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LEIBNIZ (G. W.), en bref

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Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

 

Gottfried Wilhelm LeibnizTravailleur infatigable, esprit encyclopédique, G. W. Leibniz aura exercé son incomparable intelligence dans tous les domaines. Paradoxalement, il aura laissé peu de livres, alors qu'il écrivit beaucoup. Directement ou non, il croisa le fer avec tous les grands esprits de son temps (Descartes, Malebranche, Arnauld, Spinoza, Huygens...). Ses recherches dans le domaine de la logique font de lui le véritable réformateur, depuis Aristote, d'une discipline qui était en partie tombée en désuétude. Il suffit d'évoquer quelques-unes de ses inventions ou de ses concepts clés pour mesurer son importance : calcul infinitésimal, formalisation de la logique, optimisme, monadologie, principe de raison suffisante, théodicée... Métaphysicien hors pair, esprit baroque, fin diplomate, polyglotte (il écrit aussi bien en français qu'en latin ou en allemand), Leibniz a marqué son siècle et fécondé jusqu'à nos jours les esprits les plus singuliers (Heidegger, Russell, Deleuze...).

Gottfried Wilhelm LeibnizPhotographie

Gottfried Wilhelm LeibnizEsprit encyclopédique, Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) est à la fois philosophe, mathématicien, linguiste, juriste, théologien. Dans la Monadologie (1721), il évoque la possibilité d'une harmonie préétablie de l'Univers. Portrait de Leibniz, Hist. Museum am Hohen Ufer, Hanovre.

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Francis WYBRANDS

Pour citer cet article

Francis WYBRANDS, « LEIBNIZ (G. W.), en bref  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/leibniz-g-w-en-bref/

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« LEIBNIZ GOTTFRIED WILHELM (1646-1716) » est également traité dans :

LEIBNIZ (G. W.)

Écrit par :  Martine DE GAUDEMAR

Sartre et Nizan s'amusaient à dessiner une monade au bain. Mais une monade peut-elle prendre un bain ? On dirait aujourd'hui : oui ! Car il n'est pas de monades sans organes. Les concepts de G. W. Leibniz, parfois étranges, demandent une grande attention aux textes et à leurs contextes. C'est sans doute pourquoi son œuvre connut une étrange… Lire la suite
LEIBNIZ (G. W.) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Francis WYBRANDS

1er juillet 1646 Naissance de Gottfried Wilhelm Leibniz à Leipzig. 1663 Il est reçu bachelier ès arts sur une dissertation sur le principe d’individuation. 1666 Il obtient le grade de docteur en droit à… Lire la suite
LEIBNIZ : CALCUL DIFFÉRENTIEL

Écrit par :  Bernard PIRE

Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) publie en 1684 les détails de son calcul différentiel dans son traité Nova methodus pro maximis et minimis, itemque tangentibus. Il y reprend ses découvertes antérieures. Il avait introduit la notation moderne d'une intégrale dès 1675, calculé les dérivées des fonctions usuelles en 1676 et… Lire la suite
MONADOLOGIE, livre de Gottfried Wilhelm Leibniz

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

G. W. Leibniz (1646-1716) n'a publié de son vivant qu'un seul ouvrage d'importance, la Théodicée (1710). La mort de Locke, en 1704, le dissuada de publier les Nouveaux Essais, en réponse à l' Essai sur l'entendement humain du philosophe anglais. Renommé dans toute l'Europe pour ses… Lire la suite
ABSOLU

Écrit par :  Claude BRUAIRE

Dans le chapitre "Leibniz"  : …  résorber, leur confère l'être, puisqu'il est posé comme l'unique mesure de ce qui est. Le génie de Leibniz s'y est employé. Chaque être, explique-t-il, est sa détermination propre, intrinsèque, mais puisque toute détermination implique le tout systématique des déterminations, il faut que le système complet soit implicitement présent pour qu'un… Lire la suite
AFFECTIVITÉ

Écrit par :  Marc RICHIR

Dans le chapitre "Affectivité et passions dans la tradition classique"  : …  (M. Gueroult), devant être traité dans ce cadre plus global. Sur ce point, on le sait, Leibniz considère l'union de l'âme et du corps dans la monade – l'âme étant l'unité du corps et le corps le point de vue de l'âme – comme l'harmonie préétablie de deux substances métaphysiques : le corps est poussé à exécuter les ordres de l'âme, en tant que… Lire la suite
ART (Aspects esthétiques) - Le beau

