Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Gérald ANTOINE, Jean-Claude CHEVALIER, Loïc DEPECKER, Françoise HELGORSKY
Pour rendre compte de l'évolution d'une langue, le linguiste distingue traditionnellement deux sortes de facteurs : des facteurs internes, c'est-à-dire des mécanismes de changements proprement linguistiques, dus aux modifications et au réaménagement des systèmes, et des facteurs externes, à savoir les modifications de la société, des techniques,… Lire la suiteÉcrit par : Jean DERIVE, Jean-Louis JOUBERT, Michel LABAN
Dans le chapitre "La francophonie littéraire africaine" : … *La publication en 1948 de l'Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française, rassemblée par Léopold Sédar Senghor (1906-2001) et préfacée par Jean-Paul Sartre, marque la révélation de la littérature africaine de langue française. L'ouvrage impose, par le choix de ses textes, une image, vite consacrée, du poète de la… Lire la suiteÉcrit par : Loïc DEPECKER
Dans le chapitre "Motivations et points de tension" : … peut aussi être l'expression de changements d'équilibres économiques, comme ce fut le cas pour la *langue française au Québec dans les années 1960, les francophones ayant alors massivement accédé aux postes de commande économiques, ou pour le flamand en Belgique à partir des années 1950 tout particulièrement. Identité, économie, enjeux de pouvoir… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *Humaniste et prélat français, c'est en tant que traducteur que Jacques Amyot s'imposa comme grand écrivain. Né à Melun d'une famille modeste, « le Plutarque françois » fait à Paris de brillantes études, de grec notamment, et est reçu maître ès arts à dix-neuf ans. En 1534 ou 1535, poussé par le désir de faire du droit, ou par l'inquiétude à la… Lire la suiteÉcrit par : Milovan STANIC, François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "La question du « merveilleux chrétien »" : … de grandeur nationale lié à l'absolutisme naissant, et qui passait notamment par l'affirmation de* la langue française, en lieu et place du latin et des autres langues – à commencer par l'italien – pouvant prétendre à sa succession en Europe. Historiquement lié à l'Académie française, création du Cardinal, il trouve l'un de ses premiers champions… Lire la suiteÉcrit par : André CRÉPIN
… *L'anglo-normand est la variété de français parlée et écrite en Angleterre du xiie au xive siècle inclus. Après la conquête de l'Angleterre par Guillaume de Normandie (1066) et l'avènement des Plantagenêts (1154), le français vint s'ajouter au latin et à l'anglais. Le latin de l'Église et de ses clercs était… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Jean CALVET
… *Linguiste suisse, Bally est l'élève de Ferdinand de Saussure, auquel il succède à la chaire de linguistique générale de l'université de Genève ; avec Albert Sechehaye et Albert Riedlinger, il assure la publication posthume du Cours de linguistique générale. La plus grande partie de son œuvre est consacrée à la stylistique. Celle-ci est,… Lire la suiteÉcrit par : Guido PEETERS
Dans le chapitre "Les revendications sociales et culturelles" : … eux non plus feindre d'ignorer la publication de l'encyclique Rerum novarum (1891). *Il était également étonnant que, au xixe siècle, la Belgique fût gouvernée en français, langue que 60 p. 100 de la population ne comprenait pas. Le gouvernement provisoire, qui était issu de la classe dominante, avait proclamé en… Lire la suiteÉcrit par : Xavier MABILLE
Dans le chapitre "Les limites du fédéralisme" : … et culturelle de la Flandre et que de nombreux partis et groupes ont relayé cette revendication, *il subsiste une importante population d'expression française dans la périphérie de Bruxelles, tout particulièrement dans six communes situées, aux termes de la loi, dans la région de langue néerlandaise, mais qui comptent une majorité d'habitants… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… est avant tout considérée comme étant une éminente spécialiste de la langue du quotidien, ce *français parlé auquel elle consacra une part notable de sa carrière et dont elle contribua à élever l'étude au rang de discipline à part entière. Née en 1935 à Lyon dans une famille où se mêlent à la langue française le russe, le grec ou encore le… Lire la suiteÉcrit par : Jean MARMIER
