Un des textes les plus importants du taoïsme religieux. Un premier Lingbao jing, Livre du joyau sacré, est mentionné dans le Baopuzi neipian (Traité ésotérique du maître qui embrasse la Simplicité). Il s'agissait là certainement d'un texte talismanique reproduisant les essences cosmiques des cinq éléments dans la configuration qu'ils avaient à l'origine, avant la création de l'univers ; d'une sorte d'écriture primordiale produite par la coagulation spontanée des souffles ou énergies (qi) et que le Dao révèle aux initiés comme gage de salut. Ces écrits talismaniques ont, de tout temps, servi à l'établissement de l'aire sacrée, aux quatre coins et au centre de laquelle ils sont disposés. Le texte qui probablement accompagnait ces talismans est perdu et se trouve remplacé par un Lingbao jing plus récent, dû vraisemblablement à un certain Ge Chaofu (deuxième moitié du ive siècle), un petit neveu de Ge Hong. Le titre complet de ce dernier ouvrage est Taishang dongxuan lingbao wuliang duren shang pin miaojing (Livre merveilleux et excellent du joyau sacré de l'arcane mystérieux [révélé […]
