BOUTIQUECONTACTASSISTANCE
Zone de recherche

Chiffres du MondeAltasAuteursRecherche thématiqueDictionnaire

LEIBNIZ (G. W.), en bref

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

 

Gottfried Wilhelm LeibnizTravailleur infatigable, esprit encyclopédique, G. W. Leibniz aura exercé son incomparable intelligence dans tous les domaines. Paradoxalement, il aura laissé peu de livres, alors qu'il écrivit beaucoup. Directement ou non, il croisa le fer avec tous les grands esprits de son temps (Descartes, Malebranche, Arnauld, Spinoza, Huygens...). Ses recherches dans le domaine de la logique font de lui le véritable réformateur, depuis Aristote, d'une discipline qui était en partie tombée en désuétude. Il suffit d'évoquer quelques-unes de ses inventions ou de ses concepts clés pour mesurer son importance : calcul infinitésimal, formalisation de la logique, optimisme, monadologie, principe de raison suffisante, théodicée... Métaphysicien hors pair, esprit baroque, fin diplomate, polyglotte (il écrit aussi bien en français qu'en latin ou en allemand), Leibniz a marqué son siècle et fécondé jusqu'à nos jours les esprits les plus singuliers (Heidegger, Russell, Deleuze...).

Gottfried Wilhelm Leibniz Photographie

Gottfried Wilhelm Leibniz Esprit encyclopédique, Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) est à la fois philosophe, mathématicien, linguiste, juriste, théologien. Dans la Monadologie (1721), il évoque la possibilité d'une harmonie préétablie de l'Univers. Portrait de Leibniz, Hist. Museum am Hohen Ufer, Hanovre.…

Crédits: AKG Consulter

Francis WYBRANDS

Pour citer cet article

Francis WYBRANDS, « LEIBNIZ (G. W.), en bref  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/leibniz-g-w-en-bref/

Classification thématique de cet article :

 

Offre essai 7 jours

« LEIBNIZ GOTTFRIED WILHELM (1646-1716) » est également traité dans :

LEIBNIZ (G. W.)

Écrit par :  Martine DE GAUDEMAR

Sartre et Nizan s'amusaient à dessiner une monade au bain. Mais une monade peut-elle prendre un bain ? On dirait aujourd'hui : oui ! Car il n'est pas de monades sans organes. Les concepts de G. W. Leibniz, parfois étranges, demandent une grande attention aux textes et à leurs contextes. C'est sans doute pourquoi son œuvre connut une étrange… Lire la suite
LEIBNIZ (G. W.) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Naissance de Gottfried Wilhelm Leibniz à Leipzig. Il est reçu bachelier ès arts sur une dissertation sur le principe d’i ndividuation. Il obtient le grade de docteur en droit à l’u niversité d’Altdorf et publie un De Arte combinatoria. Conseiller à la Cour suprême de Mayence. Voyage à Paris. Nombreuses rencontres politiques et scientifiques… Lire la suite
LEIBNIZ : CALCUL DIFFÉRENTIEL

Écrit par :  Bernard PIRE

Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) publie en 1684 les détails de son calcul différentiel dans son traité Nova methodus pro maximis et minimis, itemque tangentibus. Il y reprend ses découvertes antérieures. Il avait introduit la notation moderne d'une intégrale dès 1675, calculé les dérivées des fonctions usuelles en 1676 et démontré… Lire la suite
MONADOLOGIE, livre de Gottfried Wilhelm Leibniz

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

G. W. Leibniz (1646-1716) n'a publié de son vivant qu'un seul ouvrage d'importance, la Théodicée (1710). La mort de Locke, en 1704, le dissuada de publier les Nouveaux Essais, en réponse à l'Essai sur l'entendement humain du philosophe anglais. Renommé dans toute l'Europe pour ses multiples interventions dans les débats… Lire la suite
ABSOLU

Écrit par :  Claude BRUAIRE

Dans le chapitre "Leibniz"  : …  loin de les résorber, leur confère l'être, puisqu'il est posé comme l'unique mesure de ce qui est. *Le génie de Leibniz s'y est employé. Chaque être, explique-t-il, est sa détermination propre, intrinsèque, mais puisque toute détermination implique le tout systématique des déterminations, il faut que le système complet soit implicitement présent… Lire la suite
AFFECTIVITÉ

