Ce patronyme, qui était celui d'un boyard de la première moitié du xvie siècle, Roman (mort en 1543), appartient à une importante lignée de la noblesse moscovite médiévale. Le plus ancien de ses représentants, André Kobyla, était déjà au service du grand prince Siméon le Fier (mort en 1359) ; les descendants d'André apparaissent comme témoins dans les testaments des grands princes Dmitri Donskoï et Basile Ier.
La fille de Roman, Anastasie, épouse en 1547 le jeune tsar Ivan IV le Terrible, sur lequel elle semble avoir exercé, jusqu'à sa mort (1560), une influence bénéfique. Quant au fils de Roman, Nikita (mort en 1586), il fut l'un des hommes politiques les plus importants du xvie siècle russe ; on le trouve, en particulier, à la tête du gouvernement pendant les deux premières années (1584-1586) du règne de son neveu Théodore (Fédor), fils d'Ivan le Terrible et d'Anastasie. Aussi, le fils de Nikita, Théodore, revendique-t-il la couronne impériale, à la mort (sans héritier) du tsar son homonyme (1598). Mais celle-ci échoit à l'habile Boris Godounov qui, une fois tsar, fait arrêter son adversaire et le contraint à entrer dans […]
