Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Dominique FERNANDEZ, Pierre LAROCHE, Angélique LEVI, Jean-Paul MANGANARO, Philippe RENARD, Jean-Noël SCHIFANO
Traiter de l'esthétique d'une langue, c'est se faire chasseur d'ombres. La linguistique moderne a assez démontré qu'une langue en soi n'est ni belle ni laide, que les considérations par lesquelles on justifie tel ou tel choix sont inspirées par des goûts personnels, que les règles sur lesquelles il se fonde n'ont rien de rigoureux ni de logique,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul MOURLON
… *Académie littéraire italienne fondée à Florence en 1582 dans le but de purifier le toscan, langue littéraire de la Renaissance italienne. En partie grâce aux efforts de ses membres, le toscan, tel notamment que Pétrarque et Boccace l'avaient employé, devint au xvie et au xviie siècle un modèle pour la… Lire la suiteÉcrit par : Francis DARBOUSSET
… *Belli est, à côté du Milanais Carlo Porta, le plus grand poète italien en dialecte. Versificateur satirique et burlesque applaudi dans les cénacles officiels d'une Rome pontificale culturellement indigente, il n'a été sauvé de l'oubli que parce qu'a été sauvée du feu, auquel par testament il l'avait condamnée, certaine cassette renfermant des… Lire la suiteÉcrit par : Paul RENUCCI, Universalis
Dans le chapitre "Défense et illustration de la langue italienne" : … *De 1506 à 1511, Bembo demeura tantôt à Rome tantôt à Urbin, où brillait une cour raffinée autour du duc Guidobaldo et de son épouse Élisabeth de Gonzague. Il y fut l'ami de Baldassarre Castiglione et de Jean de Médicis, alors exilé de Florence. En 1512, il apporte, par une épître latine (De imitatione), une notable contribution au débat,… Lire la suiteÉcrit par : Germaine LECLERC
… *Texte composé par François d'Assise dans le dialecte ombrien, l'un des premiers en langue vulgaire des lettres italiennes (1224 ou 1225) ; le saint, qui n'a guère plus de quarante ans, va bientôt mourir ; il est accablé de souffrances et presque aveugle ; c'est pourtant dans l'illumination d'une joie stigmatisée que naît son Cantique. Le poème s'… Lire la suiteÉcrit par : Jean A. GILI, Gérard LEGRAND
Dans le chapitre "Origines et composantes" : … formellement la comédie américaine « sophistiquée » devenue en Italie la comédie « brillante ». *En outre, l'Italie est un des rares pays d'Europe à avoir puisé la matière linguistique de ses films dans sa riche tradition dialectale. La « comédie dialectale » théâtrale, en effet, que nous connaissons assez mal à l'étranger, était d'abord une… Lire la suiteÉcrit par : Valeria TASCA
… *Acteur, auteur et metteur en scène, Eduardo De Filippo est né à Naples en 1900, dans une famille où les enfants viennent au monde sur les planches. Fils naturel — de même que sa sœur Titina et que son frère Peppino — du grand Eduardo Scarpetta, c'est dans la compagnie de celui-ci qu'il fait ses débuts au théâtre. Le répertoire va alors du mélodrame… Lire la suiteÉcrit par : Michel LEJEUNE
… à l'échelle de la péninsule italienne, avec ses Antichi italici (3e éd., 1967). *C'est principalement vers l'Italie que sa curiosité et son activité se sont orientées, depuis les plus lointaines origines de la formation de son peuple jusqu'à nos jours. À l'antique dialecte ombrien, il a consacré sa magistrale édition commentée… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Charles VEGLIANTE
… la cendre le feu / du temps disparu sera caché, tendre » (Avez-vous lu jamais..., 1888). *D'où, chez Di Giacomo, le choix du dialecte – dont aucune traduction ne saurait rendre compte – et l'alliance avec la chanson dite populaire – d'ancienne tradition, elle aussi, à Naples –, dès ses débuts dans le Courrier du matin local et… Lire la suiteÉcrit par : Angélique LEVI
… *Connu sous les divers pseudonymes de Merlino Coccajo, Merlin Coccaie, par lequel le désigne Rabelais, ou Limerno Pitocco, c'est-à-dire « le Gueux », Folengo est une des figures les plus représentatives et l'un des écrivains les mieux doués de son époque. Né à Mantoue, bénédictin à vingt ans, Teofilo jette son froc aux orties en 1524. Sur les… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul MANGANARO
Dans le chapitre "Une archéologie de la langue" : … culturel et médité, qui ne laisse rien au hasard : c'est ainsi que l'adoption progressive des *dialectes comme langue spéculaire de l'italien, au lieu de se résoudre dans un jargon personnel ou dans un relevé historique méticuleux des pratiques langagières, devient ce chaudron shakespearien ou joycien où la langue se retrouve en position de… Lire la suiteÉcrit par : Dominique RIVIÈRE
