3. Structure linguistique
• Le système phonique
Le consonantisme est d'une grande richesse. L'état le plus ancien auquel la grammaire comparée permet d'accéder semble avoir comporté vingt-sept phonèmes. Une partie de ces phonèmes est réalisée à des points postérieurs extrêmes de l'appareil phonatoire : voile du palais, pharynx et larynx. Ainsi, les langues chamito-sémitiques attestent l'existence de deux consonnes vélaires, deux pharyngales, deux laryngales. Ces consonnes d'arrière se présentent par paires, avec une sonore (comportant des vibrations des cordes vocales) et une sourde (sans vibrations). Mais pour d'autres consonnes, celles qui s'articulent dans la région comprise entre les dents et la voûte palatine, le système comporte un troisième phonème avec des traits spécifiques, pour chaque point d'articulation. En berbère ou en arabe, la réalisation de ce troisième phonème s'accompagne d'un mouvement de l'arrière-bouche et d'une constriction du pharynx. Dans les langues éthiopiennes, ces phonèmes de la troisième série mettent en jeu une occlusion glottale concomitante à l'articulation propre.
Le système vocalique est pauvre. En tout trois timbres : a, i, u, réalisés sous des quantités longues ou brèves. De très nombreux dialectes arabes, par exemple, fonctionnent avec quatre ou cinq voyelles, tandis que le berbère (à l'exception du parler des Touareg) n'en connaît que trois.
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