3. Aperçu systématique
• Limites et affinités
Les botanistes ont proposé diverses délimitations et classifications pour l'ordre des Liliales. Les dix-sept familles retenues dans la classification de Melchior et Hamann se groupent en cinq sous-ordres, qui fourniront le cadre de cet exposé, tout en permettant des allusions à d'autres systèmes.
Le sous-ordre des Liliinées est caractérisé par les fleurs presque toujours à symétrie rayonnante et en principe à deux verticilles d'étamines.
L'ovaire est généralement supère ou semi-infère dans les familles des Liliacées, des Agavacées et des Hæmodoracées, auxquelles s'apparentent les petites familles des Xanthorrhoeacées, des Stémonacées et des Cyanastracées. Agavacées et Hæmodoracées constituent pour J. Hutchinson des types d'ordres. Les Hæmodorales se situent entre les Liliales et les Burmanniales-Orchidales par l'intermédiaire des Apostasiacées, parfois inclues dans ces dernières. Les Liliacées forment sans aucun doute un groupe hétérogène puisque des genres tels Smilax, Ruscus, Trillium sont élevés au niveau de familles et rangés aux côtés des Liliales (Hutchinson) ou des Dioscoréales (M. Deyl).
L'ovaire est infère chez les Amaryllidacées, les Taccacées et les Dioscoréacées auxquelles se rattachent les Hypoxidacées et les Velloziacées. Les Amaryllidacées peuvent être élevées au niveau d'ordre, de même que les Dioscoréacées qui présentent de nombreux caractères de plantes dicotylédones.
Le sous-ordre des Pontédériinées se limite à la famille des Pontédériacées, dont les fleurs ont le plus souvent une symétrie bilatérale, un ovaire supère et de une à six étamines. Leur habitat aquatique les fait considérer comme un groupe intermédiaire (Deyl) entre la série aquatique des Hélobiales-Alismatales et celle des Liliales. Pour L. Emberger, les Pontédériacées constituent un ordre, lien entre les Liliales et les Dioscoréales […]
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