Écrit par :  Yves MICHAUD

Dans le chapitre "L'esthétique, une philosophie de l'art"  : …  du champ esthétique, le moment leibnizien est particulièrement intéressant. En effet, il est significatif que G. W. F. Leibniz emploie indifféremment dans son vocabulaire les termes de Beau et de beauté. Pour lui, la beauté est l'unité dans la diversité, qui renvoie au grand ordre et à l'harmonie de l'univers en tant qu'œuvres d'un Dieu… Lire la suite
BELAVAL YVON (1908-1988)

Écrit par :  Michel FICHANT

forme d'attention à la vie des pensées et des langages qui font la singularité de son entreprise. Sans doute, au travers de sa thèse de doctorat (Leibniz critique de Descartes, 1960) et de nombreux articles (dont les plus denses sont regroupés dans les Études leibniziennes, 1976), est-il devenu l'… Lire la suite
BERNOULLI LES

Écrit par :  Universalis

Dans le chapitre "Jacques Bernoulli"  : …  du calcul infinitésimal. En 1687, Jacques écrit à Leibniz pour lui demander de lui préciser de nombreux points obscurs des premiers fondements du calcul infinitésimal parus dans les Acta eruditorum en 1684. Leibniz, absent de Hanovre, ne répondit qu'en 1690 et la tradition veut que pendant ces trois années d'attente… Lire la suite
BIEN, philosophie

Écrit par :  Monique CANTO-SPERBER

Dans le chapitre "Le bien comme perfection"  : …  On trouve liées chez Leibniz la défense de la conception du bonheur comme plaisir et une conception du bien-perfection. S'opposant à l'école moderne du droit naturel, Leibniz souligne que « le bien est agréable et utile, et [que] l'honnête lui-même consiste en un plaisir de l'esprit ». Mais le plaisir qui constitue la source… Lire la suite
CALCUL ET RATIONALISATION - (repères chronologiques)

Écrit par :  Pierre MOUNIER-KUHN

1679 Gottfried Wilhelm Leibniz, qui connaît les travaux de Pascal, réalise suivant un principe différent une machine capable d'effectuer les quatre opérations (addition, soustraction, multiplication, division), pour libérer les savants, notamment les astronomes, de leurs fastidieux calculs… Lire la suite
CALCUL INFINITÉSIMAL - Histoire

Écrit par :  René TATON

Dans le chapitre "Leibniz et le calcul infinitésimal"  : …  Initié aux mathématiques par Huygens, Leibniz se passionna aussitôt pour l'étude des questions infinitésimales qu'il étudia dans les œuvres de Cavalieri, Descartes, Grégoire de Saint-Vincent, Mercator et surtout dans celles de Pascal ; il fut également mis en contact avec l'école britannique au cours d'un bref voyage à Londres, en 1673, et demeura… Lire la suite
CAUSALITÉ

Écrit par :  Raymond BOUDONMarie GAUTIERBertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "Vers la causalité scientifique"  : …  nous vivons ne saurait être autre que ce qu'il est. En d'autres termes, il n'est pas seulement réel, il est le seul possible, il est donc nécessaire. L'extension du principe de raison suffisante, au-delà de la nature, à l'histoire, aux « vérités contingentes ou de fait », et aux raisonnements, comme le propose Leibniz (Monadologie, 30-36),… Lire la suite
CLARKE SAMUEL (1675-1729)

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Philosophe et théologien anglais, disciple et ami de Newton, Samuel Clarke joua un rôle important dans la substitution de la physique newtonienne à la physique cartésienne au sein des universités anglaises. Il fut admiré comme prédicateur et il est connu pour ses conférences (les Boyle Lectures, instituées par testament par le… Lire la suite
CONNAISSANCE

Écrit par :  Michaël FOESSELYves GINGRASJean LADRIÈRE

(Essai sur l'entendement humain, 1690). Pour Leibniz au contraire, le sensible n'a pas de réalité propre, il n'est que de l'intelligible confus qu'il s'agit de clarifier. Toute substance contenant la totalité de ses déterminations, la connaissance est une analyse qui s'appuie sur les idées innées… Lire la suite
CONTINU & DISCRET