Écrit par :  Marc RICHIR

Dans le chapitre "Affectivité et passions dans la tradition classique"  : …  leurs objets (M. Gueroult), devant être traité dans ce cadre plus global. Sur ce point, on le sait, *Leibniz considère l'union de l'âme et du corps dans la monade – l'âme étant l'unité du corps et le corps le point de vue de l'âme – comme l'harmonie préétablie de deux substances métaphysiques : le corps est poussé à exécuter les ordres de l'âme, en… Lire la suite
ART (Aspects esthétiques) - Le beau

Écrit par :  Yves MICHAUD

Dans le chapitre "L'esthétique, une philosophie de l'art"  : …  esthétique, le moment leibnizien est particulièrement intéressant. En effet, il est significatif que* G. W. F. Leibniz emploie indifféremment dans son vocabulaire les termes de Beau et de beauté. Pour lui, la beauté est l'unité dans la diversité, qui renvoie au grand ordre et à l'harmonie de l'univers en tant qu'œuvres d'un Dieu mathématicien. En… Lire la suite
BELAVAL YVON (1908-1988)

Écrit par :  Michel FICHANT

…  forme d'attention à la vie des pensées et des langages qui font la singularité de son entreprise. *Sans doute, au travers de sa thèse de doctorat (Leibniz critique de Descartes, 1960) et de nombreux articles (dont les plus denses sont regroupés dans les Études leibniziennes, 1976), est-il devenu l'un des plus grands – le plus… Lire la suite
BERNOULLI LES

Écrit par :  Universalis

Dans le chapitre "Jacques Bernoulli"  : …  nombres de Bernoulli. – Systématisation du calcul infinitésimal. En 1687, Jacques écrit à *Leibniz pour lui demander de lui préciser de nombreux points obscurs des premiers fondements du calcul infinitésimal parus dans les Acta eruditorum en 1684. Leibniz, absent de Hanovre, ne répondit qu'en 1690 et la tradition veut que pendant… Lire la suite
BIEN, philosophie

Écrit par :  Monique CANTO-SPERBER

Dans le chapitre "Le bien comme perfection"  : …  dans le livre V de l'Éthique (1677) désignera comme « l'amour intellectuel de Dieu ». *On trouve liées chez Leibniz la défense de la conception du bonheur comme plaisir et une conception du bien-perfection. S'opposant à l'école moderne du droit naturel, Leibniz souligne que « le bien est agréable et utile, et [que] l'honnête lui-même… Lire la suite
CALCUL ET RATIONALISATION - (repères chronologiques)

Écrit par :  Pierre MOUNIER-KUHN

…  de l'époque. La Pascaline est peu fiable mais elle démontre la faisabilité du calcul mécanique. * Gottfried Wilhelm Leibniz, qui connaît les travaux de Pascal, réalise suivant un principe différent une machine capable d'effectuer les quatre opérations (addition, soustraction, multiplication, division), pour libérer les savants, notamment les… Lire la suite
CALCUL INFINITÉSIMAL - Histoire

Écrit par :  René TATON

Dans le chapitre "Le problème des tangentes"  : …  de la dérivée d'une fonction algébrique implicite. Cet effort d'algébrisation sera poursuivi par *Leibniz qui, quelques années plus tard, grâce à l'introduction des différentielles, présentera beaucoup plus directement ces résultats dans son célèbre mémoire de 1684, qui fonde le calcul différentiel moderne. Mais ce problème des tangentes (ou des… Lire la suite
CAUSALITÉ

Écrit par :  Raymond BOUDONMarie GAUTIERBertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "Vers la causalité scientifique"  : …  En d'autres termes, il n'est pas seulement réel, il est le seul possible, il est donc nécessaire. *L'extension du principe de raison suffisante, au-delà de la nature, à l'histoire, aux « vérités contingentes ou de fait », et aux raisonnements, comme le propose Leibniz (Monadologie, 30-36), fait apparaître un problème métaphysique… Lire la suite
CLARKE SAMUEL (1675-1729)

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Philosophe et théologien anglais, disciple et ami de Newton, Samuel Clarke joua un rôle important dans la substitution de la physique newtonienne à la physique cartésienne au sein des universités anglaises. Il fut admiré comme prédicateur et il est connu pour ses conférences (les Boyle Lectures, instituées par testament par le physicien… Lire la suite
CONNAISSANCE

Écrit par :  Michaël FOESSELYves GINGRASJean LADRIÈRE

…  part de l'expérience et s'achève en elle (Essai sur l'entendement humain, 1690). Pour* Leibniz au contraire, le sensible n'a pas de réalité propre, il n'est que de l'intelligible confus qu'il s'agit de clarifier. Toute substance contenant la totalité de ses déterminations, la connaissance est une analyse qui s'appuie sur les idées… Lire la suite
CONTINU & DISCRET

