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Écrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Hachem FODA, André MIQUEL, Charles PELLAT, Hammadi SAMMOUD, Élisabeth VAUTHIER
La littérature arabe a vécu jusqu'au xixe siècle sur ses propres concepts, en définissant ses propres catégories. C'est dire qu'en ce domaine toute manipulation imprudente conduit à l'incompréhension, tout rapprochement hasardeux altère la réalité des faits. Si l'on s'entête ici à partir du concept de littérature, tardivement… Lire la suiteÉcrit par : Régis BLACHÈRE
… *À la différence des autres poètes de son temps, al-‘Abbās s'est refusé à n'être qu'un amuseur ou un panégyriste. Il est plutôt le chantre de l'amour, de l'espérance qui le voit naître, des déchirements qui le voient finir. Toutefois cet élégiaque demeure dans les limites de l'« esprit courtois » dont il est, après Bassār, et bien plus que Muslim,… Lire la suiteÉcrit par : Gérard LECOMTE
Écrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Fils d'un fonctionnaire de petite aisance, Salāh Abd As-Sabour fait des études de lettres à l'université du Caire (1951) où il suit notamment les cours de Taha Hussein avant de se voir confier des responsabilités de haut fonctionnaire au ministère de la Culture, puis celles d'attaché culturel en Inde (1977-1978). Il occupera encore un poste au… Lire la suiteÉcrit par : Gérard NAHON
… *Historien, philosophe et astronome juif, Abraham ben David Halevi dit Ibn Daud ou Rabad Ier (Rabbi Abraham b. David) est connu des théologiens et philosophes latins du Moyen Âge sous le nom d'Avendauth et, notamment, à travers son œuvre de traducteur de l'arabe en latin (dont il s'acquitta parfois en collaboration avec Gundissalinus,… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
*Sans doute l'exil compte-t-il au nombre des grandes voix de la poésie universelle. Le mérite d'Abū Firās fut de renouveler, sur ce mode, les thèmes traditionnels du lyrisme arabe, ou du moins certains d'entre eux. Ses accents très personnels, remarquablement accordés à une brève existence de bravoure et de… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
Écrit par : Régis BLACHÈRE
Écrit par : Régis BLACHÈRE
… *De son nom ‘Ali ibn al-Ḥusayn, un des plus célèbres humanistes arabes du xe siècle, né à Ispahan, mort à Bagdad. Ses études dans cette ville portèrent à la fois sur les sciences religieuses et sur ce vaste domaine nommé adab qui recouvre à la fois la littérature, l'histoire, la géographie et même la musicologie. Une… Lire la suiteÉcrit par : Jean-C. VADET
… *Issu de la dynastie kurde des Ayyūbides fondée par Saladin, Abū l-Fidā naquit à Damas où son père s'était réfugié pour fuir l'invasion des Mongols. Hamat, aux pieds de l'Anti-Liban, sur le territoire de l'antique Coelo-Syrie, était depuis cinq générations le fief de sa famille. Il en devint le prince à partir de 1340 (710 de l'hégire), en vertu d'… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Né au Liban, Iliya Abū Mādhi part à Alexandrie en 1902 pour y faire ses études, puis s'installe à New York, où il reste jusqu'à sa mort. Homme d'affaires, il devient en même temps l'un des principaux représentants de l'école de l'émigration (al-Mahjar). Cette école de l'exil groupe des écrivains qui, coupés du monde arabe et plus ouverts… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Poète arabe de la tribu des Thaqīf du Ḥidjāz. Abū Miḥdjān s'opposa d'abord, avec sa tribu, à la prédication de Mahomet, avant de se convertir en 631 et de combattre, brillamment assure-t-on, aux côtés des troupes musulmanes. Cela ne l'empêcha pas d'avoir maille à partir avec l'autorité califale, et il fut plusieurs fois expulsé du Ḥidjāz parce qu'… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
La mémoire culturelle *arabe retient Abū Nuwās comme l'un de ses plus grands poètes, lui dont l'origine était persane par sa mère, dont la vie se passa à braver les règles de l'éthique dominante, et dont l'art enfin prit le contre-pied de l'académisme, bientôt et pour longtemps triomphant. Ces trois… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
*Nous ne savons presque rien de la vie d'Abū Tammām, alors qu'il fut le commensal d'un calife. Grand classique, il s'attire cependant les foudres des maîtres de la critique médiévale qui tiennent son écriture pour le modèle de l'anti-poésie arabe. Ainsi, sa fortune doit autant à son talent, qui fut… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Poète arabe chrétien, mis à mort dans une prison vers l'an 600. Plusieurs données confèrent à la production de ‘Adī ibn Zayd des traits particuliers. C'est un citadin qui partagea sa vie entre la cour sassanide de Ctésiphon et la cour lakhmide du centre chrétien de Ḥīra. Il semble, d'autre part, qu'il ait eu une double culture, arabe et iranienne.… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Le poète arabe Adonis est né en Syrie, à Djabla, près de Lattaquié, dans une famille de paysans montagnards. C'est vers 1948 qu'il signe ses premiers poèmes du pseudonyme sous lequel il deviendra célèbre. Il achève des études de philosophie en 1954 à Damas, où il fréquente assidûment les salons littéraires, notamment celui des Khoury. Au cours de… Lire la suiteÉcrit par : Jean DERIVE, Jean-Louis JOUBERT, Michel LABAN
Dans le chapitre "Littératures écrites en langues africaines" : … dynastie régnante, qui affirmait prendre son origine des amours de Salomon et de la reine de Saba. *En Afrique de l'Ouest, les lettrés arabisés de Tombouctou écrivent en langue et caractères arabes des chroniques (ta'rîkh) dont certaines ont survécu aux ravages du temps comme aux pillages qui ont suivi la prise de la ville en 1591. Le … Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Poète arabe préislamique dont la qaṣīda est l'une des sept pièces que comprenait la célèbre anthologie de vers préislamiques Mu‘allaqāt. Sa vie est peu connue ; il devint, très jeune, chef de la tribu des Taghlib en Mésopotamie et, selon la tradition, tua, vers 568, ‘Amr ibn Hind, le roi arabe de al-Hīrah. Il conserva toujours une… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Grand guerrier et poète arabe préislamique. On lui attribue une cinquantaine de pièces, dont une mu‘allaqā, poème qui aurait été exposé à la Ka‘ba, la Pierre noire de La Mecque. Néanmoins, une grande partie de cette œuvre est apocryphe. Dans ces poèmes, ‘Antara exalte ses faits d'armes et exprime son amour pour sa cousine ‘Abla. Ces poésies et… Lire la suiteÉcrit par : David COHEN