Écrit par :  Jean-Michel SALANSKIS

Dans le chapitre "Investissement philosophique de l'opposition"  : …  cette tradition, pour mieux la rejeter. Peut-être tire-t-elle sa force de la pensée de Leibniz, si l'on veut à tout prix déterminer une origine dans l'histoire de la philosophie : il se trouve en effet que cet auteur, qui fut un des principaux « pionniers de l'infinitésimal » dans le domaine mathématique, a simultanément formulé une… Lire la suite
DÉFINITION

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Traditionnellement, définir, c'est expliciter, lorsqu'il s'agit d'un mot, et, lorsqu'il s'agit d'un être, c'est lui assigner un statut ; on définit par genre prochain et différence spécifique : « La rose est une fleur d'églantier dont les étamines sont devenues pétales… Lire la suite
DESCRIPTION ET EXPLICATION

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Les théories de l'explication"  : …  la modification de l'état d'un corps a pour effet la modification d'un autre corps. Leibniz et Malebranche montrent que les relations importent plus que les substances. À l'action d'une substance qui se transporte dans une autre, et qui est inintelligible, Leibniz substitue une harmonie, c'est-à-dire une loi de correspondance entre les… Lire la suite
DÉTERMINISME

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "Liberté humaine et nécessité naturelle"  : …  Pour Leibniz, dans le cadre d'une harmonie préétablie qui combine le point de vue « local » (le dynamisme spontané des substances individuelles) et le point de vue « global » (création et conservation du « meilleur des mondes possibles »), on peut affirmer rigoureusement que « le présent est gros de l'avenir », avec la même nécessité… Lire la suite
DIEU - Problématique philosophique

Écrit par :  Jacques COLETTE

Dans le chapitre "Dieu et le « cogito »"  : …  Après Descartes, Malebranche et Leibniz entreprennent de reconnaître, en raison, l'être de Dieu et de parler de l'ordre de son entendement et de ses desseins, sans pour autant suivre la voie spinoziste de l'émanation nécessaire du fini à partir de l'unique substance. Plus théologien, Malebranche demeure sensible à l'… Lire la suite
DURÉE

Écrit par :  Alain DELAUNAY

Cette notion indique l'idée de persistance d'un phénomène, de maintenance temporelle d'une réalitéLire la suite
EMPIRISME

Écrit par :  Edmond ORTIGUES

Dans le chapitre "L'équivoque du mot « analytique »"  : …  les « propositions analytiques ». Il faut voir là une critique implicite de ce que Leibniz appelait les « vérités de raison » (indépendantes de l'expérience). Leibniz accordait aux vérités de raison une portée métaphysique ; il estimait que, dans certaines conditions, ce que notre raison conçoit comme possible nous autorise à conclure à ce qui… Lire la suite
ENSEMBLES THÉORIE DES

Écrit par :  André ROUMANETJean-Luc VERLEY

Dans le chapitre "Les ensembles"  : …  Leibniz, philosophe et mathématicien (1646-1716), recherche un système qui lui permette de formaliser le langage et la pensée. Pour lui, un langage formalisé doit être une pure combinaison de signes, dont seul importe l'enchaînement, de sorte qu'une machine serait capable de fournir tous les théorèmes et que toutes les… Lire la suite
ÉPISTÉMOLOGIE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "L'épistémologie « post-cartésienne »"  : …  et la plus riche, qui devait jouer deux siècles après un rôle essentiel, est celle de Leibniz. Le philosophe de Hanovre n'abandonne aucunement l'idée d'une science qui soit métaphysiquement fondée et nous fasse connaître le réel. Mais cette science ne peut nous présenter celui-ci qu'à travers des systèmes de symboles, qui en font apparaître la… Lire la suite
ESSAI SUR L'ENTENDEMENT HUMAIN, livre de John Locke

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "Le dialogue manqué avec Leibniz"  : …  le Français Pierre Coste (1668-1747), protestant exilé à Londres, où elle parut en 1700. C'est cette édition qu'a connue et annotée Leibniz, auquel Coste fit même parvenir, en 1707, des additions et révisions de Locke. Leibniz avait d'abord tenté de correspondre directement, mais en vain. Le dialogue prendra alors une forme fictive, entre les… Lire la suite
ESTHÉTIQUE - Histoire