Écrit par :  Jean-Michel SALANSKIS

Dans le chapitre "Investissement philosophique de l'opposition"  : …  préférence cette tradition, pour mieux la rejeter. Peut-être tire-t-elle sa force de la pensée de *Leibniz, si l'on veut à tout prix déterminer une origine dans l'histoire de la philosophie : il se trouve en effet que cet auteur, qui fut un des principaux « pionniers de l'infinitésimal » dans le domaine mathématique, a simultanément formulé une… Lire la suite
DÉFINITION

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Traditionnellement, définir, c'est expliciter, lorsqu'il s'agit d'un mot, et, lorsqu'il s'agit d'un être, c'est lui assigner un statut ; on définit par genre prochain et différence spécifique : « La rose est une fleur d'églantier dont les étamines sont devenues pétales. » Cela présuppose : sur le plan ontologique, le primat métaphysique de… Lire la suite
DESCRIPTION ET EXPLICATION

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "L'explication causale"  : …  ce soit, dans l'inanimé comme dans l'animé. La finalité est-elle applicable en nature inanimée ? *Leibniz pense que les lois du mouvement ne sont pas purement mécaniques ni géométriques ; elles sont contingentes et résultent des décisions de Dieu, qui choisit toujours le meilleur. Leibniz s'inspire de données géométriques qu'il transpose à la… Lire la suite
DÉTERMINISME

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "Liberté humaine et nécessité naturelle"  : …  classique allemande (plus précisément du leibnizianisme) à la physiologie française. Pour *Leibniz, dans le cadre d'une harmonie préétablie qui combine le point de vue « local » (le dynamisme spontané des substances individuelles) et le point de vue « global » (création et conservation du « meilleur des mondes possibles »), on peut… Lire la suite
DIEU - Problématique philosophique

Écrit par :  Jacques COLETTE

Dans le chapitre "Dieu et le « cogito »"  : …  se livre à moi dans la pensée, sans que soit annulée la différence. Après Descartes, Malebranche et *Leibniz entreprennent de reconnaître, en raison, l'être de Dieu et de parler de l'ordre de son entendement et de ses desseins, sans pour autant suivre la voie spinoziste de l'émanation nécessaire du fini à partir de l'unique substance. Plus… Lire la suite
DURÉE

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Cette notion indique l'idée de persistance d'un phénomène, de maintenance temporelle d'une réalité. Pour saint Thomas, la durée est, suivant la formule d'E. Gilson, « de même nature que le mouvement même de l'être qui dure ». Descartes, au nom du mécanisme, rejette le principe de permanence fondé par les scolastiques sur les formes substantielles.… Lire la suite
EMPIRISME

Écrit par :  Edmond ORTIGUES

Dans le chapitre "L'équivoque du mot « analytique »"  : …  ce qu'il appelle les « propositions analytiques ». Il faut voir là une critique implicite de ce que *Leibniz appelait les « vérités de raison » (indépendantes de l'expérience). Leibniz accordait aux vérités de raison une portée métaphysique ; il estimait que, dans certaines conditions, ce que notre raison conçoit comme possible nous autorise à… Lire la suite
ENSEMBLES (THÉORIE DES) - Théorie élémentaire

Écrit par :  André ROUMANETJean-Luc VERLEY

Dans le chapitre "Calcul booléen"  : …  *Leibniz, philosophe et mathématicien (1646-1716), recherche un système qui lui permette de formaliser le langage et la pensée. Pour lui, un langage formalisé doit être une pure combinaison de signes, dont seul importe l'enchaînement, de sorte qu'une machine serait capable de fournir tous les théorèmes et que toutes les controverses se résoudraient… Lire la suite
ÉPISTÉMOLOGIE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "L'épistémologie « post-cartésienne »"  : …  plus profonde et la plus riche, qui devait jouer deux siècles après un rôle essentiel, est celle de *Leibniz. Le philosophe de Hanovre n'abandonne aucunement l'idée d'une science qui soit métaphysiquement fondée et nous fasse connaître le réel. Mais cette science ne peut nous présenter celui-ci qu'à travers des systèmes de symboles, qui en font… Lire la suite
ESSAI SUR L'ENTENDEMENT HUMAIN, livre de John Locke