Dans le chapitre "Arabe littéraire ancien" : … qui nous est rapportée par des historiens musulmans. Mais il nous est aussi parvenu une abondante *littérature, des poésies surtout, et de courtes chroniques en prose, attribuées à l'ère du paganisme antéislamique. Sans doute ces pièces, livrées aux hasards de la transmission orale jusqu'aux premiers siècles de l'islam, ne furent-elles fixées par… Lire la suiteÉcrit par : Henry CORBIN
Dans le chapitre "Une œuvre encyclopédique" : … *On ne peut donner ici qu'une idée de son immense production. La bibliographie minutieuse établie par G. C. Anawati (Le Caire) comporte deux cent soixante-seize titres. Celle, non moins minutieuse, établie par le professeur Yahyā Mahdavi (Téhéran) comporte deux cent quarante-deux titres. Sans que nous puissions rendre compte ici des raisons de leur… Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
… *Historien musulman du ixe siècle. La famille d'Aḥmād b. Yaḥyā b. Djābir b. Dāwād al-Balādhurī est peut-être d'origine persane, mais elle est en tout cas depuis longtemps établie en pays arabe ; en dehors de voyages en Syrie, al-Balādhurī passe presque toute sa vie en ‘Irāq, surtout à Baghdād où on le retrouve parfois à la cour… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Poète et officier égyptien, Maḥmūd Sāmī al-Bārūdī se couvre de gloire dans les guerres de Crète (1865) et de Russie (1877). Il réorganise l'état-major de l'armée égyptienne ; ministre de la Guerre en 1882, il se rallie à Aḥmad ‘Urābī quand celui-ci se révolte contre le khédive. Lorsque ce dernier, avec l'aide des Anglais, écrase ‘Urābī, al-Bārūdī… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Écrivain* franco-algérien. Issu d'une famille de magistrats, Jamel Eddine Bencheikh étudie le droit et l'arabe au Maghreb avant de venir à Paris, en 1956, approfondir ses connaissances en lettres arabes. Agrégé, il repart à l'université d'Alger, en 1962, comme professeur de littéature arabe médiévale. En 1968, pour échapper aux tracasseries… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Famille algérienne qui a contribué à enrichir la culture arabe et à faire connaître à l'Occident le patrimoine arabo-islamique. Muḥammad Bencheneb (1869-1929) est né à Médéa (Algérie). Il fait ses études à l'École normale d'instituteurs d'Alger-Bouzaréa, avant de s'inscrire à l'École des lettres d'Alger. Bencheneb bénéficie de ce fait de la culture… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Dans le chapitre "Le savant" : … sa patrie qui doit se situer avant le renversement de Qābūs (1012). C'est à cette époque que Bīrūnī *compose son grand ouvrage les Vestiges des siècles passés, appelé couramment Chronologie. Dans la Chronologie, Bīrūnī signale plusieurs de ses ouvrages antérieurs : Livre du témoignage tiré du désaccord des observations… Lire la suiteÉcrit par : Régis BLACHÈRE, Claude GILLIOT
Dans le chapitre "Du message au « fait coranique »" : … immuable depuis treize siècles, le Coran est composé de cent quatorze chapitres, ou sourates (de l'*arabe al-sūra), subdivisés en versets (āyāt) et classés selon un ordre de longueur décroissante, mode de classement qu'on retrouve en plusieurs types de recueils poétiques ou philologiques constitués dans le monde sémitique. Cette… Lire la suiteÉcrit par : Sobhi BOUSTANI
Poète *palestinien, Mahmoud Darwich est né en 1941 à al-Birwa en Galilée. À la suite de la création de l'État d'Israël en 1948, sa famille quitte la Galilée pour le Liban. Un an plus tard, elle y retourne clandestinement et découvre que son village a été rasé. Elle s'installe alors à Dayr al-Asad, où l'enfant… Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
… *Historien dont presque toute la carrière se déroula à Damas. L'œuvre principale de Dhahabī, bien qu'elle ne soit pas la plus connue, est le Ta'rikh al-Islām, énorme compilation d'histoire générale de l'islam, encore en majeure partie inédite. Comme beaucoup d'autres ouvrages de cette époque, en particulier en Syrie, il comprend d'une part… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… autres à une volonté vigilante de défense de soi-même. Dans un même élan va se déterminer une aire *littéraire. À la poésie, vieux, glorieux et unique mode d'expression, s'adjoint une prose dont les débuts tardifs sont éclatants. Djāḥiẓ les marque de sa personnalité en produisant une œuvre énorme, objet aujourd'hui encore d'une admiration unanime.… Lire la suiteÉcrit par : Eva de VITRAY-MEYEROVITCH
… *Poète persan né à Balkh, dans le Khorasan, mort à Konya, où son père, Bahā al-Dīn Walad, théologien éminent, avait été invité par le sultan seldjoukide à diriger une madrasa. Après avoir passé plusieurs années d'études à Alep et à Damas, où il rencontra sans doute Ibn al-‘Arabī, Djalāl al-Dīn s'installe à Konya, où il enseigne la jurisprudence et… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Poète arabe, Djamīl b. ‘Abd Allāh b. Ma‘mar al-‘Udhrī est un représentant exemplaire de la poésie d'amour ‘udhrite. Avant lui, les poètes n'abordent la poésie amoureuse que dans le prologue de la qaṣīda ; il crée la tradition littéraire des poèmes d'amour exprimant des sentiments chastes et idéalisés qui rappellent l'amour platonique des… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Poète arabe du Yamāma, Djārīr b. ‘Atiyya b. al-Khaṭafā b. Badr illustre la grande tradition de la poésie bédouine, et reste avant tout le chantre de sa tribu et de la confédération des Qays, ou Arabes du Nord. Parallèlement, il mène une carrière de panégyriste et prononce l'éloge de princes locaux d'abord, celui des souverains umayyades ensuite. Il… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER, Maria COUROUCLI, Jocelyne FERNANDEZ, Pierre-Sylvain FILLIOZAT, Altan GOKALP, Roberte Nicole HAMAYON, François MACÉ, Nicole REVEL, Christiane SEYDOU
