À partir de 1620, la célèbre dynastie vietnamienne Lê n'exerçant plus aucune autorité réelle, le Vietnam se scinde : au nord, la dynastie des Trinh ; au sud, la dynastie des Nguyen.
Les Trinh vont agrandir leur territoire, repoussant les frontières de l'État du Nord en deçà des différents royaumes lao du Mékong. Dès 1599, Trinh-Tung se fait nommer généralissime de l'armée des Lê, « administrateur supérieur de l'État du Nord » et « prince de la paix » ; l'empereur de la dynastie Lê perdra peu à peu tout pouvoir et, bientôt, la maison des Trinh gouvernera seule, s'assurant les postes clefs de l'Empire. Au début de leur règne, les Trinh étaient en guerre contre les seigneuries Mac et Nguyen : Trinh-Tac réorganisera l'armée, créant cinq régions militaires placées sous un commandement central. L'armée des Trinh était composée de plus de cent mille hommes et possédait cinq cents éléphants et cinq cents galères pourvues chacune de trois canons.
Les Trinh promulguèrent un ensemble de lois et créèrent différents impôts : gabelles, impôts sur le riz. Afin d'assurer une meilleure répartition des taxes, Trinh-Cuong ordonna l'élaboration d'un cadastre ; en plus de l'impôt foncier […]
