Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Paul DEMIÉVILLE, Jean-Pierre DIÉNY, Yves HERVOUET, François JULLIEN, Angel PINO, Isabelle RABUT
Les origines de la littérature chinoise sont à peu près contemporaines de celles des deux autres littératures dont se nourrit encore la tradition du monde civilisé : celle de l'Inde et celle de l'Europe. Ici comme là, ces origines remontent à un ou deux millénaires avant l'ère chrétienne, et le nom de Confucius, vers l'an 500 avant J.-C., marque… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Écrit par : Jean-Pierre DIÉNY
… *Des trois enfants du lettré Ban Biao, l'un, Ban Chao, fut un valeureux capitaine, les deux autres, Ban Gu et leur sœur Ban Zhao, de grands historiens. Pour réaliser le projet de son père, Ban Gu entreprit de donner une suite aux Mémoires historiques (Shiji) de Sima Qian. D'abord mis en prison pour avoir pris l'initiative d'écrire… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY
*Bo Juyi est un type. Fonctionnaire lettré, il fit, dans la première moitié du ixe siècle, une carrière honorable mais sans éclat, dont son œuvre littéraire, en dévoilant les ambitions et les passions de l'homme, explique les détours. Une carrière moyenne, des passions moyennes, mais… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY
… *« En temps normal vous seriez un malfaiteur, en temps de crise, un héros. » C'est en ces termes que le jeune Cao Cao s'entendit prédire son avenir de la bouche d'un célèbre caractérologue. Petit-fils par adoption d'un eunuque de la cour, il entra tôt dans la carrière, mais l'ascension de Dong Zhuo marqua pour lui le début d'une fulgurante aventure… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY
… *À la mort de Cao Cao (220), le vainqueur de la guerre civile où sombra la dynastie des Han, Cao Pi (ou Cao Pei), son fils aîné, lui succéda comme roi de Wei et Premier ministre du dernier empereur des Han. Quelques mois plus tard, celui-ci renonçait à son trône en faveur de Cao Pi, qui fonda la dynastie des Wei. C'était la première fois dans l'… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY
*Le plus brillant, le plus fécond, le plus influent des poètes novateurs de la fin des Han, Cao Zhi, ou Cao Zijian, a pu passer, jusqu'à la venue de Du Fu, pour le dieu de la poésie. Zhong Rong, le célèbre critique du vie siècle, le tenait pour le Confucius de la littérature. Après tant… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHESNEAUX, Jacques GERNET
Dans le chapitre "Formation des premières traditions écrites" : … *Dès la fin des Zhou occidentaux, certaines traditions commencent à se fixer dans le milieu des assistants du pouvoir noble (scribes, devins, annalistes, spécialistes des rites et du calendrier). Elles devaient servir, avec des adjonctions postérieures, à la constitution des « Classiques » (jing) qui, établis sous une forme presque… Lire la suiteÉcrit par : Maxime KALTENMARK, Michel SOYMIÉ
Dans le chapitre "La religion syncrétique moderne" : … les grandes religions un recueil d'Écritures, la religion syncrétique s'appuie néanmoins sur une *littérature dont le rôle ne saurait être sous-estimé. De façon très grossière, on peut la partager en deux grandes catégories : les œuvres didactiques et les œuvres d'imagination. Les premières sont les shanshu, ou « livres pour exhorter au… Lire la suiteÉcrit par : David HAWKES
*Chu ci est le nom d'un recueil de poèmes chinois dont la majeure partie fut composée entre la fin du ive siècle et le début du iie siècle avant J.-C. Dans le titre du recueil, ci veut dire « paroles » ou « écriture », Chu désigne le plus… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Œuvre classique de la Chine, le Chunqiu (littéralement : « les printemps et les automnes ») est le livre des Annales du pays de Lu (l'actuelle province du Shandong), la patrie de Confucius, pour la période qui s'étend entre ~ 722 et ~ 481. Le texte même n'est qu'une énumération extrêmement dépouillée des principaux événements… Lire la suiteÉcrit par : Jin-Mieung LI, Ogg LI, Madeleine PAUL-DAVID, Universalis