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "Le dialogue manqué avec Leibniz"  : …  par le Français Pierre Coste (1668-1747), protestant exilé à Londres, où elle parut en 1700. *C'est cette édition qu'a connue et annotée Leibniz, auquel Coste fit même parvenir, en 1707, des additions et révisions de Locke. Leibniz avait d'abord tenté de correspondre directement, mais en vain. Le dialogue prendra alors une forme fictive,… Lire la suite
ESTHÉTIQUE - Histoire

Écrit par :  Daniel CHARLES

Dans le chapitre "De Descartes à Kant"  : …  par rapport à l'éthique et au sensible. En second lieu, la philosophie – anticartésienne – de *Leibniz (1646-1716) assigne à l'esthétique une place centrale dans le système du monde : car l'univers reflète l'harmonie intérieure de la monade, et cela rend l'artiste « capable de connaître le système du monde, et d'en imiter quelque chose par des… Lire la suite
ÊTRE, philosophie

Écrit par :  Giulio GIORELLO

Dans le chapitre "L'existence n'est pas un prédicat"  : …  Rappelons brièvement la réponse donnée jadis par *Leibniz. Pour Leibniz, il y a « une raison » pour que quelque chose existe plutôt que rien, en vertu du principe même de la raison suffisante. Cette raison doit se trouver dans un Être nécessaire – autrement, on devrait à nouveau chercher une cause en dehors de lui, en vertu de laquelle lui-même… Lire la suite
EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

Écrit par :  Jean WAHL

Dans le chapitre "Entre l'être et le néant"  : …  unifier tous les phénomènes intérieurs sous l'idée d'âme. Peut-être, sur ce point, la pensée de *Leibniz est-elle plus profonde lorsqu'il parle du monde réel et des mondes possibles. Mais, chez lui, cette idée est liée à celle de Dieu, monade des monades. Le Dieu de Leibniz laisse ouverts bien des problèmes, puisqu'il est l'origine de toutes les… Lire la suite
EXPONENTIELLE & LOGARITHME

Écrit par :  Jean-Luc VERLEY

Dans le chapitre "Logarithmes complexes"  : …  ces résultats étaient en contradiction avec d'autres formules obtenues par J. Bernoulli lui-même. *Leibniz, pour sa part, soutenait que les logarithmes des nombres négatifs ne peuvent être réels. Une mémorable correspondance s'ensuivit entre les deux mathématiciens, de 1700 à 1716. Dès 1728, L. Euler eut le pressentiment qu'il fallait abandonner l… Lire la suite
EXPRESSION, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Ensemble de données perceptives offertes par un être à un moment donné du temps et qui fonctionnent comme des signes manifestant, révélant ou trahissant les émotions, les sentiments et les intentions de cet être. Les sources historiques du concept d'expression appartiennent à la philosophie néo-platonicienne, au spinozisme et à la pensée… Lire la suite
FONCTIONS REPRÉSENTATION & APPROXIMATION DES

Écrit par :  Jean-Louis OVAERTJean-Luc VERLEY

… ab], alors F est de classe C1 sur A et : Ce théorème a été utilisé par *Leibniz. Théorème 2. Dérivation sous le signe somme (Leibniz-Lebesgue). Soit A et I des intervalles de R. On fait les hypothèses suivantes : a) pour tout t l'application ↦ (x) est… Lire la suite
FORMALISME

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "L'idée de connaissance formelle"  : …  unes des conceptions modernes sur la formalisation à la période classique et notamment à l'œuvre de *Leibniz. Le développement du calcul algébrique et de son symbolisme, l'explicitation des concepts de « relation » et de « fonction », sous-tendent, chez ce dernier, l'idée que le calcul, non seulement est la véritable forme du raisonnement rigoureux… Lire la suite
FORME

Écrit par :  Jean PETITOT

Dans le chapitre "Logique transcendantale et mécanique rationnelle"  : …  au concept de dynamique qui intervient ici, celui, d'origine aristotélicienne, qu'on trouve chez *Leibniz. Chez Leibniz coexistent encore l'ontologie qualitative aristotélicienne et l'objectivité physique de la mécanique rationnelle. Parmi les très nombreuses citations qu'on pourrait faire à ce sujet, bornons-nous à un passage particulièrement… Lire la suite
GÉOLOGIE - Histoire

Écrit par :  François ELLENBERGER

Dans le chapitre "Le XVIIe siècle et les théories de la Terre jusqu'en 1729"  : …  mutilée que celle qui se polarise exagérément sur les théories et systèmes abstraits. Le grand *Leibniz élabore vers 1690 une théorie de la formation de la Terre, intitulée Protogaea, mais n'en publie qu'un court résumé (1693 ; le texte complet ne paraît qu'en 1749), néanmoins fort influent. La Terre est un ancien corps incandescent ;… Lire la suite
HASARD & NÉCESSITÉ

