Le 1er juin 1990, alors que les rebelles du Front national patriotique du Liberia (F.N.P.L.), dirigé par Charles Taylor, campent aux portes de Monrovia, le président Samuel Doe, en poste depuis son coup d'État sanglant de 1980, se contente d'annoncer qu'il ne se représentera pas aux élections de1991.
Le 6 juillet, le président Doe accepte d'envisager son départ, mais en posant des conditions inacceptables pour les Américains. Les rebelles de Charles Taylor affrontent les troupes régulières dans la capitale même. Ils se trouvent confrontés à une scission dans leurs rangs : un rebelle dissident, Prince Johnson, qui aurait le soutien de Washington, s'oppose aux forces de Charles Taylor, qui seraient soutenues par la Libye. Le 28, Charles Taylor annonce que le gouvernement du président Doe a été « dissous et remplacé par le gouvernement de l'Assemblée patriotique nationale de reconstruction ». Toutefois, aucun gouvernement ne se met en place et l'anarchie continue. Le 29, alors qu'ils s'étaient réfugiés dans une église, plus de six c […]