… *Le plus « honnête homme » de la Compagnie de Jésus, et le plus estimé dans le monde, malgré une formation théologique, reçue à Bourges, et une carrière enseignante, commencée à Tours, puis vouée à des préceptorats flatteurs. L'éducation des jeunes princes de Longueville, celle de Seignelay, fils de Colbert, après un séjour à Dunkerque comme… Lire la suiteÉcrit par : Xavier MABILLE, Christian VANDERMOTTEN
Dans le chapitre "La question politique bruxelloise" : … quasi paritaire entre francophones et Flamands. Lors de l'indépendance, l'État belge a fait choix du* français comme langue des affaires publiques. Or Bruxelles était une ville où la majorité pratiquait un dialecte flamand, proche de la frontière linguistique mais au nord de celle-ci. Cette option linguistique initiale était étroitement liée à la… Lire la suiteÉcrit par : Roger BERNARD, André BLANC, Christophe CHICLET, Nadia CHRISTOPHOROV, Jack FEUILLET, Vladimir KOSTOV, Edith LHOMEL, Robert PHILIPPOT
Dans le chapitre "Lexique" : … aussi bien dans le vocabulaire concret que dans le vocabulaire abstrait. Beaucoup de mots d'origine *française, comme mersi, pardon, tupe, gaf, sont d'usage courant et certains emprunts provoquent souvent les réactions des puristes. Il est vrai que le bulgare est assez perméable aux néologismes. À l'heure actuelle… Lire la suiteÉcrit par : Michel BRUNET, Louis MASSICOTTE
Dans le chapitre "Un pays indépendant" : … distincte, avait obligé les auteurs de la nouvelle Constitution à créer la province de Québec. *La majorité des Québécois était à l'époque et est demeurée francophone. Néanmoins le Québec, à cause du rôle primordial qu'a toujours joué la ville de Montréal dans l'économie de la vallée du Saint-Laurent, comptait alors et compte encore une… Lire la suiteÉcrit par : Ludger BEAUREGARD, Alain PAQUET, Henri ROUGIER
Dans le chapitre "La mosaïque ethno-linguistique canadienne" : … de 2006, 60 p. 100 des Canadiens ont déclaré l'anglais comme seule langue maternelle, 23 p. 100 le *français, et 20 p. 100 une autre langue, mais chaque recensement enregistre une progression des langues originaires du continent asiatique. En ce qui concerne les Canadiens déclarant le français comme langue maternelle, neuf sur dix vivent au Québec… Lire la suiteÉcrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
… *Dans les langues flexionnelles, chacune des marques morphologiques, dont l'ensemble est appelé flexion, et qu'on assigne à toute catégorie grammaticale faisant partie du syntagme nominal ou le représentant. Ce phénomène constitue le caractère formel et repérable de la rection, ou ensemble des rapports syntaxiques des éléments d'… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Jean CALVET, Guy ERISMANN, Jean-Claude KLEIN
Dans le chapitre " Un exemple : la chanson en France" : … On se plaît à rappeler que le premier texte connu de la langue *française fut une séquence chantée, dont le manuscrit se trouve à la bibliothèque de Valenciennes : la Cantilène de sainte Eulalie, probablement composée au début du ixe siècle. Chez tous les peuples, semble-t-il, des paroles cadencées par un rythme très… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
… *Dès la conclusion du traité d'Arras (1435) entre Charles VII et Philippe le Bon, une partie des troupes utilisées au cours de la lutte des Armagnacs et des Bourguignons devient inutile, d'autant plus que le roi de France a déjà entamé la création du noyau d'une armée permanente. Après la trêve de 1444, le roi renvoie une partie des « écorcheurs »,… Lire la suiteÉcrit par : Bernard QUEMADA
