2. Johann Strauss fils (1825-1899)
Celui-là, dit Johann Strauss fils, surnommé le « roi de la valse », naquit le 25 octobre 1825 et mourut le 3 juin 1899 à Vienne. À six ans, il improvise sa première valse, mais son père n'est pas content car il souhaite pour son fils un autre avenir que celui de musicien. C'est pourquoi il devient employé de banque, non sans avoir fait de sérieuses études secondaires et musicales (violon et composition). À dix-neuf ans, il forme un ensemble de quinze musiciens, dont le succès est tel qu'il devient alors le dangereux concurrent de son père. À la mort de ce dernier, il réunit les deux orchestres et entreprend des tournées qui le conduisent à travers l'Europe et même aux États-Unis. Engagé en Russie durant les mois d'été, et pour plusieurs saisons à partir de 1854, il confie, pendant ses absences, son orchestre à ses frères Josef et Eduard.
Entre ses mains la valse viennoise poursuit son évolution avec l'apparition de vastes introductions et de vastes codas, de thèmes plus contrastés, de phrases plus développées. En 1863, il est nommé directeur des Bals de la cour. C'est alors l'époque de ses grandes valses : Le Beau Danube bleu (1867) et Histoires de la forêt viennoise (1868). Il abandonne petit à petit son orchestre à ses deux frères, pour se consacrer à l'opérette. Après quelques tentatives, il donne son premier chef-d'œuvre dans ce domaine : La Chauve-Souris (1874) ; le deuxième sera Le Baron tzigane (1885). En 1888, il écrit, pour le quarantième anniversaire de l'accession au trône de François-Joseph, sa valse au très grand style : La Valse de l'Empereur. Son essai à la musique sérieuse se traduit par un opéra-comique en 1892, Le Chevalier Pasman. Sa dernière œuvre est un ballet : Cendrillon. Admiré de Brahms, de Mahler, de Wagner et de Liszt, il meurt d'une pneumonie après avoir composé près de deux cents valses, environ cent quarante polkas, quarante-cinq marches et soixante-dix quadrilles.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages…



