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KYOTO

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2.  Le déclin de Heian-kyō

Même si l'on tient compte de la richesse de la société aristocratique, le plan de la capitale avait été conçu de façon trop ambitieuse pour la population réelle et beaucoup de quartiers ne furent jamais construits. En outre, la capitale de droite était implantée sur un sol marécageux, et, très tôt, les habitations qui s'y trouvaient furent délaissées au profit des terres de la moitié est de la ville. Du fait de ce déplacement progressif des populations, la cité interdite n'occupa plus le centre physique de l'organisation urbaine.

Jusqu'au début de l'époque de Kamakura (1185-1333), l'évolution urbaine de la capitale est restée intimement liée au lieu du pouvoir politique. Au xiie siècle, les empereurs retirés se sont installés dans le quartier de Shirakawa, qui se développe alors à l'est de la Kamo, et à l'époque de la splendeur des Taira de vastes palais sont bâtis à Rokuhara, au sud de Shirakawa.

Au début du xiiie siècle, Kyōto demeurait une ville dominée culturellement – et même politiquement – par l'aristocratie civile et les empereurs retirés ; cela, malgré le pouvoir qu'exerçait le gouvernement militaire (bakufu) installé depuis peu à Kamakura et celui de son représentant à la capitale, le gouverneur de Kyōto. Mais, à la suite des troubles de l'ère Jōkyū et de l'échec de l'empereur retiré Gotoba (1180-1239) dans son effort pour restaurer la puissance impériale, le bakufu de Kamakura a établi une complète hégémonie sur les affaires du pays. C'est à cette époque que, profitant de l'incendie de 1227 qui avait réduit en cendres la cité interdite, il a décidé de ne plus faire reconstruire le palais, jadis centre spirituel de la ville. La disparition de ce centre symbolique a définitivement marqué l'entrée de la capitale dans une ère nouvelle ; et c'est à cette époque que le toponyme Kyōto (« la Capitale ») a remplacé celui de Heian-kyō.

La chute de l'ancien régime, l'émergence d'une société marquée par un émiettement des pouvoirs et la militarisat […]

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JAPON (Le territoire et les hommes) - Histoire

Écrit par :  Paul AKAMATSUVadime ELISSEEFFValérie NIQUET

Dans le chapitre " L'époque de Heian (794-1192)"  : …  japonais Tendai) et le Zhenyan (en japonais Shingon), et déplaça la capitale à Heiankyō, l'actuelle *Kyōto, inaugurant ainsi en 794 une nouvelle période de l'histoire japonaise. On désigne sous le nom d'époque Heian (Heian jidai), d'une façon large, la période qui s'étend de cette nouvelle fondation jusqu'à l'établissement du shōgunat de… Lire la suite
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Dans le chapitre "Le shinden-zukuri"  : …  représentations picturales, la musique et la danse vont influencer la vie de ces vastes demeures. *À Heian-kyō, le carroyage urbain dessine des îlots carrés de 120 mètres de côté et une propriété occupe, selon le rang et la fortune, un quart, une moitié ou la totalité d'un îlot ; parfois deux, voire quatre îlots pour les plus fortunés. Chaque… Lire la suite
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…  la plus authentiquement japonaise de ce courant qui prône la méditation pour accéder à l'Éveil. *Les jardins de pierre les plus célèbres de Kyōto datent de la première moitié du xvie siècle (Ryōanji, Daisen-in). Le sable ratissé suggère l'eau, et les rochers, des montagnes ou des îles. Quelques arbres aux formes noueuses et… Lire la suite
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Dès 1530, enrichis par le commerce avec la Chine, les grands marchands de *Kyōto, tout en assumant la direction administrative de leur ville, prirent part à la vie culturelle, s'adonnant à la cérémonie du thé, aux arrangements de fleurs, à la poésie, à la calligraphie. Ils avaient pour clientèle la cour et l'aristocratie et… Lire la suite
KORIN OGATA (1658-1716)

Écrit par :  Madeleine PAUL-DAVID

e siècle, en dépit du transfert du gouvernement shogunal à Edo (la future Tōkyō), *Kyōto reste le centre intellectuel et artistique du Japon. L'aristocratie et les riches familles marchandes ont alors des intérêts communs : poésie, calligraphie, peinture, nō et chanoyu sont leurs passe-temps favoris. L'ère Genroku… Lire la suite

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Japon Kyoto: quartier de Gion Kyoto: le temple Jojakko

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