2. Le Partisan
Malgré une voix limitée – en registre et en volume – et des mélodies que certains considèrent monotones, Cohen séduit d'abord la presse et les intellectuels underground puis le grand public. Pour les Américains, Songs of Leonard Cohen n'est que l'œuvre d'un auteur relativement connu qui veut prouver qu'il sait aussi écrire des chansons. Pour les Européens, il s'agit d'une découverte totale, puisque aucun de ses livres n'a encore été traduit. Leonard Cohen décide d'enregistrer son deuxième album à Nashville, et Bob Johnston, qui a déjà à son actif des disques de Simon and Garfunkel, de Johnny Cash et de Bob Dylan, est chargé de la production. Il en résulte Songs From A Room, publié en avril 1969, dans lequel Leonard Cohen aborde la religion, l'histoire, l'engagement politique, le suicide et la drogue. Le succès de l'album est énorme en Grande-Bretagne ainsi que dans les pays francophones, où l'on s'attarde sur sa version bilingue de la chanson The Partisan, d'Anna Marly.
En 1970, Cohen effectue sa première tournée européenne, accompagné par le groupe The Army. Il chante à l'Olympia de Paris. En août, à Aix-en-Provence, il arrive sur scène à cheval, et se fait traiter de fasciste par des spectateurs qui lui reprochent de vivre en Grèce et ainsi de cautionner le régime des colonels. Il reçoit, au mythique festival de l'île de Wight, en Grande-Bretagne, un accueil triomphal dont on retrouve un extrait sur l'album qui paraît en avril 1971, Songs Of Love And Hate.
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