1954 Mise au point, par John Backus, chez I.B.M. (International Business Machines Corporation), d'un premier langage de programmation évolué, le Fortran (formula translation), pour l'écriture des programmes scientifiques par des non-spécialistes de l'ordinateur.
1957 Le Fortran est distribué à tous les possesseurs de machines scientifiques développées par la société I.B.M.
1958 Au Massachusetts Institute of Technology, John McCarthy crée le LISP (List Processing), langage fonctionnel mathématique pour l'intelligence artificielle.
1959 Des scientifiques européens collaborent à la création d'Algol (algorithmic oriented language), un langage rigoureusement structuré, indépendant des machines existantes et favorisant l'écriture de programmes normalisés. Algol a été défini en 1958, révisé en 1960 et refondu en 1968. Peu diffusé dans l'industrie, Algol a toutefois contribué à former une véritable discipline informatique.
1959 Le Département américain de la Défense réunit un groupe de travail pour mettre au point un « langage de gestion commun ». Ce sera le langage COBOL (common business-oriented language), imposé à tous les fournisseurs d'ordinateurs de l'administration américaine, qui se diffusera très vite dans le secteur privé.
1961 En France, la Société d'électronique et d'automatisme (S.E.A.) diffuse, avec son mini-ordinateur conversationnel CAB 500, un langage évolué interactif, le PAF (programmation automatique des formules). Ainsi, il suffisait de taper le début d'un mot sur le clavier pour que le CAB 500 le complète automatiquement. Avec le PAF, un étudiant apprenait à programmer en quelques heures.
1963 Mise au point du langage BASIC (beginners'all-purpose symbolic instruction code), à Dartmouth College (États-Unis), avec des principes généraux comparables à ceux de PAF sans qu'aucun lien n'ait existé avec l'équipe de la S.E.A. BASIC est conçu pour faciliter l'utilisation de gros ordinateurs par des étudiants non-informaticiens. Il sera plus tard adapté aux mini-ordinateurs, puis aux micro-ordinateurs.
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page…



