Médecin hongrois, résidant à Zurich à partir de 1944, auteur du test projectif qui porte son nom, Szondi a élaboré une œuvre psychologique qui a exercé une influence déterminante sur les orientations actuelles de l'analyse clinique du sujet considéré comme l'acteur personnel du « drame humain ». Cette formule, introduite dans le vocabulaire psychologique par Politzer (1928), revêt dans le contexte szondien une signification plus profonde que dans les écrits du fondateur de la psychologie concrète. Le drame est, pour Szondi, l'indice perpétuel du « destin » (Schicksal) et se manifeste dans la vie individuelle par le choix. « C'est la faculté de choisir, écrit J. Schotte (1971), qui définit l'homme dans son humanité et ce sont les choix mis en œuvre par cette faculté qui, mis au centre de la psychologie, font basculer celle-ci d'une espèce de recherche de qualifications, toujours à mi-chemin de l'objectivation et de la moralisation, dans l'expérience vécue et vivante de tendances. » Les travaux de Szondi ont un fondement à la fois biologique et culturel. L'influence biologique s'est traduite par une référence à la constitution génétique du sujet sur l'orientation des choi […]
