On nomme leucorrhées des écoulements normaux ou anormaux perçus à l'extrémité inférieure du vagin et qui ne contiennent pas de sang.
Les leucorrhées physiologiques sont constituées de la glaire cervicale « blanc d'œuf », à laquelle se mêlent les cellules desquamées du col et du vagin, donnant ainsi un enduit blanchâtre. Ce phénomène est plus ou moins accentué selon les périodes du cycle œstral (plus important en phase préovulatoire), et selon les sujets.
Dans une leucorrhée physiologique, aucune thérapeutique n'est à entreprendre en l'absence de lésions. L'électrocoagulation de l'endocol est à proscrire.
Les leucorrhées pathologiques sont un signe d'infection et doivent être analysées avec soin. Elles peuvent être mousseuses, ou caillebotées, ou plus liquides, parfois nauséabondes, ou être blanches, jaunâtres, verdâtres, etc. L'examen au spéculum notera aussi l'aspect du col et l'association éventuelle de pus dans l'endocol, ce qui peut orienter le diagnostic étiologique.
L'aspect clinique et colposcopique peut déjà être évocateur de trichomonase ou de mycose, qui nécessitent un traitement spécifique que l'on pourra entreprendre d'emblée.
Si nécessa […]