Dans le chapitre "Une « Italie des cent villes » aux identités composites" : … du pays et ne recoupent pas les clivages de richesse, loin s'en faut – en témoigne, par exemple, *la richesse linguistique que conserve la péninsule, en particulier dans le Sud et la troisième Italie : les langues locales restent connues de la moitié des Italiens, le vénitien et le napolitain peuvent encore s'entendre fréquemment au cœur de… Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
… *Célèbre poète d'inspiration bonaventurienne et franciscaine, auteur de Laudes qui glorifient avec émotion et ardeur la pauvreté, Jacopone de' Benedetti, né à Todi en Ombrie, fut marquée par un traumatisme en 1268 (probablement la mort brutale de sa femme, écrasée, dit-on, par un plancher qui s'effondra au cours d'un bal), épreuve qui le… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VICTORRI
Dans le chapitre "La langue originelle" : … non des ressemblances, qui, elles, ont toutes chances d'être trompeuses. Pour reprendre l'exemple de* l'italien et de l'anglais, si l'on peut soupçonner que piede et foot sont des cognats, ce n'est pas parce qu'ils se ressemblent, mais parce que le /p/ de l'un correspond au /f/ de l'autre (ainsi d'ailleurs que le… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel GARDAIR
… *Forme de poésie burlesque jouant du mélange de formes dialectales et d'un latin d'origine savante ou liturgique, mais volontairement truffé de barbarismes et de solécismes (le terme de macarón désigne à l'origine à la fois une nourriture grossière et le rustre qui la mange, puis les impropriétés verbales de celui-ci). Continuant la… Lire la suiteÉcrit par : Lucienne PORTIER
Dans le chapitre "La langue italienne" : … *Cette langue qu'il devait aller chercher tout d'abord dans le dictionnaire de la Crusca et chez les auteurs du xve siècle dits classiques, Manzoni se persuade qu'elle existe : c'est le toscan qui doit devenir langue nationale. Deux amis florentins l'aident à « rincer ses draps dans l'Arno » et le roman sera publié sous sa forme… Lire la suiteÉcrit par : Benoît de CORNULIER
Dans le chapitre "Métrique syllabique simple : le vers français classique" : … à ce sujet la parenté de la poésie française avec divers autres systèmes. Ainsi l'appellation de* endecasillabo, c'est-à-dire « onze-syllabe », pour le grand vers italien, qui a généralement onze syllabes, avec deux accents fixes sur la 4e et sur la 10e syllabe, masque sa parenté avec le décasyllabe ou dix-syllabe… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Dans le chapitre "Dante et le « vulgaire illustre » " : … II (1220-1250), une poésie régulière en langue nationale, l'école dite « sicilienne ». Mais c'est à *Dante (1265-1321) qu'il a appartenu de définir dans le De vulgari eloquentia et d'illustrer (notamment par les trente et une poésies insérées dans la prose de la Vita Nova) un nouvel idéal poétique et philosophique de l'expression… Lire la suiteÉcrit par : Hervé JOUBERT-LAURENCIN
Dans le chapitre "« Avec les armes de la poésie »" : … *Fondateur de culture, si ce n'est de langue (le frioulan ne possède pas de tradition littéraire, sinon folklorique, avant l'Academiuta de lenga furlana créée par Pasolini dans sa jeunesse), Pasolini est un « Poète » au sens mythologique du terme. Œuvre de l'origine par excellence, les Poèmes à Casarsa (1942) racontent la naissance… Lire la suiteÉcrit par : Paul LARIVAILLE
… *Écrite en dialecte milanais, l'œuvre de Carlo Porta, modeste employé des Finances, offre un reflet animé de la vie milanaise, de la Révolution française à l'époque de la Restauration postnapoléonienne. Formé à l'école de Giuseppe Parini, des frères Verri et autres adeptes lombards de la philosophie des Lumières, Porta partage d'abord avec… Lire la suiteÉcrit par : Paul LARIVAILLE
… *Comédie d'auteur inconnu, La Venexiana (La Vénitienne) a été découverte il y a quelques dizaines d'années parmi les manuscrits du xvie siècle conservés à la bibliothèque de Saint-Marc, à Venise. Entièrement écrite en dialecte vénitien, elle se présente d'emblée comme la mise en scène d'une histoire vraie où… Lire la suiteÉcrit par : André GAUTHIER, Angélique LEVI
Dans le chapitre "Un phénomène régionaliste et méridional" : … établi, l'Italie offrait encore au milieu du xixe siècle une mosaïque de *dialectes vigoureux mais brimés et une littérature officielle souvent noble et compassée sur laquelle pesait l'ombre de la très imposante mais défunte littérature toscane. Manzoni, le grand et presque unique romancier italien, avait dû, pour ses … Lire la suiteÉcrit par : Carina MEYER-BOSCHI
… *Né à Pieve di Soligo, près de Trévise, Andrea Zanzotto obtient sa maîtrise de lettres en 1942, à Padoue, et commence à enseigner avant même d'avoir fini ses études. Après la guerre, il séjourne en France et en Suisse, avant de retourner définitivement vivre et enseigner à Pieve di Soligo. Collaborant aux revues Letteratura et Paragone… Lire la suite
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