Écrit par :  Daniel CHARLES

Dans le chapitre "De Descartes à Kant"  : …  En second lieu, la philosophie – anticartésienne – de Leibniz (1646-1716) assigne à l'esthétique une place centrale dans le système du monde : car l'univers reflète l'harmonie intérieure de la monade, et cela rend l'artiste « capable de connaître le système du monde, et d'en imiter quelque chose par des échantillons architectoniques, chaque esprit… Lire la suite
ÊTRE, philosophie

Écrit par :  Giulio GIORELLO

Dans le chapitre "L'existence n'est pas un prédicat"  : …  Rappelons brièvement la réponse donnée jadis par Leibniz. Pour Leibniz, il y a « une raison » pour que quelque chose existe plutôt que rien, en vertu du principe même de la raison suffisante. Cette raison doit se trouver dans un Être nécessaire – autrement, on devrait à nouveau chercher une cause en dehors de lui, en vertu de laquelle lui-même… Lire la suite
EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

Écrit par :  Jean WAHL

Dans le chapitre "Entre l'être et le néant"  : …  tous les phénomènes intérieurs sous l'idée d'âme. Peut-être, sur ce point, la pensée de Leibniz est-elle plus profonde lorsqu'il parle du monde réel et des mondes possibles. Mais, chez lui, cette idée est liée à celle de Dieu, monade des monades. Le Dieu de Leibniz laisse ouverts bien des problèmes, puisqu'il est l'origine de toutes les monades et… Lire la suite
EXPONENTIELLE & LOGARITHME

Écrit par :  Jean-Luc VERLEY

Dans le chapitre "Logarithmes complexes"  : …  Leibniz, pour sa part, soutenait que les logarithmes des nombres négatifs ne peuvent être réels. Une mémorable correspondance s'ensuivit entre les deux mathématiciens, de 1700 à 1716… Lire la suite
EXPRESSION, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Ensemble de données perceptives offertes par un être à un moment donné du temps et qui fonctionnent comme des signes manifestant, révélant ou trahissant les émotions, les sentiments et les intentions de cet être… Lire la suite
FONCTIONS REPRÉSENTATION & APPROXIMATION DES

Écrit par :  Jean-Louis OVAERTJean-Luc VERLEY

Dans le chapitre "Fonctions définies par des intégrales"  : …  Ce théorème a été utilisé par Leibniz… Lire la suite
FORMALISME

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "L'idée de connaissance formelle"  : …  à cet égard, sur l'interprétation de la syllogistique d'Aristote, de la logique stoïcienne des énoncés ou de la théorie médiévale des « conséquences ». Mais ils s'accordent généralement à faire remonter quelques-unes des conceptions modernes sur la formalisation à la période classique et notamment à l'œuvre de Leibniz… Lire la suite
FORME

Écrit par :  Jean PETITOT

Dans le chapitre "Logique transcendantale et mécanique rationnelle"  : …  de dynamique qui intervient ici, celui, d'origine aristotélicienne, qu'on trouve chez Leibniz. Chez Leibniz coexistent encore l'ontologie qualitative aristotélicienne et l'objectivité physique de la mécanique rationnelle. Parmi les très nombreuses citations qu'on pourrait faire à ce sujet, bornons-nous à un passage particulièrement net d'une… Lire la suite
GÉOLOGIE - Histoire

Écrit par :  François ELLENBERGER

Dans le chapitre "Le XVIIe siècle et les théories de la Terre jusqu'en 1729"  : …  Le grand Leibniz élabore vers 1690 une théorie de la formation de la Terre, intitulée Protogaea, mais n'en publie qu'un court résumé (1693 ; le texte complet ne paraît qu'en 1749), néanmoins fort influent. La Terre est un ancien corps incandescent ; le lessivage de la masse initiale à base de verre engendre les mers, qui se… Lire la suite
HASARD & NÉCESSITÉ

Écrit par :  UniversalisIlya PRIGOGINEIsabelle STENGERS

Dans le chapitre " Retour aux origines"  : …  à en découvrir les raisons, qui renvoient à la seule nécessité des volontés divines. Pour Leibniz, au contraire, la volonté divine, si elle ne doit pas être celle d'un être despotique, et donc imparfait, se conforme au principe de raison : rien n'arrive sans qu'il y ait une raison suffisante pour laquelle ce soit ainsi plutôt qu'autrement… Lire la suite
HEURISTIQUE

