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LÉONIN maître, lat. magister LEO ou LEONINUS (2e moitié XIIe s.)

Le premier musicien connu de l'école de Notre-Dame de Paris (Ars antiqua) à l'époque de l'organum à vocalises (ou organum fleuri). On ignore tout de sa vie et même de ses fonctions précises ; c'est un théoricien anglais, appelé Anonyme IV (Coussemaker, Scriptorum de musica medii aevi, 4 vol.) qui, vers 1275 — soit un siècle après — nous parle de lui : « Remarquez que maître Léonin fut un excellent organista, qui a fait un grand livre d'organum pour le Graduel et l'Antiphonaire, afin de répandre le service divin. Ce livre a été en usage jusqu'au temps du grand Pérotin qui l'abrégea et écrivit en grand nombre des clausules ou cadences plus belles, car c'était un très bon déchanteur (optimus discantor) et meilleur que Léonin. »

Organista signifie vraisemblablement soit qu'il chantait lui-même la voix organale, soit qu'il la composait, soit qu'il la chantait et la composait ; il ne faut sans doute pas comprendre qu'il jouait de l'orgue. Le Magnus Liber organi de gradali et antiphonario pro servitio divino multiplicando, auquel il est fait allusion, comportait des pièces d'organum à deux v […]

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Autres références

« LÉONIN maître, lat. magister LEO ou LEONINUS (2 e moitié XII e s.) » est également traité dans :

ARS ANTIQUA

Auteur :  Edith WEBER

Dans le chapitre "Les maîtres" : …  mentionne, en 1140, comme étant l'auteur d'un conduit à trois voix, Congaudeant catholici. *Léonin (Magister Leoninus) est, avec Albert, le premier musicien connu. Selon l'Anonyme IV, il est optimus organista (compositeur d'organa). On lui attribue le Magnus Liber organi (cycle d'organa à deux voix, pour… Lire la suite
CONTREPOINT

Auteur :  Henry BARRAUD

Dans le chapitre "L'ars antiqua" : …  ce genre atteint à son apogée dans le cadre de l'École de Notre-Dame où brillent les noms de *Léonin et surtout de Pérotin. Celui-ci traite couramment l'organum à trois ou quatre voix, ces voix évoluant le plus possible dans un rythme qui leur est commun et selon la règle du mouvement contraire ; la cohésion de l'ensemble est assurée par les… Lire la suite
PÉROTIN (XIIe-XIIIe s.)

Auteur :  Roger BLANCHARD

international. La plupart de ces musiciens restèrent anonymes : seuls les noms de Maître Albert de *Léonin et de Pérotin furent transmis à la postérité, quoique les découvertes musicologiques les concernant soient relativement récentes. En 1864, le musicologue Edmond de Coussemaker mit au jour un certain nombre d'écrits théoriques du Lire la suite

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