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LEONI LES

Artistes italiens, originaires d'Arezzo. Leone Leoni, ou Lioni (1509-1590), séjourna à Venise en 1527 avant d'entrer en 1538 comme graveur à la Zecca (hôtel des Monnaies) pontificale. Condamné aux galères pour le meurtre de l'orfèvre Pellegrino de Leuti, il fut libéré en 1541 sur l'intervention d'Andrea Doria, dont il fit la médaille. Maître de la Monnaie de Milan (1542-1545), compromis dans une affaire de fausse monnaie à Ferrare, il finit par s'attacher au service de Charles Quint, qui le fit chevalier de Santiago. Il suivit l'empereur dans ses déplacements et exécuta pour lui non seulement des médailles, mais des sculptures en ronde bosse : Charles Quint foulant aux pieds la fureur (1549-1564, musée du Prado), statues de don Philippe et d'Isabelle de Portugal. On lui doit aussi les statues de bronze de Vincent de Gonzague (Sabbionetta) et de Ferrante de Gonzague (Guastalla), et surtout de nombreux bustes.

À partir de 1550 environ, il eut pour collaborateur son fils Pompeo Leoni (1533-1608), qui, après avoir travaillé à Innsbruck, puis à Milan, l'accompagna en Espagne (où il fut d'ailleurs accusé de luthéranisme). Il travailla à l'Escorial, et notamment à l'étonnant ensemble constitué dans le chœur de l'église par les tombeaux de Charles Quint et de Philippe II et par le maître-autel ; son père fournit les modèles de certaines parties et surveilla les fontes, qui se firent à Milan de 1582 à 1587. Philippe II lui commanda aussi le tombeau de sa sœur dona Juana, reine de Portugal (1574, église des Descalzas, Madrid), et Pompeo, quoique orfèvre et bronzier de formation, se révéla également habile à traiter le marbre (Tombeau du grand inquisiteur don Fernando de Valdés, à Salas). Pompeo Leoni resta au service de Philippe III, et le favori de ce dernier, le duc de Lerne, lui commanda pour lui et les siens des tombeaux copiés sur ceux de l'Escorial, qui furent fondus par Juan de Arfe (musée de Valladolid). La dernière œuvre de Pompeo est le Tombeau des marquis de Poza, fait de marbre (église san Pablo, Palencia).

Jean-René GABORIT

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« LEONI LES » est également traité dans :

CASTILLE

Écrit par :  Marcel DURLIAT UniversalisPhilippe WOLFF

Dans le chapitre "Influences italiennes en sculpture"  : …  sentiment fit place à une dignité solennelle et surhumaine. L'évolution vers le classicisme des formes est parallèle à celle qui s'observe en architecture. Cet art d'une froide perfection se développa dans l'entourage de la Cour, à Madrid et à l'Escorial. Ses meilleurs représentants furent deux sculpteurs originaires d'Arezzo, León et Pompeyo *Leoni… Lire la suite
LÉONARD DE VINCI (1452-1519)

Écrit par :  André CHASTEL

Dans le chapitre "La dispersion"  : …  par Lelio Gavardi, qui finissent par revenir à un érudit barnabite, Mazenta (1565-1635). – Pompeo *Leoni († 1608) parvient à mettre la main sur dix des volumes de Mazenta et sur toute une série de recueils du fonds Melzi. Il les négocie en Espagne et en Italie, ce qui aboutit à des pertes et à des dispersions nombreuses. Le même Pompeo Leoni… Lire la suite

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