Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

LA MORT D'ARTHUR, Thomas Malory

Page précédente Page suivante

1.  Arthur et Lancelot

Dans sa Préface, Caxton se reconnaît l'auteur du titre, ainsi que de la division en vingt et un livres et cinq cent sept brefs chapitres. On peut vérifier le travail d'éditeur de Caxton car on a retrouvé, en 1934, dans la bibliothèque du Collège de Winchester (Hampshire) un manuscrit soigneusement copié : Caxton l'a généralement suivi, sauf pour le livre V et de multiples détails de style.

Le manuscrit de Winchester est divisé en huit récits. Eugène Vinaver, son éditeur, interprète ces récits comme des unités indépendantes. Il est pourtant plus satisfaisant de les interpréter comme formant un tout. On peut distinguer trois parties. La première comprend les deux récits initiaux : enfance d'Arthur, victoires et couronnement. Dans la partie médiane, Malory rapporte les prouesses des compagnons du roi : d'abord le meilleur de tous, Lancelot ; puis Gareth ; puis Tristan et son rival en amour, Palomidès ; vient enfin la quête du Saint-Graal. Dans la troisième et dernière partie, Malory montre l'impossible passion – amour et souffrances – de Lancelot pour Guenièvre, l'épouse d'Arthur, qui entraîne la discorde entre les chevaliers de la Table ronde, et la mort que s'infligent mutuellement Arthur et son fils et neveu Mordret. Le cinquième récit du manuscrit de Winchester, consacré à Tristan, est le plus long : l'amour de Tristan pour Yseut, mariée au (mauvais) roi Marc, annonce les deux derniers récits. L'ouvrage de Malory entrelace donc une chronique du règne d'Arthur, une suite d'aventures chevaleresques et une exaltation de l'amour, absolu, fidèle, tragique.

Le personnage principal est Lancelot, chevalier modèle, c'est-à-dire guerrier vaillant et parfait amant. Malory nous interdit de le condamner. Ainsi, l'auteur fait suivre la scène d'amour réunissant Lancelot et Guenièvre de l'épisode où sire Urré, victime d'une sorcière, ne peut être guéri que par le meilleur des chevaliers, le plus chrétien parce que le plus humble : Lancelot. La fin de Lancelot et de Guenièvre est des plus édifiantes ; elle se fait moniale et lui, à son exemple, ermite : « Puis il tomba à genoux et pria l'évêque de le confesser et absoudre. Ensuite il supplia l'évêque de l'accepter pour frère en religion. L'évêque lui dit : „Volontiers et avec joie.“ Lors, il lui imposa l'habit, et céans Messire Lancelot servit Dieu jour et nuit dans les prières et les jeûnes. »

 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page…Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« LA MORT D'ARTHUR, Thomas Malory » est également traité dans :

MALORY sir THOMAS (1408-1471)

Écrit par :  Henri FLUCHÈRE

… *Longtemps resté mystérieux, l'auteur de Morte Darthur, ou La Mort d'Arthur, publié en 1485 par le premier imprimeur anglais William Caxton (1422-1491), a pu, grâce à divers documents rassemblés dans une étude de Vinaver (1929), être identifié sous les traits d'un gentilhomme du Warwickshire, dont la vie fut aventureuse à souhait.… Lire la suite

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média