Les contes arabes anonymes connus sous le titre des Mille et Une Nuits (Alf layla wa layla) forment un ensemble des plus composites. À partir du noyau premier, d'origine persane (avec des emprunts indiens), traduit en arabe au viiie siècle, le texte s'est ramifié en s'adjoignant de nouvelles sources, égyptiennes notamment, mais aussi turco-mongoles, mésopotamiennes ou byzantines. L'Occident a découvert avec ravissement les Mille et Une Nuits en 1704, grâce à la traduction française d'Antoine Galland.
Le roi Shāh Zāman, s'apercevant qu'il est trompé par sa femme, se rend chez son frère, le roi Šhahriyār, pour le mettre au courant de cette traîtrise. Mais l'inconstance féminine est telle, qu'il apprend de la bouche de ce dernier que lui aussi a une femme infidèle. Pour se venger de son infortune conjugale, Šhahriyār décide de faire mourir chaque matin la femme avec laquelle il aura passé la nuit. Avant d'appliquer cette mesure, lui et son frère décident de parcourir le pays afin de rencontrer un homme plus malheureux qu'eux. Au cours de ce voyage, ils cèdent à une fe […]