Dans le chapitre " Dynastie Chosŏn (1392-1910)" : … système d'écriture original, alphabétique en même temps que syllabique, est mis en usage dès 1446, *le chinois continue à être utilisé, notamment pour la rédaction des documents historiques et administratifs, tel le Chosŏn wangjo shillok (Annales de la dynastie Chosŏn), qui, commencé en 1413 sous le règne du roi fondateur de la dynastie… Lire la suiteÉcrit par : Ogg LI, Marc ORANGE, Martine PROST
Dans le chapitre "La littérature coréenne des origines à 1945" : … J.-C. ainsi que le prouve le Hwangjo ga (Chant d'oiseaux jaunes), composé en *chinois, selon le Samguksagi (Histoire des trois royaumes, livre XIII), par le roi Yuri (règne : 19 av.-17 apr. J.-C.) de Koguryŏ, en 17 avant J.-C. Le désir de se doter d'une écriture adaptée à leur langue poussa les… Lire la suiteÉcrit par : Michelle LOI
… *Jiang Bingzi (ou Bingzhi) est née en 1904 dans un village de la province du Hunan, d'une famille de noblesse terrienne illustre par ses lettrés et ses hauts fonctionnaires. Ding Ling a quatre ans lorsque son père meurt. Sa mère va lui donner les moyens d'assurer son indépendance ; elle l'emmène à la ville voisine, où la petite fille peut aller à l'… Lire la suiteÉcrit par : David HAWKES
*Avec deux millénaires et demi d'histoire littéraire, il n'est pas étonnant que la Chine ait de la peine à choisir son Dante, son Shakespeare ou son Goethe, à savoir un seul auteur qui dépasserait incontestablement tous les autres. Elle a néanmoins un poète que les hommes de lettres s'accordent à reconnaître,… Lire la suiteÉcrit par : Frédérique DEVAUX, René MILHAU, Jean-jacques PAUVERT, Mario PRAZ, Jean SÉMOLUÉ
Dans le chapitre "De l'Orient à l'Occident, une tradition usurpée" : … en est remarquable : le plaisir amoureux de la femme y semble reconnu comme essentiel. Quant à la *Chine, elle ne semble guère évoquer le sexe avant la période Han (vers 200 av. J.-C.). Surgissent à l'époque des sortes de « manuels de sexe » illustrés, destinés à l'éducation des couples, et qui semblent avoir connu un grand succès. Visant de façon… Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
Dans le chapitre "Qui étaient-ils ?" : … *Ces Sept Sages comptaient parmi eux le plus grand poète et le plus illustre philosophe de leur époque, et c'est sans doute la personnalité de ces deux hommes géniaux qui a donné le ton, sinon aux rencontres hypothétiques, du moins à l'image que l'histoire en a faite. La poésie de Ruan Ji (210-263) est une longue introspection sur l'impermanence de… Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
*Le fu est un genre littéraire original dans la littérature chinoise, dont il est difficile de dire s'il se rattache, selon nos catégories occidentales, à la poésie ou à la prose. L'histoire du fu montre en fait que, malgré le traditionalisme de l'écrivain chinois, l'esprit a su finalement… Lire la suiteÉcrit par : LI TCHE-HOUA
*Guan Hanqing peut être considéré comme le plus grand des dramaturges chinois. Le choix de son nom personnel Hanqing, « sujet des Han », exprime le patriotisme de l'auteur face à la tyrannie mongole qui s'exerçait alors sur le peuple chinois, composé essentiellement des Han. Ce patriotisme se manifeste surtout… Lire la suiteÉcrit par : Odile KALTENMARK
*Le gu wen est une écriture, un style (wen) anciens (gu), ou, plus exactement, pour désigner un mouvement et un genre littéraires qui nous intéressent ici, un style imité de l'antiquité : on peut alors traduire gu wen par « prose antique ». Mais ce terme a encore un autre… Lire la suiteÉcrit par : Léon VANDERMEERSCH
… *Le plus grand des penseurs de l'école chinoise des Légistes, Han Feizi naquit dans la seigneurie de Han, dont le nom lui sert de patronyme. Fils de seigneur, il ne reçut pourtant jamais ni titre ni office : ses critiques répétées des mœurs politiques régnant à la cour seigneuriale lui valurent cette disgrâce. C'est en étudiant la théorie du… Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
