L'Exposition universelle de 1855, à Paris, qui succède à celle de Londres, en 1851, fut une manifestation exceptionnelle, en grande partie grâce à sa section artistique. Remplaçant le traditionnel Salon, celle-ci était consacrée à tous les artistes vivants, français et étrangers, et n'était plus limitée, comme c'était la règle au Salon, aux œuvres récentes. C'est ainsi que, à la demande du gouvernement impérial soucieux d'établir la prééminence de la France dans les beaux-arts, des artistes comme Ingres, Delacroix, Horace Vernet ou Alexandre-Gabriel Decamps présentèrent de véritables rétrospectives de leur carrière. Courbet aurait voulu s'imposer par ce genre de présentation. Mais si on l'autorisa à exposer onze toiles, on lui refusa son tableau-manifeste, L'Atelier du peintre. Il organisa alors, sans rencontrer d'ailleurs d'opposition, sa propre exposition dans un pavillon installé à côté du bâtiment officiel, le « pavillon du Réalisme ». Il ouvrit ainsi la voie à Manet et à Rodin, qui reprendront son idée lors des Expositions universelles de 1867 et de 1900.
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L'Atelier du peintre, G. Courbet
Gustave Courbet, L'Atelier du peintre, allégorie réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique et morale. 1855. Huile sur toile. 359 cm X 598 cm. Musée d'Orsay, Paris.
Le titre complet de ce gigantesque tableau (il fait près de 4 mètres sur 6) exposé par Gustav……
Crédits: The Bridgeman Art Library Consulter
Barthélémy JOBERT
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