Écrit par :  Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI

Dans le chapitre "Heuristique générale ou la logique de la découverte"  : …  idéaux, deux formes archétypiques. Ces deux directions théoriques, malgré leur inaboutissement, ne demeurent pas moins constitutives du projet d'une heuristique générale. Nous différencierons ces deux directions de l'heuristique en une version déductiviste systématique – celle de Leibniz –, et une version inductiviste – celle de Francis BaconLire la suite
IDÉALISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Berkeley"  : …  On ne peut pas classer Spinoza et Leibniz parmi les idéalistes. Leibniz admet l'existence en soi d'objets indépendamment du fait qu'ils sont représentés. En outre, il existe une harmonie qui garantit l'accord entre les perceptions et les choses sans qu'il y ait, de celles-ci à celles-là, relation de cause à effet au sens d'une causalité transitive… Lire la suite
IDÉALISME ALLEMAND

Écrit par :  Jacques d' HONDT

Dans le chapitre "Kant et « la chose en soi »"  : …  On se réfère en général à G. W. Leibniz comme au philosophe qui, même s'il n'a peut-être pas créé le mot idéalisme, l'a du moins introduit dans le vocabulaire philosophique… Lire la suite
IDENTITÉ

Écrit par :  Annie COLLOVALDFernando GILNicole SINDZINGREPierre TAP

Dans le chapitre "Les critères de l'identité"  : …  le point de vue de Hobbes, qui critiquait le critère de l'« unité de la forme » (selon ses propres termes). Une conception comme celle de Leibniz qui définit l'identité par la substituabilité salva veritate (« A est identique à B signifie que l'un peut être remplacé par l'autre salva veritate dans une quelconque proposition », in Opuscules et Lire la suite
INDIVIDU

Écrit par :  Catherine CLÉMENT

Dans le chapitre "La métaphore biologique"  : …  , ce qui confirme le caractère « naturel » de l'analogie et de la métaphore. Une seconde remarque introduit à Leibniz : la cellule s'appelait antérieurement monade, note Canguilhem, qui ajoute : « L'influence indirecte mais réelle de la philosophie leibnizienne sur les premiers philosophes et biologistes romantiques qui ont rêvé la théorie… Lire la suite
INFINI, mathématiques

Écrit par :  Jean Toussaint DESANTI

Dans le chapitre "Les infinitésimaux"  : …  Aux yeux de Leibniz, un calcul est défini par la donnée de ses éléments (les termes du calcul, par exemple les entiers dans l'arithmétique élémentaire) et par celle des lois de composition définies sur l'ensemble de ses éléments : nous dirions aujourd'hui qu'il est défini par le couple (E, {Ω}) dans lequel E désigne un ensemble non vide et {Ω} une… Lire la suite
INFINI, philosophie

Écrit par :  Emmanuel LÉVINAS

Dans le chapitre "Le divin infini"  : …  ne l'empêche pas de voir dans l'indéfini de l'espace l'expression de l'infini divin. Chez Leibniz, la monade n'est pas seulement l'âme humaine, elle est aussi l'archétype de tout étant. L'infini de l'âme est déjà l'infini de l'univers. Le meilleur des mondes possibles reflète l'infini de Dieu. « Je suis tellement pour l'infini actuel, écrit Leibniz… Lire la suite
INTELLECT & INTELLIGIBLES

Écrit par :  Édouard-Henri WÉBER

Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence,… Lire la suite
INTUITION

Écrit par :  Noël MOULOUD

Dans le chapitre "La tradition de l'intuition intellectuelle"  : …  On reconnaîtra l'aboutissement de cette grande tradition dans la doctrine de Leibniz qui résume tout un passé philosophique en proposant des vues d'avenir. La pensée symbolique, appuyée sur la cohérence des écritures, joue un grand rôle, mais elle ne se disjoint nullement de l'intuition intellectuelle. D'une part, la pensée… Lire la suite
JUSNATURALISME

