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COUPERIN LES

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3.  François Couperin

  L'état de musicien

François Couperin est né le 10 novembre 1668, dans la maison de fonction des organistes qu'occupait son père, près de Saint-Gervais. Lorsque celui-ci mourut, l'enfant devait avoir déjà un talent prometteur, pour que le conseil paroissial s'engage à lui accorder la survivance dès qu'il aurait dix-huit ans. Michel Richard Delalande accepta de prendre, à titre provisoire, la charge d'organiste, pour garder la place au jeune François et la lui donner quand il serait en âge de l'occuper. Mais, dès 1685, il remettait les illustres claviers aux mains de celui qui devait déjà apparaître comme un jeune maître. Cinq ans plus tard – à vingt-deux ans –, Couperin donne sa première composition, un chef-d'œuvre, son livre d'orgue. Le jeune Couperin semble fréquenter les milieux italianisants de la capitale. Aux environs de 1692, il fait entendre, sous un pseudonyme italien, sa première sonate en trio (la première qui ait été composée en France). À la mort de Jean Henry d'Anglebert, en 1691, il devient claveciniste du roi. En 1693, le roi le choisit pour toucher l'orgue de la Chapelle royale ; un an plus tard, il est nommé maître de clavecin des Enfants de France : il aura, entre autres, le duc de Bourgogne pour élève. Il ne cesse d'aller et de venir entre Versailles et Paris, compose pour la Cour, pour la haute société parisienne, pour la Chapelle royale, pour l'abbaye de Maubuisson, où sa fille Marie Madeleine est religieuse ; il donne des leçons, fait de son autre fille, Marguerite Antoinette, une claveciniste de talent, qui sera plus tard, à son tour, maître de clavecin des Enfants de France, et aura pour élèves les filles de Louis XV. La fin de la vie de Couperin a été attristée par la maladie qui semble l'avoir accablé durant des années. Il abandonne peu à peu toutes ses charges et laisse, notamment, l'orgue de Saint-Gervais à son cousin Nicolas Couperin. Il meurt à Paris le 11 septembre 1733.

Cette vie simple, cette carrière sans luttes, aux ambitions modestes, cachent un homme plus complexe qu'il n'y paraît. La mesure, la délicatesse qui constituent […]

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COUPERIN (F.) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Pierre BRETON

… * François Couperin naît à Paris. Il succède à Michel Richard Delalande à l'orgue Clicquot de l'église Saint-Gervais de Paris. Il compose des Pièces d'orgue consistantes en deux Messes et fait entendre, sous un pseudonyme italien, la première sonate en trio écrite en France à l'imitation d'Arcangelo Corelli. Il devient claveciniste du roi.… Lire la suite
LEÇONS DE TÉNÈBRES (F. Couperin)

Écrit par :  Pierre BRETON

  *François Couperin, dit le Grand, appartient à une dynastie de quinze musiciens qui s'illustra à Paris durant plus de deux siècles. Brillant auteur de pièces pour clavecin, il réussit à allier l'esthétique française – goût de la danse, noblesse de l'écriture verticale, beauté du chant orné – avec les apports italiens – … Lire la suite

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Les Couperin François Couperin Sonate «L'Astrée» en sol mineur

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