Écrit par :  Ilya PRIGOGINEIsabelle STENGERS Universalis

Dans le chapitre " Retour aux origines"  : …  mais non à en découvrir les raisons, qui renvoient à la seule nécessité des volontés divines. Pour *Leibniz, au contraire, la volonté divine, si elle ne doit pas être celle d'un être despotique, et donc imparfait, se conforme au principe de raison : rien n'arrive sans qu'il y ait une raison suffisante pour laquelle ce soit ainsi plutôt qu'autrement… Lire la suite
HEURISTIQUE

Écrit par :  Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI

Dans le chapitre "Heuristique générale ou la logique de la découverte"  : …  ces deux directions de l'heuristique en une version déductiviste systématique – celle de *Leibniz –, et une version inductiviste – celle de Francis Bacon. Leibniz a sans aucun doute forgé le projet le plus radical qu'on puisse imaginer d'une heuristique absolument générale conçue comme logique systématique de la découverte. Logica estLire la suite
IDÉALISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Berkeley"  : …  la substance pensante qui était le support des idées innées. On ne peut pas classer Spinoza et *Leibniz parmi les idéalistes. Leibniz admet l'existence en soi d'objets indépendamment du fait qu'ils sont représentés. En outre, il existe une harmonie qui garantit l'accord entre les perceptions et les choses sans qu'il y ait, de celles-ci à celles… Lire la suite
IDÉALISME ALLEMAND

Écrit par :  Jacques d' HONDT

Dans le chapitre "Kant et « la chose en soi »"  : …  *On se réfère en général à G. W. Leibniz comme au philosophe qui, même s'il n'a peut-être pas créé le mot idéalisme, l'a du moins introduit dans le vocabulaire philosophique. De manière significative, il ne le glisse dans sa Réplique aux réflexions de Bayle qu'en liaison avec le mot matérialisme, pour évoquer « les… Lire la suite
IDENTITÉ

Écrit par :  Annie COLLOVALDFernando GILNicole SINDZINGREPierre TAP

Dans le chapitre "Les critères de l'identité"  : …  le critère de l'« unité de la forme » (selon ses propres termes). Une conception comme celle de *Leibniz qui définit l'identité par la substituabilité salva veritate (« A est identique à B signifie que l'un peut être remplacé par l'autre salva veritate dans une quelconque proposition », in Opuscules et fragments,… Lire la suite
INDIVIDU

Écrit par :  Catherine CLÉMENT

Dans le chapitre "Biologie et collectivité : l'analogie"  : …  le caractère « naturel » de l'analogie et de la métaphore. Une seconde remarque introduit à *Leibniz : la cellule s'appelait antérieurement monade, note Canguilhem, qui ajoute : « L'influence indirecte mais réelle de la philosophie leibnizienne sur les premiers philosophes et biologistes romantiques qui ont rêvé la théorie… Lire la suite
INFINI, mathématiques

Écrit par :  Jean Toussaint DESANTI

Dans le chapitre "L'âge classique"  : …  méthodes de la physique mathématique. Cette seule énumération permet de désigner le point où il convient de se placer, si l'on veut, pour l'âge classique, tracer le profil du concept d'infini mathématique. L'œuvre de *Leibniz se détache comme la région où se nouent les fils de cet écheveau embrouillé que commence à constituer la question de l'infini… Lire la suite
INFINI, philosophie

Écrit par :  Emmanuel LÉVINAS

Dans le chapitre "Le divin infini"  : …  mais cela ne l'empêche pas de voir dans l'indéfini de l'espace l'expression de l'infini divin. Chez *Leibniz, la monade n'est pas seulement l'âme humaine, elle est aussi l'archétype de tout étant. L'infini de l'âme est déjà l'infini de l'univers. Le meilleur des mondes possibles reflète l'infini de Dieu. « Je suis tellement pour l'infini actuel,… Lire la suite
INTELLECT & INTELLIGIBLES

Écrit par :  Édouard-Henri WÉBER

… *Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xviie siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisants arabes… Lire la suite
INTUITION

Écrit par :  Noël MOULOUD

Dans le chapitre "Les étapes majeures d'une philosophie de l'intuition"  : …  vers la cause absolue. On reconnaîtra l'aboutissement de cette grande tradition dans la doctrine de *Leibniz qui résume tout un passé philosophique en proposant des vues d'avenir. La pensée symbolique, appuyée sur la cohérence des écritures, joue un grand rôle, mais elle ne se disjoint nullement de l'intuition intellectuelle. D'une part, la pensée… Lire la suite
JUSNATURALISME