*Homme politique, écrivain, poète, penseur, Han Yu joua un rôle important dans l'histoire de la littérature chinoise dans la dernière période de la dynastie des Tang (618-907). Son mouvement de réforme de la prose chinoise se présente comme un retour à l'antique, qui n'est pas un retour en arrière. Les… Lire la suiteÉcrit par : LI TCHE-HOUA
*Au milieu du xviiie siècle, Le Rêve dans le pavillon rouge (Hong lou meng), chef-d'œuvre du roman chinois, présente, avec réalisme et poésie, le déclin de la société féodale, en une fresque grandiose qui sert de toile de fond à une histoire d'amour au dénouement tragique.… Lire la suiteÉcrit par : Pierre MARSONE
… En* publiant le Huainan zi (le « Maître de Huainan ») pour la première fois dans une langue occidentale (Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 2003), Charles Le Blanc, Rémi Mathieu et leurs collaborateurs ont enfin mis à la portée du plus large public une synthèse majeure de la sagesse et du savoir de la Chine dans les premières… Lire la suiteÉcrit par : Lucie RAULT
… *Originaire de Yuyao (Zhejiang), Huang Zongxi (ou Huang Lizhou), dit Nanlei, est l'un des plus éminents lettrés du début des Qing. Après avoir obtenu son titre de licencié, il séjourne deux années à Pékin où il s'initie aux problèmes et aux intrigues politiques de l'époque. En 1630, révolté par l'injuste exécution de son père, il devient à Nankin… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY
*L'époque Jian'an est l'une des plus brillantes de l'histoire littéraire chinoise. On désigne sous ce nom le quart de siècle (196-220) au cours duquel s'effondra la domination, quatre fois séculaire, de la dynastie des Han et se prépara par les armes la constitution des trois États qui allaient se partager… Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
… *Le premier des auteurs connus de fu est Jia Yi, dont la biographie nous est retracée dans le Shi ji de Sima Qian, à la suite de celle de son grand modèle, Qu Yuan. L'historien nous trace les grandes lignes d'une existence qui a été, elle aussi, un archétype. Homme du nord de la Chine, Jia Yi était capable à dix-huit ans de réciter… Lire la suiteÉcrit par : André LEVY
*Le Jin Ping Mei, roman-fleuve de la fin du xvie siècle, en cent chapitres, se range parmi la demi-douzaine de chefs-d'œuvre de la littérature romanesque chinoise en langue vernaculaire. Ouvrage anonyme auréolé d'une réputation pornographique, noir et burlesque, érotique et satirique… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY
*Fulgurant génie au ciel des lettres chinoises. On ignore les conditions précises de sa naissance et de sa mort, aussi bien que le nom et la profession de son père. Et lorsque les deux petites-filles de Li Bo eurent épousé de simples paysans, sa descendance rentra dans l'ombre. Il avait reçu le prénom … Lire la suiteÉcrit par : Chantal CHEN-ANDRO
… *Li Qingzhao, appelée aussi Li Yi'an, est originaire de Jinan au Shandong. En 1101, elle épouse Zhao Mingcheng, étudiant au Collège impérial. Tous deux appartiennent à d'illustres familles de fonctionnaires-lettrés et ont une passion commune : la collection d'objets rares. En 1103, Mingcheng obtient sa première charge dans l'administration. Après la… Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
*Li Shangyin a été longtemps quasi ignoré des sinologues occidentaux et même des chercheurs modernes chinois, il était trop à part de la poésie classique chinoise, trop difficile aussi pour être étudié autrement que de façon superficielle. Mais voici que depuis quinze ans plusieurs dizaines d'ouvrages et d'… Lire la suiteÉcrit par : Odile KALTENMARK
