Archidiacre de l'Église de Rome, Léon, à la mort du pape Sixte III (19 août 440), était en Gaule, chargé d'une mission politique délicate. Quoique absent, il est élu pape ; une délégation officielle va le chercher et il est ordonné à son retour (29 sept. 440). On a conservé le court sermon qu'il prononça à cette occasion (Serm., I). On ne sait presque rien de sa vie avant son pontificat ; et de ses vingt ans de règne on ne connaît que son activité pastorale et théologique. À la différence de Grégoire le Grand, il est avare de confidences sur sa vie personnelle.
Sa sollicitude pastorale s'étend aux « trois zones de la potestas papale » (Batiffol). À Rome d'abord et en Italie « suburbicaire », il réprime la secte des manichéens, rappelle aux évêques les conditions d'admission à l'épiscopat ou la date du baptême (Pâques ou Pentecôte), ou encore leur obligation d'assister chaque année au synode de Rome. Ensuite, en Espagne ou en Gaule, il invite l'évêque d'Astorga en Galice à réunir un concile contre les priscillianistes, ou rappelle à Hilaire d'Arles qu'il n'a pas à s'arroger une suprématie sur les évêques de Gaule. Il reste en rapport avec les Églises d'Afr […]