Dans le chapitre "Historique" : … ont ouvert la voie aux premiers grands répertoires des principales langues européennes. Pour le* français, l'artisan en fut sans conteste Robert Estienne, auteur d'un Thesaurus linguae latinae (1532) de réputation internationale (encore revu et réédité en Italie en 1771 par Forcellini). La version bilingue à l'usage des étudiants, le… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
Écrit par : Jean-Paul BRONCKART, Jean-Louis CHISS
… pour parvenir à l'efficacité souhaitée par les décideurs politiques et la société tout entière. *Parfois, comme dans le contexte francophone, le sentiment de crise de l'enseignement de la langue se double d'une appréhension concernant le devenir même de cette langue ; celle-ci y est conçue comme un patrimoine menacé par les effets conjugués de l… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POUILLOUX
… *Après avoir fait à Paris des humanités classiques très soignées, Étienne Dolet entreprend le traditionnel tour des universités européennes, notamment à Padoue, qui est l'un des centres les plus réputés de l'humanisme italien avec une forte coloration épicurienne. Après un passage à Toulouse (droit), où son éloquence fait des ravages dans les… Lire la suiteÉcrit par : Pierre CLASTRES
Dans le chapitre "Histoire, culture et ethnocide" : … À chaque développement du pouvoir central correspond un déploiement accru du monde culturel. *La culture française est une culture nationale, une culture du français. L'extension de l'autorité de l'État se traduit dans l'expansionnisme de la langue de l'État, le français. La nation peut se dire constituée, l'État se proclamer détenteur… Lire la suiteÉcrit par : Xavier MABILLE
Dans le chapitre "Flandre" : … entre elles et avec les couches supérieures. Le cas crucial était déjà celui de Bruxelles où le *français progressait sensiblement tout en demeurant la langue d'une minorité (inférieure à 15 p. 100 selon les estimations de H. Hasquin, 1979). Le mouvement de francisation y entraîna une ségrégation entre le « haut de la ville » (où dominait le… Lire la suiteÉcrit par : Theodore ZELDIN
Dans le chapitre "La langue" : … qui leur donnent un semblant d'identité nationale, le dernier vêtement à tomber serait la langue. *La langue française est, parmi ce que possèdent les Français, le bien le plus commun. Une nation qui parle une autre langue que la sienne, a dit Sénac de Meilhan au xviiie siècle, finit par perdre son caractère national. On pense… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis JOUBERT
*L'existence d'une francophonie littéraire, distincte de la tradition littéraire française, s'est lentement affirmée à partir de la seconde moitié du xxe siècle. Ce que montre l'usage de la langue qui tend à établir une différence entre « littérature francophone », au singulier (l'… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis JOUBERT
Au-delà* de sa définition première (l'ensemble des personnes qui utilisent régulièrement le français, qu'il soit langue maternelle, langue d'usage, langue d'enseignement ou langue choisie par désir personnel), la francophonie reste une notion malaisée à circonscrire. Les nombreuses manifestations qu'elle… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Yves LAMBERT
… *Au moment de la conquête romaine, la langue celtique qui était parlée en Gaule cisalpine et transalpine est le gaulois. C'est l'un des témoins connus du « celtique continental », avec le celtibère et le lépontique. Tandis que les différents rameaux du celtique insulaire sont attestés plus tardivement et par des documents abondants (certains rameaux… Lire la suiteÉcrit par : Jacques CELLARD
… *Aucun grammairien depuis Vaugelas n'a été aussi représentatif que Maurice Grevisse du souci français d'un « bon usage » de la langue, et aucun n'a connu une telle notoriété. Rien de commun cependant entre les deux hommes, sinon le goût du beau langage et du travail bien fait. Vaugelas est parisien, noble, familier de Richelieu et de la Cour.… Lire la suiteÉcrit par : Antoine MARÈS
