4. Agrandissements de l'ancienne cité
La Citadelle une fois édifiée, la ville se donna de l'air, en démolissant une partie des remparts fatimides, tout au moins au sud et à l'ouest. Cependant, la poussée démographique exigeait des agrandissements : vers le sud, la ville s'étend jusqu'à Fostat (Le Vieux-Caire actuel), dont elle avait besoin comme port sur le Nil. Toutefois, entre les deux cités, de beaux jardins subsisteront jusqu'au début du xive siècle. À l'ouest, c'est la course au Nil, en attendant que l'île de Bulaq devienne la nouvelle rive et concurrence avec succès le port de Fostat. Un des derniers vizirs fatimides, pour parer à une menace des croisés, avait fait incendier Fostat en 1169, afin de pouvoir mieux se consacrer à la défense du Caire. Ce désastre avait été bien vite réparé ; le pèlerin andalou Ibn Djubair, qui passa à Fostat en 1183, constate : « La plus grande partie en est reconstruite et les édifices s'y suivent sans interruption. » On ne songea pas à un élargissement vers l'est : les terrains, au nord et au sud de la Citadelle, servaient déjà de cimetières, et c'est là que s'élèveront un peu plus tard les magnifiques mausolées des sultans et des officiers mamlouks. L'extension vers le nord fut insignifiante, tout au plus un quartier de petits commerçants se développa-t-il en dehors du Bab al-Futuh et du Bab al-Nasr.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 9 pages…



