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CARRACHE LES

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2.  Annibal à Rome

En 1595, Annibal est appelé à Rome par le cardinal Farnèse ; il va pouvoir enrichir sa culture au contact de l'art antique et des grandes œuvres du début du siècle (Raphaël, Michel-Ange), mais aussi recevoir du milieu lettré qui entoure son protecteur (Mgr Agucchi, Fulvio Orsini) les programmes savants des grandes entreprises dont il est chargé au palais Farnèse. Il décore d'abord (1595-1597) le Camerino de scènes tirées de l'histoire d'Ulysse et de celle d'Hercule. À partir de 1597 et jusqu'en 1605, il travaille au décor de la galerie Farnèse, qui illustre d'exemples mythologiques le thème du pouvoir de l'amour, et ses trois niveaux : bestial, humain et divin. Il put se faire aider pendant deux ans de son frère Augustin, puis, pour achever l'entreprise, d'élèves dont le principal fut le Dominiquin. Mais Annibal, comme en témoignent un grand nombre de dessins, est lui-même l'auteur de la conception d'ensemble et de l'exécution de presque toute la voûte. Le décor, dont divers éléments rappellent la chapelle Sixtine, englobe une série de tableaux dans une organisation complexe qui fait large place à l'illusion : fausses sculptures, cadres fictifs, tableaux censés masquer la frise décorative, angles ouverts sur un ciel imaginaire. L'ensemble est peint dans un coloris clair, avec une science supérieure de l'équilibre des formes et du modelé. Des générations entières de jeunes peintres viendront, jusqu'au xixe siècle, étudier cette œuvre heureuse, à la fois savante et spontanée. Annibal trouve le temps de peindre en même temps de grands tableaux de chevalet, dont les formes monumentales et denses (Assomption de la Vierge, Rome) se chargent parfois de pathétique (Pietà, Naples). Dans ses tableaux plus petits, reprenant la leçon de Raphaël, Annibal lie de façon magistrale figures et paysage (les deux Martyre de saint Étienne, Louvre ; Domine quo vadis ? Londres).

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CARAVAGE (vers 1571-1610)

Écrit par :  Arnauld BREJON DE LAVERGNÉEMarie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE

Dans le chapitre "Les tableaux de Saint-Louis-des-Français"  : …  le second tableau pour son manque total d'action. Comprenons qu'il le faisait pour mieux louer *Carrache ; dans la représentation d'une histoire, Carrache accepte le développement naturel des faits en insistant sur les causes et les conséquences ; Caravage, lui, représente le fait à l'état brut, « cueille la vérité de l'instant et l'immobilise… Lire la suite
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Dans le chapitre "Portée européenne"  : …  classicisme français tire son origine. À Bologne, la ville savante, naissait en 1585 l'Académie des *Carrache – à la fois rassemblement de beaux esprits et lieu d'enseignement pour la peinture. En 1595, Annibal Carrache arrivait à Rome et, presque aussitôt, il commençait le plafond de la galerie Farnèse, aidé par le Dominiquin. Cet ouvrage admirable… Lire la suite
DÉCORS D'ANNIBAL CARRACHE, PALAIS FARNÈSE (Rome)

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  *Lorsqu'il est appelé à Rome, en 1595, Annibal Carrache est déjà un peintre célèbre. À Bologne, avec son frère Augustin et son cousin Ludovic, ils ont fondé en 1585 l'Accademia degl'incamminati, une académie appelée à servir de modèle, réalisé de nombreux tableaux d'autel, décoré le palais Fava (1584), le palais Magnani (… Lire la suite
INCAMMINATI ACADÉMIE DES

Écrit par :  Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE

… *Le développement des académies en Italie dans la seconde moitié du xvie siècle répond au besoin de donner un encadrement, une valeur théorique, aux tendances multiples et contradictoires issues du maniérisme. L'Accademia fiorentina, établie par Cosme Ier dès 1540, se préoccupait de définir les règles de la pensée,… Lire la suite

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Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Homme au singe, A. Carrache Le Buveur, A. Carrache Le Triomphe de Bacchus, A. Carrache Pietà, A. Carrache Domine quo vadis, A. Carrache Mars et Vénus, A. Carrache Le Martyre de saint Pierre Thomas, L. Carrache

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