Dans le chapitre "Écrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre "Du code oral au code écrit" : … d'une façon originale, en s'éloignant des orthographes sœurs des langues romanes. L'écriture du *français se présente en effet comme un système très complexe composé de divers types de signes linguistiques, ainsi qu'en témoignent les travaux de Nina Catach et de son équipe. Le premier niveau est celui des « phonogrammes » ou stock des graphèmes… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
Émile Littré se confond aujourd'hui avec son grand œuvre, le Dictionnaire de la *langue française. On cite le Littré, on l'invoque comme un recours suprême réglant également le bon usage mais ouvrant sur l'histoire de la langue. Plus encore, user du Littré appartient aux pratiques du lecteur lettré ;… Lire la suiteÉcrit par : Ian Dalrymple McFARLANE
Dans le chapitre "Du pétrarquisme à la poésie amoureuse" : … Les circonstances n'étaient pas propices à la survivance de ce groupe ; en outre, à Lyon, *la poésie en langue maternelle allait prendre les devants, et cela grâce à des écrivains qui appartenaient à la ville ou à la région. Le premier et le plus grand est sans doute Maurice Scève. Mais, jusqu'à un certain point, les débuts de la Pléiade s… Lire la suiteÉcrit par : Marie Pierre BALLARIN, Chantal BLANC-PAMARD, Charles CADOUX, Hubert DESCHAMPS, Bakoly DOMENICHINI-RAMIARAMANANA, Paul LE BOURDIEC, Hervé RAKOTO RAMIARANTSOA, David RASAMUEL, Universalis
Dans le chapitre "Condition de la littérature malgache" : … néocolonialisme jugé responsable de tous les maux (sous-développement, corruption, népotisme...) et *la langue française, à la fois perçue comme symbole de l'impérialisme occidental et première cause des échecs scolaires et universitaires de plus en plus nombreux. À l'arrière-plan, une certaine population des villes, sans regard pour la campagne et… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Christiane CHAULET ACHOUR, André MANDOUZE
Dans le chapitre "La littérature maghrébine de langue française" : … *Écrire dans la langue du colonisateur sans s'y aliéner ? Depuis son émergence, cette question hante la littérature maghrébine de langue française. Mais était-il possible, sous la domination coloniale, d'écrire dans une autre langue ? Une fois accumulé, un patrimoine littéraire doit-il être gommé au nom d'une « pureté » linguistique ? Les trois… Lire la suiteÉcrit par : Antoine ADAM
Dans le chapitre "Équilibre et clarté" : … pas davantage un jeu gratuit. Elle lui fournit le moyen d'affirmer sa pensée avec plus de force. *C'est pour la même raison qu'il attache tant d'importance à la langue. Moderne, il écarte les mots et les tours qui, dans la poésie antérieure, ont vieilli. Il n'admet pas qu'une expression soit légitime pour cette seule raison qu'elle nous vient des… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BALANS, Pierre BOILLEY, François BOST, Universalis
Dans le chapitre "Affirmation du pouvoir et difficultés internes" : … à s'exprimer, notamment à l'occasion des élections législatives de mai (liste unique du P.P.M.). *Francophones plus qu'arabophones, les Négro-Mauritaniens se voient écartés des postes administratifs les plus élevés. Lorsque, en janvier 1966, la loi sur l'arabisation entre en vigueur, des élèves noirs se mettent en grève, soutenus par certains… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *L'un de ces abbés qui occupent tant de place dans l'histoire de la littérature française au xviie siècle. Un abbé, mais non un prêtre : il n'ira pas au-delà du sous-diaconat qu'il reçoit en 1648 ; ses confortables revenus ecclésiastiques lui permettent dès lors de donner tout son temps aux études et aussi, plus tard, à la vie de… Lire la suiteÉcrit par : Benoît de CORNULIER