Écrit par :  Simone GOYARD-FABRE

Dans le chapitre "Fonder le droit sur la seule raison humaine"  : …  (Res publica)La controverse entre le juriste Jean de Barbeyrac (1674-1744) et* Leibniz (1646-1716) révèle deux rameaux divergents dans le jusnaturalisme. Pour Leibniz, adversaire de Pufendorf, le rationalisme de la doctrine relève d'un monisme ontologique qui, dans le meilleur des mondes, tire sa force de l'éminente sagesse du… Lire la suite
L'HOSPITAL GUILLAUME DE (1661-1704)

Écrit par :  Jacques MEYER

… *Mathématicien français né et mort à Paris. Guillaume de L'Hospital, marquis de Sainte-Mesme, a été l'un des premiers élèves de Jean Bernoulli qui lui enseigna les méthodes nouvelles de l'analyse mathématique. Il a fait connaître à l'ensemble des mathématiciens les travaux de Leibniz et des Bernoulli et a introduit la notation différentielle dans… Lire la suite
LOGIQUE

Écrit par :  Robert BLANCHÉJan SEBESTIK

Dans le chapitre "Leibniz"  : …  *L'exception la plus considérable à cette désaffection générale pour la logique est celle de Leibniz. En logique comme ailleurs, ce philosophe de la continuité évite la rupture. Il accepte ce qui a été fait, il le reprend, mais pour l'approfondir. La logique traditionnelle n'est qu'un échantillon d'une logique générale, qui reste à établir. La… Lire la suite
MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

Écrit par :  Ginette DREYFUS

Dans le chapitre "Les polémiques"  : …  Lettre sur les comètes, changea d'avis après avoir lu les Réflexions philosophiques et théologiques d'Arnauld. Ses jugements ont surtout cet intérêt que *Leibniz les examinera et défendra Malebranche, sinon dans le détail, du moins pour l'essentiel, encore que les deux philosophes s'accordent davantage sur les mots que sur les choses… Lire la suite
MATHÉMATIQUES FONDEMENTS DES

Écrit par :  Jean Toussaint DESANTI

Dans le chapitre "Le « calcul » de Leibniz"  : …  *On sait que Leibniz a accompli l'expulsion de l'évidence du champ de la logique et des mathématiques. Cela tient sans doute, ainsi que l'a montré Yvon Belaval dans son livre Leibniz, critique de Descartes, à ce qu'il pratique une autre mathématique que celle de Descartes. C'est un point que nous n'aborderons pas ici (cf. infiniLire la suite
MÉCANISME, philosophie

Écrit par :  Joseph BEAUDE

Dans le chapitre "L'expansion"  : …  une manière originale d'être fidèle au cartésianisme. Le mécanisme cartésien par lui s'épanouit. *Leibniz, lui, s'oppose vivement à ce dernier. Il a construit son œuvre en grande partie contre Descartes, mais, sans Descartes, Leibniz n'aurait sans doute pas été Leibniz. Même s'il n'a découvert le vrai Descartes que tardivement, lui devant très… Lire la suite
MÉTAPHYSIQUE

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "Transformation de la métaphysique"  : …  métaphysique moderne, puisqu'on le retrouvera chez Descartes, chez Spinoza, chez Malebranche, chez *Leibniz, et même, en un sens différent il est vrai, chez Hegel et les post-kantiens. Dieu apparaît, en cet argument, comme l'être absolu, l'être que, d'aucune façon, on ne saurait nier, l'être qui existe par soi, l'être qui contient en lui-même sa… Lire la suite
MODALITÉS, logique

Écrit par :  Pascal ENGEL

… , car la possibilité en mathématiques est relative à nos règles de construction effectives. Quand *Leibniz reviendra au paradigme scotiste d'un domaine des possibles indépendant et préexistant à la volonté divine, il rejettera le principe de plénitude et la conception temporelle des modalités pour les nécessités métaphysiques, qu'il distinguera… Lire la suite
MOTIVATION

Écrit par :  Gaston RICHARDBaldine SAINT GIRONS

…  la nature intrinsèque, ex hypothesi, du déterminisme. C'est une « hypothèse », au dire de *Leibniz, que le choix du monde, déterminé conditionnellement par Dieu comme meilleur possible, grâce à un calcul intuitif. Ainsi, la motivation de Jules César à franchir le Rubicon n'est pas comprise dans la « notion éternelle » de Jules César, mais… Lire la suite
NATURE PHILOSOPHIES DE LA

