Né à Versailles, fils d'un palefrenier du roi. Fusilier puis caporal aux gardes françaises, Lazare Hoche, pendant ses heures de loisir et de congé, confectionne des ouvrages de dentelle qu'il vend pour avoir de quoi s'acheter des livres ; passionné surtout de Plutarque et de Rousseau, il acquiert une solide instruction. Ardemment « patriote », il entraîne ses camarades à la prise de la Bastille, puis devient sergent dans la garde nationale parisienne et entraîne son bataillon à marcher sur Versailles en octobre 1789. Il poursuit son instruction militaire et, en même temps, prend part à l'action politique ; il correspond avec Marat, qui publiera des textes de lui dans L'Ami du peuple, et restera toujours son fervent admirateur. Il sert comme capitaine à la défense de Thionville en septembre 1792 puis passe à l'armée du Nord, où il s'oppose à la trahison de Dumouriez. En octobre 1793, il est nommé le même jour général de division et commandant en chef de l'armée de la Moselle ; le 26 décembre, il remporte l'éclatante victoire du Geisberg, qui sauve l'Alsace. Mais il s'est attiré la jalousie de Pichegru et l'inimitié de Saint-Just ; de plus, ses sympathies maratistes vont […]