Écrit par :  Simone GOYARD-FABRE

Dans le chapitre "Fonder le droit sur la seule raison humaine"  : …  La controverse entre le juriste Jean de Barbeyrac (1674-1744) et Leibniz (1646-1716) révèle deux rameaux divergents dans le jusnaturalisme. Pour Leibniz, adversaire de Pufendorf, le rationalisme de la doctrine relève d'un monisme ontologique qui, dans le meilleur des mondes, tire sa force de l'éminente sagesse du Dieu… Lire la suite
L'HOSPITAL GUILLAUME DE (1661-1704)

Écrit par :  Jacques MEYER

Mathématicien français né et mort à Paris. Guillaume de L'Hospital, marquis de Sainte-Mesme, a été l'un des premiers élèves de Jean Bernoulli qui lui enseigna les méthodes nouvelles de l'analyse mathématique. Il a fait connaître à l'ensemble des mathématiciens les travaux de Leibniz et des Bernoulli et a introduit la… Lire la suite
LOGIQUE

Écrit par :  Robert BLANCHÉJan SEBESTIK

Dans le chapitre "Leibniz"  : …  L'exception la plus considérable à cette désaffection générale pour la logique est celle de Leibniz. En logique comme ailleurs, ce philosophe de la continuité évite la rupture. Il accepte ce qui a été fait, il le reprend, mais pour l'approfondir. La logique traditionnelle n'est qu'un échantillon d'une logique générale, qui reste à établir. La… Lire la suite
MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

Écrit par :  Ginette DREYFUS

Dans le chapitre "Les polémiques"  : …  d'avis après avoir lu les Réflexions philosophiques et théologiques d'Arnauld. Ses jugements ont surtout cet intérêt que Leibniz les examinera et défendra Malebranche, sinon dans le détail, du moins pour l'essentiel, encore que les deux philosophes s'accordent davantage sur les mots que sur les choses… Lire la suite
MATHÉMATIQUES FONDEMENTS DES

Écrit par :  Jean Toussaint DESANTI

Dans le chapitre "Le « calcul » de Leibniz"  : …  On sait que Leibniz a accompli l'expulsion de l'évidence du champ de la logique et des mathématiques. Cela tient sans doute, ainsi que l'a montré Yvon Belaval dans son livre Leibniz, critique de Descartes, à ce qu'il pratique une autre mathématique que celle de Descartes. C'est un point que nous n'… Lire la suite
MÉCANISME, philosophie

Écrit par :  Joseph BEAUDE

Dans le chapitre "Les développements de la science"  : …  Leibniz, lui, s'oppose vivement à ce dernier. Il a construit son œuvre en grande partie contre Descartes, mais, sans Descartes, Leibniz n'aurait sans doute pas été Leibniz. Même s'il n'a découvert le vrai Descartes que tardivement, lui devant très peu pour sa formation personnelle, sa critique de la physique cartésienne a beaucoup du parricide,… Lire la suite
MÉTAPHYSIQUE

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "Les grands systèmes"  : …  Selon le « principe de raison suffisante », Leibniz estime que, de toute chose, il est possible en droit de rendre raison. Mais les raisons dernières des choses ne se découvrent pas dans le plan du mécanisme. Métaphysiquement considéré, le monde est composé de substances spirituelles, ou monades, qui sont les sujets auxquels… Lire la suite
MODALITÉS, logique

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "Nécessité, contingence et plénitude"  : …  possibilité en mathématiques est relative à nos règles de construction effectives. Quand Leibniz reviendra au paradigme scotiste d'un domaine des possibles indépendant et préexistant à la volonté divine, il rejettera le principe de plénitude et la conception temporelle des modalités pour les nécessités métaphysiques, qu'il distinguera des… Lire la suite
MOTIVATION

Écrit par :  Gaston RICHARDBaldine SAINT GIRONS

ex hypothesi, du déterminisme. C'est une « hypothèse », au dire de Leibniz, que le choix du monde, déterminé conditionnellement par Dieu comme meilleur possible, grâce à un calcul intuitif. Ainsi, la motivation de Jules César à franchir le Rubicon n'est pas comprise dans la « notion éternelle » de Jules César, mais s'enracine dans le « personnage… Lire la suite
NATURE PHILOSOPHIES DE LA

Écrit par :  Maurice ÉLIE

Dans le chapitre "Physique et philosophies de la nature"  : …  Par la suite, Leibniz participe à la « réaction anticartésienne » dont Gilles Deleuze a parlé dans Spinoza et le problème de l'expression. Il nie que la matière puisse se réduire à la géométrieLire la suite
NÉANT