Dans le chapitre "La Grèce et l'aire turcophone" : … la tradition littéraire du Moyen Âge. À ces parallèles occidentaux il convient d'ajouter les gestes *musulmanes de la même période et notamment les gestes de Sayyid-Battal et de Melik Danismend. L'état actuel des recherches comparatives – du corpus grec avec la tradition slave, où l'on retrouve la plupart des thèmes « akritiques », ainsi qu'avec les… Lire la suiteÉcrit par : Frédérique DEVAUX, René MILHAU, Jean-jacques PAUVERT, Mario PRAZ, Jean SÉMOLUÉ
Dans le chapitre "La généralisation des interdits" : … sexuel, et toujours strictement encadrée. Voisine géographique de la littérature européenne, la* littérature arabe prend forme à partir du viie siècle, et d'abord, comme souvent, par la poésie. Poésie qui, à partir du viiie siècle, se fait contestataire et assez licencieuse, surtout en Iran. Très tôt naît… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Célèbre poète arabe né au Yamāma. Très jeune encore, Tammām ibn Ghālib al-Farazdaq se signale à l'attention de sa tribu par son talent, et entame une très longue carrière de panégyriste et de satiriste dont les péripéties seront nombreuses. Son but est de devenir le protégé de la dynastie régnante, les Ummayades. Sa fortune, quelquefois changeante… Lire la suiteÉcrit par : Nada TOMICHE
… *D'une famille aisée qu'il évoque dans son premier roman en partie autobiographique, L'Âme recommencée (1933), Tawfīq al-Ḥakīm est né à Alexandrie en Égypte, vers 1898. En 1924, il obtient une licence de droit. Son père, juriste, l'envoie poursuivre, de 1924 à 1928, ses études à Paris. Là, Tawfīq al-Ḥakīm vit passionnément l'expérience… Lire la suiteÉcrit par : Georges C. ANAWATI
… à la vérité, que celle d'al-Ḥallādj, mystique musulman mort sur un gibet, à Bagdad, pour avoir *chanté l'amour de Dieu en des termes que l'islam officiel jugea blasphématoires. Depuis que Massignon lui consacra, en 1922, son livre monumental, sa personne se profile, à la fois sublime et pathétique, derrière toutes les grandes études sur la… Lire la suiteÉcrit par : Charles TOUATI
Dans le chapitre "Un judaïsme intégral" : … Après les déchaînements contre les juifs en 1109, il s'installe à Cordoue. En 1140, il termine son *Livre de l'argument et de la preuve pour faire triompher la religion méprisée, écrit en arabe et communément appelé Kuzari. Cet ouvrage, présenté sous forme de dialogue, s'inspire de la conversion de Khazars au judaïsme au viii… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Né au Caire dans le quartier de Sayyada Zaynab où se situe l'action de son chef-d'œuvre La Lampe à huile (Qandīl umm hashim, 1944), Yaḥyā Ḥaqqī découvre tout jeune le peuple, sa misère, sa générosité, sa pitié, qu'il peignit « en demi-teintes », « avec des nuances tendres », selon l'expression de G. Wiet. Ses études de droit le… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Grammairien* et écrivain arabe, né en 1054 près de Bassora (Irak), mort en 1122 à Bassora. Les œuvres d’Abū Muhammad al-Qāsim ibn ‘Ali al-̣Harīrī, plus connu sous le nom d’al-Harīrī, comprennent un long poème sur la grammaire (Mulhat al-i’rab fi al-nahw) accompagné d’un commentaire, et un ouvrage sur le mauvais usage de l’arabe (… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Poète arabe de la tribu médinoise des Khazradj, Ḥassān ibn Thābit serait né vers 563. Il composa plusieurs éloges en l'honneur des souverains Ghassanides de Syrie et Lakhmides de Ḥīra. On ignore la date et les circonstances de sa conversion à l'islam. Parmi les poèmes qui lui sont attribués, on trouve un thrène à la gloire des martyrs musulmans de… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Né en 1888 d'une famille aisée de la bourgeoisie égyptienne, Muḥammad Ḥusayn Haykal étudie le droit en Égypte. Boursier en France, il soutient, en 1912, une thèse d'université sur La Dette publique égyptienne. C'est en France qu'il écrit le roman Zaynab, tableaux et caractères égyptiens (Zaynab, Manāzir wa Akhlāq Rīfiyya… Lire la suiteÉcrit par : Sylvain MATTON
Dans le chapitre "L'hermétisme en Islam" : … tolérés, par le biais du prophétisme d'Hermès-Idris, auquel ils faisaient remonter leur ascendance. *Ils produisirent des livres dont le contenu, affirmaient-ils, avait été révélé par Hermès, telle la Risālat fī 'n-nafs (« Lettre sur l'âme ») ; et un de leurs docteurs, Thābit ibn Qurra, écrivit en langue syriaque des Institutions d'… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *L'écrivain égyptien Ḥiǧāzī compte parmi les novateurs de la poésie arabe contemporaine. Interdit d'enseignement pour activités politiques dans sa jeunesse, il gagne Le Caire en 1955 et se consacre au journalisme littéraire. Il milite pour le nassérisme jusqu'en 1959, soutient la cause algérienne et les luttes africaines. Il s'installe en 1974 à… Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
… *Appartenant à une famille de savants, de lettrés et de fonctionnaires califiens originaires de Harran, Hilāl est le premier d'entre eux à s'être converti à l'islam. Il est surtout connu comme historien, bien que son œuvre à cet égard ne nous soit pas entièrement parvenue. Avant tout, il poursuivit à la suite de son grand-oncle Hasan ben Thabit l'… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Poète arabe, Djarwal b. Aws al-Ḥuṭay'a se convertit à l'islam avec sa tribu, mais il est permis d'avoir des doutes sur la sincérité de sa conversion. Il apostasie, en effet, sous le califat d'Abū Bakr, successeur de Mahomet, et est emprisonné sous le calife ‘Umar b. al-Khaṭṭāb. Il mène une carrière de panégyriste itinérant, s'attachant à la fortune… Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
… *Frère de deux savants, spécialistes l'un (Madjd al-dīn Abū l-Sa‘adāt al-Mubārak) de science religieuse, l'autre (‘Izz al-dīn Abū l-Hasan ‘Alī) de philologie et qui ont joué un certain rôle politique au service, le premier, d'un prince zangide de Mosūl, l'autre d'un des Ayyūbides successeurs de Ṣalaḥ al-dīn, Dhiyā' al-dīn Abū l-Fatḥ Naṣr Allah, Ibn… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Parfois tenue pour marginale dans l'ensemble de la production géographique arabe, l'œuvre d'Ibn al-Faqīh apparaît aujourd'hui comme une des mieux faites pour nous faire saisir les rapports de cette géographie avec le contexte d'ensemble de la culture arabe aux ixe et xe siècles, dans le cadre du califat… Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