Dans le chapitre "Métrique syllabique simple : le vers français classique" : … que dans la délimitation de la fin des mesures, en fonction de la loi prosodique suivante :* en français, tant en prose qu'en vers, la fin d'une unité rythmique est pour ainsi dire scandée par sa dernière syllabe masculine ; si sa dernière syllabe est féminine, elle ne peut avoir cette valeur conclusive (comme si son moindre « poids » l'en… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Dans le chapitre "L'avènement des langues vernaculaires" : … 29 vers qui célèbre, mais en langue vulgaire, en « roman », les mérites et le martyre de la sainte. *Ce texte en vers assonancés n'est pas l'acte de naissance de la langue française : les Serments de Strasbourg, qui voient Charles le Chauve et Louis le Germanique s'allier contre leur frère Lothaire en 842, jouent ce rôle. Mais il est l'un… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie PRUVOST-BEAURAIN
… idéal serait, au contraire, qu'à chaque espèce soit attaché un nom et un seul. Dans ce domaine, la *langue française, à laquelle il faut joindre ses variantes régionales, a développé un vocabulaire très riche, dont nous évoquerons quelques traits marquants. Parmi les divers noms désignant une même espèce, le meilleur – dont l'emploi est à… Lire la suiteÉcrit par : Pierre BEC, Charles CAMPROUX, Philippe GARDY
… selon les régions. L'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), qui instaure le monopole de la seule *langue française pour tous les actes publics, a donc été plus souvent la consécration d'un fait que sa cause réelle. Malgré une intéressante renaissance littéraire, au xvie siècle, sous le signe du pétrarquisme, la langue d'oc est… Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Écrit par : Liselotte BIEDERMANN-PASQUES, Fabrice JEJCIC
Dans le chapitre "Le système de transcription graphique, adopté à une époque donnée" : … *Le très ancien français a adopté dès les premiers textes écrits (viiie-ixe siècle) le système alphabétique latin, en l'adaptant pour la notation des sons nouveaux du français. Les diphtongues du très ancien français ont été notées par la combinaison des signes-voyelles du latin, qui sont demeurés inchangés… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel LENIAUD
Dans le chapitre "La politique de la langue" : … tous les groupes parlant une langue particulière ne possèdent pas un territoire spécifique –, la *langue constitue l'une des strates les plus fondamentales du patrimoine. Or l'évolution d'une langue ne relève pas tant d'un déterminisme philologique que d'un effort volontaire, d'une conscience qui accompagne l'essor d'une conscience nationale. Les… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *Poète français, mais aussi grammairien, mathématicien et médecin, esprit mobile et curieux, bouillonnant d'aspirations et d'idées. Un peu plus âgé que Ronsard et que Du Bellay, il fait la connaissance du premier puis du second avant même qu'ils n'entrent au collège de Coqueret, et leur prodigue ses conseils. Il préside ainsi aux origines de la… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert GADOFFRE
Dans le chapitre "Du centre à la périphérie" : … Art poétique d'Horace, publiée en 1545. C'est lui qui a convaincu Ronsard et Du Bellay de *la nécessité de faire revivre en français les genres antiques tels que l'ode, l'épître, l'élégie, la satire, la comédie, la tragédie. De sept ans plus âgé que le jeune Ronsard, Peletier du Mans semble s'être montré un parfait agent de liaison. Après… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *Le purisme est la réaction conservatrice du grammairien en face de la création linguistique du rhéteur ou du poète qui tend à bouleverser l'ordre du langage. Ainsi exclut-il tout archaïsme ou néologisme, tout écart par rapport au vocabulaire « convenable » dont usent les « honnêtes gens », toute innovation syntaxique et partant, toute forme… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MARGOLIN
