La famille Androuet comprend des architectes et des sculpteurs actifs au xvie et au xviie siècle. Le surnom « du Cerceau » ajouté à leur patronyme vient du motif de l'enseigne de la boutique du père de Jacques Ier qui était marchand de vin. Jacques Ier (vers 1510-1585) est le membre le plus illustre de la famille. Il est surtout célèbre comme graveur d'architecture et bénéficia pendant toute sa vie de protections royales ou princières. Au début de sa carrière, il se consacre surtout aux représentations de monuments antiques (Livre d'arcs, 1549 ; Arcs et monuments antiques, 1550 ; Moyens Temples, 1550 ; Fragmenta structurae veteris, 1551 ; Vues d'optique, 1551). En 1559, il publie son premier Livre d'architecture, recueil technique de modèles d'édifices qui se différencie nettement des traités théoriques de l'époque. Ce livre sera suivi d'un second, en 1561, consacré aux détails ornementaux et d'un troisième en 1582. S'intercalent au milieu de ces publications les Petites Habitations, vers 1545, inspirées du style des châteaux de la Loire, le Livre des grotesques, en 1566 et les Leçons de perspective positive en 1576. À la fin de sa vie il retournera à ses préoccupations premières et donnera, en 1583, le Petit Traitte des cinq ordres de colomnes et en 1584 le Livre des édifices antiques romains. Mais la grande œuvre de sa vie est incontestablement la publication des Plus Excellents Bastimens de France, en deux volumes (1576-1579). Ces recueils constituent une source irremplaçable d'information sur des monuments détruits ou restés à l'état de projet. Jacques Ier est considéré aujourd'hui plus comme un décorateur que comme un architecte, bien qu'on lui ait attribué la paternité de deux grands édifices de la deuxième moitié du xvie siècle, Verneuil et Charleval, paternité qui semble quelque peu douteuse. Ses qualités de dessinateur et de graveur sont, en revanche, indéniables : sa production, énorme, est d'un grand raffinement et d'une grande beauté. Dans ses reproductions d'édifices existants, il prend malheureusement que […]
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