… *Poète ṣūfi. Si l'on excepte deux pèlerinages qu'il a faits à La Mecque, ‘Umar b. Alī (Sharaf al-dīn) Abū l-Qāsim al-Miṣrī al-Sa‘di Ibn al-Fāriḍ mène une vie de retraite sur les collines voisines du Caire, ville où il est né et dans laquelle il revient à la fin de sa vie. « D'une magnifique indépendance de caractère, assez riche, matériellement,… Lire la suiteÉcrit par : Mostafa Ibrahim MORGAN
… *Célèbre prosateur arabe, traducteur d'un recueil de fables indiennes, Kalīla wa-Dimna, traduites par la suite dans presque toutes les langues, Abū ‘Amr, et plus tard Abū Muḥammad, ‘Abd Allāh Ibn Rōzbih Ibn Dāduway dit al-Muqaffa‘, est surtout l'auteur d'essais sur le réformisme politique et administratif de la dynastie abbaside. D'origine… Lire la suiteÉcrit par : Michèle ÉPINETTE
… *On connaît peu de choses de la vie d'Ibn al-Nadīm, sinon qu'il exerce à Baghdad le métier de copiste-libraire, vendant et copiant des manuscrits. Il partage avec ses anciens maîtres, al-Sīrāfī et le philosophe ‘Abū Sulaymān al-Manṭiqī, un intérêt pour la philosophie grecque, en particulier celle d'Aristote. Il appartient au cercle d' ‘Īsā b. ‘Alī,… Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
… *Chroniqueur damasquin, Abū Ya‘lā Hamza b. Asad al-Tamīmī Ibn al-Qalānisī est l'auteur d'une histoire de Damas et des régions environnantes (Dhayl ta'rikk dimashqī), qui, abstraction faite de quelques pages perdues au début, s'étend de l'arrivée des Fāṭimides à la veille de sa mort. Extrêmement précieuse, en raison de la disparition de ses… Lire la suiteÉcrit par : Osman YAHIA
… Sa doctrine a ébranlé le monde de la pensée islamique, suscitant nombre de controverses. Son *œuvre, authentique et apocryphe, a dominé la spiritualité islamique depuis le viie siècle de l'hégire (xiiie siècle chrétien) ; et le soufisme, tout au long de son histoire, n'a jamais connu de personnalité… Lire la suiteÉcrit par : Abdelkader BEN CHEHIDA
… *Auteur dont l'œuvre constitue un grand moment dans l'histoire de la philosophie arabe d'Espagne et une source importante pour les théologies médiévales. Le nom d'Ibn Bādjdja, qu'on donne communément à Abū Bakr Ibn al-Sā'igh (fils de l'orfèvre), a été latinisé en Avempace par les scolastiques à travers la transcription des traducteurs juifs. Les… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Écrivain arabe et l'un des plus grands voyageurs de tous les temps, Ibn Baṭṭūṭa est l'auteur d'un récit de voyage (Riḥla) qui, par l'ampleur du champ parcouru et les qualités du récit, constitue une des œuvres de la littérature universelle (Riḥla, édition et traduction française par C. Defrémery et B. R. Sanguinetti, 4 vol., 1853-… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Écrivain de l'Espagne andalouse, célèbre par son récit de voyage (Riḥla) en Orient, Ibn Djubayr, en même temps qu'un témoin de premier ordre, devait devenir l'initiateur d'un genre littéraire aux confins du récit pur, de la géographie et de l'histoire. Né à Valence, Ibn Djubayr reçut l'instruction solide et classique que lui devait son… Lire la suiteÉcrit par : Gérard NAHON
… *Poète et philosophe juif espagnol, appelé aussi Abu Harūn. Né à Grenade, Moïse ibn Ezra apprit la poésie à Lucena. Occupant, semble-t-il, une fonction publique en vue jusqu'en 1090, il dut s'exiler en Espagne chrétienne après la conquête de Grenade par les Almohades. Il mena une existence difficile à la merci de mécènes fortunés dont il chantait… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Écrivain arabe et l'un des plus importants représentants de l'encyclopédisme qui se développa dans le cadre de l'État et du domaine mamlūk. Né à Damas, Shiḥāb al-dīn Aḥmad ibn Faḍl Allāh al-‘ Umarī appartient, par sa famille, à la bourgeoisie des fonctionnaires : il finira par remplacer son père à la tête de la chancellerie, au Caire. Ayant été un… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *L'homme désigné sous le nom d'Ibn Faḍlān est connu pour avoir participé à une ambassade chez les Bulgares de la Volga, sur l'ordre du calife ‘abbāside de Bagdad, al-Muqtadir. Le récit de cette ambassade a donné lieu à une « dépêche », Risāla (Kovalevski éd., Kharkov, 1956 ; S. Dahan éd., Damas, [1959] 1379 ; trad. franç. M. Canard, in … Lire la suiteÉcrit par : ETIEMBLE
*Dans le Libro de las banderas de los campeones, de Ibn Sa‘īd al-Maghribi, on lit (LVII) : « L'écrivain Abū Bakr Muḥammad ben ‘ Īsā ben ‘Abd al-Malik Ibn Ḳuzmān, célèbre pour ses zadjals, appartenait à une famille à la fois noble et lettrée. On me récita ces vers-ci, qui sont de lui : « … Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Géographe arabe, le plus illustre représentant, avec Muqaddasī, de sa discipline en son âge d'or du ive siècle de l'hégire (xe s.), Ibn Ḥawqal est l'auteur d'un Livre de la configuration de la terre (Kitāb ṣūrat al-arḍ, éd. J. H. Kramers, Leyde, 1938 ; trad. franç. G. Wiet, Configuration… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Dans le chapitre "Le psychologue et l'homme de lettres" : … et la poésie, et se familiarisa avec l'adab (belles-lettres). On connaît de lui un *dīwān, recueil de poésies qui reflètent ses tristes expériences. Son ouvrage le plus célèbre, Ṭawq al-Ḥamāma (Le Collier de la colombe), est consacré à l'amour et aux amants. Composé à Játiva vers 1027, ce livre reprend les… Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
… *Auteur d'une histoire de l'Égypte sous les derniers mamlouks et les premiers Ottomans, Ibn Iyās est le seul historien important de ce pays après Ibn Taghribirdi, auquel il ressemble d'ailleurs peu. Son traducteur français, G. Wiet, a donné à son ouvrage le titre assez juste de Journal d'un bourgeois du Caire. L'auteur y raconte en effet… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… théologico-dogmatique, figé la controverse juridique, réduit les sciences et les lettres. C'est* en ces temps de déchirement que survient Ibn H̲aldūn (Ibn Khaldūn) et qu'il s'engage dans l'histoire, pour lui lieu d'expérience et champ d'analyse. Du diplomate à l'historien, il établit l'itinéraire d'une réflexion qui fut géniale. Au moment où la… Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
