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LE POUVOIR D'ACHAT DE LA MONNAIE, livre de Irving Fisher

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2.  La théorie quantitative de la monnaie et les phases transitoires

Le premier apport de cet ouvrage consiste en un exposé rigoureux de la théorie quantitative de la monnaie, théorie qui avait déjà fait l'objet de nombreuses formulations (de la part, notamment, de David Hume et David Ricardo). Mais elle désignait alors davantage une conception du rôle de la monnaie, comme simple intermédiaire des échanges, qu'un ensemble de propositions bien identifiées : elle se résumait à la croyance selon laquelle l'instabilité des prix provient de causes monétaires. Le mérite de Fisher est de proposer « une révision consciencieuse de cette vénérable théorie » en lui donnant des fondements précis. Les hypothèses formulées au sujet de V, V', M' et T représentent un premier pas dans ce sens en établissant une relation de proportionnalité entre M et P. Mais restait à préciser le sens de la causalité. À cette fin, Fisher suppose que l'offre de monnaie est exogène : les autorités monétaires exercent un contrôle direct sur la masse monétaire et en fixent le volume en fonction d'objectifs propres. Il en déduit que c'est nécessairement le niveau général des prix qui s'ajuste à la quantité de monnaie en circulation. La théorie quantitative tient dans cette conclusion : toute augmentation de la quantité de monnaie entraîne une augmentation proportionnelle du niveau général des prix. Autrement dit, à la suite d'une augmentation de M, les prix augmentent d'un montant proportionnel, tandis que les valeurs relatives des biens restent inchangées : la monnaie est neutre.

Le second apport de cet ouvrage réside dans la prise en compte de « périodes de transition » : durant celles-ci (que Fisher estime d'une durée de dix ans), la relation de la théorie quantitative n'est pas vérifiée car l'ensemble des facteurs présents dans l'équation générale des échanges connaissent des fluctuations. C'est le cas notamment de V et V'. À la suite d'une hausse du niveau général des prix, et, par conséquent, d'une baiss […]

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Écrit par :  Bernard GAZIER

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