D'ascendance suédoise et allemande, Léon de Greiff naquit à Medellín, en Colombie. Après des études à l'École des mines de l'université d'Antioquía, il travaille à la Banque centrale de Bogotá jusqu'en 1925. L'expérience qu'il vécut en 1926-1927 dans la région de Bolombolo, employé à la construction du Chemin de fer d'Occident, stimule fortement son inspiration. De 1927 à 1931 sa carrière se poursuit à la Direction générale des routes, puis, de 1931 à 1945, au conseil d'administration des Chemins de fer nationaux, avant qu'il soit nommé au ministère de l'Éducation. Ensuite il séjourna en Suède comme représentant diplomatique de son pays. Jusqu'à la fin de son existence il resta, dans la littérature ou dans la vie, ce qu'il avait toujours été : une sorte d'enfant terrible, capricieux et fantasque. Mais, par son esprit d'indépendance et de liberté, il s'était gagné l'affection du peuple colombien.
Disciple des symbolistes, León de Greiff admirait surtout Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Laforgue, Tristan Corbière et Isidore Ducasse. Il fut avec Porfirio Barba Jacob (pseudonyme de Miguel Ángel Osorio, 1883-1942) la grande figure poétique du postmodernisme en Colombie. Groupés a […]