… *Né à Irbil (Arbèles en Mésopotamie orientale) d'une grande famille arabe, Ibn Khallikān passe la plus grande partie de sa vie en Syrie ; il exerce longtemps à Damas les fonctions de grand qādī. Il doit surtout son renom à un dictionnaire des hommes célèbres (Wafayāt al-a‘yān wa-anbā' abnā' al-zamān) qui a connu tout de suite et connaît… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Polygraphe arabe, Ibn Khurradādhbeh fut le véritable initiateur de la géographie en cette langue. Sa vie est mal connue, mais sa personnalité, grâce à quelques renseignements biographiques et surtout à ses œuvres, se laisse assez facilement cerner. Un penchant très net pour l'histoire et la géographie y côtoie les multiples aspects de la culture… Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
… *Célèbre polygraphe sunnite, Abū Muḥammad ‘Abd Allah b. Muslim al-Dīnawārī ibn Qutayba est né à Kūfa et est mort à Baghdād. Ayant reçu une bonne formation dans les diverses sciences musulmanes, il est qāḍī de Dīnawār, passe peut-être par le tribunal de la répression des abus (maẓālim) à Baṣra, puis se fixe à Baghdād, où il se consacre à l'… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Poète et théoricien de la poésie qui se range parmi les hommes de lettres les plus célèbres de la littérature arabe. Originaire de Msila, bourgade de la région de Constantine, Ibn Rashīq Abū ‘Ali Ḥasan, pour parfaire ses études, se rend à Kairouan, alors métropole culturelle importante où fleurit une brillante école littéraire. En même temps qu'il… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Encyclopédiste arabe, Ibn Rusteh composa, peu après 903, une encyclopédie dont la septième partie seulement nous a été conservée (Kitāb al-A‘laq al-nafīsa, éd. De Goeje, Leyde, 1892 ; trad. franç. G. Wiet, Les Atours précieux, Le Caire, 1955). Ce qui subsiste de cette œuvre a trait à la géographie. On y discerne quatre sources… Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
… *Historien issu d'une famille de mamlūk turcs d'Égypte, milieu auquel son œuvre doit certains caractères, Abū l-Maḥasin ibn Taghrībirdī est l'auteur, d'une part, d'un dictionnaire des principaux mamlūk, le Manhal al-safi, genre dans lequel il est unique, d'autre part de deux histoires, l'une, les Hawādith al-duhūr fī wadā l-ayyām wa-l-… Lire la suiteÉcrit par : Abdelkader BEN CHEHIDA
… *Né à Wādi Ash (Guadix) et mort à Marrakech, Abū Bakr Muḥammad Ibn Ṭufayl, contemporain et disciple indirect d'Ibn Bādjdja (Avempace), appartient, selon les historiens, à la génération qui précède celle d'Ibn Rushd (Averroès). Descendant de la célèbre famille arabe de Kays, il s'est illustré par ses talents d'homme politique, de savant et de… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Poète et officier égyptien. Ayant perdu son père à l'âge de quatre ans, Muḥammad Ḥāfiẓ Ibrāhīm est recueilli par son oncle maternel qui vit à Tantah, en basse Égypte. Il fréquente les cours donnés à la mosquée al-Aḥmadi, découvre la poésie arabe classique, notamment celle de l'époque ‘abbāside. Au Caire, il s'inscrit à l'École militaire. À la fin… Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
… *Écrivain de langue arabe et de souche persane, ‘Imād al-dīn Muḥammad b. Muḥammad al-Kātib al-Iṣfahānī s'établit d'abord en ‘Irāq au service des Saldjūqides, puis en Syrie et en Égypte au service de Nūr al-dīn et surtout de Salāh al-dīn. On doit à ‘Imād al-dīn une importante anthologie des poètes arabes de son siècle, la Kharīdat al-qaṣr wa-… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Grand nom de la littérature arabe préislamique, tenu pour le premier maître de sa poésie, Imru'l-Qays b. Ḥudjr n'est peut-être qu'une figure de légende. Car tout suscite le doute, son nom, sa filiation, sa vie, son personnage, son œuvre. Un véritable roman épique s'est constitué autour de lui, mêlant le vrai au faux, rapprochant des données… Lire la suiteÉcrit par : Michèle ÉPINETTE
… *Dès la fin de ses études, Fakh ed-dīn Ebrahim ‘Irāqī mène une vie de derviche errant, se rendant successivement en ‘Irāq, en Inde, à Mūltān, où il s'attache au shaykh Bahā' ed-dīn Zakariyyā qu'il célèbre dans plusieurs de ses qaṣida. A la mort de celui-ci, ‘Irāqī prend sa succession, mais, jalousé par plusieurs de ses disciples, il décide… Lire la suiteÉcrit par : Christian JAMBET, Jean JOLIVET
Dans le chapitre "D'Ibn Sīnā à Ibn Rušd" : … d'opuscules et de récits mythiques retraçant les aventures de l'âme. Surtout, il composa plusieurs *encyclopédies plus ou moins détaillées dont les principales sont le Šifā' (La Guérison), la Naǧāt (Le Salut), les Išārāt (Les Instructions), et en persan le Dāniš-Nāma (Livre de… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
Dans le chapitre "Les temps difficiles" : … l'histoire à un savoir qui se veut total. Deux démarches sont ici possibles. D'un côté, celle de l'*encyclopédie, englobant l'histoire avec les autres disciplines : l'Égypte des Mamelouks donne le ton avec Nuwayrī (1279-1332), Ibn Fadl Allāh al-‘Umarī (1301-1348) et Qalqashandī (mort en 1418). L'autre démarche s'intègre à un projet de vie… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Le seul événement qui nous soit connu de la vie de Iṣṭakhrī ou al-Fārisī est sa rencontre avec Ibn Ḥawqal, auquel il demanda de revoir et de développer son ouvrage, le Livre des routes et des royaumes (Kitāb al-masālik wa l-mamālik, éd. De Goeje, Leyde, 1927 ; éd. M. G. ‘Abd al-Āl al-Ḥīnī, Le Caire, 1381 [1961… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Poète arabe, peut-être d'ailleurs d'origine persane. On possède peu de renseignements sur la vie d'Ibn Zayd al-Kumayt. Il aurait été maître d'école, mais sa culture est grande, il se sent du talent et il essaie de le mettre au service de la dynastie régnante des Umayyades ou de ses soutiens. Ses convictions intimes en faisaient pourtant un partisan… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Poète arabe originaire du Yémen, Kuthayyir ibn ‘abd al-Raḥmān, malgré son adhésion au parti des légitimistes ‘alides, se met à la disposition des califes umayyades de Damas et compose des panégyriques en l'honneur de plusieurs d'entre eux. L'histoire et la légende, qu'on ne peut plus démêler, ont fait de lui le héros d'un roman d'amour. Une partie… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Converti tardivement à l'islām, après avoir rencontré Mahomet à Médine en 630, Labīd ibn Rabī‘a serait mort dans cette ville vers 660. Il fait partie des auteurs de mu‘allaqāt, et partage de ce fait la gloire des grands poètes arabes. Il s'inscrit dans la pure tradition de la poésie bédouine, et ses poèmes respectent les canons de la qaṣīda… Lire la suiteÉcrit par : Marina GAILLARD
