par : Juliette GARRIGUES
Dans le chapitre "Aux origines de la zarzuela : une musique au service du théâtre" : … Depuis ses origines, le théâtre espagnol associe la musique au *texte littéraire. Bartolomé de Torres Naharro (1485 ?-1524 ?) et Lope de Rueda (1510 env.-1565) sont souvent considérés comme les premiers auteurs comiques espagnols. Torres Naharro semble être le premier à écrire des comédies dans la forme qui allait devenir classique et trouver son… Lire la suite
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