Écrit par :  Jean LEFRANC

La question leibnizienne à laquelle Bergson fait allusion – pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? – n'a cessé d'être reprise dans des contextes philosophiques très divers, malgré le paradoxe très apparent d'un choix impossible entre quelque chose et rien. Mais est-ce par naïveté que Leibniz commente : « car rien est plus simple et plus… Lire la suite
NÉCESSITÉ

Écrit par :  Michaël FOESSEL

Leibniz (1646-1716) distingue, lui, entre les « vérités éternelles » (celles de la logique et des mathématiques) qui sont absolument nécessaires et valent pour tous les mondes possibles et les « vérités de fait » qui régissent les événements et qui, sans être arbitraires, ne sont nécessaires que conditionnellement. Notre monde n'est pas absolument… Lire la suite
NEWTON ISAAC (1642-1727)

Écrit par :  Michel PATY

Dans le chapitre "L'œuvre mathématique"  : …  longue et douloureuse querelle de priorité entre les deux inventeurs, Newton estimant que Leibniz avait utilisé certains de ses manuscrits pour développer son calcul symbolique. On considère généralement qu'il s'agit d'une invention indépendante par les deux savants, qui ont suivi les leçons des mêmes prédécesseurs et notamment la méthode des… Lire la suite
NOTATION MATHÉMATIQUE

Écrit par :  Hans FREUDENTHAL

Dans le chapitre "Les fractions"  : …  Les Indiens écrivaient le dénominateur au-dessous du numérateur ; la ligne de fraction horizontale est usitée chez quelques Arabes ; elle devient usuelle au Moyen Âge chrétien. Pour des raisons typographiques, G. W. Leibniz proposait, sans succès, la notation a : b au lieu de au xixe siècle, A. De Morgan suggérait a/… Lire la suite
PERPÉTUEL MOUVEMENT

Écrit par :  Pierre COSTABEL

Dans le chapitre "Les objections théoriques"  : …  de celui qui lui a donné sa structure logique la plus percutante, Leibniz. Son Essay de dynamique, publié en 1692 – écrit pour affirmer que la mécanique ne se réduit pas à une cinématique et pour expliquer la nature de cette « force vive » dont l'acquisition se fait aux dépens d'une chute de poids, ou… Lire la suite
PROGRÈS

Écrit par :  Bernard VALADE

Dans le chapitre "Schémas de croissance : les modèles leibniziens"  : …  C'est précisément sur le mode problématique qu'entre 1694 et 1716 Leibniz a pensé le progrès. Substituant un idéal d'invention à l'exigence cartésienne de certitudes, il a échappé à la régression dubitative vers le fameux point ferme auquel on est toujours tenu de revenir. L'utilisation de la Lire la suite
RAISONNEMENT

Écrit par :  Robert BLANCHÉ

Dans le chapitre "Raisonnement, intuition et calcul"  : …  ininterrompu et de plus en plus rapide de la pensée, pour pouvoir finalement l'embrasser d'un seul coup. À quoi Leibniz objectait l'insécurité de l'intuition et du sentiment de l'évidence. S'inspirant de vues encore très sommaires et imparfaites de Lulle et de Hobbes, il demandait qu'on assurât la rigueur du raisonnement en le réduisant à un… Lire la suite
SCIENCES SOCIALES PRÉHISTOIRE DES

Écrit par :  Bernard-Pierre LÉCUYER

Dans le chapitre "L'école de la statistique descriptive allemande"  : …  Contrastant avec l'influence exercée en Europe avant lui par Grotius et, après lui, par Leibniz, qui fut recruté comme collaborateur de l'évêque de Mayence par un ancien élève de Conring et qui pourtant était aussi aristotélicien, le rayonnement de ce dernier est resté circonscrit à l'Allemagne. Ainsi s'explique aussi son incompréhension totale des… Lire la suite
SÉMIOLOGIE

Écrit par :  Julia KRISTEVA

Dans le chapitre "Le réseau sémiotique de Leibniz"  : …  Le vaste ensemble de la pensée leibnizienne, traversant de multiples domaines de la réalité et de la pensée dans un projet de mathématisation totale, d'un réseau qu'on voit se construire à la manière de ce que les mathématiques modernes appellent un « modèle tabulaire », est probablement la… Lire la suite
SENTIMENT