*Liu Xie affirme dans le chapitre intitulé « Une critique compréhensive » que les ouvrages littéraires qui obtiennent le plus de suffrages sont aussi les plus beaux. On peut appliquer ce jugement à l'œuvre même de Liu Xie : les plus exigeants et les plus fins parmi les auteurs qui l'ont suivi font de lui l'… Lire la suiteÉcrit par : Chantal CHEN-ANDRO
… *Liu Yong, appelé aussi Liu Qiqing, est originaire de Chong'an dans la province du Fujian. Il est difficile de connaître avec précision les dates de naissance et de mort de ce poète. On sait seulement qu'il obtient le titre de docteur accompli (jinshi) en 1034 et qu'après ce succès il occupe un petit poste dans l'administration. Mais, plus… Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
… *Liu Yuxi n'est pas un des grands noms de la poésie chinoise classique, mais une demi-douzaine de ses poèmes, nous dit un critique moderne sévère, lui ont permis de survivre à l'oubli. Sa vie est à la fois banale et intéressante parce que typique de son époque. Entré dans l'administration impériale par la grande porte de l'« examen de la vaste… Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
… *Par son haut lignage, son intelligence et ses talents littéraires, Liu Zongyuan semblait destiné à jouer un grand rôle dans la vie politique des Tang. En effet, à l'avènement de l'empereur Shunzong en 805, devenu le protégé du chef du gouvernement Wang Shuwen, il se trouve au centre du pouvoir. Mais la chute de Wang Shuwen et de sa clique huit mois… Lire la suiteÉcrit par : André LEVY
… *On a voulu voir en cet esthète un esprit superficiel qui se serait abandonné au divertissement vénal. Ne nous y trompons pas : cet écrivain « maudit » est peut-être le plus original et le plus libre que la Chine ait produit. N'a-t-il pas fallu attendre 1970 et un érudit étranger pour que l'ensemble de son œuvre soit enfin réédité ? Ne s'obstine-t-… Lire la suiteÉcrit par : Chantal CHEN-ANDRO
… *Li Yu (ou Li Chongguang), sixième enfant de l'empereur Li Jing de la dynastie des Tang du Sud, compte parmi les poètes les plus célèbres de la Chine. Lorsqu'il monte sur le trône, le pouvoir légitime est déjà entre les mains de la dynastie des Song. Pour flatter son puissant voisin, il déploie une politique conciliatrice et envoie maints tributs à… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GERNET
… *Philosophe et critique littéraire chinois, originaire des environs du grand port de Quanzhou au Fujian. Célèbre pour son indépendance d'esprit, ses attaques contre la morale et contre les conceptions régnantes, Li Zhi se rattache aux penseurs de l'école de Taizhou fondée par l'ancien saunier autodidacte Wang Gen (1483-1541). Héritière de la grande… Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
… *Poète et général chinois, Lu Ji descend d'une longue lignée d'aristocrates sudistes, de la région de Suzhou, royaume indépendant lors de sa naissance mais qui fut conquis par les Jin en 280. Quelques années plus tard, Lu Ji et son frère Lu Yun se rendent dans la nouvelle capitale, Luoyang, où ils sont reçus avec un mélange de mépris (pour leurs… Lire la suiteÉcrit par : Chantal CHEN-ANDRO
… *Lu You, appelé aussi Lu Wuguan, est originaire de Shanyin, dans la province du Zhejiang. Il appartient à une de ces grandes familles de tradition littéraire et politique qui, de tout temps, ont fourni les hauts dignitaires de l'Empire. L'Histoire des Song nous donne sa biographie au chapitre cccvc. Nous y apprenons qu'après avoir… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Jean-Pierre DIÉNY, Jean-Michel MAULPOIX, Vincent MONTEIL, René SIEFFERT
Dans le chapitre "Le lyrisme chinois" : … *Qu'on imagine un peuple, à tous les âges de la vie, à tous les degrés de l'échelle sociale, unanimement féru de rythmes et de chansons. Une langue sans flexion, dont les éléments immuables se passent aisément des particularisations du genre, du nombre, de la personne. Une syntaxe malléable, où le nom, l'adjectif, le verbe peuvent échanger leurs… Lire la suiteÉcrit par : François VEAUX
