L'étude de Li Cheng, cette grande ombre insaisissable qui domine l'âge d'or du paysage chinois classique, est pour les historiens de la peinture chinoise la source des plus vives frustrations. Les auteurs anciens attestent unanimement de l'importance de son œuvre qui, avec celle de Guan Tong et de Fan Kuan, ouvrit la voie du paysage Song en lui donnant d'emblée sa plus haute et plus puissante expression. Mais cet artiste, en qui la critique Song voyait « le plus grand paysagiste de tous les temps », élude presque invinciblement l'analyse : il ne subsiste plus aujourd'hui une seule œuvre qui puisse lui être attribuée directement, et les sources littéraires, prodigues de louanges abstraites, se montrent incapables de fournir des indications tant soit peu précises sur la nature spécifique de ses créations.
Quant à Fan Kuan, qui a vraisemblablement subi l'influence des deux grands pionniers du paysage, Jing Hao et Li Cheng, il est difficile de déterminer ce que son art leur doit puisqu'il ne reste de ces deux maîtres que des œuvres d'attribution discutable.
À l'instar de son œuvre, la vie de Li Cheng reste e […]
Autres références
« LI CHENG [ LI TCH'ENG ] ET FAN KUAN [ FAN K'OUAN ] ( X e -XI e s.) » est également traité dans :
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GUO XI [KOUO HI] (1020 env.-env. 1100)
Auteur :
Pierre RYCKMANS
Dans le chapitre "Tradition et innovation" : …
La dette de Guo Xi envers ses grands devanciers, *Li Cheng et Fan Kuan (dont la majesté statique et l'objectivité impassible correspondent véritablement à un classicisme), est évidemment considérable. Si l'on en croit les sources littéraires, c'est l'influence de Li Cheng qui dut surtout primer (l'importance du phénomène est difficile à évaluer…
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Bibliographie
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