2. L'œuvre scientifique et les publications
Lev Landau possédait, en matière de recherche, une étonnante intuition. Ses méthodes étaient très efficaces et d'une rare simplicité. Il utilisait un minimum d'appareil mathématique, même s'il n'hésitait pas à recourir à des modèles mathématiques complexes le cas échéant.
Cet homme éminent est parvenu à des résultats appréciables dans presque tous les domaines de la physique. Certains portent son nom, comme c'est le cas pour le diamagnétisme (op. cit.).
En 1933, au cours des travaux sur la susceptibilité magnétique à basse température, il introduit la notion de l'antiferromagnétisme (le terme lui-même apparaîtra plus tardivement), qu'il définit comme étant la phase hypothétique par laquelle passe le paramagnétisme à une température donnée, la température de Néel.
En 1933, Landau publie un ouvrage qui sert de point de départ à la théorie des polarons, niveaux d'énergie électroniques dans le puits de potentiel créé par la polarisation du réseau cristallin. Cette théorie a été développée en 1948, avec la collaboration de S. Pekar.
En 1936, il développe avec E. Lifshits la théorie sur la formation de domaines présentant une aimantation différente dans les ferromagnétiques.
En 1937, Landau publie deux ouvrages concernant la théorie des transitions de phase de deuxième espèce. Aujourd'hui, cette théorie porte son nom. Elle a servi de point de départ à l'une de ses plus brillantes réalisations, le développement de la théorie macroscopique de la supraconductivité (en commun avec V. Guinsbourg, en 1950). Les propriétés de l'équation Guinsbourg-Landau ont suscité d'importants travaux sur la théorie des équations non linéaires.
Travaillant sur les transitions de phases, il prévoit l'existence des pulsars dès 1938.
Toutes ces recherches conduisent Lev Landau à développer la théorie de la superfluidité de l'hélium II (1941-1944), phénomène découvert par Piotr Kapitsa en 1937. Ses travaux ont eu une répercussion très grande dans le domaine de la physique […]
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