… *Dramaturge et poète, Ma Zhiyuan occupe une fonction subalterne après la conquête du sud de la Chine par les Mongols et connaît une fin d'existence paisible loin de la ville. Un zaju composé avec trois autres dramaturges ou acteurs, Le Rêve du millet jaune (Huangliangmeng), et deux autres de ses pièces ont pour thème la… Lire la suiteÉcrit par : Marc PÉNIN
Écrit par : Chantal CHEN-ANDRO
… *Nalan Xingde, appelé aussi Nalan Rongruo, vient du clan de Nara, appartenant à l'aristocratie mandchoue. Élevé dans la culture chinoise, il obtient le titre de docteur à l'âge de vingt et un ans. Après avoir servi dans la garde impériale, il est emporté à trente ans par la maladie. Célèbre par ses ci, poèmes à chanter, il nous a laissé… Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Dans le chapitre "Un grand maître Yuan" : … Son activité intellectuelle se partageait entre la poésie, la calligraphie et la peinture. *Sa poésie, d'une originalité remarquable, tranche sur la production assez ampoulée de ses contemporains par un lyrisme intime et direct, dans la veine des Tao Yuanming, Wang Wei et Wei Yingwu, et, à l'époque, sa réputation de poète éclipsa même ses… Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
Dans le chapitre "Un style original" : … *Malgré ses réussites impressionnantes dans les domaines de l'histoire et de la philologie canonique, Ouyang Xiu est surtout connu comme homme de lettres. C'est en très grande partie grâce à l'excellence de ses écrits que la prose appelée « style ancien » (guwen) s'est imposée au « style courant » (shiwen) hérité du « style… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Écrit par : André LEVY
… *Auteur de ce chef-d'œuvre inégalé de la littérature d'imagination chinoise qu'est le Liaozhai zhiyi (Contes extraordinaires du pavillon du loisir), Pu Songling semble être issu d'une branche exilée au Shandong et appauvrie d'un clan puissant et riche aux lointaines origines arabes et marchandes. Peut-être pratiquait-on encore la… Lire la suiteÉcrit par : Odile KALTENMARK
… des chansons dites du Nord, influencée par l'Asie centrale, possède une gamme de sept notes. *Le texte des mélodies, également, s'appelle qu. C'est pourquoi ce terme est aussi appliqué de façon très particularisée à plusieurs genres littéraires, tous chantés. Les qu des Tang (viie-xe… Lire la suiteÉcrit par : David HAWKES
*Qu Yuan est le premier poète chinois dont on connaît le nom ; aussi peut-on le regarder comme fondateur de la poésie chinoise. Sa place dans la littérature chinoise est comparable à celle d'Homère dans l'histoire de la littérature européenne : si son nom est bien connu, les événements de sa vie, son existence… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Écrit par : ETIEMBLE
Dans le chapitre "Genèse des romans de l'Asie" : … voyages, le tout sur fond de vérité économique et sociale. On s'est demandé si les premiers romans *chinois, qui relatent des aventures historiques (l'Histoire des Trois Royaumes), sont épopées en prose ou romans au sens propre. En fait, un matériau qui aurait pu prendre ailleurs la forme de l'épopée est ici traité d'emblée en prose… Lire la suiteÉcrit par : Michel ZÉRAFFA
Dans le chapitre "Du mythe au roman" : … le développement d'une littérature romanesque adaptée à la vie et aux aspirations des marchands. En *Chine, c'est sous la dynastie Ming, au xive siècle, que le roman se constitue en genre et devient aussitôt, avec le théâtre, la forme littéraire dominante. Voulant restaurer les valeurs traditionnelles spécifiquement chinoises,… Lire la suiteÉcrit par : André LEVY
*Le San Guo zhi yanyi ou Amplification de la chronique des Trois Royaumes, élabore une matière traversée dès l'origine par un souffle épique. Il mérite la première place, celle que revendique l'œuvre du xive siècle parachevée au xviie siècle, sans pour… Lire la suiteÉcrit par : Odile KALTENMARK