Dans le chapitre "Un amour qui ne se réalise que dans la mort" : … *L'histoire tient son origine du folklore arabe. Au viie siècle, une tradition de poèmes, constituée d'éléments disparates et rédigée par un ou plusieurs auteurs, est mise au nom de Madjnūn ; elle conte l'amour malheureux de Laylā (Laylī en persan) et du poète bédouin Qays al-‘Āmirī (surnommé Madjnūn, « le possédé », « le fou… Lire la suiteÉcrit par : Yves GONZALEZ-QUIJANO
Écrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Jean-Pierre DIÉNY, Jean-Michel MAULPOIX, Vincent MONTEIL, René SIEFFERT
Dans le chapitre "Le lyrisme arabe" : … *Jusqu'au début du xxe siècle, la littérature arabe est essentiellement poétique, et le développement du lyrisme se confond avec l'histoire de la poésie. Il trouve d'emblée son expression la plus élaborée dans la qaṣīda, composition d'apparat consacrée au panégyrique ou au thrène. Née, au cours de la période archaïque,… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Historien et homme d'État algérien, né en Tunisie ; il a fait ses études supérieures à al-Zaytūna de 1913 à 1915. Al-Madanī prend part au mouvement nationaliste tunisien à ses débuts et compte parmi les fondateurs du parti du Destour. Exilé en Algérie en 1924, il milite avec les ulémas algériens. Rédacteur politique de la revue Al-Shihāb (… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Personnage semi-légendaire, surnommé le Madjnūn parce qu'il devient « fou » d'amour, Qays b. Mulawwaḥ appartient à la tribu de Banū ‘Amīr. Il est le type du poète ‘uḏrî qui meurt à cause de son amour malheureux, d'où sa célébrité dans le monde islamique. Son histoire est simple : il aime une femme de sa tribu, Laylā, et en est aimé. Il lui… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Christiane CHAULET ACHOUR, André MANDOUZE
Dans le chapitre "La littérature de langue arabe" : … *Il faut faire deux observations liminaires. Au moins jusqu'à la période contemporaine, la littérature arabe du Maghreb ne saurait se détacher de l'ensemble socio-culturel qui s'établit naguère des frontières de l'Inde à l'Espagne. Elle reçoit ses injonctions, obéit à ses lois, souscrit à ses orientations. Même géographiquement, il est difficile… Lire la suiteÉcrit par : Luc-Willy DEHEUVELS
Naguib *Mahfouz (Nagīb Mahfūz), qui obtint le prix Nobel de littérature en 1988, domine le roman arabe de la seconde moitié du xxe siècle. De lui se réclament tant les auteurs de romans réalistes à la facture classique que les tenants du nouveau roman arabe porté par la génération des années… Lire la suiteÉcrit par : Gérard NAHON
Écrit par : Warren Zev HARVEY
Dans le chapitre "De la logique à la « Mishneh Tōrāh »" : … Tibériade. Le premier livre de Maimonide est un court Traité de logique, qu'il écrivit en *arabe (Ṣinā‘at al-Manṭiq), alors qu'il était encore adolescent. Cet ouvrage a été, dans sa version hébraïque (Millōt ha-Higgāyōn), le texte classique d'introduction à la logique aristotélienne pour les jeunes philosophes juifs jusqu… Lire la suiteÉcrit par : Gilles LADKANY
… *Issue d'une famille de lettrés, Nāzik al-Malā'ika — née à Bagdad — baigne dans un milieu littéraire dès son plus jeune âge. Elle revient en 1951 des États-Unis, où elle a poursuivi ses études supérieures, et enseigne la littérature arabe à l'université de Bagdad. De son œuvre, deux figures émergent : poète du vers libre, Nāzik al-Malā’ika en fit… Lire la suiteÉcrit par : Patrice DUBOC
… *Des études classiques à Al-Azhar, où il fut le disciple du cheikh Muḥammad ‘Abduh, placèrent très tôt Manfalūṭī au centre des tensions entre modernisme et fidélité que développaient le nationalisme et le panarabisme face à l'irruption en Égypte de la technique et de la pensée occidentales. Dans le climat d'effervescence de la Naḥda (la… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
La prose *arabe est née au cours du iie siècle de l'hégire, à l'initiative de fonctionnaires de l'administration d'origine persane dont les plus célèbres restent ‘Abd al-Ḥamīd Ibn Yaḥyā et Ibn al-Muqaffa‘, auteur de Kalīla et Dimna. Au cours du iiie … Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
… *Historien égyptien, al-Maqrīzī est l'auteur d'ouvrages remarquables à la fois par leur érudition et par la curiosité d'esprit qu'ils attestent. Tous dérivent d'une recherche globale sur l'histoire de l'Égypte musulmane, sur ses origines, envisagée de multiples points de vue. Les matériaux réunis ont été utilisés par al-Maqrīzī pour écrire une… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Encyclopédiste et polygraphe du xe siècle, le représentant parfait, à son époque, du système culturel (adab) visant à donner à un public cultivé mais non spécialisé la somme des connaissances jugées composer le savoir. Né à Bagdad, il consacre sa vie à voyager et à écrire : on le trouve en Perse en 915, puis sur les… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Écrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
Tenu pour un chef-d'œuvre de la littérature universelle, l'ensemble désigné sous le titre *arabe de Alf layla wa layla (Mille et Une Nuits) a connu une aventure singulière. Un schéma narratif de base, né probablement en Inde, a exercé un véritable effet d'attraction sur des compositions diverses – romans d'amour, épopées… Lire la suiteÉcrit par : Mohammed ARKOUN
