2. Laques japonais
• Technique
Au Japon, la préparation du laque se pratique comme en Chine. Il s'emploie surtout sur le bois, parfois sur le bambou, le papier mâché, le tissu, le cuir, la poterie. Les revêtements de base, généralement noirs, se posent sur des apprêts très soignés et subissent plusieurs polissages. On fait parfois usage de laques translucides, colorés ou non, pour laisser apparaître le grain d'un bois précieux. Le maki-e, décor d'or et d'argent, donne lieu à de très nombreuses variantes. Sur le fond encore humide, les motifs sont saupoudrés d'une poussière d'or ou d'argent et recouverts ensuite d'une couche de laque qui sera polie jusqu'à ce que transparaisse le métal. Le hiramaki-e (décor plat) s'accompagne souvent du takamaki-e (décor en relief). Vers le xiie siècle apparaît le nashiji, qui utilise des parcelles d'or irrégulières et sert surtout pour animer les fonds. Le décor peut être rehaussé de fils d'or ou de petites parcelles de forme géométrique (kirikane). Des incrustations de nacre (raden) sont employées seules ou combinées avec le maki-e. Les laques sculptés tiennent une place moins importante qu'en Chine ; le type populaire (kamakura-bori) superpose des laques noirs et rouges sur des bases sculptées. Le procédé du negoro-bori fait alterner des couches rouges et noires sur des pièces sans autre décor. Il faut signaler, enfin, que la technique chinoise du laque sec a été utilisée à l'époque de Nara (710-794) pour une statuaire bouddhique colorée et dorée qui pouvait atteindre la taille humaine.
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