*La langue chinoise répond difficilement aux exigences de l'expression analytique, à cause de la polyvalence grammaticale de tous ses mots – qui leur confère en revanche autonomie et puissance suggestive ; l'imprécision des phrases entraîne la nécessité du rythme et du parallélisme : une telle langue se… Lire la suiteÉcrit par : Odile KALTENMARK
*Le Shi jing (Canon des poèmes) est le Livre saint de la poésie. Il fait partie de la liste des cinq Jing (Livres canoniques) les plus vénérés, c'est-à-dire des ouvrages mis plus ou moins directement sous le patronage de Confucius. La tradition attribuait au sage lui-même… Lire la suiteÉcrit par : Robert RUHLMANN
*Le Shui hu zhuan, Récit des bords de l'eau, est l'un des chefs-d'œuvre de la littérature romanesque chinoise. Écrit au xive siècle, à partir de traditions orales des xiie et xiiie siècles, il a pour sujet les aventures de cent… Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
*En Chine, l'histoire joue le rôle qui, dans les autres civilisations, est normalement dévolu à la mythologie ou à la religion : c'est à elle que l'on demande une explication totale du monde, une définition du destin de la collectivité, un jugement de valeur sur la condition humaine. En Sima Qian, la… Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
*Sima Xiangru est un des grands noms de la littérature chinoise. Les Chinois en parlent avec un sourire, car sa vie, marquée par une aventure assez unique dans l'histoire du pays, est aussi célèbre que son œuvre. Bien qu'à travers les siècles de l'histoire chinoise postérieure nombre d'auteurs aient critiqué… Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
*Su Shi est souvent cité comme le type du lettré complet de l'histoire chinoise : homme politique engagé dans les luttes qui partagent ses contemporains, haut fonctionnaire puis exilé politique aux confins de l'Empire, mais en même temps esthète raffiné cultivant tous les arts de l'« honnête homme » de son… Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
*Si l'on exclut Qu Yuan qui est très connu mais peu lu, Tao Yuanming est, chronologiquement parlant, le premier grand poète chinois, et peut-être le plus aimé de tous. À première lecture, l'Occidental peut s'étonner de cette admiration ; on est en présence d'environ cent cinquante œuvres – poèmes et morceaux… Lire la suiteÉcrit par : Jacques PIMPANEAU
Dans le chapitre "Le répertoire" : … *Le répertoire est formé de deux éléments : pièces classiques écrites par de grands écrivains sous les dynasties mongole et Ming et adaptées au cours des âges aux différents styles d'opéra ; épisodes tirés de la littérature populaire, qu'on retrouve dans les romans ou dans les différents genres de la littérature orale. On distingue deux natures de… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DEVILLERS, Pierre-Bernard LAFONT, NGUYÊN TRÂN HUÂN, Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, Matthieu SALOMON, Stéphanie SOUHAITÉ, Christian TAILLARD, Universalis
Dans le chapitre "La littérature écrite" : … *La littérature écrite occupe une place prépondérante dans l'histoire de la littérature vietnamienne. Il semble que les Vietnamiens d'avant l'ère chrétienne aient utilisé un système d'écriture propre, que l'écriture chinoise importée par les colons et les militaires chinois dès le ier siècle avant J.-C. aurait supplanté. Au cours… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Écrit par : Jacques DARS
Dans le chapitre "Une pensée rationaliste" : … énergiquement polémiques, font l'effet d'une impressionnante entreprise de débroussaillement. *Des quatre livres dus à Wang Chong, trois sont aujourd'hui perdus : il s'agit de deux ouvrages de portée essentiellement éthique (Ji su jieyi, Critique de la morale vulgaire ; Zhengwu, Du bon gouvernement) et d'un… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY, Ching-lang HOU
