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LA CHATTE SUR UN TOIT BRÛLANT, Tennessee Williams

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La Chatte sur un toit brûlant, de R. Brooks, 1958

La Chatte sur un toit brûlant (Cat on a hot tin roof, 1955), comme grand nombre d'œuvres de Tennessee Williams (1911-1983), doit sa renommée au cinéma plus encore qu'au théâtre, grâce notamment à la qualité des interprètes (Elizabeth Taylor et Paul Newman, dans une réalisation de Richard Brooks de 1958) qui donnèrent vie à l'écran aux personnages centraux du drame original. Mais faire retour au texte lui-même permet de souligner les procédés stéréotypés et efficaces qui signent la manière d'un théâtre américain solidement arc-bouté sur sa tradition naturaliste et psychologisante.

1.  Un univers asphyxiant

L'action de la pièce, contemporaine de l'époque où elle fut écrite, prend place dans la maison d'un riche planteur du Mississippi, région dont l'auteur lui-même est originaire. On note dès les didascalies inaugurales un souci poussé du détail concret ; il contribue à inscrire le drame dans un décor aussi proche que possible du réel décrit, ce qui participe d'une esthétique naturaliste, tout en surdéterminant la dimension spatiale et visuelle de l'écriture théâtrale. De telles indications se trouvent complétées par un certain nombre d'effets sonores (bruits divers, chants, bribes de conversations hors-scène) achevant la restitution scénique du segment de réalité, qui va servir de cadre à l'intrigue. 

C'est au sein d'un univers familial asphyxiant, où règne le faux-semblant et où couve la crise que se déroule La Chatte sur un toit brûlant. On fête l'anniversaire de Grand-père Pollitt, atteint d'un cancer généralisé, et dont on falsifie par charité les bulletins de santé. Gooper, le fils aîné, élève avec sa femme Edith son envahissante progéniture et attend l'héritage. Brick, le cadet, a sombré dans l'alcoolisme depuis l'accident qui a mis un terme à sa carrière de sportif, et ne parvient plus à satisfaire sexuellement Margaret, son épouse. Le mouvement de la pièce culminera au finale dans une vaste dénonciation des hypocrisies familiales, doublée d'une réconciliation du couple Brick-Margaret.

2.  L'impossible catha […]

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WILLIAMS TENNESSEE (1911-1983)

Écrit par :  Marie-Claire PASQUIER

Dans le chapitre "De l'image obsessionnelle à l'écriture théâtrale"  : …  plus déchirant, plus désirable ce qui va disparaître. C'est Chance dans Doux Oiseau ou *Brick dans La Chatte sur un toit brûlant (1955). Le charme de Brick tient à une qualité de détachement. Faire l'amour n'engendre chez lui aucune anxiété, mais l'indifférence courtoise et la nonchalance. Les hommes sont des créatures… Lire la suite

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La Chatte sur un toit brûlant, de R. Brooks, 1958

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