… *Le nom complet de Abū ‘Alī Aḥmad ibn Muḥammad ibn Ya‘qūb Miskawayh suggère une ascendance musulmane allant au moins jusqu'à son grand-père. Miskawayh est, en effet, un Iranien né à Rayy (ancienne capitale à proximité de l'actuelle Téhéran) et mort à Ispahan. Nous savons qu'à Rayy il y avait encore beaucoup de zoroastriens. Quoi qu'il en soit du… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Romancier* arabe. Défenseur du patrimoine arabe, Abdul Rahman Mounif, de père saoudien et de mère irakienne, s'est vu déchu de sa nationalité saoudienne pour raisons politiques. En 1955, il est détenu dans les prisons irakiennes. À sa libération, il s'installe à Damas, plus que jamais soucieux de préserver sa liberté de penser et d'écrire. Dans … Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Le maître, avec Ibn Ḥawqal, de la géographie arabe de son temps, al-Muqaddasī ou al-Maqdisī, du nom de Jérusalem (Bayt al-muqaddas ou Bayt al-maqdis), est l'auteur de La Meilleure Répartition pour la connaissance des provinces (Aḥsan at-taqāsīm fī ma‘-rifat al-aqālīm, 1906 ; Description de l'Occident musulman au IVe… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
On peut dire de la* poésie arabe classique qu'elle a cessé d'évoluer dès le iiie siècle de l'hégire (ixe siècle de l'ère chrétienne). Les grands monuments de la production archaïque, notamment les mu‘allaqāt ont imposé des normes qui seront, dans l'… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Après des études ecclésiastiques au séminaire russe de Nazareth, puis à Poltava (1906), le Libanais chrétien Mikhā‘īl Nu‘ ayma se rend aux États-Unis (1911), où il se fixe jusqu'en 1931, y devenant un des brillants représentants de l'émigration arabe en Amérique. Rentré au Liban en 1932, il publie une œuvre littéraire, philosophique et religieuse.… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Essayiste et nouvelliste irakien, ‘Abd al-Malik Nūrī, fervent admirateur de Joyce, de Tchekhov et de Dostoïevski, publie plusieurs recueils de nouvelles durant les années 1950 : La Dernière Lanterne, Omar Beg, La Serveuse, la Souris et le Printemps, Le Mur muet (1953), Le Petit Homme (1953) et Le… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *L'un des plus grands représentants, avec Ibn Faḍl Allāh al-‘Umarī et Qalqashandī, de la littérature encyclopédique arabe à l'époque mamelouke. Né en Haute-Égypte, Nuwayrī appartient, par son père, au milieu bourgeois des fonctionnaires d'État et occupera lui-même divers postes en Égypte ou en Syrie. De son aveu même, il a voulu, partant de son… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Nuwayrī, Ibn Faḍl Allāh al-‘Umarī et Qalqashandī forment un trio considéré comme représentatif de la littérature arabe de l'époque mamlūke. Dernier en date des trois, Qalqashandī représente l'accomplissement parfait d'une tradition encyclopédique qui se propose à la fois la formation du fonctionnaire et, plus généralement, celle de l'honnête homme… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Encyclopédiste arabe, dont l'œuvre connut un durable succès dans l'ensemble de l'Orient musulman, autant arabe qu'iranien et turc, grâce aux traductions qui en furent faites en ces deux langues. Qazwīnī rassemble, à une époque où la compilation et l'encyclopédie sont de règle, le donné géographique de ses prédécesseurs. Mais il s'agit d'un donné au… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Encyclopédiste arabe, Qudāma est avant tout, pour la postérité, l'auteur d'une encyclopédie destinée aux fonctionnaires de la chancellerie califienne de Bagdad : le Livre de l'impôt foncier et de la technique du secrétaire (Kitāb al-kharādj wa ṣinā‘at al-kitāba, éditions partielles De Goeje, Leyde, 1889 ; A.… Lire la suiteÉcrit par : Françoise AUBIN
… *Conseiller et historien des Īlkhān, les souverains mongols d'Iran aux xiiie et xive siècles, Rashīd al-Dīn est issu d'une famille de médecins juifs d'Hamadan et converti à l'islam orthodoxe ; médecin de la cour mongole, représentant de l'élite cultivée iranienne, il devient, en fait sinon en titre, ministre… Lire la suiteÉcrit par : Gabrielle SED-RAJNA
… *Le plus éminent penseur et la plus haute autorité scientifique de la période gaonique. Né en Égypte, dans les environs de Fayyoum (Abu Suweir), Saadia se distingue, dès sa jeunesse, par sa rectitude et la rigueur logique de ses ouvrages. Il quitte l'Égypte en 921 et, passant par Alep et la Terre sainte, s'installe à Bagdad. En 922, il est nommé à… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Pour* explorer dans ses romans et nouvelles le mélange des modes de vie traditionnels et modernes en Afrique, l'écrivain soudanais Tayeb Salih savait recourir à une langue arabe envoûtante, aux rythmes pluriels. Né en 1929 dans la province d'Al-Shamaliyah, dans le nord du Soudan, Tayeb (Al-Tayyib) Salih étudie à l'université de Khartoum, puis à… Lire la suiteÉcrit par : Gilles LADKANY
… *Né dans le village de Jaykur, près de Baṣra, en Iraq, Badr Shākir as-Sayyāb fait ses études secondaires à Baṣra et ses études supérieures à l'E.N.S. de Bagdad, dont il sort en 1948. Occupation de l'Iraq par les Anglais, mouvements populaires et « révolutions », troubles en Palestine : les événements politiques que connaît le monde arabe se… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Représentant de l'école réaliste égyptienne, ‘Abd al-Raḥmān al-Sharqāwī a publié en 1951 un vibrant poème, Message d'un père égyptien au président Truman, où il exprime son angoisse devant les dangers qu'encourt l'humanité en entassant les bombes atomiques. En 1954, il publie un roman, La Terre (al-Ardh), qui a été… Lire la suiteÉcrit par : Nada TOMICHE
… *Né au Caire d'une famille très aisée, Aḥmad Shawqī commence, de 1885 à 1887, des études de droit qu'il va poursuivre comme boursier à Montpellier et à Paris. Passionné de poésie arabe aussi bien que de poésie française, il ne se « lasse pas de lire Victor Hugo » et Musset. Il traduit Le Lac de Lamartine. En 1891, de retour au Caire, il… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Un des plus grands polygraphes de la littérature arabe et sans doute de tous les temps. Né au Caire d'un père juriste, Suyūṭī reçoit une éducation soignée. Il visite l'Égypte et accomplit le pèlerinage à La Mekke. Juriste et enseignant, il connaît la disgrâce en 1501. Il vit dès lors dans une retraite studieuse, jusqu'à sa mort. Venant à la fin de… Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
