3. La vie politique
La vie politique est entre les mains de deux partis aux programmes assez semblables : le Fortschrittliche Bürgerpartei (les « noirs »), qui a détenu le pouvoir de 1928 à 1970, et la Vaterländische Union – « Volkspartei » – (les « rouges »), qui est revenue au pouvoir en mars 1970, l'a perdu en 1974 pour le reprendre en 1978 avec Hans Brunhart, Premier ministre jusqu’en 1993. Membre du Fortschrittliche Bürgerpartei, Otmar Hasler prend la tête du gouvernement après la victoire de son parti aux élections législatives de 2001.
Les oppositions sont plus des questions de personnes que de différences dogmatiques ou de programme, ce qui n'exclut pas des crises qui obligèrent le prince à dissoudre la Diète en 1953 et 1958. La faible majorité traditionnelle, à la Diète, du parti au pouvoir (treize sièges contre douze) implique une entente avec la minorité. Depuis 1939, les deux partis forment une coalition gouvernementale et se partagent les charges officielles selon une proportion correspondant au nombre de voix obtenues aux élections législatives. Ce système a permis une remarquable stabilité gouvernementale ; neuf chefs du gouvernement seulement se sont succédé de 1928 à 2007.
État souverain, le Liechtenstein est membre de plusieurs organisations internationales (Union internationale des télécommunications, Union postale universelle, Association européenne de libre-échange, Agence internationale de l'énergie atomique...). Il a été admis membre de plein droit du Conseil de l'Europe en novembre 1978 et participe à la Conférence européenne sur la sécurité et la coopération (accords d'Helsinki). Il est membre de l'O.N.U. depuis 1990 et a accédé en 1995 à l'Espace économique européen ainsi qu’à l’Organisation mondiale du commerce.
Il est également partie à de nombreuses conventions multilatérales et passe des traités bilatéraux, principalement avec les États voisins. Ses relations avec la Suisse demeurent régies par le droit international ; l'existence d'une ambassade de la principauté à Berne et la nomination d'un ambassadeur d'Autriche auprès du gouvernement de Vaduz sont là pour le confirmer ; en outre, dans certains domaines, notamment en matière fiscale et judiciaire, le Liechtenstein a conservé l'exercice de sa souveraineté. Il possède un drapeau et un hymne national, et il émet ses propres timbres-poste et des pièces d'or.
Soucieux de la pérennité de la principauté, le prince régnant, sans pour autant abdiquer, a confié en 2004 à son fils aîné Aloïs la gestion quotidienne de ses pouvoirs.
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