Famille gasconne qui connaît l'apogée de sa puissance aux xive-xvie siècles, les Albret tirent leur nom du petit village de Labrit, sur la route de Bordeaux à Dax et Bayonne.
Des membres de la famille d'Albret prennent part à la première croisade (1096-1099), à la croisade contre les albigeois (1209-1229) et à la guerre de Cent Ans (1337-1453). C'est là que, après avoir combattu un temps au côté des Anglais, Arnaud-Amanieu d'Albret (mort en 1401) se range finalement au côté de la France en 1368. Cette décision lui vaut d'être largement récompensé : Charles V lui donne en mariage sa belle-sœur, Marguerite de Bourbon, ainsi que des terres et une compensation financière. Son fils, Charles d'Albret, connétable de France, est tué à la bataille d'Azincourt (1415).
Petit-fils de Charles, Alain le Grand (1440-1522), sire d'Albret, doit son surnom non pas à ses prouesses militaires mais à la taille importante des domaines sur lesquels il règne. C'est l'un des derniers seigneurs féodaux. Sa fille Charlotte d'Albret (1480-1514) épouse César Borgia. Son fils Jean (mort en 1516) devient roi de Navarre par son mariage avec Catherine de Foix en 1484. Petite-fille de Jean, Jeanne d'Albret (1528-1572) épouse en 1548 Antoine de Bourbon et abandonne ses titres à son fils Henri III de Navarre, qui devient roi de France sous le nom d'Henri IV. En 1550, les terres d'Albret sont érigées en duché. César-Phébus d'Albret (1614-1676), comte de Miossens, est fait maréchal de France en 1654.
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