… *Le plus illustre des historiens arabes. L'Histoire des rois et des peuples d'al-Ṭabarī relate, année par année, l'histoire du monde musulman (à l'exception de l'Occident) pendant les trois premiers siècles de l'hégire ; elle procède, comme la plupart de ses devancières, par accumulation systématique, à propos de chaque fait, des diverses… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
Taha Hussein est sans doute l'un des plus grands* écrivains arabes contemporains. Créateur d'une langue et d'idées nouvelles, celui qu'on appelait le « doyen des lettres arabes » fut l'une des figures les plus originales et les plus puissantes de la pensée et de la littérature arabo-islamique. Lu… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Juriste* et écrivain, Fu’ad Takarlī est considéré comme l'un des meilleurs auteurs irakiens de sa génération. Né en 1927 à Bagdad, Fu’ad Takarlī se fait remarquer dès sa première nouvelle, « Al-‘Uyun al-khudr », publiée en 1952. De même, son premier recueil, Al-Wajh al-akhar (1960, L'Autre Face, littéralement « Les Yeux verts »),… Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
… *Poète préislamique, Ṭarafa est l'auteur de la plus longue des sept mu‘allaqāt. « Ṭarafa, qui pourtant a fait de sa chamelle une description célèbre, vivait dans l'entourage du roi lakhmide de Ḥīra, qui se vengea de ses railleries en le faisant périr » (C. Pellat, Langue et littérature arabes, Paris, 1970) ; ainsi peut-on résumer… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Le célèbre philologue Aḥmad Pasha Taymūr veilla sur l'éducation de ses deux fils, Muḥammad Taymūr (1892-1921) et Maḥmūd Taymūr (1894-1973), dirigeant minutieusement leurs premières lectures, leur révélant en particulier la littérature arabe classique. Pour le reste, il leur laissa la plus grande liberté. Les deux frères passaient une partie de l'… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Nouvelliste iraquien. Comme son ami Nūrī ‘Abd al-Malik, Fu'ād al-Takirlī (Tekerlī) fit ses études à l'université américaine de Beyrouth avant de faire carrière dans la magistrature. Ses écrivains favoris sont Sartre, Dostoïevski et Tchekhov. Au cours des années 1950, il se révéla en publiant des nouvelles dominées par les problèmes d'actualité… Lire la suiteÉcrit par : Yves GONZALEZ-QUIJANO
… Au-delà des *lumières qu'elle jette sur l'œuvre du poète palestinien, la publication de La terre nous est étroite (2000) de Mahmoud Darwich (1941-2008) met en évidence les enjeux de la création poétique dans les lettres arabes au seuil du xxie siècle. Un premier choix de poèmes, Rien qu'une autre année, avait… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
À ses débuts, le théâtre *arabe apparaît comme un art d'importation étrangère ; il a dû lutter longtemps avant d'être admis par la société bien qu'il ait parfois bénéficié de l'aide des pouvoirs publics. Au départ, les auteurs essaient d'acclimater ce genre nouveau en y incorporant les arts… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Poète arabe d'origine yéménite, al-Ṭirimmāḥ ibn Ḥakīm achère à une branche extrémiste de la secte des khāridjites et met à son service ses talents de tribun et de poète. Il est possible qu'il ait participé à des actions armées en Perse. Toujours en Perse, à Rayy, il aurait été maître d'école, continuant ainsi à propager ses idées. Par la suite, il… Lire la suiteÉcrit par : Yves GONZALEZ-QUIJANO
Écrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Issu de Thaqif (près de La Mecque), Umayya Ibn Abī ṣ-Ṣalt fait partie de ces quelques personnages mystérieux qui sont appelés par le Coran et par la tradition hanifs, c'est-à-dire ceux qui, sans être chrétiens ni musulmans, ont compris le monothéisme abrahamique. Des conteurs et des sermonnaires musulmans le présentent comme un esprit… Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
… *Membre de la famille des seigneurs de Shayzar sur l'Oronte, Usāma ibn Munqidh passe l'essentiel de son âge mûr et de sa vieillesse au service d'une succession de princes, et finalement de Salāḥ al-dīn (Saladin), laissant partout la réputation d'un lettré dans la tradition arabo-bédouine, d'un compagnon charmant, mais aussi d'un intrigant… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Prince et poète arabe d'origine syrienne. Bien que fils du calife umayyade Yazīd, Al-Walīd II ne lui succéda pas directement car son oncle Hishām devint souverain des musulmans. Al-Walīd n'accéda au trône qu'en 743 et pour peu de temps, car il fut assassiné en 744. C'est un des personnages les plus controversés et les plus attachants de la… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Écrivain arabe, historien et géographe, Ya‘qūbī appartient à une famille vouée par tradition à l'administration et au shī‘isme : un de ses ancêtres, préfet d'Égypte, paya de sa vie son attachement aux descendants de la famille d'‘Alī. Comme géographe, Ya‘qūbī paraît s'inscrire, à première vue, dans la lignée des géographes administrateurs inaugurée… Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
… *Encyclopédiste arabe, né en territoire byzantin et capturé alors qu'il n'était encore qu'un enfant, Yāqūt se retrouve à Bagdad, où son maître lui fait donner une solide éducation avant de l'envoyer faire du négoce pour son compte dans les pays riverains du golfe Persique et en Syrie. Affranchi en 1199, Yāqūt partage son temps entre l'érudition et… Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
… *Poète et homme politique irakien, Djamīl Ṣidqī al-Zahāwī, possédant à fond l'arabe, le turc et le persan, est, tour à tour, professeur d'arabe à la faculté de droit d'Istanbul, directeur de l'imprimerie officielle de Bagdad, journaliste et traducteur. En 1908, il devient député de l'Irak au Parlement turc. Il défend et gagne le droit à l'… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
… *Un des plus célèbres poètes arabes de la période antéislamique, Zuhāyr ibn Abī Sulmā appartient à une famille connue pour avoir fourni de nombreux poètes et sa descendance ne fait pas mentir cette réputation. Il ne semble pas s'être converti à la religion prêchée par Mahomet. Son œuvre poétique pose, bien entendu, des problèmes d'authenticité, mais… Lire la suite
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