Écrit par :  Maurice ÉLIE

Dans le chapitre "Physique et philosophies de la nature"  : …  ), la célèbre formule selon laquelle l'univers « est écrit en langue mathématique ». Par la suite, *Leibniz participe à la « réaction anticartésienne » dont Gilles Deleuze a parlé dans Spinoza et le problème de l'expression. Il nie que la matière puisse se réduire à la géométrie. On pourrait dire de lui, très brièvement, qu'il soutient un… Lire la suite
NÉANT

Écrit par :  Jean LEFRANC

…  non-être n'est pas »), les fameux paradoxes de Zénon d'Élée ou l'ontologie dialectique de Platon. *La question leibnizienne à laquelle Bergson fait allusion – pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? – n'a cessé d'être reprise dans des contextes philosophiques très divers, malgré le paradoxe très apparent d'un choix impossible entre… Lire la suite
NÉCESSITÉ

Écrit par :  Michaël FOESSEL

… , elles ne sont selon Spinoza (1632-1677) que chimères forgées (nécessairement) par l'imagination. *Leibniz (1646-1716) distingue, lui, entre les « vérités éternelles » (celles de la logique et des mathématiques) qui sont absolument nécessaires et valent pour tous les mondes possibles et les « vérités de fait » qui régissent les événements et qui,… Lire la suite
NEWTON ISAAC (1642-1727)

Écrit par :  Michel PATY

Dans le chapitre "L'œuvre mathématique"  : …  une longue et douloureuse querelle de priorité entre les deux inventeurs, Newton estimant que *Leibniz avait utilisé certains de ses manuscrits pour développer son calcul symbolique. On considère généralement qu'il s'agit d'une invention indépendante par les deux savants, qui ont suivi les leçons des mêmes prédécesseurs et notamment la méthode… Lire la suite
NOTATION MATHÉMATIQUE

Écrit par :  Hans FREUDENTHAL

Dans le chapitre "Les fractions"  : …  Arabes ; elle devient usuelle au Moyen Âge chrétien. Pour des raisons typographiques, G. W. *Leibniz proposait, sans succès, la notation a : b au lieu de au xixe siècle, A. De Morgan suggérait a/b, notation qui se répand de plus en plus. Les précurseurs de nos fractions décimales sont… Lire la suite
PERPÉTUEL MOUVEMENT

Écrit par :  Pierre COSTABEL

Dans le chapitre "Les objections théoriques"  : …  de faire place ici à la mention de celui qui lui a donné sa structure logique la plus percutante, *Leibniz. Son Essay de dynamique, publié en 1692 – écrit pour affirmer que la mécanique ne se réduit pas à une cinématique et pour expliquer la nature de cette « force vive » dont l'acquisition se fait aux dépens d'une chute de poids, ou de… Lire la suite
PROGRÈS

Écrit par :  Bernard VALADE

Dans le chapitre "Schémas de croissance : les modèles leibniziens"  : …  C'est précisément sur le mode problématique qu'entre 1694 et 1716 *Leibniz a pensé le progrès. Substituant un idéal d'invention à l'exigence cartésienne de certitudes, il a échappé à la régression dubitative vers le fameux point ferme auquel on est toujours tenu de revenir. L'utilisation de la méthode de l'indétermination lui a permis de poser les… Lire la suite
RAISONNEMENT

Écrit par :  Robert BLANCHÉ

Dans le chapitre "Raisonnement, intuition et calcul"  : …  et de plus en plus rapide de la pensée, pour pouvoir finalement l'embrasser d'un seul coup. À quoi *Leibniz objectait l'insécurité de l'intuition et du sentiment de l'évidence. S'inspirant de vues encore très sommaires et imparfaites de Lulle et de Hobbes, il demandait qu'on assurât la rigueur du raisonnement en le réduisant à un calcul sur des… Lire la suite
SCIENCES SOCIALES PRÉHISTOIRE DES

Écrit par :  Bernard-Pierre LÉCUYER

Dans le chapitre "L'école de la statistique descriptive allemande"  : …  est encore l'Espagne. Contrastant avec l'influence exercée en Europe avant lui par Grotius et, après lui, par *Leibniz, qui fut recruté comme collaborateur de l'évêque de Mayence par un ancien élève de Conring et qui pourtant était aussi aristotélicien, le rayonnement de ce dernier est resté circonscrit à l'Allemagne. Ainsi s'explique aussi son… Lire la suite
SÉMIOLOGIE