*Le génie de Wang Wei s'épanouit sous le règne de Xuanzong (712-756), qui, après un siècle de paix intérieure et avant la catastrophe de 755, marque l'apogée de la civilisation des Tang. Wang Wei est un représentant typique de cet âge d'or. Choyé par la noblesse, il est poète de cour. Lauréat des concours… Lire la suiteÉcrit par : André LEVY
… *Ce fils de famille mandarinale est un laissé pour compte du système des examens, volontairement peut-être, puisqu'il semble avoir été bien plus intéressé par les filles de Nankin que par la carrière. Wu Jingzi est passé à la postérité comme auteur du plus grand des romans satiriques chinois, la Chronique non officielle de la forêt des lettrés… Lire la suiteÉcrit par : André LEVY
En *chinois moderne, le terme « xiaoshuo », comme celui de shōsetsu en japonais, tend à devenir l'équivalent de la notion occidentale de roman, conte ou nouvelle. Mais, dans son acception originelle, le terme est beaucoup plus général. L'expression semble être née autour du début de l'ère… Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
*Les Chinois idolâtrent leurs grands poètes, dans lesquels ils voient le meilleur d'eux-mêmes, l'expression de leur conscience sociale, de leur amour pour la nature, de leurs aspirations religieuses : dans une certaine mesure, l'homme importe autant que l'œuvre. C'est ce qui explique, peut-être, leur manque d… Lire la suiteÉcrit par : André LEVY
… *Œuvre marquante de la littérature universelle tant par sa diffusion dans tout l'Extrême-Orient que par l'originalité de son thème et la saveur de son style, le Xiyou ji (Le Voyage en Occident) est une parodie épique, religieuse et allégorique du voyage en Inde de l'illustre traducteur du canon bouddhique Xuanzang, entre 629 et 645… Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
*Xu Wei est aussi célèbre comme écrivain que comme peintre. Mais, malgré l'admiration fervente que lui voua une élite individualiste et excentrique (le littérateur Yuan Hongdao voyait en lui « le plus grand écrivain des Ming », et le peintre Zheng Banqiao déclarait qu'il se serait volontiers fait « le chien… Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
… *Auteur assez important dans l'histoire de la littérature et de la pensée chinoises pour que le grand sinologue anglais Arthur Waley lui ait consacré tout un ouvrage (Yuan Mei, 1956). De sa vie, il y a peu à dire. Grâce à ses amis, importants dans le monde mandchou, Yuan Mei fut, à l'âge de vingt-sept ans, préfet dans la région de l'actuel… Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
… *Yuan Zhen est souvent cité comme le grand ami de Bo Juyi, et leur amitié est l'une des plus fameuses de l'histoire chinoise, dans un pays où l'amitié a souvent tenu dans les lettres la place de l'amour chez nos poètes. Par lui-même, Yuan Zhen a cependant une personnalité qui mérite qu'on s'y arrête. Enfant très précoce, il passe les examens… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY
… yuefu, l'un des plus originaux et des plus significatifs de l'histoire de la littérature *chinoise, désigne d'abord, pendant un peu plus de cent ans, un département de l'administration impériale des Han antérieurs (206 av.-9 apr. J.-C.), le « Bureau de la musique », responsable de la collecte des chansons populaires et de la direction de… Lire la suiteÉcrit par : Chantal CHEN-ANDRO
… *Originaire de Qiantang dans la province du Zhejiang, Zhou Bangyan a pour nom social Meicheng. Très tôt ses talents littéraires lui valent une charge officielle. Il occupe successivement divers postes administratifs. En 1105, l'empereur Huizong lui confie la direction du Bureau de la musique (Da sheng fu). La fonction de cet organisme est de… Lire la suiteÉcrit par : Paul DEMIÉVILLE
*Zhuangzi [Tchouang-tseu], « Maître Zhuang » (zi était un suffixe apposé au nom des philosophes), est le titre d'une œuvre datant de l'Antiquité chinoise qui, sur le plan philosophique, peut se comparer aux Upaniṣad indiennes et, dans notre monde méditerranéen, aux… Lire la suiteÉcrit par : Pierre MARSONE
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