… *Humaniste français qui entreprit dans la science du temps de la Réforme une critique analogue à celle de Luther et de Calvin dans l'ordre religieux. Né à Cuth, dans le Vermandois, Ramus appartient à une famille très modeste ; son père est laboureur et son grand-père charbonnier. À huit ans, il fait seul à pied le voyage de Paris ; il y revient à… Lire la suiteÉcrit par : Édouard GUITTON
Dans le chapitre "À contre-courant" : … Le monument auquel Rivarol songeait avant de mourir ne partait d'une étude des mots de la langue *française que pour mieux remonter aux éléments fondamentaux de la connaissance et visait à présenter l'homme « dans l'ordre intellectuel, dans le langage en général, dans la langue française en particulier, dans l'ordre social » : inventaire qu'il… Lire la suiteÉcrit par : Jacques CELLARD
… (1945) donnent une impulsion décisive à son goût instinctif pour les problèmes de vocabulaire. *Il constate alors qu'aucun des dictionnaires en usage à l'époque ne lui permet, pour les besoins d'une traduction ou d'une rédaction précises, d'aller de proche en proche à la découverte du mot juste. Il lui faut pour cela doubler le dictionnaire de… Lire la suiteÉcrit par : Gustav INEICHEN
Dans le chapitre "Le gallo-romain" : … Les parlers du territoire de la Gaule appartiennent typologiquement soit au* français, soit à l'occitan. Pour autant qu'on accepte la frontière sud de l'expansion du superstrat francique, sur la base, par exemple, de la répartition géographique de paires comme aune/verne, on peut délimiter à l'origine le groupe fortement innovateur du… Lire la suiteÉcrit par : Henri PEYRE, Henri ZERNER
Dans le chapitre "Le romantisme en France" : … remplies pour que les romantiques pussent enfin l'emporter. La première était l'élargissement de la *langue, l'abandon d'une diction poétique vieillotte, et même d'une clarté louable (celle de Voltaire, de Marivaux, de Laclos) qui se prêtait mal à la traduction du chaos des âmes tourmentées ou à la rhétorique amie du vague des passions et du… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CERQUIGLINI
… *La bibliothèque de Valenciennes conserve un manuscrit latin où l'on copia, sans doute à l'abbaye de Saint-Amand-les-Eaux dans la première moitié du ixe siècle, une traduction latine des œuvres de saint Grégoire de Nazianze. Ce manuscrit fut ensuite l'objet d'une double intervention qui lui donne une place éminente dans l'… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CERQUIGLINI
… *Au soir de la bataille de Fontenoy (juin 841), Lothaire, qui hérite légitimement de son père Louis le Pieux le vaste empire de Charlemagne, est en déroute. Il a été vaincu par son frère Louis le Germanique et par son demi-frère Charles le Chauve, alliés militairement. Pour l'Église, pour les clercs qui entourent les deux jeunes princes, cette… Lire la suiteÉcrit par : Loïc DEPECKER
Dans le chapitre "Quelques écoles de pensée" : … anglicismes dans la langue française qui a orienté l'attention vers les vocabulaires spécialisés. *Les conditions de survie du français comme langue des sciences et techniques ont conduit à s'interroger sur les conditions de possibilité de la terminologie, discipline susceptible d'avoir pour objet l'analyse et le traitement des … Lire la suiteÉcrit par : Ron ADAMS, Universalis
Dans le chapitre "Géographie" : … Le bichlamar, forme de pidgin élevée au rang de langue nationale, est, avec l'anglais et le *français, l'une des trois langues officielles. Depuis l'indépendance, le gouvernement tente d'instaurer un système éducatif unifié, anglophone, mais l'aide économique venant de Paris permet de maintenir les écoles francophones qui accueillent les… Lire la suiteÉcrit par : Michel BRAUDEAU
… *Auteur des Remarques sur la langue française, publiées en 1647. On ne peut dire que cet ouvrage de Vaugelas constitue à proprement parler une grammaire ; il s'agit plutôt d'une suite, assez libre, de remarques s'adressant aux « honnêtes gens ». L'auteur ne cherche pas tant à décrire ou à expliquer qu'à indiquer le bon usage, « composé de l… Lire la suite
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