2. Idées, programme
L'écologie politique est la principale source d'inspiration pour les Verts. Plus que d'une idéologie, il s'agit d'un faisceau de courants articulés autour de la prise de conscience de l'interdépendance entre les espèces et leur environnement. Une fois dissipées les illusions de conquête spatiale et de colonisation de mondes extra-terrestres, la planète apparaît comme un monde physiquement limité. Les Verts s'accordent donc sur un diagnostic : le mode de développement de nos sociétés industrielles conduit inéluctablement à l'épuisement des ressources naturelles non renouvelables, à la pollution et à la destruction d'écosystèmes fragiles dont l'espèce humaine est dépendante pour son bien-être et sa survie. Les transformations irrémédiables de notre environnement étant déjà perceptibles dans la disparition accélérée des espèces, le trou de la couche d'ozone ou le réchauffement climatique, il est impératif, selon eux, de se mobiliser immédiatement afin de construire une société globale qui soit durable compte tenu des ressources de la planète.
Les Verts se sont distingués des autres forces politiques par l'accent mis sur la protection de l'environnement. Pourtant leur programme ne s'est jamais limité à celui du groupe de pression monothématique que leurs adversaires politiques les accusent d'être. Leur projet est à la fois plus global et plus radical car il se fixe comme horizon la transformation de nos modes de développement et la construction d'une société « soutenable ». Bien que les Verts soient identifiés à la défense de la nature, leurs propositions affectent tous les domaines de l'économie et de la politique, qu'il s'agisse de la production d'énergie, d'agriculture ou de transport, de traitement des déchets, de partage des ressources et d'égalité de droits. Cette diversité est en partie le produit de l'influence des mouvements issus de la gauche autogestionnaire et des nouveaux mouvements sociaux mais elle résulte aussi directement d'une vision du monde qui prend en considération la complexité de la modernité et l'imbrication des interdépendances entre société et nature.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 4 pages…




