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LI BO [ LI PO ] (701 env.-env. 762)

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Fulgurant génie au ciel des lettres chinoises. On ignore les conditions précises de sa naissance et de sa mort, aussi bien que le nom et la profession de son père. Et lorsque les deux petites-filles de Li Bo eurent épousé de simples paysans, sa descendance rentra dans l'ombre.

Il avait reçu le prénom Bo (clarté) et le surnom Taibo (grande clarté), en souvenir de l'Etoile du matin, Tai bo en chinois, dont sa mère avait rêvé la nuit de sa naissance. Son ami le poète He Zhizhang l'appelait un « immortel en exil », et Li Bo se désignait lui-même comme « l'ambassadeur des trente-six cieux ». Plusieurs témoins évoquent l'éclat surprenant de son regard, et le grand Du Fu, son ami, rêvait souvent de lui. Son nom, fait exceptionnel, est assez connu en Occident pour y avoir inspiré des poètes et des musiciens.

1.  L'histoire et la légende

Les critiques s'accordent en général à faire naître le poète en 701, à la veille de l'apogée des Tang. Li Bo se donnait pour le descendant d'un dynaste du ve siècle, ancêtre des souverains Tang, ce qui l'autorisait à traiter de « cousins » les princes impériaux. L'un de ses aïeux semble avoir été banni dans l'Ouest au début du viie siècle, et c'est du territoire du Turkestan soviétique actuel que son père s'échappa pour regagner la Chine et s'installer dans le Sichuan. S'il n'est pas certain que Li Bo y naquit, c'est du moins dans cette province qu'il passa sa jeunesse. À l'âge d'environ vingt-cinq ans, il quitta sa patrie pour mener, en Chine centrale et dans les villes du bas fleuve Bleu, une vie de bohème, brillante et dissipée (cf. le poème Au commissaire Yuan, en souvenir de nos anciens jeux). Aux frais de qui ? Suivant les uns, de son père, qui se serait enrichi dans le commerce occidental. Ou peut-être des parents et relations dont il fut sa vie durant le parasite. Ou encore de ses belles-familles successives (il se maria quatre fois). Quoique sans profession, Li Bo ne connut sans doute pas la misère qui devait accabler Du Fu.

En 742 ou en 74 […]

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CAODAÏSME

Écrit par :  Paul LÉVY

…  de Quan Vo (général chinois qui fut divinisé au iiie siècle apr. J.-C.), de *Li Taibo (en vietnamien : Ly Thai Bach, grand poète taoïste chinois du viiie siècle, qui le premier inspira Chiêu et ses adeptes), de la déesse bouddhique Quan Am (en chinois : Guanyin). Jeanne d'Arc, Victor Hugo, Allan Kardec,… Lire la suite

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