Écrit par :  Julia KRISTEVA

Dans le chapitre "Le réseau sémiotique de Leibniz"  : …  Le vaste ensemble de la* pensée leibnizienne, traversant de multiples domaines de la réalité et de la pensée dans un projet de mathématisation totale, d'un réseau qu'on voit se construire à la manière de ce que les mathématiques modernes appellent un « modèle tabulaire », est probablement la plus grandiose entreprise sémiotique jamais tentée. Les… Lire la suite
SENTIMENT

Écrit par :  Olivier REBOUL

Dans le chapitre "Le sentiment est-il spécifique ?"  : …  l'expliquer. Les intellectualistes ramènent ainsi le sentiment à la connaissance. Il n'est, pour *Leibniz, qu'une représentation confuse ; ainsi, le plaisir d'entendre la musique n'est que la représentation confuse des rapports mathématiques qui en sous-tendent l'harmonie. J. F. Herbart et son école font du sentiment l'accord ou le désaccord… Lire la suite
SPINOZA BARUCH (1632-1677)

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Le XVIIe siècle et la réaction chrétienne"  : …   siècle chrétien ne sont pas moins inquiets et ils réagissent tous avec violence et mauvaise foi. *Leibniz, qui fut le plus grand parmi les introducteurs du spinozisme en France (à côté de Franz Van den Enden, le maître de latin de Spinoza, de Christiaan Huygens, voisin de Spinoza à Voorburg, ou de Tschirnhaus, l'étudiant allemand qui sert de… Lire la suite
SPONTANÉITÉ

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Ce qui est « spontané » se produit par l'initiative propre d'un agent, sans être l'effet d'une cause extérieure, sans être une réaction ou une réponse à un stimulus quelconque. Selon la définition classique de Leibniz, est spontané ce dont le principe est dans l'agent. Être doué de spontanéité, c'est être la source originelle d'actions ou de… Lire la suite
SUBSTANCE

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Leibniz"  : …  *L'idée selon laquelle la substance est force et activité se retrouvera, certes, chez Leibniz, mais dans un contexte si apologétique (il s'agit explicitement pour lui de construire une Théodicée) qu'on pourrait dater de ce philosophe le déclin de l'ontologie si une renaissance de l'influence spinoziste, au xviiie et au… Lire la suite
SYMBOLISATION, physique

Écrit par :  Jean-Marc LÉVY-LEBLOND

Dans le chapitre "Naissance d'un langage mathématique"  : …  à-dire se littéraliser. La fin du xviie siècle, avec Newton justement et surtout* Leibniz, verra la révolution du calcul infinitésimal (différentiel et intégral) qui transforme profondément le rapport des mathématiques et de la physique à l'écriture. Leibniz est d'ailleurs à l'origine de la plupart des symboles qui vont permettre… Lire la suite
VATTEL EMMERICH DE (1714-1767)

Écrit par :  Patricia BUIRETTE

… *Publiciste et diplomate suisse. Né à Couvet dans la principauté de Neuchâtel, Vattel est le fils d'un pasteur de l'Église réformée. Poussé par son père à embrasser la même carrière, il fait ses humanités à l'Université de Bâle, puis étudie à Genève (1733) la théologie et la métaphysique. La lecture des œuvres de Leibniz et de Christian Wolff va… Lire la suite
VÉRITÉ

Écrit par :  Robert BLANCHÉAntonia SOULEZ

Dans le chapitre " Philosophie"  : …  ), les éléments d'une véritable critique des théories classiques de la vérité-adéquation. *Celles-ci demeurant en effet soumises aux critères de la vérité dans les sciences mathématiques, dont le modèle est chez Descartes celui de la déduction géométrique et chez Leibniz celui de l'arithmétique (cf., sur cette opposition, Y. Belaval : Lire la suite
VIE

Écrit par :  Georges CANGUILHEM

Dans le chapitre "La vie comme organisation"  : …  le Dictionnaire de Littré. Pour Descartes, l'orgue organique fonctionne sans organiste. *Mais pour Leibniz l'unité structurale et fonctionnelle de l'orgue suppose l'organiste. Sans organisateur, c'est-à-dire sans âme, pas d'organisé ou d'organique. « On ne viendra jamais à quelque chose dont on puisse dire : voilà réellement un être, que… Lire la suite

Afficher la liste complète (71 références)

 

Voir aussi

 

Accueil - Contact - Mentions légales
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter le dictionnaire de l'Encyclopædia Universalis
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2014, Encyclopædia Universalis France. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média