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LIANG KAI [ LEANG K'AI ] ET MUQI [ MOU-K'I ] ( XIIe-XIIIe s.)

À l'opposé des autres écoles du bouddhisme, qui n'ont guère demandé aux peintres que des illustrations doctrinales ou hagiographiques et qui de ce fait n'intéressaient qu'une classe d'artisans spécialisés, le bouddhisme Chan – mieux connu en Occident dans la prononciation japonaise de Zen – a stimulé quelques-unes des plus hautes créations de la peinture chinoise. La peinture Chan a trouvé son expression la plus accomplie au xiiie siècle dans l'œuvre de Liang Kai et de Muqi. Le Chan, largement libéré de tout appareil religieux au sens dogmatique ou institutionnel du terme, exerçait sur les esprits individualistes une attraction d'autant plus forte qu'il se mariait aisément avec les anciennes aspirations du taoïsme philosophique. Il trouva dans la pratique de la peinture et de la calligraphie un exercice articulé à l'image de sa propre démarche spirituelle : la longue et austère discipline technique que requièrent la peinture et la calligraphie répond à l'ascèse monastique ; elle culmine dans l'œuvre exécutée à la faveur d'une minute d'ivresse inspirée, quand le peintre a si totalement assimilé son métier qu'il peut oublier l'existence de l'encre et du pinceau […]

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CHINOISE (CIVILISATION) - Les Arts

Auteurs :  Corinne DEBAINE-FRANCFORTDaisy LION-GOLDSCHMIDTMadeleine PAUL-DAVIDMichèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENSPierre RYCKMANSAlain THOTE

Dans le chapitre "La dynastie Song (960-1279)" : …  grands maîtres, à la fin des Song du Sud, ont exprimé les expériences spirituelles de cette secte : *Liang Kai (1140-1210), qui parvint à un style abstrait et expressif, à un art de l'essentiel sans redites ni concessions ; Muqi (actif 1240-1270) dont la vision empreinte de tendresse se plut aux thèmes simples (kakis, animaux, barques rentrant au… Lire la suite

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Bibliographie

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Teng Gu, Tang Song huihua shi, Shanghai, 1933, rééd. Pékin, 1962.

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