Écrit par :  Olivier REBOUL

Dans le chapitre "Le sentiment est-il spécifique ?"  : …  Les intellectualistes ramènent ainsi le sentiment à la connaissance. Il n'est, pour Leibniz, qu'une représentation confuse ; ainsi, le plaisir d'entendre la musique n'est que la représentation confuse des rapports mathématiques qui en sous-tendent l'harmonie. J. F. Herbart et son école font du sentiment l'accord ou le… Lire la suite
SPINOZA BARUCH (1632-1677)

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Le XVIIe siècle et la réaction chrétienne"  : …  tous avec violence et mauvaise foi. Leibniz, qui fut le plus grand parmi les introducteurs du spinozisme en France (à côté de Franz Van den Enden, le maître de latin de Spinoza, de Christiaan Huygens, voisin de Spinoza à Voorburg, ou de Tschirnhaus, l'étudiant allemand qui sert de médiateur entre Leibniz et Spinoza), combat le philosophe de La… Lire la suite
SPONTANÉITÉ

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Ce qui est « spontané » se produit par l'initiative propre d'un agent, sans être l'effet d'une cause extérieure, sans être une réaction ou une réponse à un stimulus quelconque… Lire la suite
STÉNON, STENONIS NICOLAS ou STEENSEN NIELS (1638-1686)

Écrit par :  Françoise DREYER

Dans le chapitre "Une vie consacrée à Dieu"  : …  aux pauvres et mène une vie ascétique. Son apostolat le conduit à Hanovre où il rencontre Leibniz (1646-1716), qu’il influencera considérablement pour sa géologie. Cependant Leibniz admiratif de Sténon scientifique dira de lui : « Il était grand anatomiste, et fort versé dans la connaissance de la nature, mais il en abandonna malheureusement la… Lire la suite
SUBSTANCE

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Leibniz"  : …  L'idée selon laquelle la substance est force et activité se retrouvera, certes, chez Leibniz, mais dans un contexte si apologétique (il s'agit explicitement pour lui de construire une Théodicée) qu'on pourrait dater de ce philosophe le déclin de l'ontologie si une renaissance de l'influence spinoziste, au… Lire la suite
SYMBOLISATION, physique

Écrit par :  Jean-Marc LÉVY-LEBLOND

Dans le chapitre "Naissance d'un langage mathématique"  : …  xviie siècle, avec Newton justement et surtout Leibniz, verra la révolution du calcul infinitésimal (différentiel et intégral) qui transforme profondément le rapport des mathématiques et de la physique à l'écriture. Leibniz est d'ailleurs à l'origine de la plupart des symboles qui vont permettre une véritable écriture mathématique, à… Lire la suite
VATTEL EMMERICH DE (1714-1767)

Écrit par :  Patricia BUIRETTE

Publiciste et diplomate suisse. Né à Couvet dans la principauté de Neuchâtel, Vattel est le fils d'un pasteur de l'Église réformée. Poussé par son père à embrasser la même carrière, il fait ses humanités à l'Université de Bâle, puis étudie à Genève (1733) la théologie et la métaphysique. La lecture des œuvres de Leibniz et… Lire la suite
VÉRITÉ

Écrit par :  Robert BLANCHÉAntonia SOULEZ

Dans le chapitre "De la distinction entre le vrai dans l'être et le vrai dans la pensée à la critique de la vérité comme adéquation"  : …  cartésiennes), les éléments d'une véritable critique des théories classiques de la vérité-adéquation. Celles-ci demeurant en effet soumises aux critères de la vérité dans les sciences mathématiques, dont le modèle est chez Descartes celui de la déduction géométrique et chez Leibniz celui de l'arithmétique (cf., sur cette opposition, Y.… Lire la suite
VIE

Écrit par :  Georges CANGUILHEM

Dans le chapitre "La vie comme organisation"  : …  Dictionnaire de Littré. Pour Descartes, l'orgue organique fonctionne sans organiste. Mais pour Leibniz l'unité structurale et fonctionnelle de l'orgue suppose l'organiste. Sans organisateur, c'est-à-dire sans âme, pas d'organisé ou d'organique. « On ne viendra jamais à quelque chose dont on puisse dire : voilà réellement un être, que lorsqu'on… Lire la suite

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